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10/07/2008

Bassin du Congo : forêts en sursis Greenpeace Poitiers expose…

Les forêts du bassin du Congo constituent la deuxième plus vaste forêt tropicale de la planète après l'Amazonie. Elles s'étendent du Cameroun à la République Démocratique du Congo en passant par le Gabon, la République du Congo et la République centrafricaine.

415 espèces de mammifères, 11 000 espèces de plantes, 1 117 d'oiseaux et près 1000 de poissons d'eau ont été recensés pour la seule RDC. Eléphants de forêt, gorilles, bonobos et okapis sont parmi les espèces les plus emblématiques de cette extraordinaire biodiversité. Ces forêts sont aussi le cadre de vie de centaines de centaines de milliers d'habitants des communautés « pygmées » et jouent un rôle essentiel dans l'équilibre du climat.

Mais au cœur de ces espaces immenses, une industrie vorace, l'exploitation du bois, est à l'origine de très graves dommages sociaux et environnementaux. Forêts ouvertes, faune décimée, communautés locales déstructurées, absence de retombées économiques... Il est temps pour les gouvernements et les bailleurs de fonds de tirer les leçons du passé et de mieux encadrer l'industrie du bois. Celle-ci ne profite en réalité qu'aux exploitants et à quelques individus corrompus.

Wengé, afromosia, sapelli, iroko... Le butin de ce pillage se retrouve en partie dans nos magasins et sert à construire nos parquets, fenêtres ou escalier. La France est le 1er importateur européen de bois d'Afrique centrale.

Les solutions existent : mise en place d'aires protégées, promotion d'usages moins destructifs de la forêt, mais la volonté politique se fait attendre...


De juillet à août, Greenpeace Poitiers présente une exposition gratuite sur la forêt du bassin du Congo au Point Information Environnement (PIE) de la Communauté d’Agglomération de Poitiers au 8 rue des Grandes Ecoles à Poitiers. L’exposition permet de comprendre que l’industrie du bois, si elle n’est pas maîtrisée, compromet l’avenir de cet espace essentiel pour les hommes, la biodiversité et l’équilibre du climat.
 
- Exposition accessible aux heures d’ouverture le lundi de 14h à 18h, du mardi au vendredi de 9h30 à 18h et le samedi de 9h30 à 13h30.
 
>>> Photos de l’exposition de Markus Mauthe
 
>>> Projection du film « La Forêt cathédrale » de Patrick Rouxel
 

Tarn et Garonne : un champ illégal de maïs OGM découvert. Audience de référé aujourd'hui à Montauban.

Paris, le 10 juillet 2008 - Un champ de maïs OGM MON 810, une culture interdite en France depuis février 2008, a été découvert ces derniers jours dans le département du Tarn et Garonne. L'audience de référé, demandée par syndicats et associations, a lieu aujourd'hui jeudi 10 juillet à 14 heures. A quelques jours de la floraison et de ses risques de contamination, l'Etat doit faire respecter cette interdiction et neutraliser au plus vite ces champs.

Ces derniers jours, à la suite de la découverte de cette culture illégale, Greenpeace, la Confédération paysanne nationale et du Tarn et Garonne, la FNAB (Fédération Nationale de l'Agriculture Biologique), les Amis de la Terre, ainsi que la Fédération Nature et Progrès ont assigné devant le président du Tribunal de Grande Instance de Montauban le Service Régional de la Protection des Végétaux(SRPV), le Ministre de l'Agriculture et l'agriculteur qui a semé.

En raison de l'urgence constatée, le Président du Tribunal a autorisé les demandeurs à assigner suivant la procédure dite de «référé d'heure à heure » et a fixé l'audience ce jeudi 10 juillet à 14 heures au TGI de Montauban. Les syndicats et associations y seront présents avec leurs avocats.

L'objet de cette procédure est double, elle doit permettre d'autoriser un huissier à effectuer des prélèvements dans le champ de maïs afin de confirmer qu'il s'agit d'OGM et doit permettre aux services de l'Etat d'intervenir pour faire respecter les arrêtés du Ministre de l'Agriculture des 7 et 13 février dernier. Ces arrêtés ont fait suite à l'activation de la clause de sauvegarde prévue par la réglementation européenne. Ils ont constitué l'une des décisions du Grenelle de l'Environnement, et répondu à la volonté d'une grande majorité de citoyens et d'agriculteurs.

Pour l'ensemble des syndicats et associations, il ne s'agit pas de dénoncer une personne. Entre ceux qui, multinationales semencières ou lobbies locaux, poussent intentionnellement à utiliser ce mode cultural et ceux qui n'ont pas réalisé que cette technique n'est pas une solution, il n'est pas question de faire d'amalgame.

Cependant, il est essentiel pour l'agriculture et l'environnement que ces cultures soient neutralisées au plus vite par l'Etat et ses services.

Depuis la fin des années 90, l'Europe a autorisé la mise en culture et l'importation de nombreux OGM alors que leurs risques potentiels ne sont pas évalués que les opinions publiques leur sont massivement opposées.

Toutefois, le vent pourrait bien tourner en 2008. 5 pays de l'UE ont déjà interdit le maïs MON 810, le seul autorisé et cultivé commercialement en Europe. Douze se sont prononcés en faveur d'une vraie réforme du processus d'évaluation des OGM. Quant à la Commission européenne, en mai, elle a repoussé l'autorisation d'une pomme de terre OGM et de deux maïs pesticides.

Greenpeace appelle à une réforme profonde des processus des méthodes d'évaluation des OGM et de l'ensemble de la législation concernant mise en culture, l'étiquetage ou la contamination des semences. Les citoyens européens ne doivent pas servir de cobayes aux industries semencières et biotechnologiques.
 
