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28.07.2008

Prolongement de l'A16: les associations enfins écoutées!

Mercredi 16 juillet, le ministre d’Etat de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, a publié la décision concernant le tracé du prolongement de l’A16. Le tracé choisi (dit « tracé B »), prend pleinement en compte les recommandations soulevées par les associations lors du débat public. Ce choix significatif témoigne donc bien de l’importance de la démocratie dans les prises de décision concernant l’aménagement du territoire.

Il convient en effet de rappeler que pour ce projet, il n'y avait pas d'obligation pour le maître d'ouvrage de soumettre à la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Le "tracé A" était décidé à travers l'espace agricole de la Plaine de France. Mais suite à la demande des associations locales, France Nature Environnement et le Conseil Régional ont saisi la CNDP qui a permis un débat public. Il a ainsi été possible, durant l’ensemble des réunions, de mettre en avant nos préoccupations telles que la protection des milieux naturels et agricoles. Les associations, les riverains ainsi que les agriculteurs ont pu enfin être écoutés!

Le choix du « tracé B » , tel que mis en avant par les associations, est de plus pleinement compatible avec le projet de SDRIF (Schéma directeur de la région Ile de France) et indique bien un front urbain d’intérêt régional. On peut néanmoins regretter la non prise en compte de l’amélioration nécessaire des liaisons ferroviaires ainsi que la mention faite, une fois de plus, à une possible troisième plateforme aéroportuaire.
 
Source : FNE

Nos enfants nous accuseront : LE film qui décuple l'envie de changer le monde

Nos enfants nous accuseront : un film de Jean-Paul Jaud. Musique composée et dirigée par Gabriel Yared.

LE film de la rentrée bouleversant décuple l'envie de “changer le monde”… Il propose de nombreux témoignages et apporte un regard pointu sur l’environnement et les effets des produits chimiques comme les pesticides sur notre santé.  Soutenu par le WWF, ce documentaire dénonce les ravages de l’industrie agrochimique et montre que les solutions existent. Il démontre que l’on peut produire autrement, durablement, des denrées alimentaires de haute qualité sanitaire en quantité suffisante, avec des performances économiques bien supérieures aux méthodes industrielles.

http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

 Ecolopresse

L'environnement, dernier alibi de l'Union européenne ?

Trois ans après le non français au référendum sur le Traité constitutionnel, le peuple irlandais vient de refuser la copie quasiment conforme du traité de Lisbonne. Si, pour certains optimistes comme le Premier ministre polonais M. Donald Tusk, il ne s'agirait que d'un « incident référendaire », beaucoup de commentateurs estiment que la construction européenne est en panne. Mais la réalité est bien pire. Il serait plus juste d'admettre que cette nouvelle étape ne fait qu'aggraver une crise profonde dans laquelle les institutions communautaires s'enfoncent un peu plus chaque jour. S'il en était besoin, le vote irlandais prouve une nouvelle fois que l'Union européenne ne fait plus illusion. Libérale, atlantiste, antidémocratique, l'Europe que l'on construit sous nos yeux n'est définitivement pas celle des peuples. Dans ces conditions, que reste-t-il pour sauver les apparences ? Bien peu de choses, sans doute. A moins de trouver une crise plus grave encore que celle de la construction européenne. Un problème majeur, d'avenir, grâce auquel l'Europe pourrait facilement redorer son blason... Un problème comme celui du changement climatique.


Rien de tel que l'écologie, en effet, pour faire oublier le désastre social des politiques européennes et laisser croire au citoyen que l'on se soucie de son bien-être et de celui des générations futures. M. José Manuel Barroso ne dit pas autre chose lorsqu'il estime le sujet « important sur le plan politique, parce que cela peut réconcilier l'Europe avec les nouvelles générations qui parfois ne se reconnaissent pas dans notre action »i. C'est ainsi que les délégués européens, puisant leur inspiration dans le succès de M. Al Gore, ne ménagent pas leur peine pour paraître « en pointe du combat pour le climat » à chaque sommet où ces questions figurent à l'ordre du jour. Il y a fort à parier que le camouflet du traité de Lisbonne annonce un redoublement d'activité en la matière, et ce dès le début de la présidence française de l'Union.


