Avertir le modérateur

10/09/2008

Poitou-Charentes : Les radios se mettent au vert

2140121760.jpgNotre mode de vie et de nos activités quotidiennes sont aujourd’hui responsables de 50% des émissions de gaz à effet de serre à l'origine du changement climatique de la planète, selon Le Défi de la Terre, de la Fondation Nicolas Hulot. Pourtant, protéger notre environnement, ce n'est pas forcément compliqué et c'est même souvent très économique... Aujourd’hui, jusqu’à 45% de la consommation énergétique de votre logement peut ainsi être économisée! Grâce à des gestes très simples, chacun peut agir au quotidien pour réduire son impact individuel sur le climat. Encore faut-il les connaître!

Il s’agit donc de communiquer et mobiliser chaque citoyen pour qu’il adopte des comportements responsables et durables. Ainsi, le collectif Energ'éthique a réalisé 50 spots audio sur les éco-gestes répartis en 5 thématiques: l'eau, les déchets, les transports, l'énergie et les achats. Pour la rentrée, le collectif Energ’éthique diffuse ses écogestes sur les ondes poitevines. Ce support est mis gratuitement à disposition des radios associatives ou des webradios.

>>> Ecouter en ligne.

Radios diffusants les écogestes :

Gâtine: 88.6 FM - Radio Echo des Choucas: 103.7 FM - PULSAR: 95.9 FM - Agora: 106.2 FM - Styl’FM: 89.7


08/09/2008

Epandages aériens de pesticides : la FRAPNA dit stop et avance des propositions

La météo maussade de la semaine dernière aura eu du bon. Outre le fait de contribuer au rechargement des rivières et des nappes, elle aura momentanément eu raison des épandages aériens de pesticides prévus en offrant un court répit permettant à l'opinion d'être alertée.

Mais malheureusement et comme nous l'annoncions dans notre communiqué du vendredi 29 août dernier, après cette semaine de pluie, les pulvérisations aériennes de pesticides auront bien lieu. Elles ont déjà débuté en fin de semaine dernière (entre les averses) et se poursuivront ce début de semaine.

Tout d'abord, la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) tient à remercier les agriculteurs qui se sont engagés à ne pas ressemer de maïs l'année prochaine sur les secteurs touchés par la chrysomèle, réduisant ainsi les surfaces à traiter et donc les quantités de pesticides épandues. En effet, la rotation des cultures est la seule solution durable pour éviter la prolifération de cet insecte ravageur.

A la suite de nos visites sur le terrain et pour en finir avec ces épandages aériens de pesticides, voici nos propositions :

Concernant le devenir de la monoculture du mais, il est aujourd'hui nécessaire d'imposer la rotation des cultures dans les zones infectées et d'accompagner les agriculteurs dans cette démarche puisque nombre d'entre eux se retrouvent prisonniers d'investissements ou de contrats d'eau d'irrigation.
Mais il faut aller plus loin : la rotation des cultures doit dès à présent être utilisée de manière préventive sur l'ensemble des secteurs de maïsiculture de Rhône-Alpes.
Nous rappelons à ce sujet qu'environ 40 % des 2 000 hectares de maïs concernés cette année dans le Rhône (sources : services de l'Etat) seront tout de même ressemés et devront être de nouveau traités...
Par ailleurs, les systèmes de monoculture maintenus grâce aux aides publiques ainsi qu'aux énormes masses d'intrants (engrais et pesticides) et d' eau d'irrigation doivent changer de pratiques conformément aux engagements du Grenelle de l'Environnement.
Enfin, il convient également de repenser l'ensemble des filières. Aujourd'hui, l'agriculture française surproduit des céréales (dont le maïs) par rapport à ses besoins et en contre partie dépend à 80 % d'importations pour les protéines (de soja entre autres). Les terres favorables au maïs peuvent tout à fait être ressemées notamment en légumineuses (poids, luzernes, soja…) et contribuer ainsi à une autonomie de l'élevage français et européen. La FRAPNA et FNE, France Nature Environnement, demandent donc une réorientation des aides vers une plus grande autosuffisance alimentaire ainsi qu'une réorientation de la Politique Agricole Commune pour une souveraineté alimentaire en Europe et ainsi que dans chacune des grandes régions du monde.

D'autre part, l' information locale des populations vivant sur les espaces concernés par les épandages se doit d'être considérablement améliorée. Les habitants des grandes plaines doivent connaître les risques encourus afin de pouvoir se mobiliser.

La FRAPNA souhaite également voir la mise en place de procédures strictes de suivis.
Concernant la qualité de l'air, comme cela avait été fait en 2007, il suffirait à la DDAS (Ministère de la Santé) de réitérer la lettre de commande adressée en 2007 à la COPARLY (antenne lyonnaise du réseau ATMO de suivi de la qualité de l'air). Pour l'instant, aucun souhait de réitération d'un tel suivi n'a été exprimé...
Afin d'en savoir plus sur les impacts réels de ces épandages sur la biodiversité, un suivi des réactions des populations animales, notamment des insectes et autres invertébrés des agro systèmes traités, est également indispensable. En effet, nous rappelons que la deltaméthrine est un insecticide non sélectif c'est à dire qu'il détruit non seulement l'insecte ici visé, mais potentiellement l'ensemble des insectes présents dans les zones traitées : papillons, abeilles et autres espèces utiles.
Etant donnée la forte toxicité de la deltaméthrine sur la faune aquatique, il est aussi nécessaire d' opérer des recensements préalables plus poussés des zones naturelles sensibles et des milieux aquatiques vulnérables, y compris des nappes phréatiques avant tout traitement aérien.

La FRAPNA demande au Préfet de la Région Rhône-Alpes de reprendre ces propositions non seulement pour le Rhône mais aussi à l'échelle régionale.

Source : FRAPNA

06/09/2008

Règlement européen des émissions de CO2 des véhicules neufs : encore un sursis pour l’industrie automobile !

Le 1er septembre 2008, le Comité Industrie du Parlement européen a voté sur le projet de Règlement sur les émissions de CO2 des véhicules neufs pour 2012. Les parlementaires du Comité Industrie se sont clairement soumis aux exigences de l’industrie automobile européenne.

L’arrangement obtenu consiste à donner trois ans de plus, soit en 2015, à l’industrie automobile pour atteindre les objectifs initiaux d’une moyenne d’émissions de CO2 à 130g/km pour 2012. Et les pénalités prévues en cas de non respect des objectifs sont encore revues à la baisse. Aucune contrainte ne sera donc imposée aux constructeurs, et encore moins aux constructeurs de voitures lourdes et énergivores.

Michel Dubromel, responsable des questions Transports pour FNE et vice-président de la fédération européenne Transport & Environnement déclare : « c’est une faveur de plus accordée à l’industrie automobile, qui ne répond toujours pas aux objectifs de réduction des gaz à effet de serre, pourtant fixés au niveau européen ». Et ajoute : « En ces temps de rareté de ressources énergétiques, les véhicules gros consommateurs de carburant, pourront encore mettre en péril les efforts d’autres secteurs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. L’innovation technologique dans l’automobile est prête à répondre aux objectifs et permettra des créations et maintiens d’emplois.»

La Fédération France Nature Environnement souhaite que les parlementaires européens du comité environnement, par leur prochain vote, soutiennent fermement des mesures ambitieuses et réalistes Les ministres européens de l’environnement doivent également discuter de ce projet, la fédération France Nature Environnement demande le maintien d’une ambition européenne forte dans la lutte contre le changement climatique.

Source : FNE

Pollution de la Garonne : la Cour d’Appel confirme la responsabilité du directeur d’une filiale de TOTAL

L'ancien directeur de l'usine chimique AZF et l’actuel directeur de la Grande Paroisse, Monsieur Biechlin, vient d’être condamné par la Cour d’appel de Toulouse à payer 8 000 euros d'amende pour pollution de l’eau.

A peine un mois après l’explosion d’AZF, entre le 17 octobre et le 19 octobre 2001, l’usine de la Grande Paroisse (groupe Total) avait rejeté pas moins de 3,8 tonnes d’ammonium dans la Garonne, sous prétexte de mise en sécurité du site. L’impact de ce rejet avait été observé sur 1,5 km de long et 125 mètres de large à l’aval de Toulouse et 8 000 poissons de 14 espèces différentes avaient été retrouvés morts. FNE, aux côtés d’ANPER-TOS et des Amis de la Terre, s’était constituée partie civile dans cette affaire, exaspérée par le discours « vert » du groupe Total en totale contradiction avec les nombreuses sanctions judiciaires prononcées à l’encontre de ses filiales ces derniers mois.


Source : FNE
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu