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20/09/2008

Energie : « Des solutions existent et ça marche! »

Chantal JOUANNO, Présidente de l’ADEME, nous donne un avant-goût de la Semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et de la maîtrise de l’énergie. L’événement qui se tiendra du 17 au 22 novembre 2008 au CNIT Paris – La Défense, sera l’occasion pour tous de constater que des solutions existent pour réduire nos émissions de CO2 et bâtir un mix énergétique performant.

 

Quelle est cette ère nouvelle dans laquelle l’ADEME nous invite à nous engager ?

CJ : Il s’agit de l’ère nouvelle que le Grenelle de l’environnement a ouverte, celle de l’action qui permettra de produire et consommer l’énergie autrement. Le temps du doute et de l’attentisme est maintenant révolu.

 

Quelle est la clé de ce changement ?

CJ : L’une des solutions, pour réduire nos émissions de CO2 et bâtir un mix énergétique performant, est de développer massivement les énergies renouvelables. Elles sont désormais incontournables, dans le secteur du bâtiment notamment, pour rénover le parc existant et construire des bâtiments à énergie positive. Pour nos régions, les énergies renouvelables représentent un atout considérable pour un aménagement et un développement économique et industriel durables. Elles sont aussi synonymes d’innovation, de créativité et constituent un gisement de métiers et d’emplois nouveaux.

 

Quel est le rôle de l’ADEME dans la réalisation de ces objectifs?

CJ : L’ADEME, forte de son expérience et de sa capacité d’expertise, accompagne cette évolution et souhaite engager une révolution des comportements et des habitudes tant chez les particuliers que chez les professionnels et les collectivités locales.
C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle organise, avec ses partenaires, la Semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et de la maîtrise de l’énergie, du 17 au 22 novembre 2008 au CNIT Paris - La Défense.

 

Quel message l’ADEME veut-elle faire passer à travers cette importante opération ?

CJ : L’ADEME souhaite montrer que des solutions existent et que ça marche ! Les 9 colloques et conférences, grands rendez-vous nationaux et européens, feront la part belle aux retours d’expériences et exemples concrets et vécus. L’objectif est aussi de présenter un état des lieux du développement des filières et marchés, de répertorier les moyens et outils à disposition et de mettre en relation décideurs, publics et privés, et professionnels. Ces derniers n’auront qu’à faire quelques mètres pour rencontrer les exposants au Salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie, le SIREME, organisé en parallèle des conférences. Surtout, l’ADEME veut contribuer concrètement, au plus près des réalités du terrain, à tracer la voie en délivrant sa méthode et son expérience.

 

Extrait du site Energie : changeons d'ère !

Source : ADEME

 

 

Fiscalité écologique : halte au feu !

Les déclarations prêtées au Premier Ministre sur la fiscalité écologique mettent le feu. FNE ouvre le robinet.

Les bonnes questions. Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « La question n'est pas de savoir s'il faut sauver le soldat Borloo, la question est de savoir si tous les acteurs du Grenelle ont ou non le courage de porter le compromis qu'ils ont signé le 26 octobre 2007, plutôt que de faire pression sur les parlementaires pour reprendre d'une main ce qu'ils ont donné de l'autre. La question n'est pas de savoir si le bonus malus est remis en cause mais comment il va s'appliquer intelligemment secteur par secteur. La question n'est pas de savoir qui va gagner la bataille de la communication ou aller à Matignon, la question est de savoir comment faire en sorte que le Grenelle change la vie des français ».

La concertation a eu lieue. Arnaud Gossement, porte parole de FNE souligne : « Demander de la concertation à propos de mesures fiscales qui ont fait l'objet l'an dernier, lors du Grenelle, de milliers d'heures de négociations et de bien des nuits blanches est tout simplement ubuesque ! La concertation entre acteurs doit aujourd'hui faire place à un débat parlementaire serein ».

Oui au pouvoir d'achat écologique. Arnaud Gossement poursuit : « Déclarer que la fiscalité écologique peut être contraire au pouvoir d'achat est tout simplement malhonnête / La fiscalité écologique est celle qui donnera la liberté au consommateur de choisir des produits moins chers, plus sains et plus respectueux de l'environnement. »

Le devoir d'honnêteté. Pour FNE, les anti-Grenelle devraient avoir le courage d'assumer leur défense d'un modèle économique ruineux pour l'environnement et injuste socialement. Faut-il encore rappeler que ce sont les plus modestes qui sont les premières victimes de la crise écologique ?

Source : FNE

 

Taxe Pique nique : la seule taxe pour laquelle la fraude est encouragée !

Les récents propos tenus par des membres de la majorité gouvernementale et de l'opposition contre cette taxe sont inquiétants parce qu'ils remettent en cause une mesure dont le sens et la portée ne sont pas toujours compris. Analyse de FNE.

Ces personnalités remettent en cause des engagements du Grenelle (244, 245…) et font preuve d'un conservatisme inquiétant pour notre société qui a besoin de modifier ses modes de production et de consommation pour faire face à la crise économique qui se profile sous fond de pénurie et/ou de cherté des ressources.

La décidemment mal nommée « Taxe-pique- nique » ne vise que des produits fortement générateurs de déchets et pour lequel des alternatives existent.

« L'industrie plasturgiste met aujourd'hui sur le marché des assiettes et des gobelets réutilisables qui, de fait, constituent une alternatives aux assiettes et gobelets jetables. Les gobelets réutilisables sont par ailleurs utilisés par les agents de différentes administrations dans le cadre de la démarche d'Etat éco-responsable ! », ajoute Gaël Virlouvet, administrateur de FNE.

« Soyons clairs : il ne s'agit donc pas d'une taxe qui frapperait uniformément tous les gobelets et assiettes : seuls les produits à usage unique seront concernés. Ainsi, personne ne sera obligé d'acheter ces produits et donc de s'acquitter de cette taxe », précise Bruno Genty, administrateur de FNE.

Enfin, nous sommes choqués par les propos tenus par certains parlementaires qui, dans les médias, se sont moqués de cette mesure en indiquant qu'elle n'était pas digne de l'action d'un gouvernement. Nous dénonçons ce mépris accordé à la « vie concrète » des citoyens et dont la consommation quotidienne fait partie. Ces mêmes citoyens sont plus soucieux d'actions concrètes que de postures idéologiques et politiciennes.

Même si la taxe pique-nique n'est qu'une amorce en vue d'une économie plus soutenable, FNE soutient le principe d'une taxation des produits fortement générateurs de déchets.

Source : FNE

Le Conseil Municipal de Dieppe empêché de voter pour l’EPR 2 !

Vendredi 19 Septembre 2008, 18H30.

Une trentaine de militants du collectif « stop-EPR-2 » de Haute-Normandie, vêtus de combinaisons antinucléaires, bloquent actuellement la mairie de Dieppe afin d’empêcher le Conseil Municipal de voter la candidature de la ville à l’accueil du réacteur nucléaire EPR 2. Ils sont enchaînés à l’entrée de la mairie à l’aide de menottes et de tubes métalliques, et bloquent ainsi son accès. Ils occupent également la salle du Conseil ainsi que le toit de la mairie, pour exiger la consultation des habitants de la région.

Le projet d’EPR 2 est pourtant coûteux (il détourne des ressources précieuses qui auraient pu développer les énergies renouvelables), dangereux (les multiples incidents autour du site du Tricastin l’ont assez rappelé cet été), et inutile, puisqu’il ne répond pas à l’urgence climatique : la production électronucléaire étant peu modulable, elle n’est pas adaptée aux pics de consommation électrique de plus en plus fréquent hiver comme été, ce qui explique que la France soit devenue importatrice nette d’électricité… allemande, un pays où l’on a choisi d’abandonner le nucléaire !

« La mairie de Dieppe veut imposer à la va-vite un choix fondamental à la population d’une région à qui on a déjà imposé des centrales à charbon, deux réacteurs nucléaires, un port pétrolier et bientôt méthanier, et le record national de sites classés Seveso, explique Xavier Renou, porte-parole national du Réseau Sortir du Nucléaire. Le Réseau Sortir du Nucléaire constate une fois encore l’absence de démocratie en matière nucléaire, et comprend la colère qu’elle suscite. Les habitants ont raison d’exiger un débat public sur un sujet, l’EPR 2, qui concerne leur sécurité, leur santé et leur environnement. »

« Avec les projets EPR 1 et 2, on va encore utiliser plus de 3 milliards d’Euros de crédits publics pour soutenir les profits de l’industrie nucléaire. Mais qui paiera pour la gestion des déchets, des fuites radioactives, des ondes électromagnétiques des lignes à Très haute tension, et des probables cancers ? Qui paiera pour la chute du prix des maisons et la disparition des touristes ?, s’interroge Alain Corréa, porte-parole du collectif « Stop EPR 2 ». Avec la même somme, combien d’emplois pourrait-on créer durablement si pour une fois on se souciait de la santé et des besoins réels des populations ? »

Communiqué Les Désobéissants

 
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