Source : Greenpeace

09/07/2008

La biodiversité des variétés cultivées en danger menacées par les semences industrielles

La première directive européenne sur les « variétés de conservation » « adaptées aux conditions locales et régionales et menacées d'érosion génétique » a été publiée le 21 juin 2008 (2008/62/CE) après 10 années de tractations. Sa transposition prévue en France, loin de défendre la biodiversité cultivée et les semences libres de droit de propriété, confie à l’industrie semencière la gestion de la conservation et le droit exclusif d’en diffuser les semences. Pour l'Alliance pour la Planète, la préservation et le renouvellement de la biodiversité doit se faire dans les champs et dans les jardins et non uniquement dans des banques de gènes.

La perte de biodiversité est enjeu majeur du 21 ème siècle dans la lutte contre les variations climatiques. La biodiversité agricole joue un rôle primordial pour la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté dans le monde. Actuellement 90 % de la nourriture provient de 15 espèces seulement dont le blé, le maïs et le riz représentent à eux seuls les 2/3. 80% des légumes cultivés il y a cinquante ans ont disparu, remplacés par des hybrides.

Comme le rappelle Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre, « Depuis des temps immémoriaux la biodiversité cultivée a été entretenue et développée par les jardiniers et les agriculteurs qui sélectionnent et échangent les semences. Le catalogue officiel, sur lequel doit être inscrite toute variété dont les semences sont commercialisées, est destiné à favoriser le « progrès génétique » des variétés de l’industrie semencière : les critères et les coûts d’inscription sont inaccessibles aux paysans. Il les a privés du droit d’échanger leurs semences. »

Si la nouvelle Directive laisse aux États membres une certaine liberté d’application, le GNIS, Groupement National Interprofessionnel des Semences, puissant lobby agricole, a déjà fait connaître sa volonté de garder la main sur les semences et de n’accorder la « régularisation » qu'à la petite part de biodiversité vendue par l'industrie semencière. « La plus grande part de la biodiversité cultivée, conservée et renouvelée dans la clandestinité par les paysans (et les jardiniers), doit pour lui rester "sans papier" et être refoulée vers les frigos des collections ou disparaître. » (CP du 3-07-08)

Les associations de l’Alliance pour la Planète aux côtés du Réseau Semences Paysannes, de la Confédération Paysanne et de la Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique demandent au Président de la République de respecter les engagements de sa campagne électorale, les méthodes de travail et les documents issus du Grenelle de l’environnement en confiant au Ministre d'État chargé de l’Ecologie, aux collectivités territoriales, aux Parcs naturels et aux organisations de la société civile la gestion des dossiers concernant :

  • les variétés de conservation et les variétés anciennes,
  • les semences adaptées à l’agriculture biologique,
  • les droits des paysans et des jardiniers de ressemer, d’échanger et de vendre les semences qu’ils reproduisent.

La biodiversité des variétés cultivées en danger menacées par les semences industrielles (pdf)

Source : Alliance pour la planète

Climat : les pays émergents donnent une leçon aux pays du G8

Après l’échec du G8 sur le climat hier, la réunion des grandes économies (le Major Economies Meeting) qui regroupe les 16 pays les plus pollueurs vient d’accoucher sans surprise d’une souris. Pour le WWF France, et contrairement aux déclarations du Président Sarkozy, la seule note positive du Sommet de Toyako sera venue des grands pays émergents.

« Ce qui est pratique dans les discussions sur le climat, c’est qu’on peut mesurer le sérieux des pays en comparant les objectifs de réduction des émissions qu’ils se fixent aux recommandations des scientifiques. A ce petit jeu, les résultats sont clairs : les grands pays émergents ont donné une leçon aux pays du G8 » déclare Serge Orru, directeur général du WWF France.

Pour éviter les pires impacts du réchauffement climatique, les scientifiques du climat recommandent une réduction des émissions mondiales de 50 à 85% d’ici à 2050 par rapport à 2000. Et à la lumière des dernières observations des scientifiques, il faut regarder vers le haut de cette fourchette. D’ici à 2020, les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de 25 à 40% par rapport à 1990 quand dans le même temps les grands émergents doivent dévier de manière substantielle de la tendance actuelle.

Ces recommandations des scientifiques ont été entièrement reprises par la Chine, l’Inde, le Brésil, le Mexique et l’Afrique du Sud lors d’une déclaration commune faite hier à Toyako.

Les pays du G8 ont été incapables de faire de même.

« Arrêtons de nous voiler la face. Aujourd’hui, c’est les grands pays émergents qui apparaissent comme les leaders de la lutte contre les changements climatiques. Le Président Sarkozy se trompe lourdement en déclarant que le G8 s’est engagé et que les grands émergents ne l’ont pas fait. C’est tout simplement le contraire ! » poursuit Damien Demailly, chargé de programme Energie-Climat au WWF France.

Dans ce contexte, l’échec de la réunion des grandes économies n’est une surprise pour personne. Ce processus de négociation, à l’image de son initiateur Georges Bush, doit désormais prendre fin.

Le WWF France appelle le Président Sarkozy à reconnaître l’apathie du G8 sur la question climatique, en grande partie à cause de la position de l’administration américaine. Pour enfin envoyer un signal politique fort avant les négociations de l’ONU à Accra, au Ghana, à partir du 20 août, le WWF France demande au Président de suivre l’exemple du Royaume-Uni et de l’Afrique du Sud et de faire une déclaration bilatérale avec un grand pays émergent reprenant l’ensemble des recommandations des scientifiques du climat.

Source : WWF

 
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