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15/11/2008

Petites infos d'Ecolopresse - 01

- Pour commencer, et pour la première fois en fiction, le film d'un accident nucléaire en France.

Si vous voulez prendre conscience de ce qu'EDF ne nous dit surtout pas … ne ratez pas la rediffusion de ce film sur ARTE : ce samedi 15 novembre à 15h55. Sinon, vous pouvez aussi le visionner sur le site d'Arté (mais uniquement jusqu'au vendredi 14/11 à 21h)

- Géniiiiial ! Une société américaine vient de mettre sur le marché un réacteur nucléaire miniaturisé, gros comme une cuve à mazout, et capable d'alimenter 20000 foyers (ce qui veut donc dire beaucoup plus dans les autres pays du monde), et ce pour « seulement » 20 M° d'€.
Il manque encore bien des détails techniques pour se faire une idée précise des performances et des dangers potentiels mais Hyperion n'est pas le 1er à plancher sur ce sujet car Toshiba a déjà testé un réacteur baptisé 4S (Super Safe, Small and Simple, appréciez le Super Slogan Sympa ! ) de petite taille mais toutefois nettement plus grand que celui-ci. : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/des...

- Toujours dans le même ordre d'idée, voici l'inventaire des pollutions radioactives en France

Après les accidents nucléaires de cet été dans le Tricastin, Capital a dressé un inventaire des pollutions radioactives dans l'Hexagone. Le magazine a localisé et décortiqué ces dizaines de sites qui contaminent en silence notre pays.

Ce dossier exclusif fait froid dans le dos : sites de production de radium à usage médical, fermés dans l'entre deux guerres mais toujours pas assainis ; anciennes mines d'uranium françaises, qui ont éparpillé des millions de tonnes de résidus dans leur environnement ; usines chimiques qui ont utilisé des matières 1ères naturellement radioactives ; décharges publiques qui ont entassé des déchets nucléaires... il existe en France plusieurs centaines d'endroits contaminés. Si aucun ne présente évidemment un risque majeur pour les populations, une quarantaine d'entre eux sont tout de même à éviter.
http://www.capital.fr/Actualite/prolongement-magazine/nuc...

Et pour enrichir ce dossier sensible, Capital.fr publie six documents de référence :
Les anciennes mines d'uranium n'ont pas fini de nous empoisonner : l'inventaire «Mimausa» des 210 anciennes mines d'uranium françaises dressé par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)
Ville par ville, découvrez les zones radioactives près de chez vous : l'inventaire des déchets radioactifs établi par l'ANDRA, l'agence nationale chargée de leur surveillance et du stockage des + toxiques
Centrales EDF, des incidents par centaines : l'appréciation, souvent critique, portée par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur chacune des 19 centrales électronucléaires d'EDF
Mine des Bois noirs, cas d'école d'une contamination : le relevé des dépôts radioactifs disséminés jusqu'en 1980 par la mine de Saint-Priest-la-Prugne (Loire), effectué par l'Université de Grenoble
Mururoa, Fangataufa, deux poubelles paradisiaques : le rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée de la Polynésie française sur les essais nucléaires aériens, publié par la Crii-Rad
La contamination locale booste la fréquence des cancers : étude de l'évolution des cancers autour de l'usine contaminée de Pargny-sur-Saulx (Marne), réalisée par le centre anti-cancer de Villejuif.

- Ca suffit avec le nucléaire ? Ok, je peux comprendre … Bon alors, sinon, toujours en France, une petite entreprise dénommée ASHELVEA et située dans le Tarn (à Graulhet), a créé un ordinateur avec une coque en bio-plastique compostable (à base d'acide polylactique : amidon). Tous les éléments sont produits dans les environs proches (Tarn, Aveyron) et dans les composants, ni cadmiun, plomb ou mercure... et en plus il semble consommer 20% à 30% d'énergie en moins. Les ordis sont aussi récupérés et recyclés par la boite. Hein ?! En France on n'a peut-être pas de pétrole mais on a du nucléai … heu … des idées, oui c'est ça, on a des idées ! : http://www.ashelvea.com/Flash/maison.html


- L'appel du collectif « Semons la biodiversité »

Les 27 et 28 octobre derniers, plusieurs centaines d'organisations et de citoyens se sont mobilisés sur les thèmes de l'évaluation de l'impact des OGM, de la réglementation européenne sur les semences et des droits des paysans et jardiniers en particulier.

En effet, tous les échanges de semences paysannes, même à titre gratuit, sont interdits par la législation française alors qu'ils sont indispensables à la survie de la biodiversité.

Il est possible de télécharger les comptes rendus du colloque, de la réunion publique, de la déclaration commune adoptée le 27 octobre dernier à Paris par le collectif et de signer l'appel en suivant le lien suivant : http://semonslabiodiversite.org/

- Des professionnels des services publics de Psychiatrie Infanto-Juvénile, ainsi que d'autres professionnels de l'enfance, inquiets de la situation actuelle des enfants de parents sans papiers, alertent sur la difficulté grandissante d'accès aux soins et sur le risque d'une remise en question de l'acceptation de l'Aide Médicale d'Etat augmente pour les étrangers sans papiers. De plus, la peur d'être appréhendé dans les lieux de soins et sur les trajets fait obstacle à la demande et à la continuité des soins, sans compter les répercussions graves pour les enfants et leurs familles (insécurité matérielle et psychique, problèmes éthiques liés à la présence d'enfants dans les centres de rétention et à la privation de liberté de ceux-ci …). Bref, il s'agit d'une cyber-pétition appelant au respect de tous les enfants vivant sur le territoire français :http://enfantsdesanspapiers.free.fr/

- Le comité de soutien aux prisonniers et réfugiés politiques, « Libérez-les ! », a récemment dénoncé l'intervention, au sein de la population de sans-papiers de Calais, de troupes casquées et armées soutenues par des hélicoptères munies de projecteurs et qui ont procédé à la rafle de 57 réfugiés politiques afghans dans une très grande violence. Si vous voulez en savoir plus ...

http://www.liberez-les.info/


- Plus léger, pour les amoureux du corps humains ou les curieux du comment-que-c'est-foutu-à-l'intérieur-de-nous-autres, l'éditeur Argosy Publishing met gratuitement à dispo une version de son logiciel à explorer le corps : www.visiblebody.com

- Sinon, un p'tit jeu instructif : Clim'City. Il s'agit de se déplacer et d'agir à l'échelle d'une ville virtuelle, permettant ainsi de comprendre comment notre mode de vie modifie notre environnement ... En cliquant on peut savoir quels impacts ont nos activités sur l'environnement, et on peut adapter notre comportement afin de minimiser les modifications à venir.

http://www.cap-sciences.net/climcity/index.html#h

 

- Petit intermède musical maintenant : écoutez « Dark Ozy », l'empereur du côté obscur de la force …
http://www.myspace.com/shoneconnerie


- C'est bientôt fini, mais avant d'aller vous coucher, laissez moi partager avec vous un terrible secret : je suis un super héros ! Si vous ne me croyez pas, jetez un œil sur cette vidéo et devenez en un à votre tour : http://www.makemesuper.com/r.php?i=8_037b8-095504-m-Thoma

 

Auteur : Thomas R.

Sources : Web

14/11/2008

Greenpeace ouvre un bureau africain pour lutter contre les changements climatiques, la déforestation et la surpêche

Greenpeace ouvre son premier bureau en Afrique. Ce lancement correspond à l’engagement à long terme d’une présence solide en Afrique, vouée à répondre aux problèmes environnementaux urgents, déplorés sur le continent. Ce lancement sera suivi, le 24 novembre prochain par l’ouverture d’un bureau à Kinshasa en République Démocratique du Congo (RDC) et d’un troisième, début 2009, à Dakar au Sénégal. Ces zones sont essentielles pour lutter contre les changements climatiques, la déforestation ou la surpêche.

L’ouverture des deux bureaux africains de Greenpeace précède de peu la tenue, à Poznan en Pologne (1-13 décembre) des négociations sur le climat, orchestrées par les Nations Unies. L’objectif de ces négociations sera d’orienter le monde vers une réduction des gaz à effet de serre et la prévention des changements climatiques induits par l’homme.

Alors que l’Afrique contribue très peu aux changements climatiques, ce continent sera parmi les premiers à être touché de plein fouet par les impacts de ces bouleversements. Plus de 180 millions de personnes pourraient mourir des suites des changements climatiques en Afrique sub-saharienne d’ici la fin du siècle. Des pluviosités imprévisibles, des rendements agricoles moindres et des ressources affaiblies provoquent déjà des flux migratoires et une recrudescence des tensions et des conflits.

