26.04.2008
Poitiers se mobilise contre le nucléaire !
Samedi 26 avril, à l'occasion du 22e « anniversaire » de la catastrophe de Tchernobyl, environ 80 personnes portant des masques en hommage aux liquidateurs se sont retrouvées pour une déambulation dans les rues de Poitiers. Des centaines d’initiatives de ce type étaient organisées dans toute la France dans le cadre du « Chernobyl Day ».
Pour les participants, cette journée était l'occasion de rappeler le scandale qui perdure sur la minimisation des conséquences de cette catastrophe nucléaire. En 2006, un rapport inédit commandité par Greenpeace et réalisé par 60 scientifiques du Bélarus, d'Ukraine et de Russie, démontre que l'impact sanitaire de la catastrophe de Tchernobyl a été largement sous-estimé par l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA). Ce rapport conclut que 200 000 décès dus à la catastrophe ont déjà été constatés ces quinze dernières années en Russie, au Bélarus et en Ukraine. Ces chiffres sont bien plus importants que ceux mis en avant par Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui table sur 4.000 décès.

Ils ont aussi profité de l’occasion pour dénoncer l'Accord OMS-AIEA (WHA 12-40) qui soumet l'OMS à l'AIEA en ce qui concerne les risques liés à la radioactivité artificielle. Ils lancent ainsi une pétition qui réclame que la révision de l'accord OMS-AIEA soit mis à l'ordre du jour de la prochaine Assemblée Mondiale de la Santé : http://independentwho.info/spip.php?article107. Pour finir, ils appellent à tourner la page du nucléaire et à construire une autre politique énergétique, axée sur la sobriété, l'efficacité et les énergies renouvelables.
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Vidéo - virale : Greenpeace et Dove
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25.04.2008
Sarkozy an I : Monsieur le Président, votre quinquennat doit être vert !
Communiqué Alliance pour la planète
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23.04.2008
Nouvelle-Calédonie : le drame d’Ouvéa vingt ans après
En marge des cérémonies qui vont être organisées du 22 avril au 5 mai à Ouvéa où une série de manifestations va retracer, avec des témoins et des acteurs de l'époque, le déroulement des événements, Survival commémorera ce drame et la signature des Accords qui s’ensuivirent avec la projection du film Les médiateurs du Pacifique en présence du réalisateur, Charles Belmont, d’Alban Bensa, ethnologue, et de Rock Pidjot et Rock Haocas, membres du Mouvement des jeunes Kanak en France.
"Cette histoire n'est pas celle d'un clan, d'une famille ou d'une île. C'est celle de tout un pays. Il faut que les gens se l'approprient et qu'ils n'oublient pas ces morts pour la paix", a déclaré à l'AFP, Macky Wéa, frère du pasteur Djubelly Wéa, de la tribu de Gossanah et membre du comité organisateur de la cérémonie commémorative d’Ouvéa. Un an après le drame d'Ouvéa, Jean-Marie Tjibaou et Yéweiné Yéweiné étaient assasinés à Ouvéa par Djubelly Wéa. Vingt-ans après, les familles des uns et des autres ont su trouver le chemin du pardon.
Rappel des événements : le 22 avril 1988, en réaction à la répression forcenée du mouvemeny indépendantiste par Bernard Pons, alors ministre des DOM-TOM, des indépendantistes kanak attaquèrent la gendarmerie de Faouyé sur l’île d’Ouvéa, tuant 4 gendarmes et en capturant 27 autres. Le 5 mai, les troupes d’élite de l’armée française et le GIGN prirent d’assaut la grotte de Gossanah pour délivrer les otages, causant la mort de 2 militaires et de 19 indépendantistes kanak. Michel Rocard, nouveau Premier ministre, envoya alors une “mission du dialogue” en Nouvelle-Calédonie. Les Accords de Matignon seront signés le 26 juin de la même année et seront suivis dix ans après par l’Accord de Nouméa.
