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24/05/2008

La Capture et le Stockage de carbone ?

Le rapporteur de ce dossier au Parlement Européen, Chris Davies, soutenu dans ce sens par l’Agence Internationale de l’Energie, propose l’adoption obligatoire par l’Union Européenne de la technique de Captage et Stockage du Carbone (CSC, ou CCS en anglais) par toutes les entreprises brûlant des énergies fossiles.


Cette technique en est aujourd’hui tout juste au stade expérimental, dans plusieurs sites de la planète. Deux sites en France (Véolia Environnement à Claye-Soully et Total dans le Bassin de Lacq) sont en cours de travaux. Alstom se lance dans cette voie aux Etats-
Unis. Mais dans le même temps, d’autres sociétés semblent y renoncer, comme Shell et Statoil en Norvège.
C’est que cette prétendue solution pose de nombreux problèmes techniques et sociétaux : problèmes techniques de récupération des gaz, problèmes de sûreté géologique concernant les sites de stockage, problèmes d’assurance sur la durée forcément très longue du stockage, et donc sur la sécurité des populations concernées.


C’est particulièrement vrai pour l’enfouissement en sites maritimes, autorisé en Février 2007 par un dispositif discret modifiant la Convention de Londres, contre lequel s’élève avec force France Nature Environnement.


Elle pose enfin la question du financement de telles opérations, en admettant que les précédents obstacles soient franchis. Chris Davies n’y va pas par quatre chemins, en proposant que l’on mette en place un cadre réglementaire permettant les financements dans le cadre de l’UE.
La fédération France Nature Environnement est formellement opposée à une telle solution, qui revient à faire peser la dépollution de ces entreprises sur le contribuable européen. Solution d’autant plus inacceptable que l’on voit exploser littéralement les profits des sociétés pétrolières et qu’il y a toutes chances pour qu’ils continuent à gonfler, dans le contexte énergétique mondial.


C’est pourquoi, sans s’opposer de façon systématique à cette option technologique, FNE considère que ses modalités d’application doivent faire l’objet d’un large débat préalable, tant au niveau national qu’européen et international.


Il y a d’ailleurs mieux à faire : la priorité réelle, tant dans la perspective du changement climatique que dans celle des limites des ressources fossiles, doit porter sur les économies d’énergies et sur l’efficacité énergétique.

 

Communiqué : FNE 

21/05/2008

La loi OGM adopté !

Mardi 20 mai - Dans une atmosphère houleuse, le projet de loi a été adopté par 289 voix contre 221. La majorité a voté pour le texte, et l’opposition contre. Le Sénat doit se prononcer jeudi pour que le projet de loi soit définitivement adopté.

Ecolopresse 

Résultat de la Commission mixte paritaire sur le projet

A la suite de l’adoption d’une question préalable déposée par le député André CHASSAIGNE, l’Assemblée nationale a rejeté avant-hier le projet de loi sur les OGM, lequel n’a pas été abandonné mais renvoyé par le Gouvernement en commission mixte paritaire. Cette dernière s’est réunie hier. Réaction de France Nature Environnement.

Les 7 députés et 7 sénateurs qui composaient la Commission mixte paritaire auraient décidé de ne pas modifier le texte du projet de loi sur les OGM qui sera donc de nouveau soumis au vote du Sénat puis de l’Assemblée nationale.
Pour France Nature Environnement, fédération française des associations de protection de la nature et de l’environnement, qui s’est très activement investie dans les débats parlementaires depuis leurs débuts, ce résultat n’est pas une surprise car les deux assemblées avaient déjà voté en termes identiques la quasi totalité du texte.

Toutefois, Lylian LE GOFF souligne : « Nous savions que le vote de la question préalable déposée par le député André CHASSAIGNE ne mènerait pas à l’enterrement du projet de loi sur les OGM. FNE est cependant déçue que les parlementaires n’aient pas saisi cette occasion, que constituait la réunion de la Commission mixte paritaire, pour améliorer la rédaction d’un projet de loi encore très perfectible. La Commission n’a donc tenu aucun compte des motifs pour lesquels des députés de la majorité se sont abstenus ou ont voté pour la question préalable ». Arnaud GOSSEMENT ajoute : « Le projet de loi sur les OGM devrait désormais être voté au Sénat puis à l’Assemblée nationale, les 27 et 28 mai. Pour ce dernier round, FNE demande à ce que les parlementaires bénéficient d’une totale liberté d’expression pour que tous les citoyens comprennent que leurs élus partagent leurs préoccupations face aux risques inacceptables des OGM ».

Communiqué : FNE 

L’impasse des agrocarburants : Lettre de FNE à Nicolas Sarkozy

Alors qu’un conseiller du secrétaire général des Nations Unies demande à l’Europe et aux Etats-Unis de réduire leur production d’agrocarburants, la fédération France Nature environnement a écrit au Président de la République pour lui demander, au moment où il s’apprête à assumer la Présidence de l’Union Européenne, de défendre une nouvelle politique énergétique et notamment de revenir sur les objectifs d’incorporation d’agrocarburants proposés dans le cadre du « paquet Energie-Climat ».


Pour FNE, le maintien des objectifs d’incorporation « engendre une disproportion évidente entre une production d’agrocarburants forcément limitée par les surfaces agricoles disponibles et des besoins d’énergie pour les transports sans cesse croissants ».

Il est temps de reconnaître que les agrocarburants sont une impasse énergétique, environnementale, et alimentaire :
• Leur bilan écologique est médiocre, voire désastreux : réductions des émissions de gaz à effet de serre insuffisantes, déforestation dans les pays en développement, pratiques agricoles intensives, pression sur les ressources en eau …
• Leur concurrence avec la fonction nourricière de l’agriculture est injustifiable
• Ils ne constituent qu’un appoint marginal à notre dépendance énergétique

FNE rappelle que les premières priorités sont le report de la route vers des modes de transports alternatifs et la rationalisation des flux de marchandises. Les économies réalisées auraient d’autre part un impact direct sur l’équilibre de notre balance commerciale.

Pour Jean-Claude BEVILLARD, chargé des questions agricoles à FNE :
« La France, qui présidera l’Union Européenne au second semestre, peut jouer un rôle décisif afin de porter une politique cohérente, fondée sur la sobriété et l’efficacité énergétiques. FNE demande donc au Président de la République de renoncer à tout objectif d’incorporation d’agrocarburants dont les bénéfices énergétiques, climatiques, sanitaires et socio-économiques sont loin d’être avérés. »
 
Communiqué : FNE 

 

 
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