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31/05/2010

Oxfam France: les financements climat ne doivent pas alourdir la dette des pays pauvres.

Pour Oxfam France, les 100 milliards de dollars par an promis par les pays riches pour aider à combattre les changements climatiques pourraient affaiblir les plus pauvres si les récentes initiatives visant à proposer des financements climat par le biais de prêts étaient confirmées.


« Dans un contexte de crise économique, alors même que de nombreux pays pauvres sont contraints de réduire considérablement leurs budgets santé et éducation, les pays riches envisagent de les endetter davantage en réponse à une crise dont ils ne sont pas responsables et dont ils sont les premiers à subir les conséquences » souligne Romain Benicchio d’Oxfam France.

La confédération internationale Oxfam publie aujourd’hui un rapport, « Les questions à 100 milliards de dollars », alors que s’ouvrent les premières négociations de l’ONU sur le climat depuis le sommet de Copenhague l’année dernière. Tout en reconnaissant la nécessité de prêts à taux réduit pour aider les pays pauvres dans le domaine de l’atténuation, l’ONG s’oppose fermement à l’utilisation des prêts pour aider ces communautés à s’adapter aux impacts du changement climatique.

Cette question des financements est d’autant plus d’actualité qu’il est devenu clair que l’essentiel des financements précoces français sur la période 2010-2012 ne seront ni nouveaux, ni additionnels par rapport aux engagements existants sur l’Aide publique au développement. De plus, une part de ces fonds est constituée de prêts et non de subventions.

Le rapport souligne également la nécessité de financements publics pour le climat afin que les pays les plus pauvres ne soient pas privés d’investissements dans le futur. Les grandes entreprises doivent investir pour créer une économie verte mondiale, mais il est peu probable qu’elles se concentrent sur les projets à petite échelle à faible rendement financier. Conçus pour aider les plus vulnérables à s’adapter au changement climatique, ces projets proposent par exemple de développer des systèmes d’irrigation. 80% de la nourriture dans les pays pauvres est produite par les agricultrices : se reposer sur les forces du marché pour agir contre les impacts du changement climatique pourrait constituer une grave menace pour la faim dans le monde.

Le rapport propose également une feuille de route claire sur la façon dont les pays riches peuvent non seulement garantir les 100 milliards de dollars promis, mais aussi les doubler d’ici à 2020. Il propose le recours à des mécanismes de financement innovants, comme des taxes sur les transactions financières, ou les transports maritimes et aériens internationaux. Le Groupe de Haut Niveau sur les financements climat, créé suite au sommet de Copenhague, doit proposer des options claires sur le sujet d’ici à la conférence de Cancun. De son côté, le gouvernement français affiche un soutien de principe pour de telles options, mais doit désormais les porter politiquement pour permettre leur mise en œuvre concrète.

« Il est nécessaire d’avancer cette année sur la question des financements climat afin de combler un peu le fossé creusé par le sommet de Copenhague, mais surtout d’alléger le sort de ceux qui sont au quotidien en première ligne face aux changements climatiques » conclut Romain Benicchio.

Source : OXFAM

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