26.02.2008
Municipales Poitiers : Stéphane Braconnier (UMP) et l’environnement
" Dans les appels d'offre publics de bois, les produits doivent répondre à la certification FSC ou à des certifications équivalentes " - Présidence de la République, mai 2002.
Stéphane Braconnier enseigne le droit public à Poitiers et maîtrise le sujet des marchés publics. Dans les appels d’offre concernant les achats publics de bois, il prend l’engagement de faire voter, s’il est élu, une résolution en faveur de l’éco-certification FSC qui garantit la protection et le développement durable des forêts primaires. En effet, parmi les programmes de certification existant dans le monde, seul le label FSC remplit, par la rigueur de son cahier des charges, les conditions nécessaires à sa crédibilité et son indépendance.
L’équipe de Stéphane Braconnier prendrait donc la voie des achats éco-responsables : bois FSC dans la construction des bâtiments publics, mais aussi utilisation du papier recyclé ou labellisé PEFC… du moins pour une partie des documents.
Stéphane Braconnier se dit prêt à « assumer le surcoût d’une gouvernance éco-responsable ». Il compte également apporter son soutien aux particuliers qui souhaitent utiliser du bois FSC dans leurs constructions : « les systèmes d'aides existent déjà, les textes officiels aussi, et c'est ma volonté politique d’appuyer un peu dans ce sens ». Pour Greenpeace Poitiers, s’il est important de soutenir la filière FSC, privilégier le bois local apparaît, pour nombre de critères écologiques, la meilleure option.
L’agriculture biologique/OGM
Dans les cantines scolaires, Stéphane Braconnier affirme ne pas pouvoir aujourd’hui s'engager en faveur de repas sans OGM, « par souci de réalisme. C’est un engagement qui engendrerait des complications, risquerait de déséquilibrer les filières d’approvisionnement en augmentant les kilomètres parcourus, et augmenterait les tarifs des repas incombant aux parents d’élèves. ». Avec un objectif de 30% de repas bio en 2014, Stéphane Braconnier dépasse celui fixé par le Grenelle de l’environnement (20 % en 2012).
De façon plus générale, le candidat UMP se positionne contre une culture intensive des OGM « à l’américaine » et se montre favorable à une recherche en milieu confiné. Les arguments avancés par les firmes tels « les OGM vont résoudre la faim dans le monde » l’interpellent cependant. Pour lui, « si la production d'OGM pouvait améliorer la situation actuelle, pourquoi pas, mais pas n'importe comment.». Pour Greenpeace Poitiers, « Il est grand temps de rejeter ces fausses promesses des OGM et de l'agriculture industrielle et de soutenir une véritable révolution agricole qui permette de satisfaire les besoins des communautés locales, de préserver l'environnement, de restaurer les terres dégradées par l'industrie agricole et de donner les moyens à ceux qui en ont besoin de lutter contre la faim et la pauvreté ».
Il est à noter que Stéphane Braconnier, avec l’aval de son équipe de campagne, a signé l’Appel à produire et à consommer sans OGM.
Transports
Le fer de lance de la politique transport de l’équipe de Stéphane Braconnier est la création d’une ligne de tramway pour relier le Campus, le CHU, le Théâtre Auditorium et la demi-lune : http://www.poitiers21.com/index.php?2008/01/14/5-le-tramw...
Concernant le parc automobile municipal, Stéphane Braconnier s’engage à ce que tous les véhicules soient propres à l’horizon 2014, en avançant plusieurs solutions : GNV, voitures électriques… Un audit des frais de déplacement (incluant les moyens) du personnel municipal serait réalisé en début de mandat.
Un « Grenelle local »
C’est aussi une proposition avancée par le candidat UMP. Inscrite dans une démarche de gouvernance, il estime la méthode de discussion du Grenelle de l’environnement « inédite, efficace et intéressante ». « Pourquoi ne pas lancer des Grenelle locaux pour trouver des solutions aux problèmes locaux en réunissant autour d’une même table les associations, les politiques,... ? »
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25.02.2008
Un Plan Climat Energie Territorial dans ma collectivité
Plus d’info sur le site du RAC
Les collectivités territoriales sont directement responsables de 15 % (1) des émissions de gaz à effet de serre via la gestion de leur patrimoine et de leurs domaines de compétence (transports, déchets, assainissement, gestion des espaces verts, etc.). Cette responsabilité est estimée à plus de 25 % avec les effets indirects de leurs orientations en matière d’habitat, d’aménagement, d’urbanisme et de transport.