Les médiateurs du Pacifique de Charles Belmont
Lundi 5 mai 2008 - 20h
Filmothèque du Quartier Latin
9 rue Champollion
75005 Paris
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22.04.2008
Poitiers : Appel à participer à l'anniversaire de Tchernobyl - Samedi 26 avril
Le réacteur nucléaire n° 4 de Tchernobyl a explosé le 26 avril 1986, il y a 22 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : ses conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.
CONTRE LE DÉNI ET L’OUBLI, PARTICIPEZ LE 26 AVRIL 2008 À LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE MOBILISATION CONTRE LE NUCLÉAIRE.
Faisons de cette date symbolique le temps fort de nos agendas et relions-nous par la force de cette commémoration qui s’est imposée au niveau international. Mobilisons nos imaginations et multiplions les actions pour commémorer Tchernobyl et dénoncer le nucléaire, ce choix industriel criminel et insensé.
Cette année, le 26 avril tombe un samedi, l’occasion de mobiliser un plus grand nombre encore de citoyens.
Programme de la journée et itinéraire pour la ville de Poitiers :
- Pique-nique citoyen devant le siège d'EDF au 74 rue de Bourgogne à partir de 12h,
- Départ vers le centre-ville vers 13h30,
- Passage au pont Joubert à 14h,
- Remontée vers le centre-ville par la Grand Rue,
- Passage par le Palais de Justice vers 15h,
- Rue Gambetta pour se diriger vers la Préfecture aux alentours de 15h30.
Certains militants seront également présents au CHU pour récolter des signatures de personnel médical pour appuyer la demande d'indépendance de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) vis à vis de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique).
Communiqué : Energethique.org
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16.04.2008
Greenpeace avertit actionnaires et clients d'Areva : les deux EPR « modèles » accumulent retards, surcoûts et problèmes techniques.
« Ce qui se passe en Finlande et en France, à Flamanville, où sont en construction les deux premiers réacteurs EPR d'Areva, prouvent déjà que le nucléaire, c'est trop tard, trop cher, trop risqué, déclare Yannick Rousselet, de Greenpeace France. Les nouveaux EPR d'Areva se révèlent n'être qu'un cheval de Troie : au lieu de fournir une électricité moins chère et sûre, les consommateurs devront faire face à un cauchemar en termes économique comme en termes de sûreté. »
Contrairement à ce que prétend Areva, la construction de ses deux EPR « modèles », en Finlande et en France, rencontrent de sérieux problèmes. Le réacteur finlandais d'Olkiluoto a déjà accumulé deux ans de retard depuis le début de sa construction en 2005, et ses coûts ont dépassé les prévisions d'1,5 milliard d'euros. Les problèmes techniques s'accumulent : faible qualité du béton destiné aux fondations ou défauts des soudures ou des composants du réacteur, autant d'éléments qui impliquent des risques potentiels en matière de sûreté. Le gouvernement finlandais, qui avait misé sur la mise en rote du réacteur pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre, a bien du mal à atteindre ses ixés par le protocole de Kyoto, mais aussi à assurer un approvisionnement d'énergie fiable dans les années à venir.
Des preuves récentes montrent que la deuxième tentative de construction d'un EPR, en France, rencontre des difficultés similaires. Depuis que sa construction a commencé à Flamanville en Normandie, en décembre dernier, l'Agence française de sûreté nucléaire (ASN) a constaté toute une liste de problèmes récurrents : utilisation de béton de qualité inadaptée, fissures dans le béton, non-conformités ou absence de ferraillage pour le béton de la plateforme support réacteur,des soudures non conformes réalisées par un fournisseur, non qualification de certain opérateurs en particulier des soudeurs en charge de la réalisation du « liner » (coque en acier de protection interne), contrôles qualité inexistants ou inadéquats, variations non autorisées entre les plans « papier » du projet initial et la mise en œuvre, incapacité à réparer ces erreurs de façon satisfaisante (voir les lettres de l'ASN des 25 janvier, 19 février et 12 mars, sur www.asn.fr).
