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28.06.2008

Dix gestes pour (vraiment) sauver la planète

Les comportements individuels ont toute leur importance dans la préservation d'un environnement de plus en plus menacé, et il ne s'agit pas de les dénigrer. Mais cette rééducation écologiste organisée par les pouvoirs publics, relayée par les médias et appuyée par bien des financeurs privés a aussi un sens politique quand, dans le même temps, la plus grande discrétion couvre le lobbying effréné que mènent les grandes firmes pour échapper à la contrainte. De la même manière, les gouvernements prennent bien soin de ne jamais évaluer l'impact global des politiques libérales sur l'environnement, ce qui donnerait sans aucun doute le tournis. Pour ne citer qu'un exemple, l'Union européenne, que chacun s'accorde à trouver « en pointe sur les questions environnementales », continue de consacrer 50 milliards d'euros par an pour soutenir une agriculture intensive destructrice des écosystèmes et de la paysannerie.

Pour s'adapter à l'air du temps et au format médiatique dans lequel se fond le discours officiel, voici donc dix gestes pour sauver la planète. Mais pour la sauver vraiment, et pas seulement pour masquer le renoncement du politique face à l'avancée du néo-libéralisme.

1. Instaurer de nouveaux droits de douane et restaurer un contrôle des changes

2. Etablir une réglementation contraignante et la faire respecter

3.Créer une taxe sur les activités résidentes

4.Conditionner les aides publiques

5. Orienter la consommation en agissant sur les prix et la fiscalité

6. Relocaliser l'économie sur le principe d'une décoissance matérielle et d'une croissance des services publics

7. Sortir de l'OMC et de l'eurolibéralisme

8. Dénoncer le Protocole de Kyoto et sortir de la bourse du carbone

9. Créer des alliances internationales autour d'un nouveau traité

10. Affecter le produit des nouveaux droits de douane au développement de projets réellement propres

 

Lire l'intégralité de l'article sur le blog d'Aurélien Bernier

 

24.06.2008

Greenpeace dénonce le grand bluff de l'EPR et empêche la reprise des travaux

Ce matin, une vingtaine d'activistes de Greenpeace ont bloqué l'entrée des trois carrières de Montebourg, Lieusaint et Doville (La Haye-du-puits), trois sites qui approvisionnent en sable et en graviers le chantier de construction du réacteur EPR de Flamanville (Manche), afin d'empêcher le redémarrage des travaux autorisé le 19 juin par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) alors qu'aucun problème touchant à la sûreté du futur réacteur n'a été résolu. *

Vers 5 heures du matin, les activistes de Greenpeace se sont rendus devant chacune de ces trois carrières. À l'aide de chaînes, de cadenas et de fûts lestés, ils ont bloqué les accès et étendus des banderoles dénonçant : « EPR : le grand bluff ».

 




« Nous nous opposons aujourd'hui à la reprise du chantier, en particulier à celle des opérations de bétonnage, pointées du doigt par l'ASN, et pour dénoncer le gigantesque coup de bluff que tentent Areva et EDF avec l'EPR, déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie à Greenpeace France. EDF et Areva prétendent pouvoir tenir des coûts et des délais irréalistes et être capables de mener à bien un tel chantier. Résultat : devant l'accumulation des malfaçons, l'ASN a fini par stopper le chantier de Flamanville le 21 mai. Mais le bluff continue : il y a une semaine, EDF a été autorisé à reprendre les travaux sur la base de déclarations de bonnes intentions concernant la seule amélioration des contrôles, et sans qu'aucun des problèmes qui avaient entraîné l'arrêt du chantier n'a été réglé sur le fond. »

À ce jour, de nombreuses questions demeurent sans réponse :
- Le béton coulé sans ferraillage a-t-il été cassé et va-t-il être remplacé ?
- Les gâchées (coulées) de béton présentant des défauts de composition (teneur en eau, granulométrie, température) ont-elles été reprises ?
- L'atelier de soudure du « liner » a t-il été dûment homologué ? Les soudures mises en cause par l'ASN pour non-conformité ont-elles été rebutées ?
- Les fissures, qui avaient dans un premier temps été réparées dans des conditions non conformes, ont-elles été finalement rebouchées de manière correcte ?
- Les personnes et entreprises travaillant sur le chantier sont-elles dûment habilitées ?
- Le tableau de bord permettant un suivi de ces incidents, dont Greenpeace a proposé la création à la Commission locale d'information du 12 juin, va-t-il être mis en place ?

« Greenpeace considère que l'ASN, qui avait fait preuve de sérieux en contraignant EDF à stopper les travaux de l'EPR, n'aurait jamais dû autoriser un redémarrage dans de telles conditions, conclut Yannick Rousselet. Le lobby industriel et politique du nucléaire aurait-il eu raison de la volonté affichée de transparence de l'ASN ? »

« En Finlande comme en France, l'industrie nucléaire prétend qu'elle peut mener à bien la construction d'un réacteur EPR, conclut Yannick Rousselet. Nous demandons la France d'abandonner ce projet inutile, hors de prix et dangereux, et de mettre le paquet sur le développement de l'efficacité énergétique et des renouvelables. »

Pour plus de détails, consultez la note de synthèse
 
Source : Greenpeace France

 

 

23.06.2008

Scandale de viande de baleine : les autorités japonaises s'enfoncent dans une mascarade

Les deux militants japonais de Greenpeace, arrêtés vendredi 20 juin pour avoir révélé un scandale de viande de baleine impliquant des agences gouvernementales, resteront dix jours en détention provisoire, a décidé le tribunal d'Aomori. Cette décision a été prise ce dimanche 22 juin alors même que les militants n'ont pas l'intention de faire obstacle ou de soustraire à la justice. Les avocats de Greenpeace ont fait appel de cette décision arbitraire, appel qui sera rendu ce lundi 23 juin par le même tribunal.

Signez la pétition

Junichi Sato et Toru Suzuki ont été arrêtés vendredi lors d'une opération de police musclée. Les locaux de Greenpeace et les domiciles des deux militants ont été perquisitionnés. Les militants avaient pourtant montré leur volonté de collaborer avec la police en transmettant des documents expliquant comment Greenpeace avait permis de révéler un trafic de viande de baleine organisé par les membres d'équipage du Nisshin Maru, le navire-amiral japonais, avec la complicité des scientifiques présents à bord. Afin de pouvoir constituer une preuve de ce trafic, Greenpeace avait intercepté une boîte débarquée du navire (soi disant des bagages personnels de l'équipage) et y avait découvert 23,5 kilos de viande de baleine volés. Quatre mois d'investigation ont été nécessaires pour constituer cette preuve qui a été immédiatement remise aux autorités japonaises. A la suite de ce scandale, le Procureur du district de Tokyo avait ouvert une enquête close ce samedi au motif, selon lui, qu'il n'existerait pas de preuve du trafic.

« Alors que nos deux militants se sont déclarés prêts à collaborer avec la justice et à répondre à toutes les questions, les autorités japonaises ont décidé de faire d'eux un exemple en prévision du meeting du G8 qui se tiendra le mois prochain au Japon, a déclaré le directeur de Greenpeace Japon, Jun Hoshikawa. Dans une démocratie, il n'y a pas de place pour ce genre d'intimidation institutionnelle. Les deux militants de Greenpeace sont innocents de tout crime et doivent être relâchés immédiatement ».

Dès l'arrestation de ses militants, Greenpeace a lancé une pétition sur internet pour demander au Premier Ministre japonais de mettre un terme à cette mascarade. En 48 heures, plus de 76 000 signatures ont été récoltées de par le monde.
 
Source : Greenpeace France

22.06.2008

François Fillon en Algérie et Nicolas Sarkozy en Israël : la France doit cesser sa diplomatie nucléaire

Alors que le Premier ministre François Fillon et le président de la République Nicolas Sarkozy s'apprêtent à se rendre respectivement en Algérie et en Israël dans les jours qui viennent, Greenpeace dénonce l'irresponsabilité de la France, qui joue avec le feu en mettant le nucléaire au cœur de sa diplomatie dans une région aussi sensible que le pourtour méditerranéen.

Alors que le Premier ministre François Fillon et le président de la République Nicolas Sarkozy s'apprêtent à se rendre respectivement en Algérie et en Israël dans les jours qui viennent, Greenpeace dénonce l'irresponsabilité de la France, qui joue avec le feu en mettant le nucléaire au cœur de sa diplomatie dans une région aussi sensible que le pourtour méditerranéen.

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, la France signe des accords de coopération ou vend du nucléaire, le présentant comme le nouveau gage de modernité, de développement, voire même de libération des peuples, en Afrique du nord – Algérie, Maroc, Égypte ou encore Libye, pays encore récemment mis au ban des nations – et au Moyen-Orient, zone où le nucléaire est un sujet particulièrement sensible, comme l'a récemment montré l'affaire du bombardement du site syrien d'Al-Kibar, en septembre 2007 par Israël, qui soupçonnait la Syrie d'y construire un réacteur nucléaire clandestin avec l'aide de la Corée du Nord.

« Greenpeace rappelle que tous les pays qui détiennent du nucléaire civil peuvent mener un programme militaire. Vouloir du nucléaire un peu partout dans le monde revient à accepter le risque que tous les pays aient la bombe atomique, déclare Frédéric Marillier, en charge de la campagne Énergie à Greenpeace. La France a déjà contribué au développement du nucléaire en Israël, en Iran, en Irak, avec les conséquences que l'on sait. Aujourd'hui, loin de tirer les leçons de ce passé peu glorieux, Nicolas Sarkozy et François Fillon cherchent à nouveau à vendre du nucléaire à toute les sauces et font fi des risques de dissémination du nucléaire. »

La France feint d'ignorer que vendre une centrale à un État suscite presque inévitablement une demande semblable chez ses voisins. Ensuite, que nucléaire civil et militaire sont intrinsèquement liés. Au nom de son indépendance énergétique, un pays qui se lance dans le nucléaire civil se doit de développer la technologie de l'enrichissement de l'uranium, qui est à la base d'un programme nucléaire militaire : c'est ce qui se passe aujourd'hui en Iran. Autre risque de prolifération : la technologie du retraitement du combustible irradié avec production de plutonium, méthode utilisée notamment par la Corée du Nord pour acquérir l'arme atomique qu'elle a testée en 2006.

Par ailleurs, le nucléaire reste une technologie complexe, dangereuse et difficilement exportable, comme l'a rappelé l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) elle-même. Dans un communiqué daté du 16 mai 2008, l'ASN souligne qu'il est nécessaire d'« assurer la sûreté des nouveaux projets de construction de réacteurs nucléaires dans le monde ». Ainsi, « de longs délais sont nécessaires pour acquérir des compétences et une véritable culture de sûreté avant d'exploiter une centrale nucléaire », soit « un délai minimum d'une quinzaine d'années ».

« Nous condamnons l'irresponsabilité de la France, qui instrumentalise les enjeux des changements climatiques ou de l'indépendance énergétique pour justifier un accès prétendument légitime de certains pays à la technologie atomique et vendre son nucléaire partout dans le monde, soumettant les impératifs de la sécurité internationale aux intérêts commerciaux d'Areva », reprend Frédéric Marillier.

Par ailleurs les accords tels que celui que François Fillon s'apprête à signer avec l'Algérie ne sont jamais débattus, leur contenu n'est jamais précisé, ni dans les pays signataires, ni en France. Greenpeace dénonce cette opacité et réclame que les accords de coopération nucléaires et l'exportation de technologie soient soumis à un vote du Parlement français, vu le caractère stratégique et sensible de ce secteur.

 

Source : Greenpeace France

Les deux militants japonais de Greenpeace seront présentés dimanche au parquet

Junichi Sato and Toru Suzuki, deux militants de Greenpeace arrêtés vendredi 20 juin pour avoir révélé un scandale de viande de baleine volée au Japon seront présentés au parquet dimanche 22 juin. Suite à leur arrestation, Greenpeace a lancé une cyberpétition internationale pour demander au Premier ministre japonais leur libération immédiate.