Malheureusement, les déclarations d'intention ne peuvent se substituer à un bilan objectif des politiques menées. Et c'est bien là que le bât blesse. Si l'Europe avait à subir un audit environnemental, ce dernier montrerait à quel point ses choix ont contribué à la destruction des écosystèmes en donnant une priorité absolue à la concurrence libre et soi-disant non faussée.

article entier >>>

Auteur : Aurélien Bernier - Secrétaire National du Mouvement politique d'éducation populaire

27.07.2008

Synthèse du sondage IFOP/Rainett sur les produits ménagers et l'environnement

Pour l’ensemble des achats quotidiens, la principale raison pour laquelle, selon les Français, les comportements de consommation ne suivent pas toujours la volonté citoyenne est tout simplement le fait que ces produits coûtent plus cher que les autres.

L’enjeu environnemental est devenu ces dernières années une préoccupation importante et partagée par un très grand nombre de Français et de manière générale de citoyens à travers le monde. La prise de conscience a eu lieu, des comportements citoyens, à l’exemple du tri sélectif, se sont mis en place.

En terme de consommation, et surtout d’habitude d’achat, les changements de comportements sont toutefois plus lents ou plus difficiles, sauf pour les produits fortement énergivores pour lesquels le critère environnemental traduit en économie d’énergie trouve désormais une place importante dans les critères de choix.Pour l’ensemble des achats quotidiens, la principale raison pour laquelle, selon les Français, les comportements de consommation ne suivent pas toujours la volonté citoyenne est tout simplement le fait que ces produits coûtent plus cher que les autres. En ces temps de contraintes sur le pouvoir d’achat, c’est la principale raison pour 48% des consommateurs, loin devant la difficulté à modifier ses habitudes (12%), un manque d’information sur les impacts environnementaux directs (12%) ou encore la difficulté à trouver les produits (11%).Ce handicap de cherté est notamment mis en avant par les femmes, les 35-49 ans et les professions intermédiaires, les populations qui représentent les plus fortes cohortes de consommateurs dans les rayons de nos magasins.

Au delà de cette difficulté à changer ses habitudes dans les achats quotidiens en raison de cette cherté perçue, reste à aider les consommateurs à repérer les produits davantage respectueux de l’environnement. S’agissant particulièrement des produits d’entretien ménager, le premier élément qui permet au consommateur d’être convaincu consiste à lui apporter une caution par la présence d’un label environnemental (24%), suivi, tout simplement, de mentions telles que « écologiques » ou « bon pour l’environnement » mises en évidence sur l’étiquette (16%), ou de recommandations de proches ou d’amis (15%). Nous observons qu’auprès des maîtresses de maison, principales acheteuses de la catégorie de produits, le premier critère est celui de la mention des vertus environnementales sur le pack (22%) suivi de la présence du label (21%) alors que l’écart se creuse nettement à la faveur du label (41%) après de la cible CSP+, dont nous savons qu’elle est à la fois plus préoccupée par l’enjeu environnemental, plus sensibilisée, et plus « experte ».Ces critères de réassurance sont donc tout à fait différents, sans doute complémentaires : Nous sommes à la fois sur une demande de réassurance neutre et objective à travers la caution apportée par le label, et face à un besoin de repérage du produit au sein de l’offre. Ceci est révélateur du double besoin exprimé par les consommateurs : aidez-moi à valider les réelles qualités environnementales mises en avant par les marques ; aidez-moi à repérer les produits davantage respectueux de l’environnement au sein de l’ensemble de l’offre.

La préoccupation environnementale est souvent autant locale, c’est à dire proche de moi (pollution de l’air, de l’eau .. .) que lointaine (déforestation, fonte des glaces …). Si l’on parle souvent de la santé de la planète, l’étude Ifop/Rainett révèle à quel point la santé humaine est aussi directement concernée : lorsque les consommateurs sont interrogés sur les risques éventuels occasionnés par les produits d’entretien, ils sont 93% à estimer qu’ils présentent un risque pour l’environnement/la nature (dont 60% à en être convaincus) ; ils sont 82% à estimer qu’ils présentent également un risque pour la santé des consommateurs (dont 43% à en être convaincus).

Le sentiment est donc clairement établi sur les risques potentiels, savent-ils pour autant quel est la nature et l’explication de ce risque : pas vraiment : seuls 7% estiment savoir parfaitement quels sont les composants des produits d’entretien qui représentent un risque ; 47% la savent vaguement, et 46% ne le savent pas. Nous établissons donc clairement ici, d’une part, le fort besoin d’information et de pédagogie à mener à destination du grand public, d’autre part que cette méconnaissance laisse bien sur la place aux idées reçues et aux approximations à travers lesquelles le consommateur, faute d’expertise, va évaluer les produits dits respectueux de l’environnement. C’est également un élément explicatif du fait que pour bon nombre de consommateurs, vigilants sur le discours des marques, la première demande est une demande de validation et de crédibilité devant leur difficulté à évaluer par eux-mêmes ces qualités environnementales.

Désireux, au delà de cet handicap prix, à intégrer ce critère environnemental, l’étude révèle, et c’est très important, une perception spontanée positive de la valeur environnementale des produits d’entretien identifiables comme « écologiques » : 78% des Français sont d’accord pour dire que ces produits respectent davantage la santé et l’environnement que les autres produits d’entretien. Ils le pensent d’ailleurs d’autant plus qu’ils sont convaincus des méfaits des produits d’entretien sur la santé humaine et l’environnement. Ces produits d’entretien « écologiques » le sont donc bel et bien. Le sont-ils au détriment de leur efficacité ? non : A défaut de les estimer plus efficaces (6%), ils sont convaincus qu’il sont aussi efficaces que les autres (78%). Soit 84% à les estimer plus ou aussi efficaces, et seulement 16% à penser qu’ils puissent l’être moins.Les produits écologiques doivent donc, en premier lieu pour définitivement séduire les consommateurs, être attractifs en terme de prix, ce n’est pas le cas aujourd’hui et cela pose un problème d’accessibilité de l’offre pour des consommateurs en prises avec des difficultés de pouvoir d’achat. Ils doivent ensuite être à la fois crédibles (via la caution d’un label) et repérables (via les annonces on pack).

En revanche, les produits d’entretien « écologiques » ne sont pas perçus comme moins efficaces. C’est très important pour un consommateur qui n’est pas prêt à sacrifier ses acquis en terme de bénéfices produit pour le seul bénéfice environnemental. Dans une logique de « marketing géologique », le bénéfice environnemental doit être « un plus ».Convaincus des risques environnementaux, pour la santé humaine et celle de la planète, que peuvent occasionner les produits d’entretien, les marques doivent aujourd’hui éduquer et former les consommateurs sur les facteurs de risques, aider ses consommateurs à repérer l’offre davantage respectueuse de l’environnement, et apporter des éléments de réassurance aux clients les plus sensibilisés et informés.

Alain RENAUDIN, Directeur Général Adjoint, Ifop

 

Après les incidents du Tricastin : le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste le classement officiel des événements nucléaires

Les autorités désinforment les citoyens en classant au niveau 1 ou 0 des événements graves


Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre l'utilisation délibérément trompeuse qui est faite de l'échelle (dite INES) des incidents nucléaire par les exploitants (EDF, Areva, CEA) et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Notons d'ailleurs que l'échelle INES est un simple outil de communication destiné à rendre acceptable des faits et des situations qui ne le sont pas. Il faudrait remplacer cette échelle par une vraie claissification des événements et de leur dangerosité. Les récents événements au Tricastin illustrent parfaitement la situation :

Usine Socatri-Areva
Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008 à l'usine Socatri-Areva, le rejet dans l'environnement de 360 kg d'uranium, même ramené ensuite à 74kg (sans d'ailleurs que personne ne sache vraiment pourquoi), devait être classé bien plus haut qu'au niveau 1 (simple "anomalie").

En effet, en se référant aux documents produits par les autorités elles-mêmes, on s'aperçoit qu'il s'agit au moins d'un "incident grave", niveau 3 ("Rejet "Très faible" avec exposition du public en deçà des limites prescrites") ou même d'un accident de niveau 4 ("Rejet "mineur", avec exposition du public de l'ordre des limites prescrites")

Centrale nucléaire EDF
La contamination de 100 personnes a été classée au niveau... zéro ! Les autorités sombrent carrément dans le ridicule. D'ailleurs, selon leurs propres référentiels (*), il s'agit au moins d'un incident de niveau 1 ("Anomalie en raison d'une défaillance de matériel, d'une erreur humaine ou d'une insuffisance dans l'application des procédures") ou plus sûrement d'un incident de niveau 2 ("Contamination humaine à l'intérieur du site" et "Défaillances importantes des dispositions de sécurité").

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste aussi contre le fait que les conséquences des contaminations (à ne pas confondre avec les irradiations) soient littéralement niées par les autorités, alors qu'elles sont très graves même à des niveaux très faibles de radioactivité.

Une contamination a lieu lorsque des particules radioactives pénètrent dans un organisme vivant, en l'occurrence celui d'un salarié du nucléaire ou d'un riverain. Des particules peuvent alors se fixer dans un organe (en particulier les poumons en cas d'inhalation) et c'est alors un cancer presque assuré, même si c'est vingt, quinze, dix ou cinq ans plus tard.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle aussi que, dès 1990, la très officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) avait admis que "Toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique" (CIPR 1990). Il est donc clair que le discours habituel des indutriels et de l'Autorité de sûreté nucléaire - du genre "Les niveaux de contamination sont inférieurs à la limite réglementaire" - est parfaitement trompeur.

C'est d'ailleurs dans le même but d'abuser les citoyens que les déchets radioactifs sont classés en diverses catégories. Il ne faut surtout pas croire que les déchets dits "à faible activité" ne sont pas dangereux, et il faut savoir que les déchets "à vie courte" peuvent rester dangereux pendant des siècles... voire des millénaires.

Ces terminologies, soigneusement étudiées pour tromper les citoyens, ne grandissent pas les promoteurs du nucléaire lesquels, il est vrai, n'ont jamais hésité depuis 40 ans à employer les méthodes les plus antidémocratiques pour imposer l'atome.

 

(*) http://www.asn.fr/sections/fichiers-joints/fiche-ines/downloadFile/attachedFile_f0/ines.pdf

Source : Réseau Sortir du Nucléaire

26.07.2008

Nucléaire : pour une enquête

Les quatre députés Verts français, Martine Billard, Yves Cochet, Noël Mamère et François de Rugy ont déposé une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la sécurité des installations électro-nucléaires françaises et la protection des habitants.

Critiques de tous temps du choix nucléaire, et inquiets des dissimulations et retards constatés lors des évènements de Tricastin et de Romans-sur-Isère de juillet 2208, Les Verts estiment « plus que jamais nécessaire que les députés contribuent à briser cette culture du secret qui entoure depuis toujours le nucléaire en France. »

Dans la proposition de résolution qu’ils soumettent à leurs collègues, ils demandent la mise sur pied d’une commission qui aura six missions
- Etablir les faits concernant l’accident de Tricastin et les pollutions antérieures autour de ce site
- Apprécier le délai, la transparence et les modalités d’information du public, tant par l’entreprise que par les pouvoirs publics
- Établir un relevé systématique et précis des contaminations radioactives sur tous les sites et autour des installations électro-nucléaires françaises (y compris les sites de stockage de déchets)
- Mesurer les dégâts écologiques sur les écosystèmes concernés ainsi que les risques sanitaires pour les populations exposées
- Evaluer la gestion des programmes de prévention et de sécurité de ces installations
- Identifier les dysfonctionnements de la filière nucléaire française et faire des propositions pour améliorer la sécurité des installations.

