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03/10/2008

Eco-emballages ou l'art de tromper le consommateur

Eco-emballages a annoncé dans un communiqué de presse du 30 septembre que la signalétique du Point vert sur les emballages serait dorénavant plus précise et permettrait de lever l'ambiguïté de ce fameux symbole, alors même que le groupe de travail sur l'harmonisation de la signalétique et des consignes de tri se réunissait pour la première fois le même jour. L'écoorganisme n'a donc pas attendu les conclusions du groupe en court-circuitant sciemment le processus du Grenelle, pendant lequel le projet du nouveau Point vert avait été vivement critiqué par les parties prenantes.

Le Cniid et Agir Pour l'Environnement dénoncent ce nouveau dispositif proposé par Eco-emballages puisqu'il ne donne aucune indication sur le geste de tri : seule une adresse de leur site internet figure à côté du point vert et de la mention « à trier ou pas? », quel éclairage ! Le consommateur est invité à se rendre sur leur site pour découvrir si l'emballage doit être trié ou non. Hélène Bourges, chargée de la campagne Alternatives au Cniid précise : « en plus d'exclure les personnes n'ayant pas accès à internet, cette mesure ne répond pas au besoin des citoyens au quotidien : les français ne vont pas s'asseoir tous les jours un quart d'heure devant leur ordinateur avec leurs déchets à portée de main pour vérifier la destination de chacun d'entre eux. Eco-emballages maintient les citoyens dans le flou et n'apporte aucune information utile sur le tri. » Clara Osatdchy, coordinatrice des campagnes d'Agir pour l'Environnement souligne « que cette fausse rénovation du point vert s'apparente plus à une énième campagne de communication de l'écoorganisme qu'à une volonté d'informer le consommateur. » Le Cniid et Agir pour l'Environnement s'interrogent donc aujourd'hui sur la pertinence de maintenir un groupe de travail sur l'harmonisation de la signalétique et des consignes de tri puisque certains acteurs font fi des réflexions collégiales.

Le nouveau Point vert est présenté alors même qu'un rapport confidentiel du cabinet KPMG(1) met en avant les dérives financières d' Eco-emballages, qui rappelons-le est une société privée agréée par les pouvoirs publics. Le Cniid et Agir pour l'Environnement demandent une condamnation ferme du ministère en charge de l'environnement et exigent une structure de régulation vraiment indépendante. C'est le fonctionnement même d'Eco-emballages qui doit être remis en cause : l'Etat osera-t-il aller à l'encontre de ce puissant secteur industriel ?

Source : CNIID

01/10/2008

Bouygues Telecom condamné au nom du principe de précaution !

L'opérateur de téléphonie mobile vient d'être condamné, en première instance, à retirer une antenne relais au nom du principe de précaution et des effets sanitaires potentiels induits par une exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile.

Les associations se félicitent de ce résultat judiciaire. Cette procédure met en relief l'absence -coupable- de réglementation nationale qui oblige les riverains à faire appel à la justice pour obtenir l'application d'un droit pourtant inscrit dans le préambule de la Constitution.

Les associations appellent le législateur à adopter rapidement une réglementation contraignante afin de réduire l'exposition du grand public à 0,6 volt par mètre contre les 41 et 58 volts par mètre aujourd'hui, valeurs considérées par les Parlement européen comme « obsolètes ».

Alors qu'un certain nombre de scientifiques expriment de plus en plus fortement leurs inquiétudes à l'égard d'une technologie manifestement génératrice d'effets sur la santé, les associations sont scandalisées par les propos tenus par le Président de la Fondation Santé et Radiofréquence considérant certains auteurs du rapport international BioInitiative comme des « tricheurs ». La violence du propos (que les associations considèrent comme outranciers et manifestement diffamatoires) cache mal le malaise saisissant les experts officiels qui ont réussi, pendant longtemps, à maintenir une unanimité de façade qui se lézarde de jour en jour.

Source : Agir pour l'environnement

Règlement européen « Automobile et CO2 » : La France opte pour l'échec de l'Europe !!!

La Présidence française de l'Union européenne vient de proposer aux Etats membres un nouvel assouplissement des objectifs contenus dans le règlement européen « automobile et CO2 » visant, sous couvert d'arguties techniques, à réduire à néant toute ambition en matière climatique.

Ce nouveau renoncement, après l'enterrement du bonus-malus, démontre qu'à l'heure des choix concrets, le Président de la République française opte systématiquement pour les options les plus conservatrices.

Alors que la Commission européenne proposait un projet tablant sur un rejet moyen de 130g de CO2 pour les véhicules commercialisés en 2012, la Présidence française de l'Union européenne propose de repousser à 2015 la mise en ouvre réelle de ce règlement tout en rehaussant constamment les seuils d'émission envisagés.

A l'heure où l'industrie automobile doit se réformer ou sombrer, le renoncement proposé par la France ne rend service ni aux constructeurs ni aux consommateurs qui continueront à payer très cher un carburant en voie de raréfaction, prix de l'inaction politique.

Agir pour l'Environnement déplore que la Présidence française de l'Union européenne privilégie les constructeurs automobiles aux parlementaires européens qui ont eu le courage de tenir tête aux pressions du lobby automobile.

Selon Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement, « Nicolas Sarkozy, par cette proposition, révèle sa véritable nature, bien loin de l'image véhiculée pendant le Grenelle de l'environnement. »

Source : Agir pour l'environnement

 
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