L’élaboration d’un Plan climat énergie territorial (PCET) permet de lutter efficacement contre les changements climatiques, d’adapter les territoires à ses impacts et d’anticiper les probables obligations réglementaires, notamment celles discutées lors du Grenelle de l’environnement.
Les différents candidats doivent donc s’engager à mettre en œuvre un PCET en cas de succès au scrutin de 2008.
Objectif : Faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité au sein des collectivités territoriales
Cette campagne souhaite obtenir des engagements clairs de la part des candidats aux élections municipales 2008 pour qu’ils intégrent dans leurs programmes électoraux la réalisation d’un PCET ambitieux en termes d’objectifs de réduction d’émissions et d’adaptation aux effets des changements climatiques.
Mesure : Élaboration d’un PCET ambitieux
Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3 % par an en moyenne pour atteindre - 30 % en 2020, puis la division par 4 en 2050 (“Facteur 4”).
Le cas échéant : faire pression au sein du conseil d’Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) de votre commune pour l’adoption d’une stratégie climat.
L’objectif est d’apporter cohérence et coordination aux différentes initiatives au sein des communes membres, en élargissant les actions aux domaines de compétences propres à l’EPCI.
1 - Mission interministerielle sur l’effet de serre, novembre 2005.
Source : Réseau Action Climat et les Amis de la Terre
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3.000 logements sociaux par an en accession à la propriété : le gaspillage énergétique distribué aux pauvres
L’objectif est « très ambitieux », a reconnu Christine Boutin lors de la signature mercredi d’un accord avec la Fédération des sociétés d’économie mixte (Sem). Les Sem s’y engagent à proposer l’accession à la propriété aux locataires de 3.000 logements sociaux (soit environ 1% de leur parc immobilier) chaque année.
Les 262 Sem qui gèrent en France 480.000 logements s’engagent par ce contrat à multiplier par dix le nombre de logements proposés actuellement à la vente. L’accord, qui porte sur trois ans, prévoit aussi la construction par les Sem de 91.000 logements chaque année. Le président de la fédération des Sem Jean-Pierre Schosteck a reconnu que ce processus était une « nécessité ». De son côté Christine Boutin, qui concède que « la crise du logement ne sera pas résolue avec la vente de 3.000 logements sociaux », a annoncé pour le printemps un projet de loi pour « une politique du logement du XXIe siècle ».
Des logements sociaux de mauvaise qualité thermique
Le gouvernement se dépêche de mettre en vente une grande quantité de logements sociaux, souvent de mauvaise qualité, en particulier thermique et acoustique. Le gouvernement sait déjà, si tout se passe bien, que les rénovations thermiques vont devenir obligatoires lors des transactions immobilières (c’est un des résultats du Grenelle de l’environnement). Or, ces ventes auront lieu avant la mise en place de la législation (qui ne sera pas effective avant 2015, à priori).
Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne Changements Climatiques aux Amis de la Terre déclare : "Les nouveaux propriétaires, plutôt modestes, vont intégrer des logements qui leur coûteront très cher en énergie, et dont ils n’auront pas les moyens d’effectuer la rénovation thermique. Cette disposition va à l’encontre de la volonté affichée tout le long du Grenelle de l’environnement !"
De plus, ces mises en ventes vont supprimer des logements sociaux, pourtant manquant aujourd’hui. Comment les organismes HLM et la Caisse des Dépôts et Consignation vont-ils réussir à combler le manque de logements sociaux si en plus, il y en a 3000 en moins chaque année ?
Les Amis de la Terre espère donc que l’Etat, même s’il ne l’annonce pas, effectuera la rénovation thermique à 80 kWh/m²/an de tous ces logements sociaux mis en vente.