 

Source : Citron-Vert

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Trop de bois illégaux sur les marchés de l’UE

En 2006, l’Union européenne a importé entre 26,5 et 31 millions de stères de bois et produits forestiers d’origine illégale, ce qui équivaut à la quantité totale de bois exploité en Pologne cette même année. Au total, 23 % des produits forestiers importés d’Europe de l’Est, 40 % de ceux importés d’Asie du Sud-Est, 30 % de ceux d’Amérique latine et 36 % à 56 % de ceux d’Afrique proviennent de sources illégales ou suspectes.

Le cas de la France est préoccupant. Elle occupe la sixième place des importateurs de bois et produits forestiers d’origine illégale en Europe. Les sources d’importation sont les suivantes : Chine ; Indonésie (1/3 des exportations illégales de pulpe à papier) mais aussi Afrique Centrale (un quart des exportations de bois de sources illégales ou suspectes du Congo et la moitié de celles du Gabon).

« L’abattage illégal des arbres détruit la fonction protectrice des forêts, accroissant ainsi les risques de catastrophes naturelles telles que les inondations et les glissements de terrain et conduit à la déforestation qui est l’une des principales causes du changement climatique. Et ce n’es pas tout, il tire également les prix du bois vers le bas, causant des préjudices financiers importants aux Etats, et aux communautés locales, » a déclaré Emmanuelle Neyroumande, responsable Forêts au WWF-France. « Il est nécessaire de prendre des mesures fermes à l’échelle de l’UE afin de protéger ce qu’il reste des forêts mondiales et de préserver notre propre avenir. »

L’étude met en lumière l’inefficacité de l’actuel schéma d’octroi de licence de FLEGT (Application de la réglementation, gouvernance et échanges commerciaux dans le domaine forestier) au niveau de l’UE. Même si tous les accords de partenariat volontaires négociés en ce moment par l’UE dans le cadre de FLEGT étaient conclus, environ 90 % de bois illégal continuerait à arriver sur les marchées européens. Pourquoi ? De nombreux produits fabriqués à partir de bois illégaux (par exemple des meubles et d’autres produits transformés à base de bois ou du papier) échappent à la réglementation FLEGT. De plus, aucune négociation de ce type n’est prévue avec des pays tels que la Russie ou la Chine qui sont des sources importantes de bois illégal.Or quelles sont les dix routes principales du commerce de bois illégaux ?

Le principal exportateur est la Russie, avec 10,4 millions de stères de bois d’origine illégale ou suspecte transférés vers les pays de l’UE en 2006. Près de la moitié de ce bois est arrivé sur le marché européen par la Finlande où il a été transformé en pulpe et en papier, puis exporté vers les autres pays de l’UE. Tandis que l’Indonésie occupe la seconde place, la Chine est récemment devenue un acteur majeur en triplant ses exportations vers l’UE de produits issus du bois et du papier entre 2003 et 2006. Or,32 % de celles-ci sont suspectes et pourraient avoir une origine illégale. Parallèlement, la Chine importe la plus grande part de son bois de régions dites à haut risque telles que l’extrême orient de la Russie, le sud-est asiatique et l’Afrique, ce qui laisse à douter fortement de l’origine légale du bois.

Face à l’urgence, le WWF demande instamment l’introduction d’une législation communautaire visant à garantir que seul des bois légaux soient vendus sur le marché européen. Les exportateurs devront prouver l’origine et la légalité du bois et des pénalités seront introduites pour toute violation. La Commission européenne devrait faire une proposition à ce sujet dans les prochains mois.

Rapport disponible sur http://assets.panda.org/downloads/illegal_wood_for_the_eu...

Le rapport est basé sur une étude menée par le WWF-Allemagne sur le marché allemand, “Illegaler Holzeinschlag und die EU”,disponible sur : www.wwf.de/HolzimportD2008
 
Source : WWF

 

Nouvelle fuite radioactive sur un site nucléaire à Romans sur Isère : Une nouvelle étape du Tour de France des accidents nucléaires ?

Des rejets d'effluents radioactifs ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d'une rupture de canalisation. Comme d'habitude, c'est le porte parole de l'ASN qui a délivré et contrôlé cette information. Réaction de France Nature Environnement.

Dysfonctionnements sur le chantier de l'EPR de Flamanville, fuite d'uranium sur le site Socatri de Tricastin, fuite radioactive à Romans sur Isère….

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE :
«A chaque fois, l'information est verrouillée par l'Autorité de sûreté nucléaire, et le politique en est réduit au rôle de commentateur sportif de ce tragique Tour de France des accidents nucléaires ! Où est la ligne d'arrivée ?»

France Nature Environnement rappelle que, depuis la loi du 13 juin 2006 mal dénommée « de transparence et de sécurité nucléaire», tous les pouvoirs de gestion de la filière nucléaire sont concentrés dans les mains des 5 dirigeants de l'Autorité de sûreté nucléaire. Tous les fonctionnaires spécialisés sont également sous la tutelle de l'ASN, démocratiquement et juridiquement irresponsable.

FNE demande à ce que des autorités de contrôle indépendantes de l'ASN puissent faire un audit public de ces différents accidents pour que tout citoyen puisse en connaître les causes et les effets. FNE réfléchit aux actions en justice possibles.

Enfin, Arnaud Gossement souligne :
« Ce n'est pas en faisant sauter un fusible, comme le directeur du site Socatri, que l'on résoudra les problèmes d'une énergie électrique à 80% nucléaire ! Il faut abroger la loi du 13 juin 2006, abandonner la relance du nucléaire, promouvoir un nouveau modèle énergétique et imposer des règles démocratiques de base à la filière nucléaire. Aujourd'hui, Le politique a perdu le contrôle du nucléaire !».
 
Source : FNE

Les Amis de la Terre disent non au fichier EDVIGE

Les Amis de la Terre rejoignent le collectif « Non à EDVIGE » en s’opposant catégoriquement à ce nouveau projet d’atteinte aux libertés publiques et individuelles. En tant qu’association écologiste, les Amis de la Terre estiment qu’aucun individu ne doit être fiché pour la liberté de ses choix associatifs, politiques, syndicaux ou religieux. Les Amis de la Terre demandent le retrait du décret.

Le fichier EDVIGE est issu du décret du 27 juin 2008 créant le fichier d’Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information Générale (EDVIGE) : il concerne toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées. Il vise en outre toutes les personnes (ou groupes) "susceptibles de porter atteinte à l’ordre public". Les données fichées, extrêmement larges, concernent les droits et les libertés publiques et individuelles (fichage des militants), les droits des enfants (fichage des mineurs dès 13 ans, fait sans précédent) et le respect de la vie privée (vie sexuelle, état de santé, relations personnelles, comportements, déplacements, appartenance ethnique, etc.).

Le fichier EDVIGE représente une nouvelle régression des droits et des libertés publiques et individuelles. Il entérine même un principe d’anticipation des délits, basé sur de pures suppositions. Claude Bascompte, président des Amis de la Terre, analyse : « Ce fichier prépare la répression potentielle envers tout militant exerçant ses choix écologistes, syndicalistes, politiques,etc. Le gouvernement est passé outre les réserves émises par la Commission Nationale Informatique et Libertés (CNIL), et sans aucun débat public préalable. C’est tout simplement inacceptable. »

Il ajoute : « Le Grenelle de l’Environnement affichait un principe de négociation à cinq partenaires avec notamment les associations écologistes et les syndicats. Le Président de la République s’engageait donc à les considérer officiellement comme des partenaires à part entière : aujourd’hui il les fiche. C’est une nouvelle violation grave de l’esprit du Grenelle. Lorsque les ONG acceptent de négocier, elles sont fréquentables, mais lorsque leurs militants manifestent, ils sont fichés ! »

Les Amis de la Terre demandent le retrait du décret, rejoignant en cela la Ligue des Droits de l’Homme, la CGT, le Syndicat de la Magistrature, la Confédération Nationale du Logement ou 300 autres organisations et 40 000 citoyens, une mobilisation record en quinze jours de période estivale.

Notes :
(1) Extrait du site officiel du service public ici
(2) Pétition en ligne ici

Source : Les Amis de la Terre

La destruction intentionnelle de nichées menace la reproduction du busard cendré

Tandis que des centaines de bénévoles et d’agriculteurs se mobilisent, chaque année, pour permettre à de jeunes busards cendrés de prendre leur envol, quelques individus détruisent intentionnellement des nichées. Ainsi, le 20 juillet dernier et au début du mois, plusieurs poussins ont été tués dans le Rhône et le Jura. La LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), le Centre de soins Athénas, le GPBR (Groupe de Protection des Busards du Rhône) et le CORA (Centre Ornithologique Rhône-Alpes) dénoncent ces actes lâches et scandaleux qui mettent en péril la reproduction de cette espèce menacée !

 

Dans le Rhône, le 2 juillet dernier, six jeunes busards issus de deux nichées ont été tués intentionnellement à Saint-Maurice-de-Dargoire. Dans le Jura, une nichée de 2 busards a été détruite le 4 juillet à Saint-Aubin et une de 3 jeunes, le 20 juillet à Longwy-sous-le-Doubs. Des faits similaires s’étaient déjà produits dans ce département en 2004 et 2007.

Ces destructions intentionnelles réduisent à néant les actions de préservation menées par le bénévoles et les agriculteurs, et viennent s’ajouter aux menaces pesant sur l’espèce. Face à la dégradation de leurs habitats d’origine (friches, landes, marais), ces rapaces ont progressivement colonisé les cultures où ils nichent à même le sol.

Or, leurs poussins sont trop petits pour s’envoler avant le passage de la moissonneuse, notamment depuis que les moissons se font plus précoces.

L’action des naturalistes est donc indispensable pour sauvegarder l’espèce qui compte environ 5 000 couples nicheurs en France, soit 50 % de la population mondiale (Russie exceptée).

Depuis 30 ans (1976), des centaines de bénévoles se mobilisent chaque année, partout en France, pour permettre l’envol des jeunes busards. Ces protecteurs localisent les nids dans les champs, informent les agriculteurs et mettent en œuvre, avec l’accord de ces derniers, des actions de protection appropriées. La coopération entre naturalistes et agriculteurs est donc systématique pour protéger les nichées.

En 2007, 429 bénévoles ont effectué 5 310 journées de surveillance, permettant à 1 310 jeunes busards cendrés de prendre leur envol. Sans cette action, seule la moitié (1 336) des 2 646 jeunes observés à l’envol, aurait survécu à la moisson. Les 1 310 autres auraient été détruits par les moissonneuses.

Un programme scientifique de marquage à l’aile de ces oiseaux, mené par le CNRS en 2007 et 2008 devrait, quant à lui, permettre de connaître plus précisément l’écologie du busard cendré et d’envisager sa protection à long terme. Mais, c’était sans compter les actes de barbarie de quelques individus ! Au mépris du travail des naturalistes et de la propriété privée agricole, ils ont piétiné les récoltes et écrasé à coups de pied des poussins âgés d’à peine 20 jours qui faisaient partie de ce programme national, certains étant déjà équipés de marques alaires !