« L’Afrique du Sud doit jouer un rôle actif pour que les négociations des Nations unies sur le climat débouchent sur la mise à disposition des pays en développement d’un financement conséquent provenant des pays industrialisés et leur permettent de s’adapter et d’atténuer les effets dévastateurs des changements climatiques. Le gouvernement sud africain devrait aider les pays d’Afrique centrale en soutenant la création de mécanismes de financement aptes à rendre la protection des forêts tropicales et du climat plus intéressante économiquement que les activités de l’industrie du bois », déclare Amadou Kanoute, directeur exécutif de Greenpeace Afrique.

La destruction des forêts tropicales est responsable d’environ 20% des émissions planétaires de gaz à effet de serre.

Changements climatiques
: l’Afrique du Sud, le 14ème émetteur de CO2 au monde, doit s’engager à prendre des mesures quantifiables pour réduire ses gaz à effet de serre en y incluant la fin de sa dépendance au charbon, sans prévoir une nouvelle expansion du nucléaire. L’Afrique du Sud - comme l’ensemble du continent - peut se tourner massivement vers les énergies renouvelables : le soleil, le vent, la biomasse et pourrait prendre la tête du volet africain de la r[é]volution énergétique. Cette r[é]volution ne permettrait pas uniquement de réduire les changements climatiques mais aussi d’apporter de l’électricité dans des zones rurales et d’y apporter ainsi développement, emploi et croissance économique.

Protection des forêts tropicales : l’industrie du bois menace les forêts tropicales du Bassin du Congo et les 40 millions de personnes qui en dépendent au quotidien. Ces forêts jouent un rôle crucial dans la régulation du climat planétaire. Cependant, si les coupes forestières se poursuivent au rythme actuel, la RDC risque de perdre 40% de ses forêts dans les quarante prochaines années. Greenpeace plaide pour l’adoption de mécanismes financiers ‘Forêts pour le Climat’ qui permettraient aux forêts du Bassin du Congo de conserver plus de valeur économique en restant sur pieds plutôt qu’en étant abattues pour les besoins de l’industrie du bois.

Défense des océans
: la vie marine au large des côtes ouest de l’Afrique est éradiquée par flottes étrangères : les communautés locales sont dévastées, privées de ressources nutritionnelles essentielles, ce qui engendre de la pauvreté et une hausse de l’insécurité alimentaire. Les pêches illégales et sans licence doivent cesser. Greenpeace militera pour des pêcheries durables, gérées et financées par les Africains ainsi que pour des contrôles et une gestion renforcés.

« Il est fondamental de s’attaquer aux problèmes environnementaux en Afrique, pour les générations futures et le monde entier. L’Afrique ne sera pas uniquement un des continents le plus rapidement et fortement touché par les changements climatiques. L’Afrique peut également faire partie de la solution. En se mobilisant pour développer son potentiel en énergies renouvelables et la protection de ses forêts, l’Afrique pourra jouer un rôle pilote dans le développement environnemental », conclut Gerd Leipold, directeur exécutif de Greenpeace International.

 

Source : Greenpeace France

12/11/2008

Maïs OGM : baisse de la fertilité

Le 11 novembre, les résultats d’une étude de nourrissage avec des produits OGM ont été présentés dans les locaux de l’Agence autrichienne pour la Santé et la Sécurité Alimentaire. Pour Christian Berdot qui suit la campagne OGM pour les Amis de la Terre France, il s’agit d’un avertissement sérieux : « Bien que l’Agence Européenne pour la Sécurité Alimentaire ait toujours certifié que le maïs MON810 ne pose aucun risque, cette étude autrichienne de nourrissage montre des effets physiologiques dus à la nourriture OGM, que l’industrie a toujours niés. Les résultats démontrent des effets négatifs sur la fertilité et des modifications des organes. Cette étude est une preuve supplémentaire que la clause de sauvegarde doit être appliquée au maïs MON810. »

Cette étude de nourrissage a été menée, à la demande du Ministère autrichien de la Santé, sous la direction du professeur de l’Université de Médecine Vétérinaire de Vienne, le Dr Jürgen Zentek. Les résultats de cette étude ont montré que les souris qui ont été nourries en continu pendant 20 semaines avec une variété de maïs OGM - le NK603xMON810 de Monsanto, autorisé comme aliment pour animaux et humains depuis 2007 - avaient, en comparaison avec un groupe de contrôle, un nombre significativement plus bas de portées et de petits, notamment à partir des troisième et quatrième générations. De plus, les petits des souris nourries avec le maïs GM avaient un poids significativement moindre. Cette étude multi-générationnelle (les descendants femelles furent accouplés) démontre des modifications des organes après le nourrissage avec le maïs OGM.