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23.02.2008
Municipales Poitiers : Philippe Mahou (MODEM) et l’environnement
Philippe Mahou* et son équipe souhaite privilégier le bois local pour les appels d’offre. En effet, les bois locaux évitent les transports inutiles et coûteux pour l'environnement. Souvent ces essences locales sont négligées en faveur de bois plus exotiques. Pourtant, la France possède la plus grande surface boisée d'Europe, dont la superficie augmente chaque année. Pour Greenpeace Poitiers, «Il faut donc que l’équipe de Philipe Mahou systématise cette démarche. Par ailleurs, il faut aller plus loin et rendre systématique le label FSC pour les bois exotiques. Sans ce label FSC, ce bois exotique risquent de provenir de forêts anciennes détruites. ». Par ailleurs, lors d’achats de fournitures et de matériaux, Philippe Mahou souhaite demander de façon systématique le bilan CO2 des produits.
L’agriculture biologique/OGM
Concernant les repas bio en cantine, ils ne veulent pas se prononcer sur des chiffres. Pour Philippe Mahou et son équipe, il faut d’abord constituer un réseau maraîcher au niveau local. Une incitation sera tout de même enclenchée grâce aux commandes publiques.
Philippe Mahou et Maxime Huille** souhaitent développer les « jardinets au pied des immeubles », mis à disposition par la municipalité. Les habitants seraient libres de les utiliser pour cultiver ce qu’ils veulent : Supposant une pratique biologique (sans pesticide) de ces utilisateurs, le sur-plus de fruits et légumes pourraient être vendu à des épiceries sociales. Le concept serait étendu aux écoles primaires, avec un travail pédagogique sur le développement durable, favorisant tant le lien social intergénérationnel que la mixité.
Su la question des OGM, Philippe Mahou est favorable aux OGM « intelligents » et défavorables aux OGM « nuisant à la sécurité alimentaire ». Pour eux, « le principe de précaution est indispensable ». Il est à noter que Philippe Mahou et son équipe ont signé l’Appel à produire et à consommer sans OGM.
Les déchets
Maxime Huille insiste sur l’incinérateur de Saint Eloi : Il souhaite que la municipalité applique dès maintenant les futures normes européennes, en vigueur dans 2 ans. Selon Maxime Huille, « Il est nécessaire d’augmenter les contrôles et d’installer de nouveaux filtres. On ne peut pas se passer de l’incinérateur pour le moment car cela permet de réduire les déchets. ». Greenpeace Poitiers rappelle que le problème des déchets a toujours été considéré comme une question d'élimination nécessitant l'utilisation de solutions technologiques sophistiquées. Selon Damien Ladiré, coordinateur de Greenpeace Poitiers, « Pendant trop longtemps, la société s'est enlisée dans ces systèmes de gestion des déchets coûteux mais rapides, sans se soucier des conséquences écologiques, sanitaires et économiques qui leur sont associées. Il s’agit donc de réduire les déchets à la source. ». Maxime Huille parie sur le tri sélectif et souhaite développer éducation, pédagogie et plus de valorisation notamment auprès des étudiants. Philippe Mahou et Maxime Huille estiment les filières de valorisation « sous-valorisées ». Ils pensent nécessaire de réviser la filière des déchets et de passer à un système en régie.
Energies renouvelables
Philippe Mahou souhaite développer les récupérateurs d’eau dans les établissements publics. Ils aimeraient développer des aides financières à visée des particuliers sous la forme d’un « package (récupérateur d’eau, chauffe eau solaire, composteur) » en complément des aides déjà existantes de la Région Poitou-Charentes.
Philippe Mahou et Maxime Huille évoque un « grand plan solaire » sur Poitiers. L’idée serait d’équiper un grand nombre de bâtiments publics. Il s’agirait de panneaux photovoltaïques de 200m², intégrés à la toiture (150 000 Euros d’investissement dont le retour – économies d’énergies – serait utilisé pour financer la par la suite d’autres projets). Par ailleurs, un diagnostic énergétique des bâtiments publics serait réaliser pour identifier les plus énergivores.