Ces destructions volontaires, heureusement rares et localisées, sont unanimement condamnées par les agriculteurs, les naturalistes et les habitants des communes.

Pour que la destruction des deux nids de Saint-Maurice-Sur-Dargoire ne reste pas impunie, le 12 juillet dernier, le Groupe de Protection des Busards du Rhône (GPBR) a porté plainte contre X auprès de la gendarmerie de Mornant et fait une déposition auprès de l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) qui a dressé un procès-verbal.

 

La LPO, le Centre de soins Athénas, le GPBR et le CORA dénoncent ces actes lâches et scandaleux et espèrent qu’ils ne resteront pas impunis !

 

 

Le busard cendré : un rapace migrateur emblématique des plaines agricoles


Identification

Plus grand que le faucon crécerelle mais plus petit que la buse variable, il est le plus petit des trois espèces de busards d’Europe occidentale. Il se caractérise par son plumage gris, sa silhouette fine, légère et élégante. Son envergure peut varier de 97 à 115 cm, sa longueur de 40 à 42 cm et son poids de 295 à 345 g.

Répartition

En France, quelques centaines de couples sont présents en Poitou-Charentes, Champagne-Ardenne, Lorraine, Rhône-Alpes et dans une zone allant du Massif-Central au Roussillon On trouve également de petites populations dans le Nord, le Nord-Pas-de-Calais, la Somme, l'Oise, la Manche et la Corse.

Migration

La population européenne de busard cendré hiverne en Afrique et la population asiatique, qui se situe depuis la mer Caspienne jusqu'à l'Ouest de la Sibérie, le Kazakhstan et l'Asie centrale, hiverne dans la péninsule indienne.

Statuts

Le busard cendré figure en annexe I de la Directive « Oiseaux » (n°79/409 du 6 avril 1979) et en annexe II de la Convention de Berne. En tant qu’espèce migratrice, la Convention de Bonn (82/461/CEE du Conseil, du 24 juin 1982) lui accorde un statut de protection à l'échelle mondiale. Il est également protégé par la CITES (Convention sur le Commerce International des Espèces).

Alimentation

Le busard cendré se nourrit de rongeurs et d’insectes, et occasionnellement de petits oiseaux, de batraciens et de reptiles... Il permet de limiter les populations de criquets au sud du Sahara et de campagnol des champs sur notre territoire.

Reproduction

Dans nos régions, la ponte, qui compte 3 à 5 œufs, a généralement lieu de la mi-mai à la mi-juin. Les poussins peuvent voler sur de courtes distances dès 30 jours.

Plus d’informations 

http://busards.lpo.fr/index.html

 

La surveillance des busards

L’intervention des surveillants est particulièrement complexe. Comme les busards ne construisent pas de nid et qu’ils changent chaque année de site, il faut prospecter et observer durant de longues heures avant de repérer leur lieu de nidification. Il faut ensuite contacter l’agriculteur concerné et le sensibiliser à leur protection. Pour rendre possible les actions de protection, il faut obtenir, au minimum, l’autorisation de pénétrer dans le champ. Mais la coopération peut être plus étroite : les surveillants obtiennent parfois le maintien d’un périmètre non fauché autour du nid et l’autorisation de poser un grillage pour empêcher la prédation. Cette année, grâce au soutien de la Fondation Nature et Découvertes, un cahier technique, qui leur était consacré, et un dépliant de sensibilisation des agriculteurs ont été diffusés aux acteurs de terrain. La LPO recherche chaque année des bénévoles « busards » de début mai à fin juillet, dans un grand nombre de départements en France. La surveillance est un travail difficile, nécessitant une forte motivation et une importante disponibilité.

 

L’année prochaine, si vous souhaitez participer à la protection des busards,

contactez la LPO Mission Rapaces, Tél : 01 53 58 58 38 Fax : 01 53 58 58 39

 

Source : LPO

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