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09/04/2008

Le BVP n’est pas mort : il continue a agir contre l’environnement !

Alors que dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’Etat signera vendredi, avec les annonceurs, une charte d’engagement et d’objectifs pour une publicité éco-responsable et une réforme du Bureau de Vérification de la Publicité (BVP), ce dernier vient de s’illustrer en s’opposant à une campagne en faveur de la réduction des déchets ! Explications.

Par une lettre du 5 mars, le BVP recommande à l’agence de publicité du SMICTOM des Châtelets (collectivité costarmoricaine en charge des déchets) de ne pas diffuser des visuels incitant les citoyens à exercer des choix de consommation permettant de satisfaire les mêmes besoins en générant moins de déchets.

Parmi les messages « coupables » : des incitations à privilégier les produits réutilisables par rapport aux produits à usage unique (ex. rasoir à lames remplaçables versus rasoir jetable), les produits sans emballages (ex. eau du robinet versus eaux embouteillées) ou encore les alternatives simples (ex. : serpillière versus lingettes). Rappelons au passage qu’un des engagements du Grenelle a pour objectif de « taxer les produits fortement générateurs de déchets ».

« Alors que le BVP a par le passé fait preuve d’un certain laxisme envers certains annonceurs, en invoquant des manques de moyens et un rôle uniquement consultatif, il est scandaleux, de le voir s’opposer à des messages éco responsables émis par une collectivité en direction des citoyens » souligne Bruno Genty, responsable du dossier déchets pour la fédération France Nature Environnement. « Le BVP ferait bien de mettre son énergie à défendre une publicité éco responsable et non une publicité éco alibi !».

Il ajoute : « Ce n’est pas aux marchands de dicter –ni même de suggérer- aux collectivités et aux citoyens ce qu’ils peuvent dire ou penser. Conseiller les citoyens afin qu’ils puissent réduire leur production de déchets est une action éco-responsable jusqu’à preuve du contraire ! ».

Voir dossier de presse :

http://www.fne.asso.fr/GP/actualite/Dossier_de_presse_aff...

Communiqué : FNE 


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Loi OGM : débat torché, vote irresponsable !

b32931ee9667486cb870ad867395d50d.jpgGreenpeace déplore l'adoption cet après-midi du projet de loi sur les OGM lors d'un scrutin solennel à l'Assemblée nationale. Le texte condamne à terme l'ensemble de la production agricole française à la contamination et définit un régime de responsabilité complètement défaillant. En votant une loi génétiquement modifiée au profit d'une poignée d'industriels, la majorité UMP est manifestement passée à côté de l'histoire et de la volonté des Français. La croisade du sergent-chef Copé contre une secrétaire d'Etat coupable de « soutien » au seul amendement limitant la contamination ne fait pas honneur à la vie démocratique française.

« Comme au Sénat, la frange la plus rétrograde de la majorité UMP s'est allégrement assis sur le Grenelle, sur le principe de précaution, sur la directive européenne qu'elle était censée traduire en droit français et sur le souhait des citoyens ! s'indigne Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. Pis, si l'on en croit les déclarations vengeresses de M.Copé, le seul vrai amendement de protection adopté pourrait être remis en cause au Sénat dès la semaine prochaine, lors de la seconde lecture. Nous regrettons que les députés UMP les plus éclairés, comme M.Grosdidier, n'aient pas été plus entendus par leurs collègues. L'agriculture française et l'environnement sont sacrifiés sur l'autel de quelques profits industriels. C'est une honte. »

Dans ce contexte, Greenpeace ne peut se réjouir des amendements adoptés ces derniers jours. Non contraignants, ils sont pour la plupart des amendements « cosmétiques », de façade, destinés à faire croire aux français que leurs inquiétudes légitimes ont été entendues.

Par exemple, la disposition qui limitait la liberté d'expression des membres du futur Haut Conseil des biotechnologies avait été ajoutée en février par la frange la plus conservatrice des sénateurs. Sa suppression tient donc du minimum syndical. Quant à l'amendement qui dispose que les parcs naturels "peuvent" exclure la culture d'OGM, "avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés", il constitue une véritable supercherie, l'unanimité étant impossible à atteindre…

Le sans OGM est nié. Au terme de 6 jours de débat, le législateur ne s'est pas prononcé sur la nature du sans OGM. Celui-ci reste donc défini par une contamination à 0.9%. Sans OGM, c'est donc avec un peu d'OGM… Un comble pour une loi dont l'objectif, selon la directive 2001/18, devait en être la protection.

Un régime de responsabilité défaillant est par ailleurs entériné. L'agriculteur conventionnel ou bio devra se débrouiller seul avec sa contamination. Le champ de responsabilité issu du transport ou du stockage, qui est le plus important, n'est pas pris en compte et le niveau de d'indemnisation prévu, basé sur la dépréciation des prix, est tout simplement ridicule par rapport à la réalité des contaminations.

Le seul amendement responsable voté est le n°252 permettant la protection des filières de qualité sans OGM. Mais il est fort à craindre que les « cosmétiques » adoptés par l'Assemblée nationale permettent de légitimer au Sénat sa suppression alors que ses objectifs -la pérennité des AOC françaises- sont pourtant si évidents que l'on ne voit pas bien au nom de quoi la majorité UMP pourrait se permettre de les contester. Refus d'étiquetage des produits animaux nourris aux OGM, refus de l'implication des collectivités locales, refus de l'information publique en temps et en heure ou encore confidentialité des dossier d'évaluation éclairent par ailleurs l'intention de la majorité UMP : imposer des OGM partout et en cachette.

Le concours de lâcheté et d'irresponsabilité active a bien eu lieu. M.Copé en sort grand vainqueur. La croisade du sergent-chef de l'UMP contre une secrétaire d'Etat, coupable de « soutien » au seul amendement limitant la contamination ne fait pas honneur à la vie démocratique française. Au palmarès général, c'est donc à lui que Greenpeace remettra son Monsanto d'or.

Texte de loi ou acte de vente à Monsanto ? La veille du début d'examen de la loi à l'assemblée, Greenpeace interpellait à son siège l'UMP pour savoir si, comme le déclaraient certains parlementaires, elle était bel et bien contaminée par Monsanto.... Les dernières affirmations du député Copé et du Premier Ministre F.Fillon répondent sans ambiguité, justifiant par là même la défiance des citoyens vis-à-vis de la classe politique.

« L'Assemblée nationale vient de rédiger l'acte de vente de l'agriculture française à Monsanto, conclut Arnaud Apoteker. Le Premier Ministre est le premier à vouloir le signer. Les sénateurs trouveront-ils le courage d'afficher un autre visage ? »

Ce scrutin, caractérisé par une très courte majorité et une abstention inhabituelle, témoigne par ailleurs du manque d'unanimité et de la mauvaise conscience des députés UMP sur la ligne définie par M.Copé et la frange la plus extrémiste du parti. Greenpeace en appelle maintenant au Président de la République : l'intérêt général doit passer avant les intérêts des firmes semencières et la politique politicienne.

Communiqué : Greenpeace france

Nucléaire : Le devoir d'ignorance, limite de la liberté d' expression.

Après l' invention du devoir d' ingérence, il existe un devoir d 'ignorance, depuis que J.-P. Raffarin a signé l’arrêté du 24 juillet 2003 relatif à la protection du secret de la défense nationale dans le domaine de la protection et du contrôle des matières nucléaires. Ces deux devoir ne sont pas compatibles, car le devoir d' ingérence ne s' applique pas au nucléaire civil français considéré, depuis juillet 2003, comme secret défense. Stéphane Lhomme et l' association "Sortir du nucléaire", pour n'avoir pas respecté ce principe ont des problèmes avec les autorités policières et judiciaires. Ainsi, informer ses concitoyens d' un danger est devenu un délit, voir une trahison, simplement parce que l' information a pour source un rapport classé confidentiel défense. Dès lors, divulguer ce rapport est assimilé à une "intelligence avec l' ennemi".

Quel est donc le danger , ou le risque, pour la société de divulguer le rapport ?
Depuis le 11 septembre 2001, une question majeure se pose:
"nos centrales nucléaires résisteraient-elle à l' impact d' un avion sur leur cœur ?"
La réponse est dans le fameux rapport secret dont personne n' est sensé connaître le contenu.
En supposant que la réponse à la question soit simplement : oui, nos centrales résisteraient à la chute d' un avion , on pourrait sans inconvénient lever le secret défense et publier le rapport . Les terroristes et les ennemis potentiels seraient prévenus que toute tentative d' attaque aérienne serait vaine, donc inutile. Dans ce cas, nous serions rassurés.
Or le rapport doit rester secret . C' est ce qu' on entendu sur France Inter le 25 mars.
Il faudrait donc convenir que, pour notre sécurité, on ne doit rien dire, rien entendre, rien voir. Mais le secret démontre, a contrario, la vulnérabilité des centrales nucléaires sur le plan stratégique.

Ce secret laisse sans réponse de nombreuses questions que chacun est en droit de se poser :
- Quel danger réel et calculé révèlerait ce rapport s' il était publié ?
- Le rapport dévoilerait-il les limites de la résistance des centrales nucléaires à un impact d' avion ?
- Le rapport ferait-il la part des responsabilités entre EDF, Areva, et la défense nationale, vis à vis des risques aériens ?
- Faut-il protéger nos centrales par un bouclier anti-missiles ?, par une DCA ?
- Vu les conséquences de l' accident de Tchernobyl, sur le plan de la pollution de l'environnement par les radio nucléides, chacun de nos 58 réacteurs ne présente-t-il pas une menace ?
- Les Français vivraient-ils au milieu d' une poudrière atomique sans le savoir ?
- La confidentialité du rapport qui est supposée empêcher nos ennemis de nous attaquer, n'a-t-elle pas pour effet pervers d' augmenter les risques inhérents à l' activité nucléaire sur notre territoire à cause du manque transparence des décisions prises par un cercle restreint de techniciens ?
- Sur le plan stratégique, à quoi nous sert d' avoir une force de frappe atomique avec son rayon d'action à 8 000 Km, alors que nos centrales civiles sont autant de cibles vulnérables pour des missiles conventionnels ? Le nucléaire civile n' annule-t-il pas "l' avantage" stratégique que nous donne la Bombe ?

