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26/03/2008

Conseil des ministres européens de l’agriculture sur la PAC : Bilan décevant

Le Conseil de l’Union européenne des ministres de l’agriculture s’est réuni lundi pour examiner les propositions de la Commission sur le Bilan de santé de la PAC. Les conclusions qu’il a publiées à l’issue de la réunion sont décevantes par le manque d’ambition qu’elles affichent. Les ministres ne semblent pas avoir pris conscience de l’ampleur des défis auxquels est confrontée l’Union Européenne.

Au moment où l’urgence environnementale se révèle chaque jour plus grave, le Conseil n’affirme aucune volonté forte d’orienter l’agriculture vers une réelle qualité nvironnementale, de créer les conditions d’une réelle sécurité alimentaire.
Les ministres confortent le libéralisme affiché par la Commission alors que l’agriculture, de par sa fonction nourricière et son impact environnemental, ne peut être livrée aux seules lois du marché.


Pour Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles à FNE : « Donner un coup d’arrêt à la dégradation des sols, de la biodiversité, de la ressource en eau suppose une politique publique déterminée, corrigeant les dérives auxquelles conduisent les lois du marché. Une conditionnalité significative des aides et une régulation des échanges extérieurs doivent être les fondements d’une politique agricole européenne digne de ce nom. »
Il existe en France une large volonté d’aller dans ce sens. Nous attendons du gouvernement et du Président de la République qu’ils prennent des initiatives pour convaincre les autres pays membres de l’Union Européenne.

 

Communiqué de la fédération France Nature Environnement.

Stéphane Lhomme (porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire) remis en liberté

Le porte parole du Réseau Sortir du nucléaire a été libéré le mardi 25 mars vers 23 h, après 10 heures de garde à vue et d’interrogatoires serrés par les services de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST).

Selon ces derniers, le délit de “compromission du secret de la défense nationale” pourrait être retenu à l’encontre du militant qui pourtant n’a fait que son devoir de citoyen en avertissant du risque pris délibérément par EDF. Il est donc possible que Stéphane Lhomme passe en procès d’ici quelques temps.

Le porte parole du Réseau "Sortir du nucléaire" est passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende suite à la publication par le Réseau “Sortir du nucléaire” d’un document classé "Confidentiel défense", qui contrairement à ce qui est affirmé par les autorités françaises, reconnaît que le réacteur EPR n’est pas conçu pour résister au crash suicide ou à la chute accidentelle d'un avion de ligne.

Au cours de son interrogatoire, Stéphane Lhomme n’a donné aucune information qui permette de remonter jusqu’à la personne d’EDF qui a pris le risque et la responsabilité de transmettre ce document.

Pour le Réseau “Sortir du nucléaire”, cette affaire démontre une nouvelle fois que le nucléaire est incompatible avec la démocratie et le droit d’informer. Il est essentiel qu’un contre-pouvoir citoyen puisse continuer à informer sans entraves le grand public sur les risques du nucléaire.

Source : Réseau Sortir du Nucléaire

OGM : M. Herbert (Maire de Chauvigny - Vienne) refuserait-il le débat ?

A partir du 2 avril, les députés vont devoir débattre et se prononcer sur un projet de loi qui vise à encadrer la culture des Organismes Génétiquement Modifiés en France, que se soit en plein champ ou en milieu confiné. Dans ce contexte, le collectif Vigilance OGM de la Vienne souhaitait organiser des débats contradictoires afin de permettre aux citoyens de s’approprier cette question essentielle pour l’avenir de notre société.


Au mois de février, une demande de salle pour le 3 avril – durant les débats à l’assemblée – avait été faite par courrier auprès de la mairie de Chauvigny. Le choix de cette commune était d’autant plus pertinent que les communes proches de Valdivienne et de Civaux possèdent des parcelles consacrées à des essais de maïs transgéniques en plein champ. Après plusieurs relances téléphoniques, c’est seulement le vendredi 21 mars que le collectif a reçu, via une secrétaire de mairie, une réponse orale négative sans justification. Le collectif s’interroge sur le refus du maire de Chauvigny, M. Herbert, de voir cette question cruciale débattue sur sa commune. Cette interrogation est d’autant plus forte que, lorsque celui-ci était candidat aux élections législatives, nous avions déjà sollicité un entretien pour connaître sa position quant au moratoire sur le maïs MON810. Nous n’avions eu aucune réponse de sa part.


Le collectif Vigilance OGM regrette ce manque de dialogue avec un élu local, comme il regrette le manque de dialogue avec nos sénateurs, messieurs Raffarin et Fouché, qui n’avaient pas donné suite à nos demandes de rencontre avant le vote au Sénat. Or ces derniers ont défendu une loi facilitant la dissémination des cultures d’OGM en plein champ. Alors que de nombreux éléments scientifiques nouveaux mettent en évidence des risques majeurs liés aux plantes transgéniques, le collectif appelle au contraire les députés à se prononcer pour une loi qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM. Plusieurs rassemblements destinés à porter ce message auront lieu samedi prochain 29 mars à Perpignan, Toulouse, Avignon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Rennes, Lille, Nancy. Les programmes détaillés sont disponibles sur www.stop-ogm.org.

Communiqué : Collectif Vigilance OGM 86

Greenpeace condamne la mise en garde à vue de Stéphane Lhomme et le secret qui entoure le nucléaire

Greenpeace dénonce la mise en garde à vue de Stéphane Lhomme mardi 25 mars dans l'après-midi, dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST), et apporte son soutien au porte-parole du réseau Sortir du nucléaire.

C'est la deuxième fois que Stéphane Lhomme est mis en garde à vue dans le cadre de l'enquête relative à un document « confidentiel défense », entamée il y a près de deux ans, en mai 2006. En réaction à cette première arrestation et afin de dénoncer l'opacité qui entoure le nucléaire, de nombreuses associations avaient publié sur leur site Internet le document incriminé, qui est de fait aujourd'hui public.

Greenpeace avait par la suite demandé à John H. Large d'analyser ce document. Cet expert britannique en matière de sécurité nucléaire avait conclu que non seulement l'EPR ne serait pas capable de résister à la chute d'avion de ligne, mais aussi que la méthode utilisée par EDF pour étudier cette question était notoirement insuffisante. EDF précise d'ailleurs dans la lettre accompagnant le document « confidentiel défense » ne pas se sentir responsable de la protection contre le risque terroriste.

Aujourd'hui Greenpeace dénonce l'acharnement de la DST sur le porte-parole du réseau anti-nucléaire, preuve supplémentaire de l'incompatibilité entre nucléaire et transparence. « En la matière, l'information du public s'arrête là où commence les intérêts du lobby nucléaire, affirme Frédéric Marillier, chargé de la campagne Énergie à Greenpeace France. La preuve avec la construction de l'EPR de Flamanville, qui a commencé sans qu'aucun débat démocratique n'ait eu lieu et malgré une opposition très forte, locale et nationale. La preuve encore, avec le transport de plutonium attendu incessamment à Cherbourg dont nous avons révélé l'arrivée au port de Cherbourg, prévue à l'origine dans la nuit du 17 au 18 mars. »

Le 6 mars, Greenpeace révélait que l'Atlantic Osprey, un navire transportant plusieurs dizaines de kilos de plutonium chargés à bord de camions banalisés, devait arriver au port de Cherbourg dans la nuit du 17 au 18 mars. Une fois le navire à quai, les camions devaient se rendre à l'usine de retraitement de La Hague.
 

Pour lever le secret entourant ce transport à hauts risques, Greenpeace a demandé par courrier à l'Autorité de sûreté nucléaire le contenu de l'accord intergouvernemental portant sur les déchets nucléaires, la lettre de demande d'importation et de stockage d'Areva, ainsi que le dossier de sûreté concernant ce transfert et ce stockage. Greenpeace a également saisit le nouveau Haut comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire qui vient d'être créé. Des demandes restées aujourd'hui lettres mortes. La seule réaction des autorités françaises et d'Areva a été de reporter l'arrivée de ce transport de plutonium.
 
Communiqué : Greenpeace France
 
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