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16/04/2008

L'appel de la jeunesse Sans OGM

Conférence de presse : Jeudi 17 avril 2008 à 11h - 4 rue de la Banque - 75002 Paris

Demain, à cause de la décision du gouvernement et du vote de la majorité parlementaire, nous risquons de trouver dans nos assiettes des produits génétiquement modifiés dont personne ne connaît l'impact à long terme sur notre santé comme sur la biodiversité.

Nous refusons d'être les cobayes d'une expérience scientifique grandeur nature. Nous refusons d'être sacrifiés sur l'autel d'un projet de loi autorisant les cultures d'OGM en plein champ. Nous voulons être protégés.

La société et sa jeunesse crient leur malaise face aux OGM. Alors qu'hier le Grenelle de l'environnement voulait garantir un droit à produire et consommer sans OGM, pourquoi hypothéquerions-nous aujourd'hui notre avenir ?

Aujourd'hui, nous tirons la sonnette d'alarme pour éviter l'hémorragie.

Le gouvernement et la majorité parlementaire sont prêts à nous sacrifier. Aujourd'hui ils sont informés, demain ils ne pourront pas dire qu'ils ne le savaient pas !

Nous demandons une plus grande écoute de la société civile afin d'appréhender tous les dangers, d'en évaluer les risques par une véritable expertise indépendante, et de mettre en œuvre le principe de précaution.

Demain, nous lancerons un appel unitaire de la jeunesse SANS OGM.

Organisations signataires et présentes lors de la conférence de presse : Jeunes Verts, Fac Verte, Jeunes Communistes Révolutionnaires, Jeunes Communistes, Jeunes du Modem, Jeunes Radicaux ce Gauche, Mouvement des Jeunes Socialistes, Reso, Zone d'Ecologie Populaire, Jeudi noir, Collectif  Précaire pour un nouveau Parti Anticapitaliste

APPEL est d'ores et déjà accessible sur http://jeunesse-sans-ogm.org/
 
 
Communiqué du collectif Jeunesse sans OGM 

Un mois après la pollution de l’estuaire de la Loire, la LPO dresse un premier bilan

Le 16 mars dernier, 30 ans jour pour jour après la marée noire de l’Amoco Cadiz, 680 tonnes de fioul de soute (IFO 380), échappées de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique), ont commencé à souiller le littoral. Quinze jours après avoir touchée l’estuaire de la Loire, la pollution a atteint la Charente-Maritime, notamment les îles de Ré et d’Oléron, ainsi que le littoral sud-vendéen. Les oiseaux et plus globalement la biodiversité de ces espaces naturels sensibles sont durablement touchés. La LPO dresse un premier bilan de la catastrophe.

 

Depuis le 16 mars, les bénévoles et naturalistes de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux), de Bretagne Vivante et Loire-Vivante, ainsi que les gardes de L’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), parcourent constamment l’estuaire de la Loire afin d’évaluer l’impact de la pollution sur la faune et les milieux naturels, tout en tentant de sauver le maximum d’oiseaux.

Dès les premiers jours, ils ont constaté que les oiseaux emblématiques des milieux estuariens (bécasseau variable, pluvier argenté, tadorne de Belon, avocette élégante, barge rousse, canard pilet, sarcelle d’hiver) avaient été mazoutés, alors même que la migration prénuptiale battait son plein.

 

Parmi les espèces observées, 60 % des tadornes, 30 % des bécasseaux variables, 40 % des avocettes et 10 % des pluviers argentés ont été touchés. Pourtant, aucun oiseau mort n’a été signalé et seul un oiseau vivant a été récupéré : une sarcelle d’hiver soignée par l’Ecole Vétérinaire de Nantes et relâchée depuis.

On peut penser que certains oiseaux se sont dispersés sur des sites moins pollués. Mais une question demeure : pourquoi, compte-tenu de l’importance de cette catastrophe, les équipes de dépollution n’ont-elles pas retrouvé de cadavres d’oiseaux, ce qui aurait normalement dû être le cas dans l’estuaire de la Loire ? Il n’y aurait donc pas d’oiseaux morts sur les 80 kilomètres des deux rives polluées de la Loire, alors qu’on a retrouvé plus de 250 oiseaux mazoutés sur la seule île de Ré ?

 

La pollution a, en effet, atteint les îles d’Oléron et de Ré, et le littoral sud-vendéen, les 30 et 31 mars derniers. Des analyses ont révélé que le polluant provenait bien de l’accident survenu à la raffinerie de Total à Donges.

Une quarantaine d’oiseaux vivants et plus de 200 oiseaux morts ont été collectés, notamment des fous de Bassan, des guillemots de Troïl et des pingouins torda.

Les oiseaux récupérés vivants ont été immédiatement réhydratés et nourris au sein de l’Unité Mobile de Soins (UMS) LPO Wildpeace installée sur le site de la maison du Fier d’Ars, sur l’île de Ré ou au centre de soins du marais aux oiseaux sur l’île d’Oléron. Ils ont ensuite été transférés vers l’Ecole Vétérinaire de Nantes et la Station LPO de l’Ile Grande.

 

Aujourd’hui, devant les constats de la LPO et des associations de protection de la nature, Total confirme que la quantité de mazout déversée est plus importante que celle annoncée initialement. Ainsi, ce ne sont plus 400 mais 500 tonnes de fioul qui se seraient échappées de la raffinerie de Donges, et non plus 100 tonnes qui se seraient déversées dans l’estuaire  mais 180. L’UMS LPO, véritable « Samu » des oiseaux, reste donc encore en veille. Dans l’estuaire de la Loire, un travail de fourmi a commencé pour nettoyer les sites les plus difficiles d’accès, notamment les vasières et les roselières.

 

Allain Bougrain Dubourg

Président de la LPO

Kalahari : De l'eau pour les diamants, pas pour les Bushmen

Au Botswana, dans la réserve naturelle du Kalahari central, plusieurs puits ont été creusés en prévision de l’exploitation d'une mine de diamant alors que les Bushmen qui vivent sur place n'ont pas le droit d'utiliser leur propre puits.

Les puits exploratoires ont été créés dans le cadre de l’évaluation environnementale qui précède la construction par Gem Diamonds d'une mine de diamants de 2,2 milliards de dollars à Gope, une communauté bushman située à l'intérieur de la réserve. Plusieurs puits seront nécessaires au bon fonctionnement de la mine qui nécessitera d’importants volumes d'eau.

Depuis que le gouvernement a détruit leur unique puits – Monthomelo situé dans la Réserve – pour les « encourager » à partir dans les camps de relocalisation, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ce puits était leur principale source d'eau avant que le gouvernement ne les expulse illégalement de la réserve.

Les Bushmen ont légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006 mais le gouvernement continue de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Il n’y a qu’une seule explication au fait que le gouvernement autorise les compagnies minières à creuser autant de puits qu'ils le désirent et empêche les Bushmen d'en utiliser un seul - la terrible vengeance d'un gouvernement déterminé à éloigner les Bushmen de leur territoire ancestral et à les faire payer leur victoire devant la Haute Cour. Les diamants de cette mine seront un gage de haine et non d'amour".


Pour en savoir plus sur les Bushmen :
http://www.survivalfrance.org/peuples/bushmen

 

Communiqué : Survival 

14/04/2008

Victoire juridique de Greenpeace sur Areva pour la liberté d'expression !

847715eed98922bbe4fa0555c08a90af.jpgLundi 8 avril, dans un jugement qui fera jurisprudence en matière de liberté d'expression pour les associations, notamment sur le web, la Cour de cassation a donné raison à Greenpeace qui était poursuivi par Areva pour avoir détourné son logo.

« Voilà une victoire importante et symbolique pour Greenpeace qui se voit ainsi renforcé et légitimé dans son rôle critique vis-à-vis de l'industrie nucléaire, et dans son droit à faire valoir son opinion, déclare Frédéric Marillier, responsable de la campagne nucléaire à Greenpeace France. Mais cette décision aura aussi un impact beaucoup plus large pour la liberté d'expression des associations, des syndicats ou des médias, et leur droits à la critique. »

En effet, au terme d'une procédure qui aura durée six ans, la plus haute juridiction française se fondant sur la Convention européenne des droits de l'homme, a tranché : selon elle, les « associations [Greenpeace France et Nouvelle-Zélande] agissant conformément à leur objet, dans un but d'intérêt général et de santé publique par des moyens proportionnés à cette fin, [n'ont] pas abusé de leur droit de libre expression ». Elle a alors cassé et annulé l'arrêt rendu le 17 novembre 2006 par la cour d'appel de Paris qui avait donné raison à l'industriel du nucléaire.

« Ainsi se trouve consacré le droit de parodier une marque dès lors que la critique s'inscrit dans une démarche d'intérêt général et de santé publique, et que les moyens de cette critique sont proportionnés au but poursuivi », estime maître Henri Choukroun, l'avocat de Greenpeace. En clair, Greenpeace va pouvoir réutiliser ce logo ou en parodier d'autres. L'organisation écologiste ne va pas s'en priver !

L'affaire remonte à l'année 2002. Comme de nombreuses vieilles industries polluantes, le géant du nucléaire français avait décidé de se refaire une nouvelle image à travers un nouveau nom, Areva, et un nouveau logo. Pour dénoncer cette opération cosmétique, Greenpeace avait détourné ce logo. Areva avait alors a assigné Greenpeace en référé, demandant qu'on interdise à l'association d'utiliser ce logo détourné. S'en est suivi six ans de procédures et de rebondissements juridiques.

Source : Greenpeace France 

 
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