Avertir le modérateur

31/10/2008

"Sciences et Vie Junior" et "Image doc" accusés par le Le Réseau "Sortir du nucléaire" de tromper les jeunes au profit d'Areva

[Selon le Réseau Sortir du Nucléaire] Dans leurs numéros de novembre, les deux magazines font passer des publicités payées par Areva pour des articles ou des jeux proposés par la rédaction.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa colère après avoir découvert les numéros de novembre des publications "Sciences et Vie Junior" et "Image doc" qui, l'une comme l'autre, trompent les jeunes lecteurs au profit de la multinationale nucléaire Areva. Dans les deux cas, de véritables publicités, avec le logo d'Areva et des formules comme "Les activités d'Areva contribuent à répondre aux grand enjeux du XXIème siècle", sont présentées de façon à laisser croire qu'il s'agit d'articles de la rédaction.

La mention "publicité" ou "publi-reportage" ne figure pas, alors qu'il s'agit bien de publicités payées par Areva. A sa demande de droit de réponse, le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est même entendu répondre par Images.doc que ce serait payant "puisque Areva a payé". Etrange conception de l'information pluraliste à laquelle devraient avoir droit les jeunes lecteurs.

Les deux magazines ont cosigné les publicités d'Areva, cautionnant donc le contenu et aggravant de fait la tromperie. "Sciences et Vie Junior" a été jusqu'à présenter ces publicités comme un "Jeu-concours". Dans les deux cas, le débat de société est évacué, aucune mention n'est faite des problèmes générés par l'industrie nucléaire et des oppositions qui existent partout où cette industrie est présente.

Quelques précisions :

"Sciences et Vie Junior" présente, avec la mention "Jeu-concours" au lieu de "publicité", trois encarts (quart de page) qui sont disposés au fil des pages, pour finir par une pleine page qui présente le "concours". Il est expliqué que dans le journal "se sont glissés trois petits articles sur Areva". Or, il s'agit bien de publicités, avec le logo d'Areva et des phrases comme : "Areva propose des solutions technologiques pour produire de l'énergie sans co2". Qui peut prétendre que ces extraits de la prose publicitaires habituelle d'Areva relèvent d' "articles" ? Il est clair que le subterfuge du "Jeu-concours" peut tromper des jeunes… ce qui est de toute évidence le but recherché.

"Images doc" contient un quatre-pages central qui ressemble d'autant plus à un dossier "de la rédaction" qu'aucune mention ne signale qu'il s'agit d'une publicité. L'ensemble parait être de caractère "informatif"… mais omet totalement les problèmes liés à l'énergie nucléaire. Si les déchets radioactifs sont évoqués, c'est juste pour affirmer qu'ils sont "emballés dans des caissons en acier ou en béton". Parmi ces "informations", on trouve un encart titré "Qui est Areva ?" et qui apporte la réponse : "Une grande entreprise industrielle internationale qui propose des solutions pour produire de l'énergie sans CO2 et acheminer l'électricité en toute fiabilité." On est loin des informations équilibrées que les jeunes sont en droit d'attendre sur un tel sujet de société. La propagande d'Areva est insidieusement amenée avec la collaboration et la caution du magazine qui appose son logo.

Conclusion :

Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est toujours déclaré favorable à ce que la question du nucléaire soit étudiée par les jeunes, que ce soit dans le système scolaire ou dans des magazines. Encore faut-il que les arguments du débat de société soient présentés de façon équilibrée, ce qui n'est bien sûr pas le cas quand seuls les arguments pronucléaires sont présents, et encore moins lorsqu'il s'agit de publicités déguisées en articles ou en jeux.

Les manœuvres d'Areva, avec la complicité de "Sciences et Vie Junior" et "Image doc", sont d'autant plus choquantes qu'elles visent des jeunes qui n'ont pas forcément les moyens et l'expérience pour détecter la tromperie. De toute évidence, après les graves évènements du Tricastin, Areva tente par tous les moyens de redorer son image. Il est très inquiétant de voir des magazines réputés participer à de telles manœuvres.

Communiqué : Réseau Sortir du Nuléaire

Grenelle : un constat mi-figue mi-raisin sur les bâtiments anciens et les collectivités locales

L’un des programmes les plus importants traités dans le projet de loi grenelle 1 a été voté à l’Assemblée Nationale : la rénovation du parc de bâtiments anciens. Certaines avancées ne peuvent cacher de graves manquements pour la réussite d’un tel programme national.

Les bâtiments existants en France représentent le quart de la consommation énergétique du pays. Depuis le début des discussions Grenelle, ce secteur a été identifié par l’ensemble des parties prenantes comme prioritaire pour améliorer l’indépendance énergétique française et l’amélioration du budget des ménages. Or, le sentiment laissé par les débats nocturnes de l’Assemblée Nationale est plutôt mitigé.

Article 5 - L’objectif global de rénovation des logements existants, objectif flou et portant à confusion de baisser de 38% d’ici 2020 les consommations énergétiques, a été complété par l’objectif de 400 000 rénovations par an à partir de 2013, ce qui est positif. Mais ce chiffre aurait dû être complété du seuil de 80 kWh/m_/an afin que la France puisse atteindre ses objectifs nationaux de lutte contre le changement climatique (le « Facteur 4 »).

L’erreur est plus frappante encore sur la rénovation du logement social (article 5, alinéa 5) pour laquelle le seuil de 150 kWh/m2/an a été voté. « Pour atteindre le facteur 4 en France, nous savons que les rénovations doivent être faites à hauteur de 80 kWh/m2/an en moyenne, précise Cyrielle den Hartigh, chargée de campagne changements climatiques aux Amis de la Terre. Si cet objectif de 150 reste inscrit dans la loi, nous risquons de devoir tout recommencer 10 an plus tard ! C’est une aberration du point de vue économique, mais c’est surtout une injustice du point de vue social ! Car ce sont encore les logements sociaux qui trinquent ! »

[...], les députés ont également commencé à se prononcer sur les collectivités locales, sujet crucial également puisque l’ancrage territorial constitue bien l’une des conditions majeures de la réussite des engagements nationaux de lutte contre les changements climatiques.

Ainsi, Julien Berthier, chargé de mission climat et collectivités territoriales au Réseau Action Climat-France, déplore que les parlementaires n’aient pas repris la mesure n°50 des tables rondes de l’automne 2007 s’engageant sur « une généralisation des Plans Climat-Energie Territoriaux » avec une « obligation de réalisation d’ici 2012 ». En l’état actuel des choses, l’article 7 alinéa 1 constitue un net recul par rapport au Plan climat national de 2004 car il ne mentionne pas les territoires ruraux et péri-urbain (via les Parcs Naturels Régionaux et les Pays) comme échelons pertinents pour le déploiement des PCET.

Enfin, le RAC-F et ses associations membres regrettent que le Ministre d’état, lors de la discussion d’hier soir dans l’hémicycle, ait réduit les PCET à de simples « Bilans carbone ». En réalité, cette démarche constitue bien une véritable « stratégie climat locale » transversale et intégrée, permettant aux collectivités d’engager leurs territoires dans un programme d’atténuation et d’adaptation à la hauteur des enjeux climatiques et énergétiques.

[...]

 

Communiqué : RACF - Réseau Action Climat France

Projet de loi Grenelle 1 : la fin de la suprématie routière est encore loin !

En première lecture du projet de loi Grenelle 1, d’importantes décisions ont été adoptées par les députés en matière de politique de transports. Pour le Réseau Action Climat-France, il s’agit de nets reculs qui laissent (encore) une trop grande place à la route !

Quelques avancées par rapport au texte initial du projet de loi ont été observées (augmentation de la part du non-routier de 14 à 25% d’ici 2022, priorité au réseau ferroviaire existant) mais celles-ci sont très insuffisantes pour atteindre l’objectif de réduire de 20% les rejets de gaz à effet de serre des transports d’ici 2020 (qui représentent aujourd’hui 26% des émissions de gaz à effet de serre de la France).

Concernant les infrastructures de transports, les députés ont suivi l’avis de M. Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports, qui autorise le principe d’une augmentation des capacités routières du pays sous prétextes de sécurité, de points de congestion ou d’intérêt local.
« Ces trois critères, parce qu’ils sont très flous ou difficiles à définir, constituent en réalité des échappatoires derrière lesquelles les partisans du bitume vont pouvoir se réfugier. Qui peut définir objectivement ce que signifie l’intérêt local ? », regrette Olivier Louchard, directeur du RAC-F.


Pour Jean Sivardière, Président de la Fédération National des Usagers des Transports « ces trois critères ont justifié tous les investissements routiers passés. La formulation initiale, « la capacité routière globale du pays ne doit plus augmenter », était nettement plus claire et surtout plus volontariste !.

Quant à la définition tant attendue du futur schéma national des infrastructures, il faudra attendre la loi Grenelle 2 dite d’application, pour en connaître les modalités.

« Une éco-redevance pourra être prélevée sur les poids lourds » : telle est la timide formulation de l’amendement gouvernemental proposé par M. Bussereau et adopté par les députés. Selon Olivier Louchard, « de grosses incertitudes subsistent sur l’efficacité de cette mesure : ainsi rédigé, le produit de la taxe profitera à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, sur la part du réseau routier ce qui est un non sens absolu pour l’environnement ! » (le texte initial mentionnait une affectation sur « la politique durable de transport »).
Autre aberration : des mesures d’accompagnement seront prévues pour les transporteurs et des exceptions de taxe (tarifaire ou géographique) sont d’ores et déjà annoncées afin « d’éviter un impact économique excessif ». Au final, le double objectif de transfert modal (de la route vers le rail et les voies d’eau) et de nouvelles ressources financières (pour financer les alternatives à la route) risque très fortement de ne pas être atteint.

Enfin, dans un secteur où les financements sont très tendus, il est tout à fait regrettable que l’hémicycle ait refusé d’envisager un système de « contribution » financière de la part des compagnies pétrolières dont les profits ont explosé ces dernières années.

 

Communiqué : RACF - Réseau Action Climat France

Le Rapport « Planète vivante » révèle clairement le resserrement du crédit écologique

« L’économie mondiale va mal. Financièrement, nous vivons au-delà de nos moyens. Mais une récession financière n’est rien en comparaison de la menace d’un resserrement du crédit écologique. »

James Leape, directeur général du WWF International

Le monde doit faire face à une consommation effrénée du capital naturel mondial. Tout comme des dépenses inconsidérées sont à l’originede la récession, la consommation excessive de l’Homme épuise les ressources naturelles à un point tel que nous mettons en danger notre prospérité future.

Voici le constatqu’établit le WWF dans l’édition 2008 de son rapport « Planète vivante », étude majeure qui révèle tous les deux ans l’état de santé de la planète et réalisé avec la Société Zoologique de Londres (ZSL) et le Réseau Mondial de l’Empreinte écologique (GFN).

« Si nos demandes se maintiennent à la même cadence, nous aurons besoin, vers le milieu des années 2030, de l’équivalent de deux planètes pour maintenir notre mode de vie » annonce James P.Leape.

L’analyse du WWF permet de décomposer les différents facteurs de surexploitation et de proposer des solutions différentes pour chacun. Pour le plus grand des défis actuels, la « Vision énergétique du WWF pour 2050 » (WWF Climate Solutions Model) montre ainsi comment on peut répondre à la croissance prévue de la demande mondiale enservices énergétiques d’ici 2050, tout en réalisant d'importantes réductions des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit d’identifier les domaines clés où transformer les modes de vie des humains et leurs économies afin de les placer sur une trajectoire plus durable.

« Nous sommes en train d’agir écologiquement de la même façon que les institutions financières se sont comportées économiquement, cherchant la satisfaction immédiatesans prendre en compte les conséquences » constate Jonathan Loh du ZSL. « Seulement les conséquences d’une crise écologique seront bien plus graves que l’actuel effondrement économique »

- Pour télécharger le rapport "Planète vivante 2008", cliquez ici

- Pour télécharger le rapport sur l'Empreinte écologique de la France et de la Belgique, cliquez ici

Source : WWF

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu