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15/09/2008

Premier vote du parlement européen sur le paquet Energie Climat : la planète en route vers la surchauffe!

Première déconvenue, la Commission a décidé de retarder et de complexifier le passage de l’objectif européen de réduction des émissions en 2020 de 20 à 30% en cas d’accord international fin 2009. Par ailleurs, elle augmente encore la possibilité pour les pays européens de ne pas réduire leurs émissions sur leur territoire mais de financer des projets de réductions des émissions dans les pays du Sud, via le marché carbone. L’efficacité environnementale de ces projets à beau être très douteuse, la Commission ITRE n’a pas jugé bon d’adopter des critères de qualité.

« Sous le prétexte d’assurer une flexibilité très douteuse sur le plan environnemental, ce vote au parlement amoindrit la crédibilité de l’Europe sur la scène internationale ! Moins d’actions en Europe, c’est moins de crédibilité. Et c’est toujours plus de centrales au gaz ou au charbon dont nous héritons pour les décennies à venir », explique Damien Demailly, chargé du programme Energie Climat au WWF France.

Par ailleurs, la Commission ITRE cherche à éviter l’application stricte du principe pollueur-payeur pour les industriels européens, en affaiblissant la proposition de la Commission européenne de mettre en grande partie les droits à polluer de ces industriels aux enchères.

« Ces parlementaires avaient le choix entre céder au chantage à l’emploi et à la délocalisation de l’industrie – toujours sans preuve – ou faire de l’Europe un continent sobre en énergie, innovant, créateur d’emplois de qualité ! Ils ont choisi le mauvais camp. Aux parlementaires de la Commission Environnement, qui voteront début octobre, de redresser la barre ». explique Serge Orru, directeur général du WWF France.
Seul évolution allant dans le bon sens : la Commission ITRE soutient l’utilisation de la moitié du revenu des enchères des droits à polluer des industriels pour lutter contre les changements climatiques. Pour Damien Demailly, « encore faut-il que ce revenu ne se réduise pas à peau de chagrin. Et en n’affectant que la moitié de ce revenu au climat, cela fait encore plusieurs milliards d’euros qui vont disparaître chaque année dans le budgets des Etats ! Des milliards pris aux consommateurs et aux entreprises européennes pour les inciter à protéger le climat… mais qui n’iront certainement pas à sa protection ».

Source : WWF

 

 

12/09/2008

La planète dans mon cartable

CafeConso_rentreescolaire.jpgSAMEDI 13 SEPTEMBRE de 10h30 à 12h

Comment faire rimer consommation avec bonnes résolutions ? C’est tout le défi de la rentrée scolaire qui est, après Noël, la deuxième période de shopping la plus intense de l’année. C’est donc le moment ou jamais de tenter de concilier économie et écologie - d’autant plus que la rentrée scolaire est aussi un événement symbolique de l’éducation que nous voulons donner à nos enfants… Pourquoi ne pas choisir ce moment pour commencer à les sensibiliser à l’impact de notre consommation sur la planète ? Mais comment faire concrètement ? A quels labels ou marques se fier ? Et comment engager plus globalement les écoles sur le développement durable ?


Table-ronde animée par Elisabeth Laville, co-fondatrice de mescoursespourlaplanete.com, avec la participation de :
> Marie-France Corre, Consultante indépendante, ex-directrice des tests à l'UFC- Que Choisir, auteur de « La consommation responsable de A à Z » (ed. Village Mondial)
> Olivier Querenet de Breville, PDG, Editions Bordas
> Romain Bouillon, chargé de mission, label Eco-Ecole
> Brigitte Vigroux, assoc. Ecophylles (Agenda 21 scolaires)
> Gilles Gazon, Principal du collège Jean Perrin du Kremlin-Bicêtre

Paris (14e) - Samedi 10h30 à 12h - Entrée gratuite - Au cinéma - L’Entrepôt, 7/9 rue Françis de Pressensé - 75014 Paris - M° Pernety

 

Communiqué de Grainesdechangement.com

 

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Thon rouge : des experts indépendants demandent la fermeture immédiate de la pêche

Paris, le 11 septembre 2008. Confirmant ce que demande Greenpeace depuis plusieurs années, un comité d'experts indépendants mandaté par l'ICCAT (Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique) pour évaluer la gestion de la pêcherie du thon rouge de Méditerranée, recommande la fermeture immédiate de cette pêche.

Dans leurs conclusions rendues publiques cette semaine par l'ICCAT, ces experts ont qualifié de « honte internationale » la gestion de la pêcherie. Le comité demande « la suspension de la pêche au thon rouge dans l'Atlantique et en Méditerranée jusqu'à ce que les pays se mettent en conformité avec les recommandations de l'ICCAT». Pour les experts, une telle fermeture est reconnue comme étant « le seul moyen de mettre un terme à ce que les observateurs et les Etats contractants reconnaissent comme étant une parodie de gestion ».

