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17/03/2008

Ouistreham : Greenpeace intercepte en mer une cargaison de bois suspecte en provenance du Brésil*

Ouistreham, le 17 mars 2008. A 16h 30, l'Arctic Sunrise, le navire de Greenpeace, vient d’ intercepter à quelques miles des côtes le Galina III, un cargo battant pavillon maltais en provenance du Brésil et chargé de bois. Trois activistes sont montés à bord et se sont attachés dans les grues. La cargaison à destination du port de Caen-Blainville provient d'exploitants forestiers s'illustrant depuis des années par leurs pratiques illégales en Amazonie. Greenpeace demande aux autorités françaises d’empêcher le déchargement jusqu’à ce qu’il ait obtenu du gouvernement brésilien les informations prouvant que le bois est légal et que les certificats présentés sont fiables.
 
Source : Greenpeace France 

Energies d’avenir en Nord-Pas de Calais

Diviser par 4 les émissions de CO2 pour lutter contre le dérèglement climatique sans renouveler les réacteurs nucléaires de Gravelines, c’est possible!

L’étude de Virage-énergie Nord-Pas de Calais propose une voie réaliste et durable jusque l’horizon 2050, en délaissant le nucléaire entre 2020 et 2030.

Pour découvrir cette étude remarquable, regardez le reportage de Delta-tv (chaîne cablé de la ville de Gravelines) diffusé le 5 février 2008.

Aboutissement de plus d’un an de travaux et de dialogue avec des acteurs régionaux, ce scénario de « Facteur 4 sans nucléaire », exercice unique en région, propose, à partir d’arguments chiffrés et étayés, des politiques publiques incontournables pour l’avenir énergétique d’une région de France.

Transports, énergies renouvelables, efficacité énergétique, industrie, bâtiments, aménagement du territoire... tous les thèmes des activités et de la vie quotidienne sont ici abordés.

Nous sommes tous concernés : décideur politique ou économique, responsable associatif, citoyen. Curieux et désireux de connaître les solutions possibles en région, ils trouveront ici de quoi alimenter leur réflexion, guider leur action et refaire le plein ... d’énergie!

 

Communiqué du Réseau Sortir du Nucléaire

16/03/2008

L'éolien contribue à la diminution des émissions de CO2

Dans le cadre de la politique de lutte contre le changement climatique et d’amélioration de la sécurité d’approvisionnement énergétique, le Gouvernement a réaffirmé la nécessité de développer les énergies renouvelables. Les engagements pris à l’occasion du Grenelle environnement vont conduire à développer significativement toutes les filières.

En 2007, la puissance totale du parc éolien français a atteint près de 2 500 MW, plaçant ainsi la France au 3ème rang européen en termes de puissance annuelle installée, derrière l’Allemagne et l’Espagne. Sur l’année 2008, l’éolien permettra d’éviter l’émission de 1,65 MT de CO2. Le ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables et l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) souhaitent apporter un certain nombre de précisions.

 

L’Union européenne et la France ont fixé des objectifs ambitieux de développement des énergies renouvelables

Le développement des énergies renouvelables, associé à une politique ambitieuse d’économies d’énergie, s’inscrit dans l’objectif de diversification des approvisionnements énergétiques de la France, dans le cadre de la stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% défini par le Conseil Européen de mars 2007.

L’objectif fixé par le Grenelle environnement est de réduire la part des énergies carbonées et d’augmenter la part des renouvelables de 20 Mtep1 en 2020 afin d’atteindre une proportion d’au moins 20% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie. Ceci suppose une augmentation de toutes les énergies renouvelables.

Parallèlement, les données du gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité (RTE) 1 Millions de tonnes équivalent pétrole.

 

Des scénarios prévisionnels du RTE qui démontrent la réduction des émissions de CO2 associées à la croissance du recours à l’éolien

La production éolienne se substitue essentiellement à des productions à partir d’énergies fossiles, comme le montrent les scénarios prévisionnels du RTE.

Le RTE (Bilan prévisionnel de l’équilibre offre demande d’électricité en France, édition 2007) a élaboré plusieurs scénarios de croissance des consommations et du parc de production d’électricité en France à l'horizon 2015. La majorité des scénarios intégraient un développement de l’éolien qui passait de 2 200 MW en 2006 à 15 000 MW en 2015.

Dans ces scénarios, une réduction nette des émissions de CO2 du système électrique est prévue entre 2006 et 2015 (entre 15 et 35 %).

En 2020, un parc de 25 000 MW devrait permettre d’éviter l’émission par le secteur énergétique de 16 millions de tonnes de C02 par an.

 

L’énergie éolienne est certes intermittente, mais prévisible à court terme et peut contribuer significativement à l’équilibre du réseau à l’échelle du territoire.

La variabilité de l’énergie éolienne est une réalité physique mais les progrès de la modélisation et de la prévision météorologique permettent de les anticiper de mieux en mieux. En quelques décennies, malgré la variabilité de nos consommations électriques, les gestionnaires de réseaux électriques ont réussi à prévoir les variations de l’appel de puissance des consommateurs. Ceci en fonction d’une multitude de facteurs : jour de la semaine, heure, saison, température, humidité, etc.

L’analyse du dernier bilan prévisionnel du RTE démontre que la productivité du parc éolien français est largement supérieure à la moyenne européenne. Cette spécificité s’explique par le caractère particulièrement avantageux des régimes de vent français (deuxième gisement éolien en Europe, derrière la Grande-Bretagne). En France, comme le montrent les atlas éoliens départementaux et régionaux réalisés par l’ADEME en partenariat avec les acteurs territoriaux, nous disposons de trois régimes climatiques différents et complémentaires : océanique, continental et méditerranéen. De ce fait, le vent souffle toujours quelque part dans l’hexagone. Les éoliennes étant déployées sur l’ensemble du territoire, elles peuvent donc continuer à approvisionner le réseau électrique national.

Par ailleurs, contrairement à certaines affirmations, l’électricité d’origine éolienne ne nécessite pas une puissance équivalente en centrale thermique pour pallier ses variations.

Selon les experts du gestionnaire du Réseau de Transport d’Electricité, un parc éolien national d’une puissance de 10 000 MW, réparti sur les trois régions climatiques, apporte la même puissance garantie que 2800 MW de centrales thermiques à flamme, évitant ainsi les émissions de CO2 associées.

 

Le coût de la filière est de mieux en mieux maîtrisé

Une analyse de l’ADEME des données du RTE montre que les émissions de CO2 évitées par l'éolien sont de 300 g/kWh. Une étude du RTE sera conduite prochainement pour affiner ce résultat. La Commission de Régulation de l’Energie (CRE) prévoit par ailleurs pour 2008 une production de 5,5 TWh qui représentera donc 1,65 million de tonnes de CO2 évitées (sur un total d’émissions françaises d’environ 500 millions).

La montée en puissance de l’éolien se traduira, suivant les prévisions de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) du 23 janvier 2008 relatives aux charges de service public de l’électricité (CSPE) et à la contribution unitaire pour 2008, par un coût de 92M€; cela équivaut à un coût de la tonne de CO2 évitée par l’éolien estimée à environ 56 €.

Par ailleurs, la CRE estime le MWh éolien à 85 € contre 68,6 € pour l'électricité du marché (+ 13 € par rapport à 2006). Le surcoût payé par EDF est donc de 16,4 € par MWh (contre 29,4 € par MWh en 2006 et 60 € par MWh en 2001). Sur la base de 384 TWh soumis à la CSPE, le coût de l'éolien, pour le consommateur, est donc de 0,024 centimes d'€ par kWh consommé. Pour un ménage français qui consomme 2 500 kWh/an (hors chauffage électrique), le coût est donc de 0,6 €/an.

 

Source : ADEME 

15/03/2008

Le Salon de l'auto de Genève est tout sauf vert !

Paris, France — Alors que le salon de l'automobile de Genève se veut celui de la voiture verte, Greenpeace a voulu en avoir le cœur net et a calculé la moyenne des émissions de CO2 des modèles exposés. Résultat : 201 g/km. C'est largement au-delà de la moyenne de 120 g de CO2/km qu'il faut atteindre d'ici à 2012, et bien plus encore que celle des véhicules aujourd'hui mis sur le marché (160 g/km).
 
« Les salons, comme celui de Genève, sont des vitrines affichant l'avenir que l'on nous réserve en matière d'automobile. Et bien nous sommes fixés : cet avenir est dramatique pour l'environnement et les constructeurs en sont responsables, déclare Anne Valette, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France. Le greenwashing tourne à fond. Campagnes de pub omniprésentes et communication institutionnelle agressive : tout est là pour nous faire croire qu'ils font le maximum afin de réduire l'impact des voitures sur le climat. En réalité, à l'heure où le Conseil européen réaffirme l'urgence, ils font tout pour saboter le projet de réglementation. »

Certes, la présence au salon de Genève de Ferrari ou Lamborghini, spécialisées dans les voitures de sport très polluantes, fait exploser la moyenne. Mais Greenpeace dispose du détail par constructeur. Ainsi, BMW vante les mérites de ses moteurs diesel les plus efficaces mais atteint 187 g de CO2/km. Renault, autoproclamé champion des voitures moins polluantes, promeut son nouveau 4x4 Koleos et récolte 186 g/km. Volkswagen a beau communiquer sur son label Blue Motion, son coupé Passat et le Tiguan montent la moyenne à 196 g/km.

Le 6 mars, Greenpeace a lancé un concours et proposé au grand public d'élire la pire voiture de l'année sur www.greenpeace.fr/voitures. La Toyota Land Cruiser 4.0 v6 Executive est placée en tête du palmarès par une majorité (53 %), devant la BMW 135i Coupé (23 %), la Volvo 70F 2.0 (11 %), la Renault Clio RS F1 2.0 (9 %) et la Volkswagen Golf Plus Comfortline 1.4 (4 %). « Les résultats de ce petit jeu reflètent le niveau de conscience des gens, qui ont bien compris qu'un 4x4 est très polluant, mais aussi l'impact des stratégies marketing développées par les constructeurs, analyse Anne Valette. En réalité, chacun des modèles nominés est une catastrophe environnementale. Ainsi la "petite" Renault sport, par exemple, rejette 197 g de CO2/km, alors qu'une Clio classique émet entre 110 et 140 g/km. »

Toute la vérité sur chaque constructeur sur www.greenpeace.fr/voitures

Pendant plus de dix ans, les constructeurs automobiles européens ont fait des promesses mensongères sur les efforts qu'ils étaient prêts à consentir pour être responsables. Non contents d'avoir délibérément fait perdre du temps à la lutte contre les changements climatiques, les constructeurs automobiles européens développent depuis plusieurs mois une campagne massive de lobbying pour vider de toute contrainte le projet de réglementation européenne visant à réduire les émissions de CO2 des véhicules particuliers. Greenpeace affirme que l'ambition climatique européenne doit se traduire par un double objectif : 120 g de CO2/km d'ici à 2012 et 80 g de CO2/km à l'horizon 2020.

« Au fil du temps, les automobilistes ont obtenu que les constructeurs leur proposent des voitures plus confortables et plus sûres, conclut Anne Valette. Exigeons désormais des modèles plus respectueux de l'environnement, d'autant que les technologies rendant les moteurs plus efficaces existent déjà. Au lieu de tout faire pour saper les négociations européennes en cours, les constructeurs doivent prendre leurs responsabilités face à l'urgence climatique. »

En Europe, le secteur des transports est le seul à voir ses émissions de CO2 augmenter depuis 1990 (+26 %). À elles seules, les voitures sont responsables de 12 % des rejets. En France, à l'origine de 26 % de nos émissions (dont 14 % pour les véhicules particuliers), les transports forment le secteur le plus polluant. 
 
Communiqué de Greenpeace France - 14 mars 2008

 
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