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03/02/2008

Loi OGM : Jean-Pierre Raffarin et Alain Fouché vont-ils trahir les décisions du Grenelle de l’environnement ?

b3a788d931fe8f94a3d5285cf959830b.jpgPrenant compte de l’avis de la Haute Autorité sur les OGM, le gouvernement français a activé la clause de sauvegarde sur le MON 810 : la culture de ce maïs OGM est donc provisoirement suspendue en France. Après un premier report, les 5, 7 et 8 février 2008, le Sénat examine le projet de loi sur les OGM toujours soumis à la procédure d’urgence.

Selon le Collectif Vigilance OGM, le texte proposé par le gouvernement "légalise la contamination génétique généralisée de notre environnement, de notre agriculture et de notre alimentation. Il ne garantit pas la liberté et le droit de produire et consommer sans OGM. Ce texte, en organisant la « coexistence » entre OGM et non OGM - pourtant reconnue comme impossible - va à l’encontre des engagements du Grenelle de l’Environnement."

Le Collectif Vigilance OGM de la Vienne a souhaité interpeller ces dernières semaines les sénateurs de la Vienne, Messieurs Jean-Pierre Raffarin et Alain Fouché : invitation à une conférence-débat, envoi de nombreuses lettres pétitions et demande de rendez-vous auprès de leur permanence. Malgré leurs nombreuses relances, les deux élus n’ont donné aucune suite.

Toujours selon le collectif Vigilance OGM, la proposition de loi, votée en l’état, "condamnerait à terme l’agriculture et l’alimentation sans OGM et n’aboutirait nullement à apaiser le débat sur la question". Le collectif regrette que les sénateurs Jean-Pierre Raffarin et Alain Fouché n’aient pas accepté le dialogue : il espère que les deux élus respecteront les décisions du Grenelle de l’environnement. 

Par ailleurs, le Collectif Vigilance OGM rappelle que des propositions d’amendements, notes juridiques et documents de position très détaillés ont été communiquées à l’ensemble des sénateurs, afin de faire de cette loi une loi qui respecte l’environnement, les consommateurs, et l’agriculture de qualité.

Ecolopresse

Christian Vélot victime des OGM

e641d6ac8b8b6a916b8a058a757351e2.jpgC’est ce qui l’a amené à participer activement, depuis des années, aux campagnes d’alerte lancées au sujet des OGM.

Avec beaucoup de sens pédagogique, Christian Vélot a donné de nombreuses conférences, mettant le projecteur sur les concepts et les pratiques en matière de génie génétique, pointant notamment la différence entre les manipulations en milieu confiné et les autres ou encore entre le fait de manipuler pour produire un composant (un médicament, la plupart du temps) et le fait de manipuler pour produire un "être" (une plante, le plus souvent). Voir, par exemple, cette conférence extraite d’un DVD (vendu au profit des faucheurs volontaires).

Très impliqué dans le débat OGM, le chercheur avait poussé un coup de gueule (dont nous nous étions fait l’écho) sur la manière dont celui-ci était conduit au Sénat.

Il est difficile de ne pas penser que les difficultés qu’il rencontre actuellement quant à son devenir professionnel soient sans rapport avec cet engagement.

En effet, Christian Vélot a récemment été informé par la direction de l’Institut qui l’emploie que son équipe et lui-même ne feraient plus partie de l’institut à compter de 2010, début de prochain contrat quadriennal [1].

Voilà qui contrarie fortement le chercheur selon qui « cette décision a été prise de façon arbitraire, indépendamment de toute évaluation scientifique et sans aucune consultation du conseil scientifique et du conseil d’institut. »

Mais ses soucis ne se limitent pas à l’horizon 2010. Depuis plusieurs mois, la pression augmente : « confiscation de crédits qui nous privent de moyens de fonctionnement à partir de 2008, privation d’étudiants stagiaires, menace de déménagement forcé dans d’autres locaux, etc... » énumère Christian Vélot dans un courrier envoyé aux personnes qui lui ont manifesté leur soutien.

Un médiateur a été sollicité, qui semble penser que la fin du contrat en 2010 est inévitable mais que d’ici là le chercheur et son équipe devraient pouvoir travailler normalement.

Gilles Lemaire menacé de saisie immobilière, Christian Vélot menacé de mise sur la touche, il ne fait décidément pas bon lancer des alertes qui contrarient les multi-nationales de l’agro-business.

Source : Citron Vert 

01/02/2008

Quand le port autonome de Marseille et Ikea se prennent les pieds dans un tapis d’orchidées

Le Port Autonome de Marseille, situé à Fos-sur-Mer (Bouche-du-Rhône) au sein de la Crau humide, cherche actuellement à diversifier ses activités et propose aux entreprises voulant bénéficier de ses infrastructures, des terrains de construction. Cette opportunité a été saisie par Ikea, qui souhaite implanter une plate-forme logistique. L’entreprise a arrêté son choix sur un terrain aux abords d’une immense zone humide reconnue unanimement par la communauté scientifique pour sa diversité biologique et la présence de nombreuses espèces végétales et animales protégées.

Malheureusement, ni le port Autonome de Marseille, ni Ikea n’ont eu le réflexe de réaliser une étude écologique préalable suffisante et n’ont découvert, qu’une fois le choix arrêté, la présence d’au moins 100 individus de l’Orchis des marais, une orchidée protégée.

Pourtant, la contiguïté de nombreux secteurs protégés (Natura 2000, une réserve naturelle nationale, plusieurs zones naturelles d’intérêt écologique faunistique et floristique) aurait voulu que le Port Autonome signale à son client la présence probable d’espèces protégées. De son côté Ikea, qui communique sur sa vertu environnementale, aurait dû se préoccuper, préalablement au dépôt de permis de construire, des impacts de sa plate-forme sur la biodiversité et l’environnement et ne pas se contenter de proposer dans le cadre des mesures compensatoires, d’injecter 56 000 euros dans la protection d’une parcelle adjacente, ce qui ne résout pas le problème de la disparition de cette station d’orchidée.

Nouveau rebondissement de cette affaire en juin 2007 : l’association NACICCA mène une contre-expertise scientifique et découvre sept autres espèces végétales protégées sur le site, malencontreusement « oubliées » par l’étude d’IKEA. Interrogé, le responsable du bureau d’étude d’IKEA, ECO-MED, a eu beaucoup de mal à justifier ces « oublis ». En tout cas, la préfecture a suspendu l’autorisation d’IKEA.

Par cette affaire, la fédération France Nature Environnement souhaite rappeler que, face à la disparition de plus en plus accélérée de la biodiversité, les entreprises ont elles aussi un rôle primordial à jouer. La protection de la nature et la responsabilité environnementale ne doivent pas s’arrêter à un discours sur le Développement Durable ou à des slogans publicitaires. FNE invite donc les entreprises - et est prête à les aider – à avoir l’énergie d’aller plus loin en s’interrogeant, pour chaque action qu’elle conduisent, sur les impacts environnementaux et sur les enjeux en matière de protection de la nature, comme elles le font déjà pour les préoccupations économiques ou sociales.
 
Communiqué de la Fédération Nature Environnement

Loi OGM : les sénateurs ne doivent pas trahir les décisions du Grenelle

Le 30 janvier 2008. A quelques jours de l'ouverture au Sénat du débat sur la loi prétendant organiser la coexistence entre les filières avec et sans OGM, Greenpeace s'alarme de la teneur des propositions d'amendements de la Commission économique du Séant et de son rapporteur, M.Bizet, véritable « vengeur masqué » du lobby des biotechnologies.

« Les amendements  proposés par M. Bizet et  par la Commission économique du Sénat constituent une véritable provocation. Les Sénateurs UMP ne doivent pas trahir la parole du Président Sarkozy ! déclare Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. En plus de compromettre l'agriculture française de qualité, l'adoption de ce projet risque d'être un véritable déni de démocratie. Nous voulons croire que la majorité des sénateurs UMP n'est pas tenue par les lobbys des biotechnologies mais, bien au contraire, attachée à défendre l'intérêt général et la volonté très explicite des citoyens sur ce sujet ! »

« Seuil du sans OGM qui constitue un véritable droit à polluer, régime de responsabilité défaillant, consultation et participation du public bafouées : en l'état, sans même les amendements grotesques de M.Bizet, le projet de loi ne garantit même pas la liberté et le droit à produire et consommer sans OGM, comme le gouvernement s'y était engagé à l'issue du Grenelle de l'Environnement. »

Durant les débats, du 5 au 8 février, Greenpeace installera à proximité du Sénat une cellule de veille citoyenne et décernera régulièrement aux sénateurs qui s'illustrent par leurs prises de position compromettant l'agriculture française et l'environnement des « Monsanto d'or, d'argent ou de bronze ».

Ce texte doit être profondément amendé pour en faire une loi qui protège réellement l'environnement, l'agriculture et l'alimentation de la contamination génétique. Ainsi, au côté de nombreuses autres organisations, Greenpeace a ces dernières semaines envoyé à l'ensemble des sénateurs des propositions d'amendements, notes juridiques et document de position très détaillés afin de faire de cette loi  une loi qui respecte l'environnement, les consommateurs, et l'agriculture de qualité.

Tous ces documents sont téléchargeables :
Un droit à polluer
L'un des principaux problèmes posés par ce projet de loi concerne la définition du « sans OGM », qui, dans le projet de loi, devient « un peu d'OGM », seuil européen d'étiquetage (0,9%). « Le seuil d'étiquetage ne peut être transformé en seuil de contamination génétique acceptable, c'est-à-dire en un droit à polluer, qui sera, année après année, au fur et à mesure des  contaminations, inévitablement accru, précise Arnaud Apoteker. Conformément au droit européen, la production sans OGM doit véritablement être sans OGM ! Si les promoteurs des OGM veulent exercer leur liberté d'entreprendre sans remettre en cause celle d'autrui, ils doivent faire en sorte de ne provoquer aucune contamination. »

Par ailleurs le régime de responsabilité mis en place par cette loi est défaillant. Il ne prend pas en compte les distances réelles de contamination, le temps de ces contaminations et laisse encore à la victime la charge de prouver qu'elle a été contaminée. Tous les préjudices, écologiques et sanitaires, et non seulement économiques, doivent être indemnisés.
 
Communiqué de Greenpeace France
 
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