Cette étude met d’autre part, une fois de plus en question le sérieux des avis de l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire (AESA ou bien EFSA en anglais). La procédure d’autorisation actuelle avait déclaré cet OGM comme ne présentant aucun danger.

Pour Christian Berdot : « L’AESA laisse passer, sans se poser de questions, les demandes d’autorisation d’OGM. Depuis qu’elle existe, elle a systématiquement donné un avis favorable à tous les dossiers qui lui ont été présentés par les industriels. De toute évidence, l’évaluation des risques par l’AESA est basée, sur des erreurs d’appréciation et les avis que l’AESA a prononcés, doivent être revus, les autorisations gelées et réexaminées sous ce nouvel éclairage. Quant à l’Agence Européenne de Sécurité Alimentaire, elle même, il est temps de refuser son parti pris pro-industrie (1) et de la réformer en profondeur. »

Nos collègues des Amis de la Terre Autriche (GLOBAL 2000) saluent expressément la décision du ministère autrichien de commander cette étude. Comme le souligne Jens Karg qui suit le dossier OGM : « Une fois de plus, lorsqu’on prend la peine d’aller au-delà des dossiers fournis par l’industrie, les résultats des études montrent un tout autre tableau. Malheureusement, la quasi totalité des études sur les risques liés aux plantes OGM est menée par les industries des biotechnologies et il n’y a pour ainsi dire aucune évaluation des risques indépendante. Cette étude démontre aussi la nécessité de renforcer la recherche indépendante sur les risques afin de protéger la santé des citoyens et l’environnement. »

(1) Voir la traduction en français du rapport des Amis de la Terre/Friends of the Earth Europe dénonçant les conflits d’intérêts qui règnent au sein de l’ASEA. Même si certaines personnes ont changé, les problèmes demeurent : « OGM et Agence européenne : la prudence jetée aux orties », http://www.amisdelaterre.org/article.php3 ?id_article=1341


Nos collègues de Global 2000 (Amis de la Terre Autriche) ont enfin pu obtenir le document en question*. Il semblerait que certains responsables autrichiens ne souhaitaient pas qu’il soit rendu public. Il semble aussi que des pressions fortes soient exercées sur le scientifque pour lui faire "réécrire" ses conclusions.

 

* Biological effects of transgenic maize NK603xMON810 fed in long term reproduction studies in mice. October 2008 par Dr. A. Velimirov, Dr. C. Binter , Univ. Prof. Dr. J. Zentek
Etude de nourrissage de souris avec du maïs NK603xMon810 montrant une baisse de la fertilité et des modifications des organes chez les souris.

 

Source : Les Amis de la Terre

Fuite de Bore au Tricastin : Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les communiqués des autorités

Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre la communication lénifiante mise en place par les autorités suite à la fuite de Bore survenue sur le site du Tricastin, et provenant de l'usine Eurodif-AREVA.

En effet, la Préfecture de la Drôme écrit dans son communiqué : "Dans la Gaffière, à la limite du site, le prélèvement effectué à 18 heures, faisait état d'un taux de 0,2 milligrammes de bore par litre, soit en deçà de la norme sanitaire de potabilité qui est de 1 milligramme par litre".

Mais :

- l'heure et la durée de la fuite ne sont pas révélés : la contamination a pu être bien plus forte que le chiffre annoncé officiellement ;
- une contamination est dangereuse même si elle est "en deçà de la norme sanitaire de potabilité". Il est injustifiable de faire passer cette norme comme une forme d'autorisation de contaminer jusqu'à cette limite.
- il n'est pas impossible que de fortes concentrations de Bore existent ici où là et en particulier dans les puits des personnes privées, comme ce fut le cas après la fameuse fuite d'uranium du 7 juillet.

Par ailleurs, la Préfecture écrit "Il s'agit là d'un événement à caractère chimique et non radioactif" comme si cela rendait la pollution plus acceptable. Or, il est avéré que l'industrie nucléaire est un des pires pollueurs chimiques de France, avec des conséquences non connues... puisque aucune étude globale n'a été menée sur cette question.

Il est d'ailleurs avéré que le Bore peut avoir des effets toxiques non négigeables sur les êtres humains. La communication lénifiante des autorités en est encore plus inacceptable.

Source: Réseau Sortir du Nucléaire

 
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