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26/02/2008

Municipales Poitiers : Stéphane Braconnier (UMP) et l’environnement

Les Achats Publics : Appels d’offre et écocertification

" Dans les appels d'offre publics de bois, les produits doivent répondre à la certification FSC ou à des certifications équivalentes " - Présidence de la République, mai 2002.

Stéphane Braconnier enseigne le droit public à Poitiers et maîtrise le sujet des marchés publics. Dans les appels d’offre concernant les achats publics de bois, il prend l’engagement de faire voter, s’il est élu, une résolution en faveur de l’éco-certification FSC qui garantit la protection et le développement durable des forêts primaires. En effet, parmi les programmes de certification existant dans le monde, seul le label FSC remplit, par la rigueur de son cahier des charges, les conditions nécessaires à sa crédibilité et son indépendance.

L’équipe de Stéphane Braconnier prendrait donc la voie des achats éco-responsables : bois FSC dans la construction des bâtiments publics, mais aussi utilisation du papier recyclé ou labellisé PEFC… du moins pour une partie des documents.

Stéphane Braconnier se dit prêt à « assumer le surcoût d’une gouvernance éco-responsable ». Il compte également apporter son soutien aux particuliers qui souhaitent utiliser du bois FSC dans leurs constructions : « les systèmes d'aides existent déjà, les textes officiels aussi, et c'est ma volonté politique d’appuyer un peu dans ce sens ». Pour Greenpeace Poitiers, s’il est important de soutenir la filière FSC, privilégier le bois local apparaît, pour nombre de critères écologiques, la meilleure option.


L’agriculture biologique/OGM
Dans les cantines scolaires, Stéphane Braconnier affirme ne pas pouvoir aujourd’hui s'engager en faveur de repas sans OGM, « par souci de réalisme. C’est un engagement qui engendrerait des complications, risquerait de déséquilibrer les filières d’approvisionnement en augmentant les kilomètres parcourus, et augmenterait les tarifs des repas incombant aux parents d’élèves. ». Avec un objectif de 30% de repas bio en 2014, Stéphane Braconnier dépasse celui fixé par le Grenelle de l’environnement (20 % en 2012).

De façon plus générale, le candidat UMP se positionne contre une culture intensive des OGM « à l’américaine » et se montre favorable à une recherche en milieu confiné. Les arguments avancés par les firmes tels « les OGM vont résoudre la faim dans le monde » l’interpellent cependant. Pour lui, « si la production d'OGM pouvait améliorer la situation actuelle, pourquoi pas, mais pas n'importe comment.». Pour Greenpeace Poitiers, « Il est grand temps de rejeter ces fausses promesses des OGM et de l'agriculture industrielle et de soutenir une véritable révolution agricole qui permette de satisfaire les besoins des communautés locales, de préserver l'environnement, de restaurer les terres dégradées par l'industrie agricole et de donner les moyens à ceux qui en ont besoin de lutter contre la faim et la pauvreté ».

Il est à noter que Stéphane Braconnier, avec l’aval de son équipe de campagne, a signé l’Appel à produire et à consommer sans OGM.

Transports
Le fer de lance de la politique transport de l’équipe de Stéphane Braconnier est la création d’une ligne de tramway pour relier le Campus, le CHU, le Théâtre Auditorium et la demi-lune : http://www.poitiers21.com/index.php?2008/01/14/5-le-tramw...

Concernant le parc automobile municipal, Stéphane Braconnier s’engage à ce que tous les véhicules soient propres à l’horizon 2014, en avançant plusieurs solutions : GNV, voitures électriques… Un audit des frais de déplacement (incluant les moyens) du personnel municipal serait réalisé en début de mandat.

Un « Grenelle local »
C’est aussi une proposition avancée par le candidat UMP. Inscrite dans une démarche de gouvernance, il estime la méthode de discussion du Grenelle de l’environnement « inédite, efficace et intéressante ». « Pourquoi ne pas lancer des Grenelle locaux pour trouver des solutions aux problèmes locaux en réunissant autour d’une même table les associations, les politiques,... ? »

25/02/2008

Un Plan Climat Energie Territorial dans ma collectivité

Les élections municipales approchent : il est temps de scruter les programmes des candidats. Dans ce cadre, le Réseau Action Climat appelle les candidats aux élections municipales à s’engager pour la mise en place d’un Plan Climat Energie Territorial sur leur collectivité.

Plus d’info sur le site du RAC

 

Les collectivités territoriales sont directement responsables de 15 % (1) des émissions de gaz à effet de serre via la gestion de leur patrimoine et de leurs domaines de compétence (transports, déchets, assainissement, gestion des espaces verts, etc.). Cette responsabilité est estimée à plus de 25 % avec les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et de transport.

L’élaboration d’un Plan climat énergie territorial (PCET) permet de lutter efficacement contre les changements climatiques, d’adapter les territoires à ses impacts et d’anticiper les probables obligations réglementaires, notamment celles discutées lors du Grenelle de l’environnement.
Les différents candidats doivent donc s’engager à mettre en œuvre un PCET en cas de succès au scrutin de 2008.

Objectif : Faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité au sein des collectivités territoriales
Cette campagne souhaite obtenir des engagements clairs de la part des candidats aux élections municipales 2008 pour qu’ils intégrent dans leurs programmes électoraux la réalisation d’un PCET ambitieux en termes d’objectifs de réduction d’émissions et d’adaptation aux effets des changements climatiques.

Mesure : Élaboration d’un PCET ambitieux
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3 % par an en moyenne pour atteindre - 30 % en 2020, puis la division par 4 en 2050 (“Facteur 4”).
Le cas échéant : faire pression au sein du conseil d’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) de votre commune pour l’adoption d’une stratégie climat.
L’objectif est d’apporter cohérence et coordination aux différentes initiatives au sein des communes membres, en élargissant les actions aux domaines de compétences propres à l’EPCI.

1 - Mission interministerielle sur l’effet de serre, novembre 2005. 

Source : Réseau Action Climat et les Amis de la Terre 

3.000 logements sociaux par an en accession à la propriété : le gaspillage énergétique distribué aux pauvres

Transformer les locataires pour faire une France de propriétaires : conformément au souhait présidentiel, la ministre du Logement et de la Ville Christine Boutin a signé avec la Fédération des sociétés d’économie mixte (Sem) un accord visant à proposer 3.000 logements sociaux en accession à la propriété chaque année.

L’objectif est « très ambitieux », a reconnu Christine Boutin lors de la signature mercredi d’un accord avec la Fédération des sociétés d’économie mixte (Sem). Les Sem s’y engagent à proposer l’accession à la propriété aux locataires de 3.000 logements sociaux (soit environ 1% de leur parc immobilier) chaque année.

Les 262 Sem qui gèrent en France 480.000 logements s’engagent par ce contrat à multiplier par dix le nombre de logements proposés actuellement à la vente. L’accord, qui porte sur trois ans, prévoit aussi la construction par les Sem de 91.000 logements chaque année. Le président de la fédération des Sem Jean-Pierre Schosteck a reconnu que ce processus était une « nécessité ». De son côté Christine Boutin, qui concède que « la crise du logement ne sera pas résolue avec la vente de 3.000 logements sociaux », a annoncé pour le printemps un projet de loi pour « une politique du logement du XXIe siècle ».

Des logements sociaux de mauvaise qualité thermique

Le gouvernement se dépêche de mettre en vente une grande quantité de logements sociaux, souvent de mauvaise qualité, en particulier thermique et acoustique. Le gouvernement sait déjà, si tout se passe bien, que les rénovations thermiques vont devenir obligatoires lors des transactions immobilières (c’est un des résultats du Grenelle de l’environnement). Or, ces ventes auront lieu avant la mise en place de la législation (qui ne sera pas effective avant 2015, à priori).

Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne Changements Climatiques aux Amis de la Terre déclare : "Les nouveaux propriétaires, plutôt modestes, vont intégrer des logements qui leur coûteront très cher en énergie, et dont ils n’auront pas les moyens d’effectuer la rénovation thermique. Cette disposition va à l’encontre de la volonté affichée tout le long du Grenelle de l’environnement !"

De plus, ces mises en ventes vont supprimer des logements sociaux, pourtant manquant aujourd’hui. Comment les organismes HLM et la Caisse des Dépôts et Consignation vont-ils réussir à combler le manque de logements sociaux si en plus, il y en a 3000 en moins chaque année ?

Les Amis de la Terre espère donc que l’Etat, même s’il ne l’annonce pas, effectuera la rénovation thermique à 80 kWh/m²/an de tous ces logements sociaux mis en vente.

Sources : Les Amis de la Terre

23/02/2008

Municipales Poitiers : Philippe Mahou (MODEM) et l’environnement

Les Achats Publics : Appels d’offre et écocertification
Philippe Mahou* et son équipe souhaite privilégier le bois local pour les appels d’offre. En effet, les bois locaux évitent les transports inutiles et coûteux pour l'environnement. Souvent ces essences locales sont négligées en faveur de bois plus exotiques. Pourtant, la France possède la plus grande surface boisée d'Europe, dont la superficie augmente chaque année. Pour Greenpeace Poitiers, «Il faut donc que l’équipe de Philipe Mahou systématise cette démarche. Par ailleurs, il faut aller plus loin et rendre systématique le label  FSC pour les bois exotiques. Sans ce label FSC, ce bois exotique risquent de provenir de forêts anciennes détruites. ». Par ailleurs, lors d’achats de fournitures et de matériaux, Philippe Mahou souhaite demander de façon systématique le bilan CO2 des produits.


L’agriculture biologique/OGM
Concernant les repas bio en cantine, ils ne veulent pas se prononcer sur des chiffres. Pour Philippe Mahou et son équipe, il faut d’abord constituer un réseau maraîcher au niveau local. Une incitation sera tout de même enclenchée grâce aux commandes publiques.

Philippe Mahou et Maxime Huille** souhaitent développer les « jardinets au pied des immeubles », mis à disposition par la municipalité. Les habitants seraient libres de les utiliser pour cultiver ce qu’ils veulent : Supposant une pratique biologique (sans pesticide) de ces utilisateurs, le sur-plus de fruits et légumes pourraient être vendu à des épiceries sociales. Le concept serait étendu aux écoles primaires, avec un travail pédagogique sur le développement durable, favorisant tant le lien social intergénérationnel que la mixité.

Su la question des OGM, Philippe Mahou est favorable aux OGM « intelligents » et défavorables aux OGM « nuisant à la sécurité alimentaire ». Pour eux, « le principe de précaution est indispensable ». Il est à noter que Philippe Mahou et son équipe ont signé l’Appel à produire et à consommer sans OGM.


Les déchets
Maxime Huille insiste sur l’incinérateur de Saint Eloi : Il souhaite que la municipalité applique dès maintenant les futures normes européennes, en vigueur dans 2 ans. Selon Maxime Huille, « Il est nécessaire d’augmenter les contrôles et d’installer de nouveaux filtres. On ne peut pas se passer de l’incinérateur pour le moment car cela permet de réduire les déchets. ». Greenpeace Poitiers rappelle que le problème des déchets a toujours été considéré comme une question d'élimination nécessitant l'utilisation de solutions technologiques sophistiquées. Selon Damien Ladiré, coordinateur de Greenpeace Poitiers, « Pendant trop longtemps, la société s'est enlisée dans ces systèmes de gestion des déchets coûteux mais rapides, sans se soucier des conséquences écologiques, sanitaires et économiques qui leur sont associées. Il s’agit donc de réduire les déchets à la source. ». Maxime Huille parie sur le tri sélectif et souhaite développer éducation, pédagogie et plus de valorisation notamment auprès des étudiants. Philippe Mahou et Maxime Huille estiment les filières de valorisation « sous-valorisées ». Ils pensent nécessaire de réviser la filière des déchets et de passer à un système en régie.


Energies renouvelables
Philippe Mahou souhaite développer les récupérateurs d’eau dans les établissements publics. Ils aimeraient développer des aides financières à visée des particuliers sous la forme d’un « package (récupérateur d’eau, chauffe eau solaire, composteur) » en complément des aides déjà existantes de la Région Poitou-Charentes.

Philippe Mahou et Maxime Huille évoque  un « grand plan solaire » sur Poitiers. L’idée serait d’équiper un grand nombre de bâtiments publics. Il s’agirait de panneaux photovoltaïques de 200m², intégrés à la toiture (150 000 Euros d’investissement dont le retour – économies d’énergies – serait utilisé pour financer la par la suite d’autres projets). Par ailleurs, un diagnostic énergétique des bâtiments publics serait réaliser pour identifier les plus énergivores.


Transports
La formule « Tramway » de Stéphane Braconnier (candidat UMP) leur paraît difficilement adaptable à Poitiers : Durée importante des travaux, coût, géographie de la ville et nombre d’habitants. Pour leur équipe, le « BusWay » (Alain Claeys, candidat PS) pose le problème du site propre et de la circulation des voitures.  Selon eux, il est « trop tôt pour sortir les voitures de l’hypercentre ». Ils souhaitent développer les « parkings de persuasion » en périphérie du centre ville, avec un tarif le plus bas possible : les usagers pourraient ensuite emprunter des « mini-navettes électriques », mises en place pour desservir les trajets parking-centre ville, qui circuleraient toutes les 4 minutes (2 boucles, 8 navettes). Ils évoquent l’implantation du système « Vélib » avec un parc de vélos adapté à Poitiers. Pour eux, le réseau est actuellement « incohérent ». Ils proposent un plan de développement de pistes cyclables. Conscients des problèmes topographiques de la ville, ils envisagent d’implanter un tire-vélo le long de la rue Jean Jaurès et sur le trajet gare-centre ville. Ils souhaiteraient également diminuer le nombre de voitures en développant le principe de l’auto-partage avec un parc plus conséquent que le parc actuel.


Pour finir, le collectif Energ’éthique (Collectif départemental de la Vienne pour le développement des énergies renouvelables et l’économie d’énergie) invite l’équipe de Philippe Mahou à mettre en place un plan climat énergie territorial pour faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité au sein de la ville de Poitiers.


Ecolopresse
*Philippe Mahou - 47 ans, Directeur Communication du Cned, ex-Président de la PEEP

**Maxime Huille - 37 ans, Professeur agrégé

 
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