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25/02/2009

Salon de l’agriculture : les 10 priorités de FNE pour l’agriculture de demain

Les 10 priorités de France Nature Environnement pour que l’agriculture de demain permette de nourrir les hommes tout en préservant les équilibres naturels.


- Réorienter les aides de la PAC vers une agriculture qui protège la biodiversité, la qualité des eaux, du sol et de l'air et vers un soutien significatif aux prairies permanentes, à l’agriculture biologique et à la diversification des productions dans les exploitations agricoles

- Encourager l’agriculture de haute valeur environnementale. Cette agriculture se caractérise pour FNE par une faible consommation d’engrais et de pesticides (les intrants) et de la place laissée aux espaces de biodiversité (haies, bosquets, mares, etc.)

- Soutenir le développement des surfaces en agriculture biologique, et accroître la consommation de produits biologiques dans la restauration collective

- Réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2018, en encourageant la recherche, la promotion des techniques alternatives, la formation des utilisateurs. Le conseil et la vente de pesticides doivent être séparés.
 
- Renoncer à l’utilisation de pesticides dangereux
pour l’environnement et la santé, comme par exemple l’insecticide Cruiser, qui présente un risque avéré vis-à-vis des abeilles et autres pollinisateurs. Pour demander cette interdiction, signez la pétition de FNE !

- Renoncer aux filières industrielles d’agrocarburants. Leur bilan énergétique, écologique et sanitaire est loin d’être avéré. Ils entrent en compétition avec une agriculture à vocation nourricière.

- Favoriser l’autonomie énergétique des exploitations : production d’huile-carburant à la ferme, baisse de la consommation d’intrants (engrais, fioul, etc.)

- Rendre l’élevage européen plus autonome vis-à-vis des importations (80% des protéines destinées à l’alimentation du bétail européen sont importées)

- Imposer aux produits agricoles importés les mêmes exigences environnementales qu’aux productions européennes en instaurant  une régulation environnementale des échanges

- Favoriser une consommation de produits locaux et de saison et doter les villes de ceintures nourricières en préservant les espaces agricoles périurbains

Source : FNE

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Commentaires

Proposition :

DÉVELOPPONS UNE AGRICULTURE ÉCOLOGIQUE MODERNE
10 conseils pour un laboratoire à l'échelle de la Planète

Comprenons-nous la Nature ? Fonctionne t-elle mal au point de devoir lutter contre elle ? Or les découvertes de la science du vivant et l'observation des écosystèmes sauvages, confirment qu'elle fonctionne très bien...

L'agriculture écologique moderne part de ce constat et dès lors travaille avec la Nature, vaste champ d'étude, première partie d'une révolution agricole.

Seconde partie de cette révolution : le local au service du global. Multiplier les petites fermes de proximité, dans chaque pays, dans chaque village pour une production à faible impact environnemental, socialement responsable et capable de nourrir la population mondiale.

1- Formons-nous nous-mêmes : Osons apprendre le monde vivant par nous-mêmes ; observons, retardons au maximum notre envie d'intervenir face au problème. Ne pas intervenir du tout sur des parcelles d'essais.

2- Osons un sol sauvage, non labouré, non traité même biologiquement ; la diversité des organismes du sol est notre sécurité, le non labour l'un des points clefs du contrôle des herbes, de la fertilité du sol et de la santé des plantes.

3- Trouvons les conditions de vie de ce sol sauvage : l'abriter du soleil brûlant, des pluies battantes, du vent desséchant, du gel, assurer son humidité, ... ne pas le tasser, ...

4- Développons aussi la diversité aérienne, ce qui va de pair avec l'amélioration souterraine : diversifier nos cultures, les associer avec des arbres fruitiers et forestiers, des plantes aromatiques, des zones sauvages (strictement sauvage) avec des abris pour petits mammifères et insectes, des haies en bordure, ...

5- Trouvons les conditions de vie des carabes, staphylins, hérissons, crapauds, lézards, orvets, ... pour un contrôle efficace et sans danger des limaces et escargots. Le non labour et le zéro traitement sont essentiels. Par sécurité en cas d'hiver doux, adaptons nos zones de culture au parcours temporaire de grands prédateurs comme les canards. Au printemps les autres prédateurs seront de retour. Faire la même réflexion sur les prédateurs des mulots.

6- Osons créer de petites fermes de proximité d'un à dix hectares seulement. Nous y sommes beaucoup plus efficaces pour augmenter nos productions, les suivre, assurer leur entretien, réagir face aux aléas, ...

7- Diversifions nos cultures : légumes, fruits, petits fruits, oeufs, céréales,... produits transformés et faisons la recherche de variétés résistantes et pérennes. La diversité renforce l'écosystème de la ferme, la sécurité alimentaire face aux aléas climatiques, la sécurité de nos revenus. Limitons ainsi les produits importés par la grande distribution (exploitation d’agriculteurs étrangers).

8- Augmentons les productions de nos surfaces en superposant nos cultures grâce aux complémentarités
- aériennes : fruitiers et légumes, fruitiers et poules, choux et salade, ...
- souterraines : racines superficielles et racines profondes chez les légumes, les petits fruits, les arbres ; et mélanger tout ça !
- fertilisantes : pour l'azote : fève, haricot, luzerne, argousier, aulne, ... captent l'azote de l'air pour les autres plantes.
Pour les minéraux (et aussi l’azote) : par le retour sur le sol de rameaux, feuilles, pailles, ... on recrée le cycle fertile de la forêt démarrant avec les arbres dont les racines profondes extraient de la roche les minéraux et oligo-éléments. Par ailleurs ne pas arracher les résidus de cultures et les laisser mourir en place permet de nourrir le sol et de minimiser l’exportation des minéraux. Alors le compost devient inutile et pourtant la fertilité va augmenter à moindre effort et à moindre coût.

9- Créons des fermes efficaces en utilisant par exemple la méthode de conception « PERMACULTURE » et étudions, développons « L'AGRICULTURE NATURELLE de Fukuoka » ou tout autre agriculture écologique qui nous convienne. Osons créer des fermes expérimentales car cette agriculture moderne a besoin de chercheurs et de praticiens pour atteindre un niveau de perfectionnement suffisant.

10- Entraidons-nous quelques soient nos pratiques actuelles ! Agriculteurs conventionnels ou non, gros céréaliers ou petits maraîchers, agriculteurs ou jardiniers, paysans ou scientifiques, producteurs ou consommateurs, ... de France ou d'ailleurs : nous sommes tous sur le même bateau à faire face au même défi planétaire : soit « survivre empoisonnés et exploités, mourir de guerres ou de famines » soit « vivre dignement sur une planète écologiquement, socialement et économiquement saine ».

« L'exportation ne nourrit pas son pays » - « L'agriculture écologique peut se pratiquer partout sur la planète » - « A moindre coût et sans retour à l'ancien temps des labeurs » - « Car elle fait travailler la nature pour épauler l'homme » - « À chaque pays son autosuffisance et ses pratiques culturales écologiques, adaptées aux situations » - « ... et l'être humain, le monde, se nourrit de lui-même là où il vit ».
Janvier 2009 - Richard Wallner

Écrit par : Richard Wallner | 01/03/2009

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