Signez la pétition

Le 15 mai dernier, Greenpeace révélait l'existence d'un trafic de viande de baleine en provenance du NIsshin Maru, le naviral amiral japonais. L'organisation écologiste avait intercepté un colis débarqué du Nisshin Maru contenant 23,5 kilos de viande de baleine. Ce carton, remis aux autorités japonaises par les militants de Greenpeace, devait servir de preuve pour établir l'existence d'un marché noir de viande de baleine, fonctionnant grâce à la corruption. La révélation de ce scandale avait conduit le Procureur du district de Tokyo à ouvrir une enquête.

Vendredi 20 juin, deux militants de Greenpeace ont pourtant été arrêtés par la police japonaise et accusés de vol. Les locaux de Greenpeace Japon ont été perquisitionnés par une quarantaine de policiers qui y ont saisi des documents, des ordinateurs et des téléphones portables. « Ce n'est pas une enquête de police qui est en cours, c'est une entreprise d'intimidation », a dénoncé Jun Hoshikawa, directeur de Greenpeace Japon.

Greenpeace a également été averti de la clôture de l'enquête concernant le colis contenant de la viande de baleine qui avait été remis aux autorités japonaises. Le Procureur du district de Tokyo affirme ne pas avoir de preuve de ce détournement. « Il est clair que cette enquête a été très difficile pour le parquet parce que les niveaux de corruption sont très élevées dans l'industrie baleinière, affirme Jun Hoshikawa. Pourtant de très nombreuses questions restent sans réponse. »

En dépit des protestations internationales, le Japon continue de chasser la baleine à des fins soi-disant scientifiques, programme qui coûte chaque année quelque 500 millions de yens (environ 4,7 millions de dollars) aux contribuables japonais.

Greenpeace demande la libération immédiate de ce deux militants et la fin du programme de chasse soi disant scientifique du gouvernement japonais.
 
Source : Greenpeace france

20.06.2008

Pérou : Une commission gouvernementale enquête sur les Indiens isolés

Pressé d'agir par l'opinion publique internationale qui s’est massivement mobilisée en faveur des Indiens isolés, le gouvernement péruvien vient de dépêcher une mission d’enquête dans une région reculée d'Amazonie.

Cette mission est la réponse du gouvernement péruvien à la récente publication de photos spectaculaires d'Indiens isolés prises au Brésil, près de la frontière péruvienne, qui ont fait la une des médias internationaux.

Il est probable que les Indiens photographiés par les fonctionnaires brésiliens vivent au Brésil de manière permanente, mais cette découverte a suscité de vives inquiétudes quant à l'impact de l'exploitation forestière illégale au Pérou sur les Indiens isolés vivant près de la frontière brésilienne.

On estime qu'environ 500 Indiens isolés vivent dans la région. Les autorités brésiliennes ont indiqué avoir déjà repéré des Indiens péruviens passer la frontière vers le Brésil, fuyant l'invasion de bûcherons illégaux sur leur territoire.

Plus de 1 300 lettres de protestation émanant du monde entier ont été adressées ces dernières semaines au gouvernement péruvien pour l'exhorter à mettre un terme à l'exploitation forestière illégale. Certains fonctionnaires en charge de la protection de cette zone reculée seraient eux-mêmes impliqués dans ce trafic.

Le chef du département péruvien des affaires indiennes (DGPOA) qui a envoyé la mission d’enquête en Amazonie, a déclaré à Survival : "Je tiens à féliciter votre organisation pour son combat en faveur Indiens isolés".

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Le fait que le gouvernement péruvien ait envoyé une mission d’enquête en Amazonie confirme le pouvoir considérable de l’opinion publique sur les gouvernements. Mais nous serons très attentifs aux conclusions de cette enquête afin d'être certains qu'il ne s'agit pas d'un simple effet d'annonce".

Pour en savoir plus sur les Indiens isolés au Pérou : http://www.survivalfrance.org/peuples/indiensisoles
 
Source : Survival

16.06.2008

2ème EPR ? Greenpeace demande formellement au gouvernement de clarifier sa stratégie énergétique

FranceParis, le 13 juin – Le 12 juin, le Premier ministre François Fillon déclarait sur France 2 qu'il réfléchissait à la construction d'un deuxième réacteur EPR en réponse à la crise du pétrole. Greenpeace demande au gouvernement de clarifier officiellement ses intentions en matière de politique énergétique. D'autant que cette déclaration intervient deux jours seulement après que le conseil des ministres a adopté le projet de loi Grenelle qui définit une feuille de route énergétique fondée sur l'efficacité et les renouvelables.

« Il y a deux jours, le gouvernement a adopté lors du Conseil des ministres le projet de loi Grenelle 1, qui établit comme priorité pour la France, en matière de politique énergétique, les économies d'énergie et le développement des renouvelables, rappelle Frédéric Marillier. Au-delà de l'imposture qui consiste à vouloir faire croire que le nucléaire est un substitut au pétrole, l'incohérence du gouvernement nous amène à demander une clarification formelle des priorités en matière d'énergie. Les retards en matière d'efficacité et de renouvelables sont tels que tout détournement de ressources conduirait à un échec garanti ».

La déclaration du premier ministre ne remet pas seulement en cause le contenu du Grenelle, mais aussi son esprit. Comment un tel projet, à l'instar des exportations tous azimuts de technologies nucléaires, peut-il s'envisager sans concertation ni contrôle démocratique ?

« Le nucléaire est bien ce domaine à part, en dehors de toute rationalité économique, industrielle, sociale, environnementale et démocratique, ajoute Frédéric Marillier. Pourtant, toutes les incantations ne peuvent masquer les déboires industriels que connaît l'EPR, en Finlande comme à Flamanville ».

Parmi les engagements pris par la France à l'issue du Grenelle figure notamment la décision d'interdire en France les ampoules à incandescence d'ici à 2010, mesure qui est dorénavant renvoyée à l'échelle européenne.

« Si la France interdisait les ampoules à incandescence en 2010 au profit des lampes basse consommation, elle économiserait environ 1 600 MW par an (11 TWh/an), soit justement l'équivalent de la production du futur réacteur EPR de Flamanville » rappelle Frédéric Marillier.
 
Source : Greenpeace France 

Monsieur Fillon, le nucléaire ne fait pas rouler les voitures !

Paris, France — Greenpeace s'insurge contre l'idée absurde et saugrenue de construire un nouveau réacteur nucléaire EPR en réponse à la crise du pétrole, avancée par le Premier ministre François Fillon, invité de l'émission À vous de juger, jeudi 12 juin, sur France 2. « François Fillon et tous ceux qui présentent le nucléaire en réponse à la crise du pétrole ne savent pas que le nucléaire ne produit que de l'électricité. Ou alors, ils se moquent des Français au lieu de répondre à leurs inquiétudes concernant la flambée du prix du pétrole et leur pouvoir d'achat », déclare Frédéric Marillier, de Greenpeace France. Greenpeace tient à rappeler quelques vérités au Premier ministre...

Pétrole et atome ne sont pas interchangeables. Les besoins couverts par le nucléaire ne concernent donc que l'électricité, soit environ 17 % de la consommation d'énergie en France (2 à 3 % au niveau mondial). Il est inopérant dans d'autres secteurs fortement émetteurs de CO2. Ainsi les transports, qui représentent plus de la moitié de la consommation française de pétrole. Pour l'instant, le nucléaire ne fait pas avancer les voitures. Et ce n'est a priori pas demain la veille : sur plus de 2 millions de véhicules particuliers neufs immatriculés en 2006, seuls 14 sont électriques.

