Avertir le modérateur

18/03/2008

Pollution provoquée dans l'estuaire de la Loire

La raffinerie Total de Donges a provoqué une pollution dans l'estuaire de la Loire suite à la fuite d'environ 100 tonnes de fioul lourd d'une tuyauterie. L'estuaire est classée zone Natura 2000. La côte est souillée sur une vingtaine de kilomètres. Des irrisations ont été repérées à la sortie de l'estuaire, vers Saint-Nazaire. Cette pollution été repérée dimanche vers 16H45. Les opérations de nettoyage ont débuté lundi a indiqué la préfecture de Loire-Atlantique. Total a reconnu la responsabilité de la pollution, s’est excusé auprès des communes touchées et s'est engagé a payer "l'intégralité des dépenses", a précisé M. Borloo.

Ecolopresse 

Greenpeace : Le Galina III reste au large

Après son interception lundi 17 à 16h 30 par le navire de Greenpeace, l'Arctic Sunrise au large de Ouistreham, le Galina III a tourné dans la zone de pilotage du port avant de prendre le large vers 19h. Il a fait toute la nuit des ronds dans l'eau en baie de seine entre Cherbourg et le Havre, à 15 miles des côtes françaises, suivi de près par l'Arctic Sunrise. Les activistes de Greenpeace sont toujours à son bord.

« Pourquoi le Galina III s'enfuit et se réfugie dans les eaux internationales s'il n'a rien à se reprocher ?  s'interroge Grégoire Lejonc, chargé de campagne forêt à Greenpeace France.

Conformément au souhait de Greenpeace, la cargaison n'a pu être déchargée dans le port de Blainville-Caen. Les 5 activistes sont toujours à bord, dont 4 perchés dans les grues de déchargement. Le navire de Greenpeace, l'Arctic Sunrise, lui tourne toujours autour, tout comme un navire de la Marine Nationale. « Tant que de vraies preuves de la légalité de ce bois ne seront pas fournies, nous continuerons de nous interposer de façon non violente afin d'empêcher le déchargement – où qu'il soit -  de ce bois issu d'exploitations très suspectes en Amazonie ! » ajoute Grégoire Lejonc.

Les autorités françaises doivent ordonner au plus vite l'inspection de la cargaison de ce navire et travailler en partenariat avec les autorités brésiliennes afin que la lumière soit faite sur l'origine de la cargaison du Gallina III.

Source : Greenpeace France 

Les nanotechnologies ou la chronique d’une invasion programmée

Les Amis de la Terre Europe ont publié le 15 mars 2008 un rapport dans lequel on apprend que des produits nanométriques non testés et potentiellement dangereux peuvent être trouvés, partout en Europe, dans les aliments, les emballages alimentaires et d’autres produits des rayons de supermarchés.

« Nanotechnologies » est le nom donné aux techniques de manipulations de la matière au niveau de l’atome et des molécules. Elles sont utilisées pour la fabrication de compléments nutritifs, de films plastiques alimentaires, d’emballages, de récipients, d’outils de cuisine antibactériens, mais aussi pour la transformation de la viande. On en trouve également dans l’agriculture, dans des boissons chocolatées, et même dans des produits pour bébés. Malgré les craintes que soulèvent les nano-matériaux à cause de leurs risques de toxicité, les citoyens en consomment déjà, des ouvriers les manipulent sans aucune protection et les législateurs sont à la traîne d’une industrie en pleine expansion [1]. En effet, les Amis de la Terre -Europe révèlent dans leur rapport « Du Labo, dans nos assiettes : les nanotechnologies dans l’alimentation et l’agriculture » qu’il existe au moins 104 produits agricoles et alimentaires contenant des nanomatériaux - ou fabriqués par nanotechnologie - en vente actuellement dans l’Union européenne, plusieurs centaines de ces produits étant même en vente sur le marché mondial.

Dans l’Union européenne, comme ailleurs, les règlements et les lois sont totalement inadaptés aux propriétés particulières des nano-matériaux. Les Amis de la Terre-France s’associent à la demande de leurs collègues européens pour que les responsables politiques de l’Union européenne mettent enfin en place une législation complète et réellement basée sur le principe de précaution, pour protéger les citoyens et l’environnement. Nous demandons aussi que l’Union Européenne favorise les agricultures biologiques et paysannes, seules garantes de la protection des citoyens et de l’environnement.

Pour Helen Holder, coordinatrice de la campagne « Alimentation et Agriculture » des Amis de la Terre-Europe : « Il est choquant que les citoyens européens puissent être exposés à des produits potentiellement toxiques, présents dans les aliments ou les emballages alimentaires sans qu’aucune réglementation n’assure leur sécurité. Les responsables politiques doivent arrêter de nous dire que les règlements actuels suffisent et doivent combler de toute urgence les lacunes réglementaires. »

Pour Christian Berdot des Amis de la Terre-France : « D’un côté, on étouffe les petits producteurs avec des règlements sanitaires toujours plus tatillons et coûteux, de l’autre les industriels ont toute latitude pour mettre en danger la santé des citoyens avec des produits potentiellement toxiques sans que le moindre étiquetage, la moindre réglementation ne soient mise en place. Comme pour les OGM, on commercialise d’abord et on fera les études après, l’intérêt des industriels passe avant la protection des citoyens et de l’environnement. »

(1) Voir le rapport complet en anglais à l’adresse suivante : http://www.foeeurope.org/activities/nanotechnology/Docume...Nano_food_report.pdf ou notre traduction partielle à la suite :

(2) Les Amis de la Terre /Friends of the Earth Europe ont analysé les textes juridiques européens suivants : Food Law Regulation 178/2002, Novel Foods Regulation 258/97, Food Additive Use Directive 89/107, Food Packaging Regulation (EC 1935/2004ainsi que les règlements sur les pesticides et biocides (Directive 91/414, Council Directive 79/117, Regulation 396/2005 and Directive 98/8/EC, Directive 76/769/EEC) et ont trouvé qu’ils étaient inadaptés pour gérer les risques liés aux nano-aliments. Pour plus d’informations, voir le rapport en anglais.

Communiqué Les Amis de la Terre 

La 3G sur le 900 MHz : un énorme cadeau financier aux conséquences sanitaires indubitables !

Paris, le 11 mars 2008 : En date du 27 février 2008, l’Autorité de régulation des Communications électroniques et des Postes, l’Arcep, a décidé d’autoriser les opérateurs de téléphonie mobile à réutiliser les fréquences 900 MHz afin de généraliser la 3G – téléphonie mobile de troisième génération - sur l’ensemble du territoire français.

Sous couvert d’une décision purement technique, l’Arcep vient d’accélérer considérablement le déploiement de la 3G en France en permettant aux opérateurs d’utiliser les antennes actuellement dédiées au GSM pour transmettre les données liées à l’internet mobile.

Selon l’Arcep, « ces fréquences ont des meilleures propriétés de propagation et pénètrent mieux dans les bâtiments que les fréquences de la bande 2,1 GHz dans lesquelles la 3G fonctionne actuellement. » Sans aucune analyse sanitaire préalable, l’Arcep a donc décidé d’accroître encore l’exposition des riverains, à l’aide d’une fréquence particulièrement « pénétrante » pour les bâtiments… et leurs habitants !

Or, un certain nombre d’études récentes ont montré les effets de cette fréquence sur nos gènes : études finlandaises (Lescscsinki et al, 2006 et 2008), étude israélienne (Friedman et al., 2007), étude française menée sous la direction du Professeur Ledoigt de l’Université de Clermont-Ferrand qui démontre que l’exposition de plans de tomate à des fréquences de 900 MHz, pendant de courtes durées à des niveaux de champs électromagnétiques faibles, provoque un stress (2006, 2007). Toutes ces résultats auraient du alerter l’Arcep.

Mais cette décision unilatérale est bien loin des considérations sanitaires. Cette décision semble dictée par de stricts impératifs économiques et permet dans le fait aux opérateurs d’économiser des coûts de développement de réseau UMTS/3G, évalués en 2002, par le Conseil d’analyse économique, à plus de 15 milliards d’euros. Grâce à cette décision, les opérateurs vont désormais pouvoir gagner plus en exposant plus !

Agir pour l’Environnement et Priartém dénoncent un cadeau financier exorbitant aux conséquences sanitaires indubitables. Cette simple décision administrative, passée quasiment inaperçue, est inacceptable et doit faire l’objet d’un vaste débat public, préalable à toute décision qui devrait relever de l’autorité politique et non administrative.
 
Communiqué Agir pour l'environnement 

Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu