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30/05/2008

Climat, indépendance énergétique, pouvoir d'achat : tous les chemins mènent à l'efficacité, pas au nucléaire !

Paris, France — L'envolée du prix du pétrole relance le débat sur notre dépendance aux hydrocarbures. Trente ans après les chocs pétroliers, Greenpeace s'inquiète des orientations de la politique énergétique de la France, à l'heure où celle-ci doit mettre en application les engagements du Grenelle et présider l'Union européenne. Législation sur l'efficacité des voitures et sur les produits consommateurs d'électricité : la France doit faire de l'efficacité sa seule priorité.

Le 27 mai, Nicolas Sarkozy sur RTL et François Fillon à l'Assemblée nationale, ont insisté sur le nucléaire comme solution pour faire face à la hausse du prix du pétrole. « Voilà le président de la République et son Premier ministre au moins d'accord sur un point ! Malheureusement, il s'agit d'une erreur fondamentale, déplore Karine Gavand, responsable de la campagne Climat de Greenpeace France. Depuis quand le nucléaire, qui ne représente que 2 % de la consommation d'énergie mondiale, va sauver le climat ? Depuis quand l'uranium est une ressource renouvelable et locale ? Depuis quand l'atome fait rouler les voitures ? »

L'efficacité énergétique a déjà fait ses preuves
Selon Rocky mountain institute, un euro investi dans l'efficacité permet d'économiser 7 fois plus d'énergie que ne peut en produire un euro investi dans le nucléaire. Avec une facture énergétique de 50 milliards d'euros en 2007 (soit environ 2 000 € par ménage), qui risque de s'envoler dans les années à venir, la France doit faire des économies d'énergie sa nouvelle « obsession ».

À l'époque des chocs pétroliers, la France a instauré avec succès une politique d'économies d'énergie trois fois plus rentable que le nucléaire. Entre 1973 et 1987, elle a économisé 34 Mtep (millions de tonnes équivalent pétrole) par an, pour un investissement de 100 milliards de francs. Dans le même temps, elle a produit 56 Mtep par an, pour un investissement dans le nucléaire de 500 milliards de francs. Malgré son succès, la France a abandonnée cette politique d'efficacité dès 1985, quand le prix du baril s'est effondré.

L'efficacité : tout le monde en parle, personne n'agit
Le volet « efficacité » est le parent pauvre du paquet « énergie climat » qui doit être voté par l'UE d'ici la fin de l'année. Pour l'instant, contrairement aux objectifs de réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre et de développement de 20 % des renouvelables, l'objectif de réduire de 20 % la consommation d'énergie par la mise en place d'une politique d'efficacité ne revêt aucun caractère juridiquement contraignant. Or sans cadre réglementaire contraignant, les industriels continuent de mettre sur le marché des produits qui gaspillent de l'énergie, poussant ainsi les ménages à surconsommer.

« À Bruxelles, les industriels de l'automobile, de l'éclairage ou encore de l'électroménager, se battent contre l'imposition de normes ambitieuses, qui les obligeraient à vendre des produits plus économes, conclut Karine Gavand. La France va présider l'Europe : le Président Sarkozy dispose d'une occasion unique de mettre l'Europe sur la voie des économies, réponse la plus efficace, la moins coûteuse et la plus propre aux enjeux du climat et de facture énergétique ! »

En se dotant d'une réglementation contraignante sur l'efficacité, l'UE pourrait économiser au moins 20 % de sa consommation d'énergie actuelle d'ici à 2020, et alléger sa facture énergétique de plus de 100 milliards d'euros chaque année, ce qui représente une économie d'environ 1 000 € par an et par ménage.
 
Source Greenpeace 

29/05/2008

Rassemblement européen “Pour un monde sans nucléaire”

Le samedi 12 juillet 2008 à Paris : Rassemblement européen “Pour un monde sans nucléaire”

Le 1er juillet 2008, le gouvernement français présidera pour 6 mois l’Union européenne. Selon le Réseau Sortir du Nucléaire, l’énergie et le nucléaire sont deux enjeux majeurs de cette présidence et le président Sarkozy entend l'utiliser comme tribune pour faire une large promotion du nucléaire auprès des gouvernements européens. Pour eux, il est essentiel de faire entendre une autre voix à l’opinion publique internationale.

Découvrez le programme complet ici : http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/spip.php...

Commandez gratuitement des tracts et affiches : http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/spip.php...

Organisez un départ groupé : http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/spip.php...

Inscrivez-vous comme partenaire (association, partis politiques, syndicats...) : http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/spip.php...
 
Pour tous renseignements sur le rassemblement, envoyez un mail à : 12-juillet-paris@sortirdunucleaire.fr

Pérou : une compagnie française mise en cause par les Indiens

Au Pérou, Perenco, une compagnie française, est impliquée dans une bataille judiciaire qui l'oppose à une organisation indigène à propos d'un projet d'exploitation pétrolière dans des zones forestières habitées par des Indiens isolés d'Amazonie. Une audience se tiendra demain 30 mai.

Cette compagnie est présente dans une partie de l'Amazonie péruvienne où vivent au moins deux groupes d'Indiens isolés. Cette zone est susceptible de receler l'un des plus importants gisements pétroliers découverts au Pérou depuis 30 ans et le président péruvien Alan Garcia a exprimé son souhait de voir l'économie nationale transformée par cette découverte.

L'affaire a été menée devant les tribunaux par l'AIDESEP, l'organisation des Indiens d'Amazonie péruvienne, qui appelle le juge à interdire à Perenco et d'autres compagnies d'exploiter le pétrole dans cette région.

Perenco a acquis le droit de mener des opérations au Pérou après avoir pris le contrôle, en début d'année, de la compagnie américaine Barrett Resources. Cette dernière s'était déjà attiré les foudres des Indiens après avoir rendu publique son intention de "communiquer" avec les groupes isolés à l'aide de mégaphones s'ils venaient à attaquer ses employés.

N’étant pas immunisés contre les maladies importées de l'extérieur, les Indiens isolés sont particulièrement vulnérables à toute forme de contact, même bref, et il n’est pas rare qu’après un premier contact plus de 50% de la population disparaisse. Malgré ce danger et sans tenir compte de la législation internationale qui reconnaît les peuples indigènes comme les occupants légitimes de leur territoire, Perenco continue ses activités dans ces zones sensibles.

Stephen Corry, directeur général de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "La compagnie Perenco doit prendre conscience des conséquences catastrophiques de ses activités sur les Indiens isolés. Sa présence constitue une violation de la législation internationale concernant les peuples indigènes que le Pérou a ratifiée. Cette terre appartient aux Indiens. Elle doit se retirer immédiatement."
 
Communiqué Survival 

Le Sénat a achevé hier le débat du projet de loi sur la responsabilité environnementale dont l’objet est crucial : donner un contenu au principe de pollueur-payeur. Réaction de FNE, la LPO et la FNH.

FNE (France Nature Environnement), la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et la FNH (Fondation Nicolas Hulot) regrettent profondément que le Gouvernement puis le Parlement aient choisi de transposer à minima plusieurs directives, dont celle sur la responsabilité environnementale. Les arbitrages réalisés l’ont toujours été en faveur de la conception la moins ambitieuse de la protection de l’environnement.

 

Ainsi :

- La procédure d’alerte environnementale qui pourrait notamment être exercée par les associations (demande d’action – art.12 de la directive 2004/35) est vidée de son sens et renvoyée à un décret (art. L.165-2 – 6°),

- La définition de l’exploitant responsable écarte tout engagement de responsabilité de la société mère,

- Le préjudice écologique est défini de manière restrictive et se limite aux dommages à certains sites et espèces protégées,

- Une exonération de responsabilité pour risque-développement est créée,

- Une prescription de l’action en recherche de responsabilité est créée,

- Le mécanisme de constitution de garanties financières est écarté,

- Les personnes privées ne pourront se prévaloir de ce nouveau système de responsabilité,

- Aucune inversion de la charge de la preuve n’est prévue.

 

FNE, la LPO et la FNH considèrent que le débat sur le projet de loi sur la responsabilité environnementale révèle un défaut d’ambition dans la protection de l’environnement. Si ce défaut devait persister, cela s’avèrerait inquiétant pour la rédaction et le débat des futurs projets de loi de mise en œuvre du Grenelle.

 

FNE, la LPO et la FNH espèrent donc que les députés, qui vont prochainement débattre de ce texte, lui donneront enfin le souffle nécessaire en adoptant des amendements à la hauteur des enjeux. Une prise de conscience est urgente car le projet de loi ne fait l’objet que d’une seule lecture dans chaque assemblée.
 
 
Communiqué FNE 
 
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