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22/02/2008

OGM : Le monde selon Monsanto

Suite à une enquête qui a duré trois ans, du continent américain à l’Inde en passant par l’Europe, Marie-Monique Robin a réalisé un documentaire qui fait froid dans le dos, intitulé "Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien". Ce film exceptionnel présente un empire industriel devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Leader mondial des OGM, Monsanto est à l'origine de nombreux produits controversés (le PCB, l'agent orange hormones de croissances bovine et laitière).

Pressions sur les scientifiques, les politiques et les médias : l’enquête dévoile les méthodes du géant de l'agriculture. La réalisatrice Marie-Monique Robin livre des exemples de pressions dans la sphère scientifique mais aussi à la Maison Blanche, où se sont succédé d'anciens ou de futurs dirigeants de Monsanto.

 

A ne pas manquer : Mardi 11 mars à 21h00 sur Arte



Pour en savoir plus sur le documentaire de Marie-Monique Robin, vous pouvez consulter le site d’Arte

Ecolopresse

21/02/2008

Abeilles : Un nouveau pesticide qui ne fait pas l'unanimité

d0860c9859b72939b615b298e86949fd.jpgLe Ministère de l'Agriculture vient d'autoriser la commercialisation d'un nouveau pesticide dénommé le Cruiser fabriqué par Syngenta. Une décision qui ne fait pas l'unanimité.
 
Selon le Mouvement pour le Droit et le Respect de Générations Futures (MDGRF), cette autorisation permettrait à un insecticide extrêmement dangereux pour les abeilles d'être répandu dans l'environnement au mépris du principe de précaution.
 
Par ailleurs, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a décidé de déposer une requête en annulation devant le Conseil d'Etat pour protester contre cette autorisation de commercialisation. Selon l'organisation, ce produit serait nocif pour les abeilles et pourrait mettre en danger la survie de l'espèce.
 
Le Ministère de l'Agriculture rappelle que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a donné un avis favorable pour le Cruiser en l’assortissant de préconisations d’usage. Ainsi, son autorisation est limitée à 1 an suivie d’une nouvelle évaluation et une limitation de la période d’utilisation avant le 15 mai.

Ecolopresse

20/02/2008

Lettre ouverte à une journaliste du Figaro Magazine suite à l'article « Éoliennes : miracle ou arnaque »

Le Figaro magazine vient de publier un article qui, selon Planète éolienne, reprend de nombreuses contre-vérités sur l'éolien. Planète éolienne a décidé de rédiger une lettre ouverte à la journaliste, Mme Betti-Cusso, qui a écrit cet article. Nous publions cette lettre ci-dessous.

Ecolopress

La lettre de Planète éolienne

Pourquoi tant d'approximations défavorables à l'énergie éolienne dans son coût pour le consommateur ? Deux exemples :
La part de la CSPE imputable aux énergies renouvelables dans nos factures d'électricité n'est que de 5% (vous laissez supposer 100%). Et cette part va en diminuant malgré le boom de l'éolien : 1,93 euro pour un foyer consommant 6000 kWh en 2006, 1,57 euro pour le même foyer en 2008 (voir le communiqué de presse de Planète éolienne pour les données détaillées). Ceci a une explication précise : le coût de revient du kWh fossile ou nucléaire a explosé ces dernières années pas celui de l'éolien dont le combustible, le vent, est gratuit.

Le coût d'une éolienne est, en réalité, le double de ce que vous annoncez. Votre raisonnement sur la fantastique rentabilité économique est donc totalement erroné.

 

Pourquoi tant d'approximations défavorables à l'énergie éolienne dans son utilité en cas de grand froid ? Deux exemples :
Vous laissez supposer que, derrière chaque éolienne, une centrale thermique se cache. RTE, filiale d'EF, démontre sans difficulté que sur un vaste territoire comme la France il y a toujours du vent quelque part car nous avons trois régimes climatiques différents. Et RTE compense les sautes de vent (et de consommation) par l'énergie hydraulique.

Oui, nos grandes pointes de consommation électrique sont liées aux périodes de grand froid, avec le vent qui refroidit particulièrement les habitations. Or comme celles-ci sont chauffées majoritairement à l'électricité, l'électricité éolienne, produite par ce vent froid, colle à l'augmentation des consommations.

 

Pourquoi tant de partialité dans votre présentation du montage d'un projet éolien et de la concertation qui l'accompagne ?
La perfection n'est pas de ce monde, mais l'éolien est exemplaire par rapport à la plupart des aménagements d'aujourd'hui. Ainsi, il y ainsi de moins de moins de recours contre les projets éoliens. Les recours de 2006 contre les permis de construire sont encore moindres (14 % en 2006) que ce que vous citez pour 2004 et 2005 !

Vous citez abondamment les associations opposées à l'éolien mais ne faites aucune référence aux associations locales qui soutiennent les projets éoliens. Leurs manifestations (cf. en Corrèze) rassemblent pourtant plus de participants que celles des antis. Dans un pays réputé pour ses râleurs, cela démontre, encore une fois, le large soutien populaire à l'énergie éolienne.

On ne place pas les éoliennes, investissements coûteux, pour faire plaisir à Pierre ou Jacques. On les positionne pour bénéficier des meilleurs vents.

 

Pourquoi tant d'acharnement contre la présence des éoliennes dans le paysage ?
Bien sûr, si on dénie leur utilité, on peut également les trouver très laides. Bien sûr, si on ignore le travail des paysagistes professionnels, on peut écrire qu'elles sont implantées n'importe comment. Bien sûr, si on focalise son regard sur les éoliennes, on peut être aveugle par rapport aux entrées de villes rongées par la publicité, à l'urbanisation (les lotissements) uniforme du nord au sud, ou aux 100 000 km de lignes électriques haute tension.

Votre première page illustre le clocher d'Avignonet-Lauragais avec des éoliennes en arrière-plan. Nous avions expliqué en 2005 sur notre site web comment il était possible de donner l'illusion d'optique, en utilisant un téléobjectif, d'une plus grande proximité entre l'église et les éoliennes. Les éoliennes sont en fait à plus de 750 m. Lire notre article.

Certes, on peut photographier les éoliennes sous des angles particulièrement agressifs mais elles peuvent aussi faire l'objet de véritables photos d'art. Un grand éditeur français vient d'ailleurs de publier un magnifique livre de photos sur « L'énergie du Vent  - Les éoliennes au service des hommes et de leur planète ».

 

Pourquoi n'avoir pas cherché à en savoir plus sur l'Académie de Médecine et son rapport sur les éoliennes ?

Vous auriez découvert qu'il y avait eu deux rapports, le second ayant été revu et corrigé de façon suspecte. En tout cas, dans les deux rapports, les effets des infrasons sont rangés dans la catégorie rumeurs et balivernes.

 

Avez-vous visité vous-mêmes un parc d'éoliennes ?
Tout visiteur de parc éolien peut témoigner que les éoliennes ne sont pas des machines assourdissantes comme vous le rapportez. Vous avez oublié de dire que la réglementation sonore applicable aux éoliennes est la plus sévère de toutes les réglementations en vigueur en France (c'est celle sur les bruits de voisinage).

 

Pourquoi ne portez vous aucune analyse critique sur les associations anti-éoliennes ?
Les propos des anti-éoliens sont rapportés comme paroles d'évangiles. Alors que ces propos sont caricaturaux (l'exception devient la règle), voire mensongers (comme sur le coût pour le consommateur) ou diffamatoires (sur les élus).

Avez-vous cherché à connaître les motivations profondes de ces associations ? Pourquoi usent-elles de l'approximation et de la caricature ? Pourquoi leur mouvement est-il en perte de vitesse et en scissions régulières ? Pourquoi n'avoir pas donné la parole à des responsables d'associations locales favorables à l'utilisation de l'énergie éolienne ? Quels sont les scientifiques qui critiquent l'énergie éolienne, aucun n'apparaît dans votre article ?

Pourquoi avoir oublié de parler du soutien des grandes ONG environnementales à l'éolien ?


Pourquoi votre liste de sites web est-elle aussi sélectivement anti-éolienne ?

La déontologie aurait dû vous faire citer les sites de l'ADEME (www.ademe.fr), de France Energie Eolienne, la branche éolienne du Syndicat des Energies Renouvelables (www.fee.asso.fr), ou de Planète Eolienne.