La déclaration de François Fillon est d'ailleurs d'autant plus scandaleuse qu'elle survient trois jours après que Nicolas Sarkozy a cédé à Angela Merkel au sujet de la réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves, que l'Europe devrait voter d'ici la fin de l'année. Le président de la République a accepté un compromis qui reflète davantage les intérêts des constructeurs automobiles européens, et en premier lieu allemands, que le souci de développer le marché des voitures efficaces, peu gourmandes en carburant et faiblement émettrices de CO2.

Pour l'instant, on ne sait pas construire d'EPR. Les deux seuls EPR qu'Areva tente actuellement de construire rencontrent de grosses difficultés. Le chantier finlandais, entamé en 2005, affiche un dépassement budgétaire global de 1,3 à 2,2 milliards d'euros (pour un prix initial de 3,3 milliards) et se sera terminé qu'avec deux ans de retard au moins (2011 et non 2009). Quant à l'EPR de Flamanville (Manche), tous les travaux ont été stoppés jusqu'à nouvel ordre, le 21 mai, sur injonction de l'Autorité de sûreté nucléaire qui avait relevé de nombreuses anomalies et malfaçons. Par ailleurs, pour la première fois, les responsables du chantier ont reconnu devant la Commission locale d'information, qui s'est réunie jeudi 12 juin, que le chantier prenait du retard.

Il existe une bien meilleure solution : l'efficacité énergétique. Experts du Giec, Agence internationale de l'énergie, Union européenne : tout le monde s'accorde à reconnaître que la priorité des priorités, c'est de mettre en œuvre une politique de maîtrise de la consommation d'énergie beaucoup plus ambitieuse qu'elle ne l'est aujourd'hui. L'efficacité constitue non seulement le meilleur moyen de lutter contre les changements climatiques, mais c'est aussi de répondre aux enjeux d'indépendance énergétique et de réduire la facture des ménages et des États.

Faire des économies est bien plus rentable que d'investir dans le nucléaire. Le Rocky mountain institute a ainsi calculé qu'un euro investi dans des mesures de maîtrise de la consommation et d'économies d'énergie permet d'économiser 7 fois plus d'énergie que ne peut en produire un euro investi dans le nucléaire. « Trente ans après les chocs pétroliers et alors qu'elle s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne, la France doit se dégager de son obsession du nucléaire, aussi irresponsable qu'irrationnelle, et faire de l'efficacité énergétique et de la maîtrise de la consommation sa seule et unique priorité », demande Frédéric Marillier.
 
Source : Greenpeace France 

À Poitiers, Greenpeace se mobilise contre le Koleos, le 4x4 de Renault, arme de destruction massive du climat

Poitiers, le 12 juin 2008 – Alors que Renault lance aujourd’hui sur le marché son premier 4x4 baptisé Koleos, Greenpeace se mobilise à Poitiers, mais aussi dans une vingtaine de villes de France. Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont rendre visite à leur concessionnaire pour « célébrer » avec humour la naissance d’une merveille anti-écologique et « féliciter » Renault comme il se doit pour son engagement en faveur du climat. 

« Le Koleos, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Renault va à contresens de l’histoire, déclare Anne Valette, en charge de la campagne Climat à Greenpeace. À l’heure de la flambée du prix du pétrole et de l’urgence climatique, alors que les consommateurs recherchent plus que jamais des véhicules peu gourmands en carburant et faiblement émetteurs de dioxyde de carbone, quelle mouche pique ce constructeur de lancer un 4x4 qui consomme jusqu’à 10 litres au 100 et émet jusqu’à 237 g de CO2/km ? »

Jusqu’à présent, la marque au losange s’était tenue à carreau et ne s’était pas aventurée sur le segment des « Crossover », ces véhicules taillés pour les expéditions tout-terrain mais utilisés pour les virées au supermarché. Mais avec le Koleos, Renault commercialise une véritable arme de destruction massive du climat. Ce croisement entre une berline et un 4x4 affiche des mensurations impressionnantes : il pèse entre 1,5 et 1,7 tonne, présente un moteur très puissant (150 à 175 chevaux), donc très gourmand (7,2 à 9,9 litres/100 km). Résultat : les dix modèles émettent en moyenne 209 g de CO2/km, d’où un malus de 750 à 1 600 €.
 
« Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont dénoncer avec humour le double jeu de Renault. D’un côté, ce constructeur communique tous azimuts sur son label "Eco 2" et, de l’autre, il commercialise une arme de destruction massive du climat et reste solidaire des constructeurs allemands qui, à Bruxelles, mettent tout en œuvre pour torpiller les négociations en cours sur la future réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves », dénonce Anne Valette.

Cette future réglementation européenne constitue l’un des dossiers majeurs qui devrait être bouclé d’ici la fin de l’année sous présidence française de l’Union. Suite au lobbying de l’industrie automobile européenne, constructeurs allemands en tête, l’ambition du texte a été réduite à peau de chagrin. Et l’accord conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 9 juin fait figure de coup de grâce. D’ici la fin de l’année, les autres États membres de l’UE ainsi que les députés européens examineront le projet de réglementation. Greenpeace les appelle à rejeter le déplorable compromis franco-allemand et à amender le texte qui, pour être à la hauteur du défi climatique, doit notamment :

- limiter la moyenne des émissions à 120 g de CO2/km d’ici à 2012, et à 80 g/km d’ici à 2020 ;

- comprendre des pénalités immédiatement dissuasives (150 € pour chaque gramme de CO2 supplémentaire, pour chaque véhicule vendu), seule garantie que les constructeurs respecteront les nouvelles normes.

Source : Greenpeace Poitiers
 

Dossier PCB : premier bilan des résultats du mouvement FNE

Pour rappel, ce dossier, suivi par la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature) depuis 25 ans, avait déjà à l’époque fait l’objet de premières plaintes contre X (la toute première en 1983).

Depuis plus de 3 ans, la FRAPNA avec le soutien de FNE (France Nature Environnement) sur tout le bassin du Rhône, en lien avec l’URVN (Union Régionale Vie et Nature pour la région PACA) et LRNE (Languedoc Roussillon Nature Environnement) se bat pour faire prendre en considération cette pollution majeure, par les autorités publiques. Elle a réussi progressivement à mobiliser les Fédérations de pêche, ainsi qu’un certain nombre de villes concernées (Pour les premières : Meyzieu, Décines-Charpieu, ville de Lyon…).

 

Pour Alain Chabrolle, Porte-parole de FNE sur le dossier PCB :

« Aujourd’hui, nous observons des avancées sur ce dossier au plan politique! Plusieurs propositions de notre mouvement ont enfin débouché sur des plans d’actions opérationnels, aussi bien au niveau local que national. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’implication permanente de nos bénévoles, mais également grâce à la structure même du mouvement FNE, particulièrement adaptée pour réagir à l’actualité en mobilisant nos équipes immédiatement et directement sur le terrain [1]. Notre force sur ce dossier réside dans notre capacité à fédérer nos expertises pour proposer des perspectives constructives de résolution de cette crise sans précédent sur le plan environnemental et sanitaire. C’est ce travail de fond qui permet de faire avancer concrètement ce dossier. »

 

Au lendemain du 2ème COPIL du Plan PCB Rhône, FNE met à votre disposition un bilan de nos résultats sur l’année 2007 et le premier semestre 2008 pour le bassin du Rhône, mais aussi au niveau national.

 

Il est clair que sans notre présence aux différents comités de planification et de gestion, sans la profonde implication de nos représentants bénévoles présents depuis la première heure de la contamination, bref, sans le travail de réflexion et de concertation que nous menons depuis toutes ces années, la réaction politique n’aurait sans doute pas été celle qu’elle est aujourd’hui ! Il n’en reste pas moins que nous nous posons la question de la capacité de ces plans d’actions à apporter une réponse globale et satisfaisante à la crise.

 

[1]Voir la carte des associations mobilisées sur notre site

 

Consultez le bilan : http://www.fne.asso.fr/GP/actualite/bilanpcb_280508.pdf

 

Source :  FRAPNA

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