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09/01/2014

Absence inhabituelle des oiseaux...

...fréquentant les mangeoires

Chardonneret.jpgEn ce début d’hiver 2013, la LPO constate une très faible présence des oiseaux de jardins venant aux mangeoires. De nombreux amoureux de la nature, surpris par ce phénomène inhabituel, contactent la LPO et son réseau, pour tenter de comprendre. La douceur exceptionnelle régnant actuellement sur le Nord de l’Europe et une reproduction durant le printemps dernier, compromise par les mauvaises conditions météorologiques, peuvent expliquer ce phénomène.

Face à l’abondance d’appels, la LPO souhaite apporter les premières réponses sur les raisons de cette absence inhabituelle d’oiseaux et invite le public à participer au programme de collecte participative « Observatoire des oiseaux des jardins » afin d’étudier les tendances d’évolution des populations d’oiseaux et les facteurs pouvant influencer celles-ci. 


Une baisse de fréquentation d’au moins 30 % aux mangeoires en ce début d’hiver 2013

C’est le constat dressé par l’Observatoire des Oiseaux des Jardins en comparaison à l’automne 2012. Un phénomène inhabituel, qui nous pousse à la vigilance et à inviter le grand public à se mobiliser pour suivre la fréquence des effectifs aux mangeoires afin d’alimenter l’observatoire des jardins. Deux raisons principales semblent être à l’origine du phénomène :  

Une reproduction compromise par les mauvaises conditions météorologiques du printemps 2013

Les conditions météorologiques du printemps dernier ont fortement affecté la reproduction de nombreuses espèces d’oiseaux et ont retardé la disponibilité alimentaire, indispensable à la nidification et au succès de reproduction. Ainsi, les pluies abondantes continues, les températures peu élevées, les orages et la grêle ont compromis, dans de nombreuses régions, la reproduction des oiseaux tels que les rapaces, les cigognes noire ou blanche : moins de nichées, échec durant la couvaison, mortalité élevée des poussins, difficultés pour le 1er envol, faible productivité...

Pour mémoire, en 2010 déjà, le froid et la pluie, notamment en Auvergne et dans le Limousin, avaient provoqué des hécatombes chez les hirondelles. Cette année, les nouveaux aléas de la météo ont poussé ces oiseaux à s’installer très tardivement dans de nombreuses régions et ont fortement impacté la productivité des jeunes à l’envol.

"Les équipes de la LPO ont aussi noté durant le printemps 2013 l’impact du mauvais temps sur le développement des populations d’insectes générant, notamment un retard important de production. Or, les insectes sont la nourriture essentielle de nombreux passereaux insectivores en période de reproduction », confie Nicolas GENDRE, ornithologue à la LPO.

Un début d'hiver plutôt clément et doux dans le Nord de l'Europe 

Parallèlement, de très nombreux oiseaux migrateurs issus du Nord de l'Europe, viennent habituellement passer la mauvaise saison dans notre pays. Or, depuis plusieurs semaines, les conditions météorologiques très clémentes régnant sur ces territoires, pourraient aussi expliquer en partie l'absence en grand nombre de certaines espèces (pinsons, tarins, mésanges, gros becs...), qui y séjournent encore, trouvant la nourriture nécessaire à leur survie.

Enfin, les mauvaises conditions météo ont décalé de deux à quatre semaines les récoltes, notamment de tournesol, en France. Ainsi, la présence de graines dans les champs mais aussi les baies et fruits des haies ont permis aux oiseaux de trouver de la nourriture durant l’automne, pouvant ainsi retarder l'arrivée des oiseaux vers les mangeoires. La douceur automnale a permis aussi aux populations d’insectes de se maintenir plus longtemps.

La mobilisation de chacun est indispensable !

Pour aider les oiseaux, la LPO préconise d’une part l’installation de nichoirs pour les aider à se reproduire au printemps et de mangeoires en hiver pour compenser le manque de nourriture durant cette période difficile. D’autre part, la LPO vous invite à saisir régulièrement vos observations à la mangeoire (espèces, effectifs...), sur le site de l’observatoire « des oiseaux des jardins ». Ce dispositif national lancé en 2012, conjointement par le Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et la LPO, a pour objectif de mieux évaluer les populations d’oiseaux communs, dont certaines espèces connaissent une régression importante de leur effectifs. En collectant et analysant les résultats, la LPO et le Muséum pourront confirmer si effectivement les oiseaux sont moins nombreux cette année et essayer d’en trouver la ou les causes.

Source : LPO

Commentaires

C'était la même chose chez nous, à 30 km de Dunkerque, au début de l'hiver. Maintenant les oiseaux sont revenus comme chaque année. Mais vu le temps doux de ce début d'hiver, nous n'étions pas étonnés... Nous avons mis à leur disposition un grand espace d'un hectare d'arbres et de plantes sauvages, ils avaient donc de la nourriture à profusion... Peut-être en était-il de même ailleurs, la nourriture "naturelle" étant encore présente...

Écrit par : Frédérique | 09/01/2014

Idem, dans le jardin (60a)actuellement seules les mésanges bleues et charbonnières sont en nombre actuellement (plusieurs dizaines). Quelques chardonnerets,pinsons des arbres et verdiers et un rouge gorge et un troglodyte mignon. ... mais loin du nombre de l'hiver précédent.
La douceur doit jouer aussi, quelques insectes résistent encore.
Une grande aigrette au bassin naturel vient rejoindre les hérons et un épervier (qui n'aide pas à la venue des passereaux )
A suivre....

Écrit par : HANNIQUET | 10/01/2014

Les commentaires sont fermés.

 
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