 

Pourquoi avoir oublié tout cela (et plein d'autres choses) ?
En ces temps de lutte intense contre le changement climatique, où l'ensemble des moyens doit être mis en œuvre pour laisser une planète viable à nos enfants, il est plus que regrettable qu'un grand quotidien national reprenne dans son magazine hebdomadaire les arguments sans fondements d'opposants, aux méthodes héritées des mouvements les plus extrêmes.

Planète éolienne

09/02/2008

Vote du projet de loi OGM au Sénat : le pire est arrivé

Le pire était à craindre. Projet lacunaire, volonté de revanche sur le Grenelle de la majorité UMP la plus conservatrice, perméabilité du Sénat aux lobbies des biotechnologies et de l’agriculture productiviste… En conclusion de la session parlementaire d’hiver, le pire est arrivé : le texte voté ce vendredi soir par une clique de papis archaïques UMP et centristes impose des OGM partout, jusque dans les parcs nationaux, et en cachette.

Sauf reprise en main du Premier Ministre et du Président d’ici l’examen du texte début avril à l’Assemblée Nationale, le Grenelle ne passera pas le cap du premier examen au Parlement.

« Pas de conformité avec la directive européenne, pas de conformité avec l’opinion publique, pas de conformité avec le Grenelle ! déclare Arnaud Apoteker. Le texte voté est une triple trahison. On est pour l’instant bien loin de la loi de protection des producteurs et des consommateurs attachés au sans OGM que tout le monde attendait en France. Si protection il y a, c’est celle des OGM. On a donc une loi qui protège le fort contre le faible. »

Le sans OGM n’existe plus. L’agriculture française est sacrifiée sur l’autel des profits de quelques industriels. Une récolte contaminée à 0,9% sera considérée comme sans OGM. Contrairement au mandant de la directive 2001/18 (article 26 bis) et de toute justification scientifique, c’est ainsi le seuil d’étiquetage européen (0,9%) qui a été entériné au mépris complet de l’avenir des filières agricoles conventionnelles et de qualité en France.

Transparence et information du public niées. Pas d’étiquetage des produits animaux nourris aux OGM, pas d’information des mairies, des partenaires agricoles, pas non plus d’information des voisins en temps et en heure, protection du secret industriel, refus de l’implication des collectivités locales… Les cultures d’OGM peuvent donc s’implanter partout et dans le secret. Si l’information se fera bien au niveau de la parcelle, il n’existe aucune garantie que celle-ci se fera à temps, c’est-à-dire avant les semis. On ne donne pas même à la victime la possibilité de prendre ses ruches ou ses champs et d’aller voir ailleurs !

Seul avec sa contamination. Un régime de responsabilité défaillant est pour l’instant entériné. L’agriculteur conventionnel ou bio devra se débrouiller seul. Le champ de la responsabilité « hors champ » (transport ou stockage) n’est pas entériné. Le niveau d’indemnisation prévu, basée sur la dépréciation du prix, est ridicule par rapport à la réalité des contaminations : coûts écologiques, coûts liés à la traçabilité.

Evaluation biaisée. Au Haut Conseil, la primauté du scientifique sur la société civile est affirmée, alors que les lanceurs d’alerte ont prouvé leur importance ; il est à noter que cet amendement rétrograde est l’un des nombreux imposés par la Commission économique de M.Bizet.

Tous les observateurs de ces quelques jours de débat auront noté les grosses divergences apparues entre le gouvernement et la Commission économique. Une dizaine d’amendements de la Commission ont ainsi été adoptés en dépit de l’avis défavorable du gouvernement. « Il est sidérant de voir des sénateurs UMP se trouver en telle opposition avec le gouvernement, note Arnaud Apoteker. Durant ce débat, c’est bien l’opposition PS et Verts qui a soutenu des propositions en accord avec le Grenelle de M.Sarkozy ! »

Face à ce projet et à son avalanche d’amendements réactionnaires, l’extension de l’indemnisation à l’apiculture fait figure d’aumône. L’affirmation de M.Borloo en conclusion «cette loi est une loi de responsabilité » tient donc de la méthode Coué.
 
Communiqué de Presse - 08 février 2008 - Greenpeace France 

 
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