Areva, dont 87 % des parts sont contrôlés par l'État français, s'était donné l'objectif de livrer ses deux premiers EPR en Finlande et en France. L'entreprise s'est également lancée dans une vaste opération séduction pour relancer le nucléaire au niveau mondial. Tout gouvernement rejoignant Areva dans cet objectif risque de payer un prix très élevé en devenant dépendant de l'État français qui fourni à la fois la technologie et le combustible pour ces réacteurs nucléaires.
« Il serait aberrant que les gouvernements misent sur l'énergie nucléaire pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, commente Jan Beránek, de Greenpeace international. En essayant de vendre des projets nucléaires partout dans le monde, de Flamanville à Tripoli, Areva et la France jouent un jeu dangereux, qui ne fait que détourner l'attention des solutions économiques, propres et garantes de paix, disponibles dès aujourd'hui dans la lutte contre le défi climatique. »
Communiqué Greenpeace France
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Lettre ouverte à François Fillon
Lettre ouverte
à
Monsieur François Fillon,
Premier Ministre,
et à
Mesdames et Messieurs les sénateurs
Monsieur le Premier Ministre,
Le 24 octobre 2007, ouvrant le Grenelle de l'Environnement, vous déclariez : « solennellement devant vous, je m'engage à ce que toutes les conclusions précises, concrètes et consensuelles soient mises en œuvre »
Le 25 octobre, l'ensemble des négociateurs, y compris les représentants de la profession agricole et du gouvernement, concluaient à l'unanimité sur l' « adoption d'une loi sur les biotechnologies et les OGM avant la fin du printemps 2008 » reposant notamment « sur les principes suivants ».
Ce même jour enfin, dans son discours de clôture, le Président de la République affirmait : « La vérité est que nous avons des doutes sur l'intérêt actuel des OGM pesticides ; la vérité est que nous avons des doutes sur le contrôle de la dissémination des OGM ; la vérité est que nous avons des doutes sur les bénéfices sanitaires et environnementaux des OGM ».
Monsieur le Premier Ministre, ces doutes ne sont pas nouveaux, y compris dans la majorité présidentielle. Le contrat de législature 2007-2012 de l'UMP en faisait déjà état en recommandant de « ne pas accepter l'utilisation des OGM en l'état des connaissances scientifiques, mais poursuivre la recherche et associer tous les partenaires (chercheurs, représentants des agriculteurs, associations de défense de l'environnement...) à son contrôle et à son évaluation ». Pourtant, le projet de loi que votre gouvernement va présenter demain au Sénat en deuxième lecture n'est conforme ni avec les décisions du Grenelle, ni avec les doutes du Président de la République et les réserves de votre parti, ni avec votre engagement solennel. Il légalise un risque de contamination par les OGM de l'ensemble de l'agriculture française et ne protège pas la grande majorité des agriculteurs qui veulent continuer à produire sans OGM. En prétendant organiser la coexistence entre les filières avec et sans OGM, il condamne ainsi l'avenir de ces dernières, en particulier les filières de qualité qui ont fait la renommée de notre agriculture.
De plus, vous avez promis d'affaiblir encore davantage ce texte en faisant supprimer par le sénat l'amendement 252, le seul amendement adopté par l'Assemblée Nationale qui garantit de protéger « les structures agricoles, les écosystèmes locaux et les filières de production et commerciales qualifiées sans OGM ». De bon sens évident, cet amendement répond à la demande d'une écrasante majorité de Français. Vous semblez de votre côté vouloir le rejeter parce que son auteur, André Chassaigne, est assis sur les bancs de l'opposition, alors qu'il aurait tout aussi bien pu être adopté à l'initiative de Louis Giscard d'Estaing, député UMP qui avait proposé un amendement similaire avant de le retirer à la demande de la Commission des Affaires économiques.
La politique a parfois ses raisons que la raison ignore, et qu'en tout cas nous ignorons. Cependant, nous n'acceptons pas que des logiques politiciennes viennent polluer l'intérêt général, la protection de l'environnement et la sérénité des consommateurs. Nous, signataires de cette lettre, défendons une agriculture de qualité, biologique et d'appellation d'origine contrôlée, la compétitivité de ce secteur d'exportation, une alimentation saine et de plaisir, une gastronomie mondialement réputée, une biodiversité riche et préservée, une science active et indépendante. Bref, face à des risques inconnus et potentiellement graves, nous défendons la liberté de produire et de consommer sans OGM.
Nous vous demandons, monsieur le Premier Ministre, non seulement de défendre au nom du gouvernement l'article 252, tout autant que l'amendement 112 du député UMP Grosdidier, adopté à l'unanimité, mais aussi d'en décliner les principes au cœur même des dispositions de la loi, qu'il s'agisse du seuil de contamination, qui ne doit pas dépasser le seuil de détectabilité (0,1%), ou du régime de responsabilité qui doit effectivement et pleinement protéger les victimes.
Mesdames et messieurs les sénateurs, nous vous demandons la sagesse. La sagesse de ne pas engager un processus de contamination irréversible de notre environnement et de la chaîne alimentaire. La sagesse de vous en remettre au principe de précaution inscrit dans notre constitution. Votre responsabilité est immense. Nous serons vigilants.
Christophe Aubel (Ligue ROC)
Isabelle Autissier (navigatrice)
Robert Barbault (écologue)
Juliette Binoche (comédienne)
Claude Bascompte, (Amis de la Terre)
Alain Bougrain-Dubourg (LPO)
Oscar Castro (metteur en scène)
Jean-Pierre Coffe (présentateur)
Marion Cotillard (comédienne)
Marc Dufumier (agronome)
Claude Dumont (WWF)
Jean-Louis Etienne (explorateur)
Séverine Ferrer (présentatrice)
Thierry Fremont (comédien)
Gilles Gaston-Dreyfus (comédien)
Sébastien Genest (FNE)
François Gèze (éditions La Découverte)
Françoise Hardy (chanteuse)
Izia Higelin (chanteuse)
Jacques Higelin (chanteur)
Nicolas Hulot (FNH)
Pascal Husting (Greenpeace)
Claire Keim (comédienne)
Corinne Lepage (crii gen)
Jonathan Littell (écrivain)
Florent Pagny (chanteur)
Vincent Perrot (Fédération nationale de l'agriculture biologique)
Emmanuel Petit (footballeur)
Jean-Pierre Raffin (scientifique)
Marie-Monique Robin (journaliste)
Daniel Richard (Novapress)
Olivier Rollinger (cuisinier restaurateur)
Rufus (humoriste)
Bernard Saincy (CGT)
Pierre-André Taguieff (philosophe, politologue)
Jean Terlon (cuisinier restaurateur)
Tignous (dessinateur)
Nicolas Vanier (explorateur réalisateur)
Lambert Wilson (comédien)
Jean-François Bernardini (chanteur)
Cartouche (comédien)
Michel Tarrier (entomologiste)
Jean Yves Terlain (navigateur)
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Les OGM ne sauveront pas la planète, MM. les sénateurs !
La semaine dernière, 59 gouvernements, dont la France, ont signé le rapport final de l'Evaluation Internationale des Sciences et Technologies au Service du Développement (International Assessment of Agricultural Science and Technologie, IAASTD) lors d'une réunion intergouvernementale à Johannesburg. Le travail d'évaluation, auquel Greenpeace a été associé dès le début, a quant lui duré 4 ans. Les groupes de travail étaient dirigés par le professeur Robert Watson, ancien président du GIEC (groupe international des experts sur le climat).
Les Etats-Unis, le Canada et l'Australie ont été les seuls pays à ne pas approuver ce rapport. Quant aux firmes biotechnologiques Monsanto, Sygenta et BASF, elles se sont retirées en octobre de ce processus d'évaluation indépendant, qu'elles ont aussitôt accusé d'être partial... Le rapport de l'IAASTD appelle en effet à un changement fondamental de notre manière de cultiver, afin de contrer la hausse des prix alimentaires, la faim, les inégalités sociales et les désastres environnementaux. Il dénonce les pratiques destructrices qui ont dominé l'agriculture et convient que les plantes génétiquement modifiées ne joueront pas de rôle substantiel dans la résolution de problèmes clé comme la faim et la pauvreté.
« Ce rapport prouve que nous pouvons produire plus de nourriture et de meilleure qualité sans mettre en péril les modes de vie ruraux et les ressources naturelles. La « modernité » en agriculture favorise la biodiversité, l'emploi rural et travaille avec la nature et non contre elle » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace France, qui a participé au collège central de l'IAASTD. « Pour contribuer à développer la production agricole, il faut d'abord garantir l'accès à la terre, mieux organiser les marchés locaux, ou investir dans la recherche sur les plantes traditionnelles... En plus de 10 ans d'existence, les OGM n'ont fait preuve nulle part de leur capacité à contribuer au mieux être des agriculteurs ou des populations. L'illusion doit prendre fin ! »
Les 400 experts de l'IAASTD se montrent par ailleurs méfiants quant aux brevets relatifs aux plantes transgéniques et s'inquiètent des futurs problèmes de voisinage entre cultivateurs pro et anti-OGM en cas de contamination. Ce point n'est pas suffisamment encadré par le projet de loi sur lequel les sénateurs se prononcent cet après-midi en seconde lecture. C'est à l'agriculteur d'apporter la preuve que son champ a été contaminé, de réaliser les analyses adéquates. C'est donc au pollué d'apporter la preuve de la contamination !
A l'initiative d'une lettre ouverte parue ce matin dans Libération et signée par un grand nombre de personnalités, dont Juliette Binoche, Marion Cotillard, Jacques Higelin, Jonathan Littell, Lambert Wilson, Jean Pierre Coffe, Olivier Rollinger ou encore le président des fermiers de Loué, Alain Allinant, Greenpeace demande aux sénateurs de ne pas vider de son sens le seul amendement de protection de cette loi. L'ensemble de la loi doit bien au contraire être modifiée dans le sens de la protection des filières sans OGM (AOC, bio, labels...). La préservation de l'agriculture sans OGM et des filières de qualité ne doit pas faire les frais de la politique politicienne. Greenpeace assistera à l'ensemble des débats dans les tribunes du palais du Luxembourg.
Communiqué Greenpeace France
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Un mois après la pollution de l’estuaire de la Loire, la LPO dresse un premier bilan
Le 16 mars dernier, 30 ans jour pour jour après la marée noire de l’Amoco Cadiz, 680 tonnes de fioul de soute (IFO 380), échappées de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), ont commencé à souiller le littoral. Quinze jours après avoir touchée l’estuaire de la Loire, la pollution a atteint la Charente-Maritime, notamment les îles de Ré et d’Oléron, ainsi que le littoral sud-vendéen. Les oiseaux et plus globalement la biodiversité de ces espaces naturels sensibles sont durablement touchés. La LPO dresse un premier bilan de la catastrophe.
Depuis le 16 mars, les bénévoles et naturalistes de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), de Bretagne Vivante et Loire-Vivante, ainsi que les gardes de L’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), parcourent constamment l’estuaire de la Loire afin d’évaluer l’impact de la pollution sur la faune et les milieux naturels, tout en tentant de sauver le maximum d’oiseaux.
Dès les premiers jours, ils ont constaté que les oiseaux emblématiques des milieux estuariens (bécasseau variable, pluvier argenté, tadorne de Belon, avocette élégante, barge rousse, canard pilet, sarcelle d’hiver) avaient été mazoutés, alors même que la migration prénuptiale battait son plein.
Parmi les espèces observées, 60 % des tadornes, 30 % des bécasseaux variables, 40 % des avocettes et 10 % des pluviers argentés ont été touchés. Pourtant, aucun oiseau mort n’a été signalé et seul un oiseau vivant a été récupéré : une sarcelle d’hiver soignée par l’Ecole Vétérinaire de Nantes et relâchée depuis.
On peut penser que certains oiseaux se sont dispersés sur des sites moins pollués. Mais une question demeure : pourquoi, compte-tenu de l’importance de cette catastrophe, les équipes de dépollution n’ont-elles pas retrouvé de cadavres d’oiseaux, ce qui aurait normalement dû être le cas dans l’estuaire de la Loire ? Il n’y aurait donc pas d’oiseaux morts sur les 80 kilomètres des deux rives polluées de la Loire, alors qu’on a retrouvé plus de 250 oiseaux mazoutés sur la seule île de Ré ?
La pollution a, en effet, atteint les îles d’Oléron et de Ré, et le littoral sud-vendéen, les 30 et 31 mars derniers. Des analyses ont révélé que le polluant provenait bien de l’accident survenu à la raffinerie de Total à Donges.
Une quarantaine d’oiseaux vivants et plus de 200 oiseaux morts ont été collectés, notamment des fous de Bassan, des guillemots de Troïl et des pingouins torda.
Les oiseaux récupérés vivants ont été immédiatement réhydratés et nourris au sein de l’Unité Mobile de Soins (UMS) LPO Wildpeace installée sur le site de la maison du Fier d’Ars, sur l’île de Ré ou au centre de soins du marais aux oiseaux sur l’île d’Oléron. Ils ont ensuite été transférés vers l’Ecole Vétérinaire de Nantes et la Station LPO de l’Ile Grande.
Aujourd’hui, devant les constats de la LPO et des associations de protection de la nature, Total confirme que la quantité de mazout déversée est plus importante que celle annoncée initialement. Ainsi, ce ne sont plus 400 mais 500 tonnes de fioul qui se seraient échappées de la raffinerie de Donges, et non plus 100 tonnes qui se seraient déversées dans l’estuaire mais 180. L’UMS LPO, véritable « Samu » des oiseaux, reste donc encore en veille. Dans l’estuaire de la Loire, un travail de fourmi a commencé pour nettoyer les sites les plus difficiles d’accès, notamment les vasières et les roselières.
Allain Bougrain Dubourg
Président de la LPO
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L'appel de la jeunesse Sans OGM
Demain, à cause de la décision du gouvernement et du vote de la majorité parlementaire, nous risquons de trouver dans nos assiettes des produits génétiquement modifiés dont personne ne connaît l'impact à long terme sur notre santé comme sur la biodiversité.
Nous refusons d'être les cobayes d'une expérience scientifique grandeur nature. Nous refusons d'être sacrifiés sur l'autel d'un projet de loi autorisant les cultures d'OGM en plein champ. Nous voulons être protégés.
La société et sa jeunesse crient leur malaise face aux OGM. Alors qu'hier le Grenelle de l'environnement voulait garantir un droit à produire et consommer sans OGM, pourquoi hypothéquerions-nous aujourd'hui notre avenir ?
Aujourd'hui, nous tirons la sonnette d'alarme pour éviter l'hémorragie.
Le gouvernement et la majorité parlementaire sont prêts à nous sacrifier. Aujourd'hui ils sont informés, demain ils ne pourront pas dire qu'ils ne le savaient pas !
Nous demandons une plus grande écoute de la société civile afin d'appréhender tous les dangers, d'en évaluer les risques par une véritable expertise indépendante, et de mettre en uvre le principe de précaution.
Demain, nous lancerons un appel unitaire de la jeunesse SANS OGM.
Organisations signataires et présentes lors de la conférence de presse : Jeunes Verts, Fac Verte, Jeunes Communistes Révolutionnaires, Jeunes Communistes, Jeunes du Modem, Jeunes Radicaux ce Gauche, Mouvement des Jeunes Socialistes, Reso, Zone d'Ecologie Populaire, Jeudi noir, Collectif Précaire pour un nouveau Parti Anticapitaliste
APPEL est d'ores et déjà accessible sur http://jeunesse-sans-ogm.org/
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