Transports
La formule « Tramway » de Stéphane Braconnier (candidat UMP) leur paraît difficilement adaptable à Poitiers : Durée importante des travaux, coût, géographie de la ville et nombre d’habitants. Pour leur équipe, le « BusWay » (Alain Claeys, candidat PS) pose le problème du site propre et de la circulation des voitures. Selon eux, il est « trop tôt pour sortir les voitures de l’hypercentre ». Ils souhaitent développer les « parkings de persuasion » en périphérie du centre ville, avec un tarif le plus bas possible : les usagers pourraient ensuite emprunter des « mini-navettes électriques », mises en place pour desservir les trajets parking-centre ville, qui circuleraient toutes les 4 minutes (2 boucles, 8 navettes). Ils évoquent l’implantation du système « Vélib » avec un parc de vélos adapté à Poitiers. Pour eux, le réseau est actuellement « incohérent ». Ils proposent un plan de développement de pistes cyclables. Conscients des problèmes topographiques de la ville, ils envisagent d’implanter un tire-vélo le long de la rue Jean Jaurès et sur le trajet gare-centre ville. Ils souhaiteraient également diminuer le nombre de voitures en développant le principe de l’auto-partage avec un parc plus conséquent que le parc actuel.
Pour finir, le collectif Energ’éthique (Collectif départemental de la Vienne pour le développement des énergies renouvelables et l’économie d’énergie) invite l’équipe de Philippe Mahou à mettre en place un plan climat énergie territorial pour faire de la lutte contre les changements climatiques une priorité au sein de la ville de Poitiers.
**Maxime Huille - 37 ans, Professeur agrégé
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22.02.2008
OGM : Le monde selon Monsanto
Leader mondial des OGM, Monsanto est à l'origine de nombreux produits controversés (le PCB, l'agent orange hormones de croissances bovine et laitière).
Pressions sur les scientifiques, les politiques et les médias : l’enquête dévoile les méthodes du géant de l'agriculture. La réalisatrice Marie-Monique Robin livre des exemples de pressions dans la sphère scientifique mais aussi à la Maison Blanche, où se sont succédé d'anciens ou de futurs dirigeants de Monsanto.
Pour en savoir plus sur le documentaire de Marie-Monique Robin, vous pouvez consulter le site d’Arte
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21.02.2008
Abeilles : Un nouveau pesticide qui ne fait pas l'unanimité
Le Ministère de l'Agriculture vient d'autoriser la commercialisation d'un nouveau pesticide dénommé le Cruiser fabriqué par Syngenta. Une décision qui ne fait pas l'unanimité.
Selon le Mouvement pour le Droit et le Respect de Générations Futures (MDGRF), cette autorisation permettrait à un insecticide extrêmement dangereux pour les abeilles d'être répandu dans l'environnement au mépris du principe de précaution.
Par ailleurs, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a décidé de déposer une requête en annulation devant le Conseil d'Etat pour protester contre cette autorisation de commercialisation. Selon l'organisation, ce produit serait nocif pour les abeilles et pourrait mettre en danger la survie de l'espèce.
Le Ministère de l'Agriculture rappelle que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a donné un avis favorable pour le Cruiser en l’assortissant de préconisations d’usage. Ainsi, son autorisation est limitée à 1 an suivie d’une nouvelle évaluation et une limitation de la période d’utilisation avant le 15 mai.
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20.02.2008
Lettre ouverte à une journaliste du Figaro Magazine suite à l'article « Éoliennes : miracle ou arnaque »
Le Figaro magazine vient de publier un article qui, selon Planète éolienne, reprend de nombreuses contre-vérités sur l'éolien. Planète éolienne a décidé de rédiger une lettre ouverte à la journaliste, Mme Betti-Cusso, qui a écrit cet article. Nous publions cette lettre ci-dessous.
La lettre de Planète éolienne
Pourquoi tant d'approximations défavorables à l'énergie éolienne dans son coût pour le consommateur ? Deux exemples :
La part de la CSPE imputable aux énergies renouvelables dans nos factures d'électricité n'est que de 5% (vous laissez supposer 100%). Et cette part va en diminuant malgré le boom de l'éolien : 1,93 euro pour un foyer consommant 6000 kWh en 2006, 1,57 euro pour le même foyer en 2008 (voir le communiqué de presse de Planète éolienne pour les données détaillées). Ceci a une explication précise : le coût de revient du kWh fossile ou nucléaire a explosé ces dernières années pas celui de l'éolien dont le combustible, le vent, est gratuit.
Le coût d'une éolienne est, en réalité, le double de ce que vous annoncez. Votre raisonnement sur la fantastique rentabilité économique est donc totalement erroné.
