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18/07/2008

A45 : les incohérences de la politique du tout-routier.

Mercredi 16 juillet, Jean-Louis BORLOO, Ministre d’Etat de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, a signé la déclaration d’utilité publique de la deuxième Autoroute 45 Saint-Etienne-Lyon. Se plier ainsi aux pressions de certains élus locaux, avec le soutien des milieux économiques locaux est d’une incohérence totale avec les politiques affichées du Gouvernement en matière de développement durable!

 

Les associations ont toujours mis en avant des alternatives concrètes et possibles à ce projet d’autoroute. L’autoroute existante A47 doit être requalifiée pour être sécurisée et pour fluidifier le trafic. Les capacités des trains TER Lyon-Saint-Etienne et la qualité des services sont à augmenter. Cette liaison ferroviaire est en effet en plein essor et peut atteindre 70 000 voyageurs par jour !

 

 

Noël Collomb, Co-Président de l’Association de Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais, dénonce :

« Cette déclaration d’utilité publique est une catastrophe, totalement contradictoire avec les engagements de la France en matière de réduction des gaz à effet de serre au niveau international et européen ; et contraire aux conclusions du Grenelle de l’environnement. Pour les Lyonnais, cela implique une augmentation du nombre de véhicules en circulation. Pour les Stéphanois, ce sont des délocalisations d’emplois vers Lyon qui sont en jeu. Et pour les riverains, c’est tout le développement d’une  arboriculture et d’une viticulture AOC de qualité qui est en cause ! »

 

 

Michel Dubromel, responsable transports à FNE, complète :

" Une fois de plus, les collectivités publiques renoncent à financer des solutions d'aménagement du réseau existant ou de réalisation de transports alternatifs. Ils choisissent la solution de facilité : une autoroute, bien que génératrice de pollution, mais avec un financement assuré par un concessionnaire. Une drôle de version du développement durable!! »

 

La fédération France Nature Environnement, avec sa fédération régionale la FRAPNA,  l’Association de Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais (SCL), l’association de sauvegarde des Coteaux du Jarez (SCJ) et le collectif DARLY (se Déplacer Autrement en Région Lyonnaise) considèrent que l'A45, conçue à l'époque où le baril de pétrole était à moins de 30 dollars alors qu'il dépassera 200 dollars d'ici la fin 2008, est un projet du siècle passé qui peut et doit être abandonné.

 

Source : FNE

Les lichens : des végétaux énigmatiques aux multiples utilisations

Lundi 21 juillet à 20h30 au Foyer Culturel de L’Argentière La Bessée : Vidéoconférence "Les lichens : des végétaux énigmatiques aux multiples utilisations"  par Claude Rémy, Président d'ARNICA MONTANA, Membre (ancien Vice-Président) de l'Association Française de Lichénologie, Professeur de SVT au lycée de Briançon.

Mardi 22 juillet à 20h30 à la MJC de Laragne :"Les lichens : des végétaux énigmatiques aux multiples utilisations"  par Claude Rémy.

LES EOLIENNES SOUMISES A LA PROCEDURE ICPE : UN PROJET DE DECRET INCOMPREHENSIBLE ET INADMISSIBLE !

Les pouvoirs publics s’apprêtent à soumettre par décret les parcs éoliens à la procédure d’autorisation des « installations classées pour la protection de l’environnement » (ICPE) qui encadre les équipements présentant les dangers et les risques de pollution les plus importants. Si ce projet aboutissait, une seule éolienne de 2 MW serait soumise à des contraintes et à des pénalités financières équivalentes voire supérieures à celles d’une centrale thermique (gaz, charbon ou fioul) de 500 à 1 000 MW !


Alors que leur vocation même est de produire une énergie non polluante, classer les éoliennes parmi les installations susceptibles de créer, par danger d’exploitation ou d’émanation de produits nocifs, les risques les plus graves pour la santé et l’environnement serait totalement aberrant : c’est ce qui avait conduit les participants au Comité Opérationnel du Grenelle sur les énergies renouvelables à rejeter ce projet à l’unanimité (hors représentants de l’Administration qui s’étaient abstenus).


Aucun pays au monde n’a jamais mis en oeuvre, ni même envisagé, un encadrement aussi rigide : l’énergie éolienne est partout considérée comme une énergie évidemment renouvelable, participant à la lutte contre le changement climatique, sans risque, sans production de déchet ni de CO2, appelée à jouer un rôle éminent dans les politiques de développement durable et de protection de l’environnement. Elle est par ailleurs plébiscitée par nos concitoyens : 90 % des Français sont favorables à son développement (sondage de septembre 2007).
L’éolien est indispensable pour atteindre les objectifs français en 2020 contenus dans le projet de Directive européenne et retenus par le Grenelle de l’environnement : au moins 20 % d’énergie renouvelable dans la consommation d’énergie.


Comptant pour près d’un quart dans l’accroissement de la part des énergies renouvelables, il constituera à cette échéance le principal contributeur à l’objectif de production d’électricité renouvelable du Grenelle de l’Environnement. Avec 8 000 éoliennes en fonctionnement, l’éolien permettra d’éviter l’émission annuelle de 16,5 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de huit millions de voitures.

Le développement des parcs éoliens est déjà très encadré : ils sont nécessairement installés dans des Zones de Développement de l’Eolien (ZDE - instituées par la loi de programme du 13 juillet 2005) qui sont proposées par les communes et définies par le Préfet. Les parcs éoliens sont également soumis à une étude d’impact, à un permis de construire délivré par le Préfet et à une enquête publique (loi du 3 janvier 2003). Faisant l’objet d’études acoustiques (sous contrôle de la DDASS), d’études paysagères et d’études sur la faune et la flore, soumis à de nombreuses réunions publiques et à un avis de la commission des sites, ils ont, en outre, l’obligation de constituer des garanties financières pour leur démantèlement et la remise en état du site (loi du 2 juillet 2003).

Sans apporter aucune garantie supplémentaire à un encadrement déjà très poussé, la mise en place de la procédure ICPE, lourde, longue et sujette à des règles de contentieux très pénalisantes aurait pour seul résultat de remettre en cause l’objectif du Grenelle de l’environnement et du « paquet Énergie-climat » en cours de discussion.

La France, qui vient de prendre la Présidence de l’Union européenne, a fait du « paquet Énergie-climat » sa priorité absolue et compte aboutir à un accord permettant d’atteindre 20 % en moyenne d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique de l’Union européenne en 2020 (23 % pour la France compte tenu de ses potentiels). Il serait paradoxal et pour tout dire incompréhensible que la filière éolienne soit simultanément soumise aux procédures administratives les plus contraignantes.

Source : RACF

11/07/2008

Rejet d'uranium dans le Vaucluse : CAP21 demande à l'Etat de renoncer à la privatisation de l'atome !

CAP21, parti fondé par Corinne Lepage approuve la décision de l'Autorité de sûreté nucléaire suspendant l'activité de la station de traitement de Socastri dans le Vaucluse suite à la fuite d?uranium dans le milieu naturel et aux nombreuses irrégularités constatées.

Pour Grégory GIAVARINA, Délégué CAP21 pour le Vaucluse, « Cette annonce est plutôt étonnante et tardive au regard des efforts énormes de communication qui ont été déployés depuis lundi pour tenter de minimiser l'accident. Une fois de plus on ne peut pas dire que la  transparence soit de rigueur en matière de nucléaire»

Par la voix de son président délégué, Eric Delhaye, CAP21 demande au Ministre de l'Ecologie de diligenter les enquêtes nécessaires dans la plus grande transparence et d?enclencher les poursuites judiciaires.

Cet incident très sérieux intervenu dans une filiale de retraitement de déchets du groupe AREVA montre une nouvelle fois que le risque zéro n'existe pas dans la filière nucléaire et que des négligences humaines peuvent conduire à de graves conséquences.

La privatisation du secteur nucléaire que prépare le Président de la République peut nous faire craindre que les impératifs de rentabilité menacent davantage la sécurité des installations en particulier celles liées au retraitement des déchets et au stockage.
 
C'est la raison pour laquelle CAP21 tient à rappeler sa plus vive opposition à la privatisation du secteur nucléaire français. C'est aussi pour cette raison que CAP21 participera au rassemblement européen organisé ce samedi par le réseau Sortir du nucléaire.

Eric DELHAYE
Président délégué de CAP21, parti fondateur du MODEM

 
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