Cette gestion, poursuivent les experts, « est inacceptable et incompatible avec les objectifs de l'ICCAT, notamment avec le fait que les stocks ne doivent pas diminuer au point de s'épuiser ».

En plus de la fermeture immédiate de la pêcherie, le comité d'experts recommande également la protection de toutes les frayères, au moins lors des périodes de reproduction.

Toutes ces recommandations correspondent à ce que demande Greenpeace, à savoir un moratoire de 3 à 5 ans sur la pêche au thon rouge et la création de réserves marines où toute pêche serait interdite pour protéger les nurseries de Méditerranée indispensables à la régénération des stocks. Parmi les préconisations des experts figurent également la définition de tailles minimales de prise de certaines espèces, la diminution de la capacité des navires de pêche et des fermes d'engraissement mais aussi la fin de la pêche pirate.

Le comité d'experts attribue l'échec de la gestion de l'ICCAT principalement à ses Etats membres coupables de carences dans l'application des réglementations existantes. Mais, selon eux, l'attribution par l'ICCAT d'un quota de 28 500 tonnes à l'ensemble de ses membres - soit le double des préconisations des scientifiques – est, elle aussi, en cause.

« Les ministres des Pêches ont échoué à protéger certaines espèces, dénonce Stéphan Beaucher, responsable de la campagne Océans de Greenpeace France. Ce rapport est le signe qu'il est temps pour les membres de l'ICCAT de prendre leurs responsabilités et de sauver cette pêcherie qu'ils ont menée dans l'impasse. Ce qui est à déplorer à l'ICCAT peut être étendu à l'ensemble des instances chargées de la gestion des pêcheries. Nous sommes confrontés à une crise globale de gouvernance ».

En novembre, les membres de l'ICCAT se réuniront pour décider du prochain plan de gestion du thon rouge. Greenpeace demande qu'ils suivent les recommandations des experts et ferment la pêche jusqu'à la régénération des stocks. « Sans cela, l'ICCAT continuera d'échouer dans son rôle et ne servira que les intérêts à courts terme d'une industrie condamnée à mourir du fait de l'épuisement des stocks », ajoute Stéphan Beaucher.

Comminiqué de Greenpeace France

11/09/2008

Syngenta voulait tester son riz OGM sur des enfants chinois…

Paris, le 9 septembre 2008. Fin juin 2008, Greenpeace a découvert que l'institut national américain de la santé (NIH) avait approuvé des tests menés par l'université américaine de Tufts visant à étudier l'impact d'un riz OGM de la firme Sygenta sur… 24 enfants chinois de 6 à 8 ans pendant l'été 2008.

Ce riz, baptisé « riz doré » à cause de sa couleur jaune, est un riz génétiquement modifié pour augmenter sa teneur en béta carotène, précurseur de la vitamine A, dont la carence chez de nombreux habitants des pays pauvres est responsable de cécité chez des millions de personnes. Mais l'importation ou la consommation de ce riz ne sont autorisées dans aucun pays du monde. Si, selon ses promoteurs, il permettrait d'augmenter les apports en vitamine A, son innocuité, comme celle de nombreux OGM, n'est absolument pas démontrée. Il est sur le fond inadmissible que des enfants servent de cobayes à l'industrie biotechnologique.

Le bureau de Greenpeace en Chine a par conséquent immédiatement alerté les ministères de l'agriculture et de la santé chinois. Fin juillet, Greenpeace a reçu la confirmation que ce riz génétiquement modifié n'avait pas été importé et que les tests avaient été annulés. Au même moment, l'information concernant l'essai avait disparu du site web de la NIH. Greenpeace se félicite que le gouvernement chinois ait arrêté cette expérience hasardeuse et moralement condamnable.

Selon Greenpeace, le riz doré OGM n'est pas la solution pour régler les carences en vitamine A et la malnutrition. Dans de nombreux pays, des solutions et programmes efficaces existent déjà pour s'attaquer à ce problème. Ce sont plus les moyens financiers et la volonté politique qui manquent pour généraliser leur mise en œuvre. L'organisation estime que derrière sa justification « humanitaire », ce riz doré avait tout l'air d'un pied-de-biche utilisé par une multinationale de l'agrochimie pour forcer les portes de l'immense marché du riz asiatique. La vigilance de tous s'impose. En revanche, l'oganisation demande que se poursuivent, avec toute la sécurité requise, les recherches pour explorer la diversité des risques générés par ces biotechnologies.

Source : Greenpeace France

 
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