Avertir le modérateur

05/05/2008

Le 18 mai, participez à l’enquête patrimoniale des Refuges LPO !

Le 18 mai prochain, la LPO invite les propriétaires de Refuges à participer à la troisième enquête patrimoniale qui leur est consacrée. Lancé pour la première fois en 2004, ce comptage, simple à réaliser, permet d'évaluer la richesse écologique du réseau Refuges et d’effectuer un suivi des populations d’oiseaux communs. Pour participer, rien de plus simple : il vous suffit d’observer les oiseaux du jardin pendant une demi-heure et de noter les espèces que vous voyez !

 

Avec près de 13 000 Refuges, totalisant une superficie de plus de 30 000 hectares, la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) anime le premier réseau de "Jardins de nature" en France.

Ce réseau représente une formidable opportunité de collecter des données naturalistes sur l’ensemble du territoire national, notamment sur des zones peu prospectées.

La LPO a donc lancé au printemps 2004 une enquête de science participative bisannuelle intitulée « Enquête patrimoniale des oiseaux communs ». Cette opération consiste à inciter chaque propriétaire de Refuge à participer à la mise en place et au développement d’un observatoire de la biodiversité en comptabilisant les espèces communes présentes dans son Refuge.

Depuis, l’opération reconduite en 2006 connaît un franc succès avec une participation moyenne de 2 500 personnes par session.

 

Pour l’édition 2008, chaque propriétaire de Refuge a reçu un mini-guide d’identification permettant de reconnaître les 40 espèces d’oiseaux les plus communes des jardins ainsi qu’un formulaire de comptage à compléter.

Il suffira ensuite, d’observer l’avifaune, le 18 mai prochai, pendant une demi-heure de préférence le matin, afin d’indiquer les effectifs de chaque espèce identifiée, et de noter si celle-ci niche sur le Refuge.

 

L’enquête patrimoniale 2006, consacrée à l’observation d‘une vingtaine d’espèces d’oiseaux communs en période de reproduction, a permis d’en identifier en tout 157, soit près de la moitié de celles nichant en France.

Parmi les oiseaux les plus fréquemment notés figuraient le merle noir, la mésange charbonnière et le moineau domestique. Au-delà des données ornithologiques, des observations relatives à la présence de mammifères (13,2 % des données), de reptiles et d’amphibiens (12,1 % des données), et d’insectes (2,1 % des données) ont aussi été effectuées.

 

Parce qu’ils sont faciles à observer et à reconnaître, les oiseaux sont d’excellents indicateurs de la diversité biologique des milieux. Grâce aux données que les propriétaires de Refuges nous transmettrons, nous pourrons évaluer la richesse écologique du réseau des Refuges LPO et, sur le long terme, mettre en place un suivi régulier des espèces les plus communes afin de mieux les protéger. Alors, rejoignez notre réseau de Jardins de nature et participez à notre enquête patrimoniale !

 

 

Allain Bougrain Dubourg

Président de la LPO

Le biocarburant menace les terres de 60 millions d’autochtones

Selon les participants au Forum permanent des Nations-Unies sur les questions indigènes, qui s’est réuni ces jours-ci à New York, la demande mondiale en biocarburant détruit les terres et les vies des peuples indigènes.

Un rapport présenté au Forum dénonce la recrudescence des ‘violations des droits de l’homme, des déplacements et des conflits provoqués par la spoliation des terres et forêts ancestrales pour y produire du biocarburant’. L’un des auteurs du rapport, Victoria Tauli-Corpuz, présidente du Forum, a déclaré que si elle continue à ce rythme, l’expansion des biocarburants menacera les terres et les modes de vie de 60 millions de membres de communautés indigènes du monde entier.

Le palmier à huile est la plus dévastatrice des plantes utilisées pour produire du biocarburant. En Malaisie, plusieurs millions d’autochtones sont déjà affectés par de telles plantations, tout comme en Indonésie, où plus de 6 millions d’hectares ont été plantés, principalement en territoire indigène. En Colombie, des milliers de familles, la plupart indigènes, ont été violemment expulsées de leur terre pour y cultiver le palmier à huile et autres plantes pour biocarburant.

La Malaisie, l’Indonésie et la Colombie sont en train de planifier l’extension de leurs plantations de palmier à huile. L’Indonésie a annoncé qu’un projet de plantation à Bornéo impliquera le déplacement de près de 5 millions d’autochtones et qu’en Papouasie, 5 millions d’hectares, en majeure partie sur des terres indigènes, ont été réservés à la plantation de palmiers à huile. La Colombie se prépare à en planter 6,3 millions d’hectares, ce qui affectera plus de cent communautés indigènes.

‘Si le gouvernement nous prend nos terres, que nous restera-t-il ? Elles seront détruites par ces plantations’ a déclaré un leader Papou à Survival lors d’une interview.

La canne à sucre, le soja, le maïs, le manioc et la jatropha, une plante d’Amérique centrale, sont également utilisés pour produire du biocarburant. Les Guarani du Brésil ont perdu une grande partie de leur territoire au bénéfice des plantations de canne à sucre, tandis que le gouvernement indien projette de consacrer 13,5 millions d’hectares d’une terre qu’il considère comme ‘vide’ mais dont la majeure partie est habitée par des peuples indigènes.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : ‘Le boom du biocarburant n’a pas seulement de graves conséquences sur l’environnement, la hausse du prix des denrées alimentaires ou la survie des orang-outang – il a aussi un impact dévastateur sur les peuples indigènes. Les compagnies qui promeuvent cette industrie ont réellement la volonté de se débarrasser des peuples indigènes afin d’accaparer leurs terres’.

Une nouvelle campagne de Survival vise la compagnie minière britannique Vedanta

Survival International lance une nouvelle campagne visant la compagnie britannique FTSE-100 Vedanta dont le projet d’exploitation d’une mine dans une montage sacrée en Inde anéantira la tribu isolée des Dongria Kondh. Vedanta est la propriété du milliardaire indien basé à Londres Anil Agarwal.

Survival fait pression sur ses actionnaires qui incluent les compagnies britanniques Coutts Bank, Standard Life, Barclays Bank, Abbey National, HSBC, Middlebrough et Wolverhampton Councils afin qu’ils se retirent dans le cas où Vedanta persiste dans son projet.

Sterlite, la filiale de Vedanta attend actuellement l’autorisation de la Cour Suprême indienne pour exploiter une mine de bauxite dans la montagne Niyamgiri dans l’Orissa, en Inde orientale. La décision de la Cour est imminente.

Les Dongria Kondh, qui représentent une population de 8000 personnes sont l’une des tribus les plus isolées de l’Inde. Ils s’opposent avec véhémence à la mine qui, disent-ils, leur fera définitivement perdre leur mode de vie. La mine gigantesque à ciel ouvert projetée par Sterlite détruira une vaste étendue de forêt primaire ainsi qu’une grande partie de la montagne Niyamgiri. Depuis des temps immémoriaux, les Dongria Kondh vivent sur cette montagne qu’ils considèrent comme un site sacré, ils cultivent sur ses versants et cueillent des fruits sauvages dans ses forêts denses.

La Norvège a déjà exclu Vedanta de ses fonds nationaux d’investissement ‘en raison du risque inacceptable de complicité à de graves dommages environnementaux présents et à venir et à des violations systématiques des droits de l’homme’.

Dandu Sikaka, une femme Dongria Kondh a déclaré : ‘Nous ne pouvons vivre sans notre montagne sacrée. Nous avons besoin de Niyamgiri et Niyamgiri a besoin de nous’.

Rahul Gandhi, secrétaire général du parti du Congrès au pouvoir s’est également élevé contre la mine.

Stephen Corry, directeur de Survival a déclaré aujourd’hui : ‘Les personnes attentives aux droits de l’homme devraient boycotter les compagnies britanniques qui spolient les peuples indigènes. Elles devraient s’abstenir d’acquérir leurs actions. Le temps des compagnies qui s’abritaient avec succès derrière les législations locales en violant le droit international est révolu. ‘Vedanta’, la recherche du divin à travers la connaissance, est l’un des grands principes religieux hindouistes – quel paradoxe qu’une compagnie portant ce nom détruise l’une des tribus indiennes les plus mystiques’.
 
Communiqué : Survival 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu