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28/06/2008

Dix gestes pour (vraiment) sauver la planète

Les comportements individuels ont toute leur importance dans la préservation d'un environnement de plus en plus menacé, et il ne s'agit pas de les dénigrer. Mais cette rééducation écologiste organisée par les pouvoirs publics, relayée par les médias et appuyée par bien des financeurs privés a aussi un sens politique quand, dans le même temps, la plus grande discrétion couvre le lobbying effréné que mènent les grandes firmes pour échapper à la contrainte. De la même manière, les gouvernements prennent bien soin de ne jamais évaluer l'impact global des politiques libérales sur l'environnement, ce qui donnerait sans aucun doute le tournis. Pour ne citer qu'un exemple, l'Union européenne, que chacun s'accorde à trouver « en pointe sur les questions environnementales », continue de consacrer 50 milliards d'euros par an pour soutenir une agriculture intensive destructrice des écosystèmes et de la paysannerie.

Pour s'adapter à l'air du temps et au format médiatique dans lequel se fond le discours officiel, voici donc dix gestes pour sauver la planète. Mais pour la sauver vraiment, et pas seulement pour masquer le renoncement du politique face à l'avancée du néo-libéralisme.

1. Instaurer de nouveaux droits de douane et restaurer un contrôle des changes

2. Etablir une réglementation contraignante et la faire respecter

3.Créer une taxe sur les activités résidentes

4.Conditionner les aides publiques

5. Orienter la consommation en agissant sur les prix et la fiscalité

6. Relocaliser l'économie sur le principe d'une décoissance matérielle et d'une croissance des services publics

7. Sortir de l'OMC et de l'eurolibéralisme

8. Dénoncer le Protocole de Kyoto et sortir de la bourse du carbone

9. Créer des alliances internationales autour d'un nouveau traité

10. Affecter le produit des nouveaux droits de douane au développement de projets réellement propres

 

Lire l'intégralité de l'article sur le blog d'Aurélien Bernier

 

24/06/2008

Greenpeace dénonce le grand bluff de l'EPR et empêche la reprise des travaux

Ce matin, une vingtaine d'activistes de Greenpeace ont bloqué l'entrée des trois carrières de Montebourg, Lieusaint et Doville (La Haye-du-puits), trois sites qui approvisionnent en sable et en graviers le chantier de construction du réacteur EPR de Flamanville (Manche), afin d'empêcher le redémarrage des travaux autorisé le 19 juin par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) alors qu'aucun problème touchant à la sûreté du futur réacteur n'a été résolu. *

Vers 5 heures du matin, les activistes de Greenpeace se sont rendus devant chacune de ces trois carrières. À l'aide de chaînes, de cadenas et de fûts lestés, ils ont bloqué les accès et étendus des banderoles dénonçant : « EPR : le grand bluff ».

 




« Nous nous opposons aujourd'hui à la reprise du chantier, en particulier à celle des opérations de bétonnage, pointées du doigt par l'ASN, et pour dénoncer le gigantesque coup de bluff que tentent Areva et EDF avec l'EPR, déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie à Greenpeace France. EDF et Areva prétendent pouvoir tenir des coûts et des délais irréalistes et être capables de mener à bien un tel chantier. Résultat : devant l'accumulation des malfaçons, l'ASN a fini par stopper le chantier de Flamanville le 21 mai. Mais le bluff continue : il y a une semaine, EDF a été autorisé à reprendre les travaux sur la base de déclarations de bonnes intentions concernant la seule amélioration des contrôles, et sans qu'aucun des problèmes qui avaient entraîné l'arrêt du chantier n'a été réglé sur le fond. »

À ce jour, de nombreuses questions demeurent sans réponse :
- Le béton coulé sans ferraillage a-t-il été cassé et va-t-il être remplacé ?
- Les gâchées (coulées) de béton présentant des défauts de composition (teneur en eau, granulométrie, température) ont-elles été reprises ?
- L'atelier de soudure du « liner » a t-il été dûment homologué ? Les soudures mises en cause par l'ASN pour non-conformité ont-elles été rebutées ?
- Les fissures, qui avaient dans un premier temps été réparées dans des conditions non conformes, ont-elles été finalement rebouchées de manière correcte ?
- Les personnes et entreprises travaillant sur le chantier sont-elles dûment habilitées ?
- Le tableau de bord permettant un suivi de ces incidents, dont Greenpeace a proposé la création à la Commission locale d'information du 12 juin, va-t-il être mis en place ?

« Greenpeace considère que l'ASN, qui avait fait preuve de sérieux en contraignant EDF à stopper les travaux de l'EPR, n'aurait jamais dû autoriser un redémarrage dans de telles conditions, conclut Yannick Rousselet. Le lobby industriel et politique du nucléaire aurait-il eu raison de la volonté affichée de transparence de l'ASN ? »

« En Finlande comme en France, l'industrie nucléaire prétend qu'elle peut mener à bien la construction d'un réacteur EPR, conclut Yannick Rousselet. Nous demandons la France d'abandonner ce projet inutile, hors de prix et dangereux, et de mettre le paquet sur le développement de l'efficacité énergétique et des renouvelables. »

Pour plus de détails, consultez la note de synthèse
 
Source : Greenpeace France

 

 

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23/06/2008

Scandale de viande de baleine : les autorités japonaises s'enfoncent dans une mascarade

Les deux militants japonais de Greenpeace, arrêtés vendredi 20 juin pour avoir révélé un scandale de viande de baleine impliquant des agences gouvernementales, resteront dix jours en détention provisoire, a décidé le tribunal d'Aomori. Cette décision a été prise ce dimanche 22 juin alors même que les militants n'ont pas l'intention de faire obstacle ou de soustraire à la justice. Les avocats de Greenpeace ont fait appel de cette décision arbitraire, appel qui sera rendu ce lundi 23 juin par le même tribunal.

Signez la pétition

Junichi Sato et Toru Suzuki ont été arrêtés vendredi lors d'une opération de police musclée. Les locaux de Greenpeace et les domiciles des deux militants ont été perquisitionnés. Les militants avaient pourtant montré leur volonté de collaborer avec la police en transmettant des documents expliquant comment Greenpeace avait permis de révéler un trafic de viande de baleine organisé par les membres d'équipage du Nisshin Maru, le navire-amiral japonais, avec la complicité des scientifiques présents à bord. Afin de pouvoir constituer une preuve de ce trafic, Greenpeace avait intercepté une boîte débarquée du navire (soi disant des bagages personnels de l'équipage) et y avait découvert 23,5 kilos de viande de baleine volés. Quatre mois d'investigation ont été nécessaires pour constituer cette preuve qui a été immédiatement remise aux autorités japonaises. A la suite de ce scandale, le Procureur du district de Tokyo avait ouvert une enquête close ce samedi au motif, selon lui, qu'il n'existerait pas de preuve du trafic.

« Alors que nos deux militants se sont déclarés prêts à collaborer avec la justice et à répondre à toutes les questions, les autorités japonaises ont décidé de faire d'eux un exemple en prévision du meeting du G8 qui se tiendra le mois prochain au Japon, a déclaré le directeur de Greenpeace Japon, Jun Hoshikawa. Dans une démocratie, il n'y a pas de place pour ce genre d'intimidation institutionnelle. Les deux militants de Greenpeace sont innocents de tout crime et doivent être relâchés immédiatement ».

Dès l'arrestation de ses militants, Greenpeace a lancé une pétition sur internet pour demander au Premier Ministre japonais de mettre un terme à cette mascarade. En 48 heures, plus de 76 000 signatures ont été récoltées de par le monde.
 
Source : Greenpeace France

22/06/2008

François Fillon en Algérie et Nicolas Sarkozy en Israël : la France doit cesser sa diplomatie nucléaire

Alors que le Premier ministre François Fillon et le président de la République Nicolas Sarkozy s'apprêtent à se rendre respectivement en Algérie et en Israël dans les jours qui viennent, Greenpeace dénonce l'irresponsabilité de la France, qui joue avec le feu en mettant le nucléaire au cœur de sa diplomatie dans une région aussi sensible que le pourtour méditerranéen.

Alors que le Premier ministre François Fillon et le président de la République Nicolas Sarkozy s'apprêtent à se rendre respectivement en Algérie et en Israël dans les jours qui viennent, Greenpeace dénonce l'irresponsabilité de la France, qui joue avec le feu en mettant le nucléaire au cœur de sa diplomatie dans une région aussi sensible que le pourtour méditerranéen.

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la France signe des accords de coopération ou vend du nucléaire, le présentant comme le nouveau gage de modernité, de développement, voire même de libération des peuples, en Afrique du nord – Algérie, Maroc, Égypte ou encore Libye, pays encore récemment mis au ban des nations – et au Moyen-Orient, zone où le nucléaire est un sujet particulièrement sensible, comme l'a récemment montré l'affaire du bombardement du site syrien d'Al-Kibar, en septembre 2007 par Israël, qui soupçonnait la Syrie d'y construire un réacteur nucléaire clandestin avec l'aide de la Corée du Nord.

« Greenpeace rappelle que tous les pays qui détiennent du nucléaire civil peuvent mener un programme militaire. Vouloir du nucléaire un peu partout dans le monde revient à accepter le risque que tous les pays aient la bombe atomique, déclare Frédéric Marillier, en charge de la campagne Énergie à Greenpeace. La France a déjà contribué au développement du nucléaire en Israël, en Iran, en Irak, avec les conséquences que l'on sait. Aujourd'hui, loin de tirer les leçons de ce passé peu glorieux, Nicolas Sarkozy et François Fillon cherchent à nouveau à vendre du nucléaire à toute les sauces et font fi des risques de dissémination du nucléaire. »

La France feint d'ignorer que vendre une centrale à un État suscite presque inévitablement une demande semblable chez ses voisins. Ensuite, que nucléaire civil et militaire sont intrinsèquement liés. Au nom de son indépendance énergétique, un pays qui se lance dans le nucléaire civil se doit de développer la technologie de l'enrichissement de l'uranium, qui est à la base d'un programme nucléaire militaire : c'est ce qui se passe aujourd'hui en Iran. Autre risque de prolifération : la technologie du retraitement du combustible irradié avec production de plutonium, méthode utilisée notamment par la Corée du Nord pour acquérir l'arme atomique qu'elle a testée en 2006.

Par ailleurs, le nucléaire reste une technologie complexe, dangereuse et difficilement exportable, comme l'a rappelé l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) elle-même. Dans un communiqué daté du 16 mai 2008, l'ASN souligne qu'il est nécessaire d'« assurer la sûreté des nouveaux projets de construction de réacteurs nucléaires dans le monde ». Ainsi, « de longs délais sont nécessaires pour acquérir des compétences et une véritable culture de sûreté avant d'exploiter une centrale nucléaire », soit « un délai minimum d'une quinzaine d'années ».

« Nous condamnons l'irresponsabilité de la France, qui instrumentalise les enjeux des changements climatiques ou de l'indépendance énergétique pour justifier un accès prétendument légitime de certains pays à la technologie atomique et vendre son nucléaire partout dans le monde, soumettant les impératifs de la sécurité internationale aux intérêts commerciaux d'Areva », reprend Frédéric Marillier.

Par ailleurs les accords tels que celui que François Fillon s'apprête à signer avec l'Algérie ne sont jamais débattus, leur contenu n'est jamais précisé, ni dans les pays signataires, ni en France. Greenpeace dénonce cette opacité et réclame que les accords de coopération nucléaires et l'exportation de technologie soient soumis à un vote du Parlement français, vu le caractère stratégique et sensible de ce secteur.

 

Source : Greenpeace France

 
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