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23/10/2008

Nouvelle fuite de pétrole de la raffinerie Total de Donges

La nouvelle fuite de pétrole à la raffinerie Total de Donges pourrait-elle menacer 12 000 oiseaux en hivernage dans l’estuaire de la Loire ?

 

Après la marée noire dans l’estuaire de la Loire du 16 mars dernier, du fioul lourd s’est à nouveau échappé hier soir de la raffinerie Total de Donges (Loire-Atlantique). Cette nappe pourrait menacer les 12 000 oiseaux qui stationnent actuellement en hivernage dans l’estuaire. La LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) reste prudente quant à la quantité réelle de fioul déversée mais dénonce ce nouvel incident qui pourrait venir toucher, une fois de plus, cet espace naturel fragile.

 

Sept mois après avoir déversé 500 tonnes de fioul lourd dans l’estuaire de la Loire, la raffinerie Total de Donges a été le théâtre, hier soir d’une nouvelle la fuite de 10 m3 de cette même substance, particulièrement polluante. Le groupe pétrolier affirme qu’une partie aurait été retenue dans un bassin de rétention tandis qu’une autre serait partie dans la Loire, et qu’il n’existe pas, pour le moment, de nappe visible, depuis le ciel, dans l’estuaire.

La LPO reste prudente quant à la quantité réelle et la destination du fioul déversé. A l’heure où nous publions cette information, l’ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage), présent sur place depuis ce matin, nous indique qu’à l’issue de sa patrouille des rives de l’estuaire, il n’a pas trouvé de trace de pétrole, ni de berge souillée, ni d’oiseaux mazoutés. Cela pourrait indiquer que la nappe est partie en aval ou, comme nous l’espérons, que la fuite a bel et bien été endiguée.

 

La LPO tient tout de même à rappeler que l’estuaire est un espace naturel sensible, classé Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF), Natura 2000 (au titre des directives européennes Habitats et Oiseaux), Réserve de faune sauvage et qu’elle abrite un grand nombre d’oiseaux.

 

Le 14 octobre dernier, l’ONCFS a comptabilisé 12 000 oiseaux en hivernage sur l’ensemble de l’estuaire, dont :

-          1 600 avocettes élégantes

-          1 600 barges à queue noire

-          1 900 bécasseaux variables

-          1 000 huitriers-pies

-          1 800 canards colverts

-          800 vanneaux

-          500 grands gravelots

-          450 pluviers argentés

-          300 courlis cendrés

-          230 tadornes de Belon

-          180 canards siffleurs

 

Si du fioul lourd venait à atteindre les zones où s’abritent les oiseaux, ces derniers risqueraient de succomber à des pathologies pulmonaires, en raison de la perte progressive d’étanchéité de leur plumage et de s’intoxiquer en le nettoyant.

La LPO enverrait alors les oiseaux touchés vers les centres de soins de l’Ecole vétérinaire de Nantes et de l’Ile-Grande (Côtes-d’Armor).

 

La LPO tient également à souligner que ce n’est pas la première fois que le groupe pétrolier est impliqué dans ce type d’incident : avant la marée noire du 16 mars dernier, celle de l’Erika en 1999 avait causé d’énormes dégâts ; en 2003, une canalisation s’était rompue dans un étier de la raffinerie ; en janvier 2006, une collision entre deux butaniers avait provoqué la dispersion de 30 tonnes de fioul lourd, causant la mort de plusieurs milliers d’oiseaux.

 

La LPO s’interroge : comment cette fuite a-t-elle pu se produire alors, qu’après le 16 mars dernier, Total s’était engagé à prendre des mesures pour éviter ce type d’accidents ?

 

La LPO profite de ce triste incident pour demander au MEEDDAT (Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de l’Aménagement du Territoire) d’assurer la préservation de ce site sensible et de rejeter le projet de Donges Est, et tout nouveau projet industriel ou portuaire dans l’estuaire.

 

Allain Bougrain Dubourg

Président de la LPO

Taxe sacs plastiques : pour les industriels, l'affaire est dans le sac

La Commission des finances de l'Assemblée nationale a adopté hier un amendement instaurant une taxe sur les sacs de caisse et de fruits et légumes non biodégradables. Agir pour l'environnement s'inquiète de cette nouvelle mesure, fruit du lobby industriel, et demande aux parlementaires de s'y opposer fermement.

L'amendement proposé par différents députés ressemble, dans sa rédaction même, à ce que réclame le lobby des fabricants de « bioplastiques ». Cette taxe viendrait remettre au goût du jour les sacs plastiques jetables, alors même que leur consommation a diminué de 80% en 5 ans. Pour Clara Osadtchy, coordinatrice des campagnes d'Agir pour l'Environnement, « le fait qu'une pollution soit soumise à une taxe ne la rend pas pour autant acceptable. »

Une politique de prévention des déchets efficace ne sera pas possible si la réglementation se réduit à la création de taxes, dont la vocation est, moyennant finance, de sauvegarder un secteur polluant et promoteur de déchets non recyclés ! Cette taxe a été défendue comme étant soi-disant « appropriée au regard des objectifs de protection de l'environnement » selon les termes de l'exposé des motifs de l'amendement.

Les sacs biodégradables restent des produits jetables et aucun argument objectif ne justifie leur pseudo-atout « environnemental » : par manque de filière de compostage, ils seront brûlés en incinérateur comme les autres, et leur production nécessite la mobilisation de surfaces agricoles et de l'énergie, à l'instar des agrocarburants. Aucune étude ne permet de conclure que ces sacs dits biodégradables soient « plus écologiques ». Pour Clara Osadtchy, coordinatrice des campagnes d'Agir pour l'environnement, «dans un contexte de crise alimentaire et environnementale, cultiver des terres pour fabriquer des sacs plastiques dont la durée de vie est de quelques heures est une ineptie s'ajoutant à celle des cultures à vocation d'agrocarburants ».

L'amendement proposant la taxe sur les sacs plastiques non biodégradables reflète davantage le lobby des industriels comme le précise ouvertement l'exposé des motifs qui souhaite « conforter le secteur de la plasturgie en contribuant à sa compétitivité ». Agir pour l'environnement appelle les parlementaires à s'opposer à cette taxe et invite le gouvernement à renforcer la politique de prévention des déchets de sacs plastiques en développant notamment les sacs-cabats réutilisables et en menant des études officielles sur le soi-disant avantage environnemental du plastique biodégradable.

Source : Agir pour l'environnement

21/10/2008

Oléoduc Tchad Cameroun : la société civile demande des comptes à la Banque européenne d’investissement

Les Amis de la Terre et la coalition Counter Balance demandent aujourd’hui à la Banque européenne d’investissement (BEI) de commissionner une enquête indépendante sur le soutien de la banque de l’Union européenne au projet désastreux d’oléoduc Tchad-Cameroun. En 2000, la BEI a en effet accordé un prêt de 144 millions d’euros à ce projet très controversé, en dépit des avertissement répétés de la société civile sur ses risques majeurs. Fuites de pétrole, conflits au Tchad et au Darfour, appauvrissement des communautés locales : le bilan du projet et l’utilisation des pétrodollars qu’il a générés sont scandaleux, au point que la Banque mondiale s’en est retirée le 16 septembre dernier. La BEI assumera-t-elle ses responsabilités ?

Présenté pendant cinq ans comme le projet de développement « modèle », l’oléoduc devait permettre le développement du Tchad en affectant une proportion importante des revenus pétroliers à des activités directes de lutte contre la pauvreté dans ce pays classé parmi les plus pauvres de la planète. En réalité, après un coup d’Etat sanglant en 1990, la manne pétrolière tchadienne a servi à la construction d’une pétro-dictature de plus sur le continent, cette fois avec l’appui de fonds publics, et sous le couvert cynique de la « lutte pour la réduction de la pauvreté ».

Averties dès 1997 par les ONG des risques du projet, la Banque mondiale et la BEI se sont obstinées à la financer. En janvier 2006 le Président Idriss Deby modifie unilatéralement la loi pour pouvoir utiliser les revenus du pétrole à sa guise, et notamment pour des dépenses de défense, c’est-à-dire l’achat d’armes. Sur le terrain, les violations des droits humains se multiplient, et la confiscation des terres des paysans aggrave la crise alimentaire dans cette région parmi les plus fertiles du pays.

« Nous avons écrit de nombreux courriers à la BEI, en la prévenant clairement, sur la base de faits et de témoignages solides, des risques du projet : elle ne pouvait les ignorer. Dans une résolution de janvier 2000, le Parlement européen lui-même conseillait à la banque de ne pas financer le projet tant que les problèmes environnementaux et sociaux n’étaient pas réglés. La BEI est passée outre. Une telle erreur d’appréciation est inadmissible. C’est une négligence telle qu’elle devrait avoir des répercussions juridiques. » condamne Sébastien Godinot, coordinateur des campagnes des Amis de la Terre.

Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne des Amis de la Terre, continue « La situation actuelle du projet prouve que les processus d’évaluation et de contrôle de la BEI sont totalement défaillants : il est urgent de se pencher sur les dysfonctionnements qui l’ont conduit à soutenir ce projet désastreux alors qu’elle était informée des risques et de la situation au Tchad, et de prendre les mesures nécessaires pour éviter qu’à l’avenir, la BEI n’utilise des fonds européens pour des projets aussi scandaleux. La crédibilité de la BEI et de l’Union européenne sont en jeu. »

Les Amis de la Terre, avec la coalition Counter Balance, ont écrit au Président de la BEI, Philippe Maystadt, afin de lui demander la mise en place d’une commission indépendante pour enquêter sur les défaillances de la banque dans le cas de l’oléoduc Tchad-Cameroun, les raisons de l’échec du projet malgré les conditions qui y étaient attachées, et les mesures et réformes que doivent engager la BEI et les gouvernements européens pour éviter à l’avenir un revers aussi cuisant dans un projet « modèle ».

Auteur : Anne-Sophie Simpere
Source : Les Amis de la Terre

20/10/2008

OGM : Distribution gratuite d'AntiBiotech aux Ministres européens...

l-antibiotech-est-un-medicamen.jpgLuxembourgle 20 octobre 2008 – Les hommes politiques européens sont depuis des années touchés par la Monsantoïte aïgue. Troubles de la perception, altération du bon sens et des valeurs morales, mais aussi délires chroniques en sont les symptômes... Les sujets contaminés deviennent hautement perméables aux arguments des firmes agro-chimiques, notamment lors de prises de décision relatives aux organismes génétiquement modifiés (OGM). Pour y remédier, des activistes de Greenpeace se déplaçant en ambulance ont distribué des boites d'AntiBiotech ce matin à l'entrée du conseil des Ministres de l'environnement. L'AntiBiotech est un médicament simple et révolutionnaire qui a été conçu pour neutraliser les mensonges de l'industrie biotechnologique, réduire les effets néfastes des virus des lobbies pro-OGM et encourager la prise d'engagements en faveur de la protection de la santé humaine, de l'agriculture, de la biodiversité et de la sécurité alimentaire. Il est gratuit et n'est soumis à aucun brevet.

Les ministres de l'Environnement réunis en conseil européen ce matin à Luxembourg doivent en effet mener un débat crucial sur la future politique OGM de l'Europe, et notamment sur la réforme de la procédure d'évaluation et d'autorisation des OGM. « L'Union Européenne reste incapable d'évaluer en toute transparence les impacts des OGM sur l'environnement, la biodiversité et notre santé. Le principe de précaution est nié ! Il est grand temps que les Ministres se prononcent en faveur d'une amélioration de la procédure actuelle d'évaluation et d'autorisation des OGM en Europe afin d'empêcher les OGM de venir contaminer nos champs et la chaîne alimentaire » déclare Arnaud Apoteker, chargé de campagne OGM à Greenpeace France.

Le processus actuel d'évaluation et d'autorisation des OGM dans l'UE présente des déficits structurels importants. Il ne tient pas compte des effets à long terme des OGM, des impacts démontrés sur la biodiversité, des avis scientifiques contradictoires ou encore des arguments des Etats membres. Les changements dans les pratiques de culture, la perte du savoir de l'agriculture traditionnelle et les conséquences des contaminations OGM ne sont pas non plus pris en considération par le processus européen.

Greenpeace demande aux ministres de l'Environnement de faire respecter la législation européenne sur les OGM selon laquelle l'évaluation des risques environnementaux des OGM doit être effectuée par des organismes indépendants disposant de l'expertise scientifique requise. Greenpeace demande également aux ministres de prendre des mesures pour éviter les contaminations des semences par des OGM.

N.B : AntiBiotech est un antiviral actif qui agit sur les hommes politiques européens et autres décisionnaires touchés par le virus du Monsantus avidus ou souffrant de Monsantoïte aigüe. Il contient du Bayercetamol, du Pioneerofène et de la Syngentamycine. En cas d'incertitude scientifique, AntiBiotech provoque un stimulus important sur la capacité cognitive des décideurs. Ce stimulus induit un souvenir instantané du principe de précaution qui garantit la protection de la santé humaine et de l'environnement.

Communiqué : Greenpeace France

 
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