Pourquoi tant d'approximations défavorables à l'énergie éolienne dans son utilité en cas de grand froid ? Deux exemples :
Vous laissez supposer que, derrière chaque éolienne, une centrale thermique se cache. RTE, filiale d'EF, démontre sans difficulté que sur un vaste territoire comme la France il y a toujours du vent quelque part car nous avons trois régimes climatiques différents. Et RTE compense les sautes de vent (et de consommation) par l'énergie hydraulique.
Oui, nos grandes pointes de consommation électrique sont liées aux périodes de grand froid, avec le vent qui refroidit particulièrement les habitations. Or comme celles-ci sont chauffées majoritairement à l'électricité, l'électricité éolienne, produite par ce vent froid, colle à l'augmentation des consommations.
Pourquoi tant de partialité dans votre présentation du montage d'un projet éolien et de la concertation qui l'accompagne ?
La perfection n'est pas de ce monde, mais l'éolien est exemplaire par rapport à la plupart des aménagements d'aujourd'hui. Ainsi, il y ainsi de moins de moins de recours contre les projets éoliens. Les recours de 2006 contre les permis de construire sont encore moindres (14 % en 2006) que ce que vous citez pour 2004 et 2005 !
Vous citez abondamment les associations opposées à l'éolien mais ne faites aucune référence aux associations locales qui soutiennent les projets éoliens. Leurs manifestations (cf. en Corrèze) rassemblent pourtant plus de participants que celles des antis. Dans un pays réputé pour ses râleurs, cela démontre, encore une fois, le large soutien populaire à l'énergie éolienne.
On ne place pas les éoliennes, investissements coûteux, pour faire plaisir à Pierre ou Jacques. On les positionne pour bénéficier des meilleurs vents.
Pourquoi tant d'acharnement contre la présence des éoliennes dans le paysage ?
Bien sûr, si on dénie leur utilité, on peut également les trouver très laides. Bien sûr, si on ignore le travail des paysagistes professionnels, on peut écrire qu'elles sont implantées n'importe comment. Bien sûr, si on focalise son regard sur les éoliennes, on peut être aveugle par rapport aux entrées de villes rongées par la publicité, à l'urbanisation (les lotissements) uniforme du nord au sud, ou aux 100 000 km de lignes électriques haute tension.
Votre première page illustre le clocher d'Avignonet-Lauragais avec des éoliennes en arrière-plan. Nous avions expliqué en 2005 sur notre site web comment il était possible de donner l'illusion d'optique, en utilisant un téléobjectif, d'une plus grande proximité entre l'église et les éoliennes. Les éoliennes sont en fait à plus de 750 m. Lire notre article.
Certes, on peut photographier les éoliennes sous des angles particulièrement agressifs mais elles peuvent aussi faire l'objet de véritables photos d'art. Un grand éditeur français vient d'ailleurs de publier un magnifique livre de photos sur « L'énergie du Vent - Les éoliennes au service des hommes et de leur planète ».
Pourquoi n'avoir pas cherché à en savoir plus sur l'Académie de Médecine et son rapport sur les éoliennes ?
Vous auriez découvert qu'il y avait eu deux rapports, le second ayant été revu et corrigé de façon suspecte. En tout cas, dans les deux rapports, les effets des infrasons sont rangés dans la catégorie rumeurs et balivernes.
Avez-vous visité vous-mêmes un parc d'éoliennes ?
Tout visiteur de parc éolien peut témoigner que les éoliennes ne sont pas des machines assourdissantes comme vous le rapportez. Vous avez oublié de dire que la réglementation sonore applicable aux éoliennes est la plus sévère de toutes les réglementations en vigueur en France (c'est celle sur les bruits de voisinage).
Pourquoi ne portez vous aucune analyse critique sur les associations anti-éoliennes ?
Les propos des anti-éoliens sont rapportés comme paroles d'évangiles. Alors que ces propos sont caricaturaux (l'exception devient la règle), voire mensongers (comme sur le coût pour le consommateur) ou diffamatoires (sur les élus).
Avez-vous cherché à connaître les motivations profondes de ces associations ? Pourquoi usent-elles de l'approximation et de la caricature ? Pourquoi leur mouvement est-il en perte de vitesse et en scissions régulières ? Pourquoi n'avoir pas donné la parole à des responsables d'associations locales favorables à l'utilisation de l'énergie éolienne ? Quels sont les scientifiques qui critiquent l'énergie éolienne, aucun n'apparaît dans votre article ?
Pourquoi avoir oublié de parler du soutien des grandes ONG environnementales à l'éolien ?
Pourquoi votre liste de sites web est-elle aussi sélectivement anti-éolienne ?
La déontologie aurait dû vous faire citer les sites de l'ADEME (www.ademe.fr), de France Energie Eolienne, la branche éolienne du Syndicat des Energies Renouvelables (www.fee.asso.fr), ou de Planète Eolienne.
Pourquoi avoir oublié tout cela (et plein d'autres choses) ?
En ces temps de lutte intense contre le changement climatique, où l'ensemble des moyens doit être mis en œuvre pour laisser une planète viable à nos enfants, il est plus que regrettable qu'un grand quotidien national reprenne dans son magazine hebdomadaire les arguments sans fondements d'opposants, aux méthodes héritées des mouvements les plus extrêmes.
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09.02.2008
Vote du projet de loi OGM au Sénat : le pire est arrivé
Sauf reprise en main du Premier Ministre et du Président d’ici l’examen du texte début avril à l’Assemblée Nationale, le Grenelle ne passera pas le cap du premier examen au Parlement.
« Pas de conformité avec la directive européenne, pas de conformité avec l’opinion publique, pas de conformité avec le Grenelle ! déclare Arnaud Apoteker. Le texte voté est une triple trahison. On est pour l’instant bien loin de la loi de protection des producteurs et des consommateurs attachés au sans OGM que tout le monde attendait en France. Si protection il y a, c’est celle des OGM. On a donc une loi qui protège le fort contre le faible. »
Le sans OGM n’existe plus. L’agriculture française est sacrifiée sur l’autel des profits de quelques industriels. Une récolte contaminée à 0,9% sera considérée comme sans OGM. Contrairement au mandant de la directive 2001/18 (article 26 bis) et de toute justification scientifique, c’est ainsi le seuil d’étiquetage européen (0,9%) qui a été entériné au mépris complet de l’avenir des filières agricoles conventionnelles et de qualité en France.
Transparence et information du public niées. Pas d’étiquetage des produits animaux nourris aux OGM, pas d’information des mairies, des partenaires agricoles, pas non plus d’information des voisins en temps et en heure, protection du secret industriel, refus de l’implication des collectivités locales… Les cultures d’OGM peuvent donc s’implanter partout et dans le secret. Si l’information se fera bien au niveau de la parcelle, il n’existe aucune garantie que celle-ci se fera à temps, c’est-à-dire avant les semis. On ne donne pas même à la victime la possibilité de prendre ses ruches ou ses champs et d’aller voir ailleurs !
Seul avec sa contamination. Un régime de responsabilité défaillant est pour l’instant entériné. L’agriculteur conventionnel ou bio devra se débrouiller seul. Le champ de la responsabilité « hors champ » (transport ou stockage) n’est pas entériné. Le niveau d’indemnisation prévu, basée sur la dépréciation du prix, est ridicule par rapport à la réalité des contaminations : coûts écologiques, coûts liés à la traçabilité.
Evaluation biaisée. Au Haut Conseil, la primauté du scientifique sur la société civile est affirmée, alors que les lanceurs d’alerte ont prouvé leur importance ; il est à noter que cet amendement rétrograde est l’un des nombreux imposés par la Commission économique de M.Bizet.
Tous les observateurs de ces quelques jours de débat auront noté les grosses divergences apparues entre le gouvernement et la Commission économique. Une dizaine d’amendements de la Commission ont ainsi été adoptés en dépit de l’avis défavorable du gouvernement. « Il est sidérant de voir des sénateurs UMP se trouver en telle opposition avec le gouvernement, note Arnaud Apoteker. Durant ce débat, c’est bien l’opposition PS et Verts qui a soutenu des propositions en accord avec le Grenelle de M.Sarkozy ! »
Face à ce projet et à son avalanche d’amendements réactionnaires, l’extension de l’indemnisation à l’apiculture fait figure d’aumône. L’affirmation de M.Borloo en conclusion «cette loi est une loi de responsabilité » tient donc de la méthode Coué.
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03.02.2008
Loi OGM : Jean-Pierre Raffarin et Alain Fouché vont-ils trahir les décisions du Grenelle de l’environnement ?
Prenant compte de l’avis de la Haute Autorité sur les OGM, le gouvernement français a activé la clause de sauvegarde sur le MON 810 : la culture de ce maïs OGM est donc provisoirement suspendue en France. Après un premier report, les 5, 7 et 8 février 2008, le Sénat examine le projet de loi sur les OGM toujours soumis à la procédure d’urgence.Selon le Collectif Vigilance OGM, le texte proposé par le gouvernement "légalise la contamination génétique généralisée de notre environnement, de notre agriculture et de notre alimentation. Il ne garantit pas la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM. Ce texte, en organisant la « coexistence » entre OGM et non OGM - pourtant reconnue comme impossible - va à l’encontre des engagements du Grenelle de l’Environnement."
Le Collectif Vigilance OGM de la Vienne a souhaité interpeller ces dernières semaines les sénateurs de la Vienne, Messieurs Jean-Pierre Raffarin et Alain Fouché : invitation à une conférence-débat, envoi de nombreuses lettres pétitions et demande de rendez-vous auprès de leur permanence. Malgré leurs nombreuses relances, les deux élus n’ont donné aucune suite.
Toujours selon le collectif Vigilance OGM, la proposition de loi, votée en l’état, "condamnerait à terme l’agriculture et l’alimentation sans OGM et n’aboutirait nullement à apaiser le débat sur la question". Le collectif regrette que les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Alain Fouché n’aient pas accepté le dialogue : il espère que les deux élus respecteront les décisions du Grenelle de l’environnement.
Par ailleurs, le Collectif Vigilance OGM rappelle que des propositions d’amendements, notes juridiques et documents de position très détaillés ont été communiquées à l’ensemble des sénateurs, afin de faire de cette loi une loi qui respecte l’environnement, les consommateurs, et l’agriculture de qualité.
Ecolopresse
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Christian Vélot victime des OGM
C’est ce qui l’a amené à participer activement, depuis des années, aux campagnes d’alerte lancées au sujet des OGM.
Avec beaucoup de sens pédagogique, Christian Vélot a donné de nombreuses conférences, mettant le projecteur sur les concepts et les pratiques en matière de génie génétique, pointant notamment la différence entre les manipulations en milieu confiné et les autres ou encore entre le fait de manipuler pour produire un composant (un médicament, la plupart du temps) et le fait de manipuler pour produire un "être" (une plante, le plus souvent). Voir, par exemple, cette conférence extraite d’un DVD (vendu au profit des faucheurs volontaires).
Très impliqué dans le débat OGM, le chercheur avait poussé un coup de gueule (dont nous nous étions fait l’écho) sur la manière dont celui-ci était conduit au Sénat.
Il est difficile de ne pas penser que les difficultés qu’il rencontre actuellement quant à son devenir professionnel soient sans rapport avec cet engagement.
En effet, Christian Vélot a récemment été informé par la direction de l’Institut qui l’emploie que son équipe et lui-même ne feraient plus partie de l’institut à compter de 2010, début de prochain contrat quadriennal [1].
Voilà qui contrarie fortement le chercheur selon qui « cette décision a été prise de façon arbitraire, indépendamment de toute évaluation scientifique et sans aucune consultation du conseil scientifique et du conseil d’institut. »
Mais ses soucis ne se limitent pas à l’horizon 2010. Depuis plusieurs mois, la pression augmente : « confiscation de crédits qui nous privent de moyens de fonctionnement à partir de 2008, privation d’étudiants stagiaires, menace de déménagement forcé dans d’autres locaux, etc... » énumère Christian Vélot dans un courrier envoyé aux personnes qui lui ont manifesté leur soutien.
Un médiateur a été sollicité, qui semble penser que la fin du contrat en 2010 est inévitable mais que d’ici là le chercheur et son équipe devraient pouvoir travailler normalement.
Gilles Lemaire menacé de saisie immobilière, Christian Vélot menacé de mise sur la touche, il ne fait décidément pas bon lancer des alertes qui contrarient les multi-nationales de l’agro-business.
Source : Citron Vert
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