L'exercice de la démocratie exige la liberté de l' information et le débat en vue de prises de décisions concernant l' évolution du parc nucléaire français. Quant aux mesures de protection passive, pour se protéger en cas d' accident nucléaire, elles aussi dépendent de l' évaluation connue du risque.
En matière de sûreté nucléaire, paradoxalement, le savoir est devenu plus dangereux que la connaissance pour le public.
On cherche à nous rassurer, mais le secret est en lui-même très inquiétant .

Auteur : Jacques Terracher , le 09 avril 2008

08/04/2008

Loi OGM : une mise en abîme jalonnée d'amendements cosmétiques

Alors que les articles cruciaux du projet de loi sont sur le point d'être abordés en fin d'après-midi et que 173 amendements restent à examiner, Greenpeace s'alarme de la volonté d'accélération des débats à l'Assemblée nationale, de l'absence toujours persistante de prise en compte de l'avenir du sans OGM et des déclarations vengeresses de certains élus concernant l'amendement n°252 adopté en fin de semaine dernière. Pour Greenpeace, à ce stade du débat, c'est l'ensemble des articles du texte qui devrait être mis en conformité avec cet amendement de protection.
 

« La veille du scrutin solennel, le législateur ne s'est toujours pas prononcé sur la nature du sans OGM, s'indigne Arnaud Apoteker, de Greenpeace France. On sait ce qu'est une culture OGM, mais l'on ne sait toujours pas clairement ce qu'est une culture sans OGM. C'est un comble pour une loi dont l'objectif, tout au moins si l'on se fie à la directive 2001/18, devrait en être la protection ! La position du Gouvernement sur cette définition cruciale reste dramatiquement floue. »

 

Dans ce contexte, Greenpeace ne peut se réjouir des amendements adoptés hier. La disposition qui limitait la liberté d'expression des membres d'un futur Haut Conseil des biotechnologies avait été ajoutée en février par la frange la plus conservatrice des sénateurs. Sa suppression tient donc du minimum syndical.

Quant à l'amendement qui dispose que les parcs naturels "peuvent" exclure la culture d'OGM, "avec l'accord unanime des exploitants agricoles concernés", et "sous réserve que cette possibilité soit prévue par leur charte", il constitue une véritable supercherie, l'unanimité étant évidemment impossible à atteindre. Il suffit d'un agriculteur, que les promoteurs des OGM n'auront sans doute aucun mal à convaincre, pour saboter toute tentative de protection des espaces naturels.

Par ailleurs, l'amendement indiquant que les organismes de gestion des filières de qualité (comme les AOC) peuvent demander à l'autorité administrative des mesures plus contraignantes pour se protéger des OGM n'est guère plus convaincant : il n'indique pas que l'autorité administrative doive réagir à ces demandes des labels de qualité, ni comment. Il s'agit d'un amendement de façade destiné à faire croire aux français que les députés veulent préserver les filières de qualité, mais sans rien imposer pour y parvenir.

« Globalement, les amendements adoptés hier ont tout l'air de pilules destinées à faire digérer aux français un texte fondamentalement inacceptable compte tenu de leurs préoccupations et des risques potentiels des OGM », ajoute Arnaud Apoteker.

Le refus des amendements sur l'étiquetage des produits issus d'animaux nourris aux OGM et celui d'indiquer clairement que les dossiers d'évaluation environnementale et sanitaire ne peuvent en aucun cas rester confidentiels montrent que l'intention des députés UMP, à l'opposé des principes professés par le gouvernement et du Grenelle, est bien d'imposer les OGM partout et en cachette.

Jusqu'alors les seuls amendements intéressants l'ont été à l'article 1 du projet : il s'agit du 252 permettant la protection des filières de qualité sans OGM et de son corollaire le 112. Il est à craindre que les amendements cosmétiques adoptés notamment hier permettent de légitimer au Sénat ou en seconde lecture à l'Assemblée l'abandon du 252, dont les objectifs– dont la pérennité des AOC françaises- sont pourtant si évidents que l'on ne voit pas bien pourquoi la majorité UMP pourrait se permettre de les contester.

A ce stade des débats, c'est pourtant bien au contraire l'ensemble du texte qui devrait être mis en conformité avec les principes de précaution et de protection du sans OGM portés par l'amendement 252. Sa remise en cause tiendrait de l'irresponsabilité la plus totale et illustrerait une fois de plus la collusion entre certains élus UMP et les firmes semencières et biotechnologiques.

Source : Greenpeace France

 
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