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07/07/2010

Areva : Mme Lauvergeon coulera donc avec son "Titanic"

Selon des "sources proches du dossier", Mme Lauvergeon serait maintenue par M. Sarkozy à la tête de la multinationale du nucléaire Areva. Pour divers commentateurs, ce maintien serait une victoire pour Mme Lauvergeon qui aurait ainsi réussi à "sauvé sa tête".


Communiqué de l'observatoire du nucléaire


En réalité, Areva est en perdition et, si Mme Lauvergeon est maintenue en place, c'est seulement pour avoir l' "honneur" de couler avec son entreprise qui ressemble désormais à un véritable Titanic.

D'ailleurs, la cotation en bourse d'Areva est en chute libre : après être monté à 820 euros il y a deux ans, le certificat d'investissement d'Areva est aujourd'hui tombé à 326 euros : plus de 60% de pertes.

Qui plus est, les nuages noirs continuent de s'accumuler pour Areva :
- l'EPR finlandais est loin d'avoir encore livré toutes ses mauvaises surprises (retards, surcoûts, pénalités)
- les EPR annoncés en chantier en Chine seraient encore au point mort à ce jour
- malgré divers effets d'annonce, aucun autre EPR ne sera construit à l'étranger
- le réacteur Atmea, en cours de développement avec MHI, reste purement virtuel
- la vieille usine d'enrichissement d'uranium Eurodif (Tricastin) va sous peu tourner à vide du fait de la défection d'EDF
- les débouchés de la nouvelle usine d'enrichissement Georges Besse II, en construction, sont hasardeux
- le prix de vente de l'uranium reste très faible et ne permet pas à Areva de rentabiliser ses mines
- différents dossiers (comme les relations contractuelles avec Siemens) plombent toute initiative

Il est facile de comprendre que les candidats ne se sont pas bousculés pour prendre les commandes d'un Areva en perdition. Le maintien de Mme Lauvergeon n'est donc en rien une victoire pour "Atomic Anne". Au contraire, elle va devoir assumer l'entièreté du désastre industriel qui attend Areva.

Malheureusement, comme c'est toujours le cas lorsqu'il s'agit de nucléaire, ce sont les citoyens qui vont payer la facture de ce flop monumental. Qui plus est, cette lourde note ne sera pas seulement financière mais aussi environnementale : Areva va laisser derrière elle des installations obsolètes, des montagnes de déchets radioactifs, des régions contaminées par les mines d'uranium ou par les situations accidentelles comme la fameuse fuite d'uranium du Tricastin.

Plus globalement, il apparaît que la France va désormais payer cher l'option nucléaire imposée depuis 50 ans. EDF est elle même au bord du gouffre : terriblement endettée, son action est passée en deux ans de 87 à 30 euros (65% de pertes). Les investissements gigantesques réalisés à l'étranger (Grande-Bretagne, USA) s'avèrent inutiles et ruineux. Et l'état des centrales nucléaires françaises se dégrade de plus en plus rapidement...

Mme Lauvergeon ne doit donc pas être la seule à assumer le flop annoncé de l'industrie nucléaire : les différents PDG d'EDF, mais aussi les dirigeants politiques de la plupart des partis aux affaires depuis 50 ans sont responsables et coupables...

Source : Observatoire du nucléaire

Commentaires

Un peu orienté comme analyse non?
Je ne suis pas spécialiste, mais travaillant dans l'industrie, les retards sont fréquents sur des projets d'une telle ampleur, et rien ne dit que les provisions de sécurité seront réellement dépensée...
Quand à la rentabilité, ttes les sociétés évoquées dans l'article (EDF, Areva, ...) font des bénéfices, et ceci même en temps de crise alors...

Écrit par : Pedro | 07/07/2010

Les commentaires sont fermés.

 
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