Avertir le modérateur

28/10/2008

Pollution de l’estuaire de la Loire par TOTAL : FNE désespère

6 mois après une première pollution très importante liée à la rupture d’une canalisation (déversement de plus de 400 tonnes de fuel lourd), un nouvel incident technique survenu le 22 octobre vers 20h30 sur le site Total a entraîné le rejet dans la Loire d’environ 10 m3 de fuel. C'est la goutte de fuel qui fait déborder le vase. Sentiment de RAS LE BOL des associations.

Encore un coup dur pour la nature. Ce nouveau rejet dans ce site d’importance internationale pour l’hivernage et les haltes migratoires des oiseaux, est inadmissible pour les associations de protection de l’environnement qui désespèrent de voir ce groupe changer d’attitude.

Bernard Rousseau, responsable des politiques Eau à FNE, rappelle que « ces déversements ponctuels ont un impact considérable, et pas uniquement local, sur tout l’écosystème. Ils viennent annuler les efforts financiers et de lutte contre la pollution entrepris sur tout le bassin de la Loire depuis de très nombreuses années. »

La stratégie du Greenwashing. Malgré les incidents qui se succèdent, Total ne semble toujours pas mesurer toujours pas la nécessité d’investir durablement dans des installations permettant ainsi d’éviter les pollutions.

Sophie Bardet, chargée de mission au réseau juridique de FNE, souligne : « La société Total ferait mieux d’investir dans la sécurité industrielle plutôt que dans la publicité verte ! Le discours de cette société sur ses efforts entrepris pour l’environnement est à nouveau démenti d’une façon tragique. Ce nouvel incident technique démontre que toutes les précautions n’ont pas été prises et que le groupe ne tient pas compte des erreurs passées et des précédentes pollutions dont il est à l’origine. »

TOTALement irresponsable ! Marc Sénant, chargé de mission sur les risques industriels à FNE, souligne : « Comment accepter de la part d’un groupe avec un chiffre d’affaires de 43 Milliards d’euros en 2007 une absence manifestement insuffisante d’investissement dans la prévention ? Cette pollution rappelle tristement la catastrophe de l’Erika, dont la cause principale était, une fois encore, la vétusté du navire affrété par Total. Cette attitude est « TOTALement » irresponsable et inacceptable ».

Quel contrôle ? Quelle information ? FNE note que, comme d’habitude, nous sommes dépendants des communiqués de presse de la Société Total et des informations que celle-ci veut bien dispenser. FNE attend que l’Etat assume réellement et fermement ses pouvoirs de police et de contrôle et en rende compte.

Source : FNE

Europe : Thon rouge et piraterie

Greenpeace appelle les ministres européens des Pêches, réunis ce matin à Luxembourg en conseil des ministres de l'UE, à fermer immédiatement la pêcherie du thon rouge de Méditerranée. La pêche doit être fermée jusqu'à ce que la France, l'Espagne, l'Italie et les autres pays du bassin méditerranéen impliqués dans la pêcherie, aient mis fin à toutes les pratiques illégales et que les stocks aient pu se régénérer.

Les ministres de l'UE se réunissent les 27 et 28 octobre pour tenter d'établir une position commune sur le thon rouge en amont de la réunion de l'ICCAT (Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique) qui se déroulera du 17 au 24 novembre, à Marrakech au Maroc. Cet organisme est notamment en charge de la gestion du stock de thon rouge de Méditerranée.

Les ministres des Pêches français, espagnol et italien ont prouvé leur incapacité à faire respecter les quotas alloués chaque année par l'ICCAT et à lutter contre la pêche illégale. « Seule une fermeture immédiate de la pêche permettrait d'éviter l'effondrement du stock de thon rouge en Méditerranée », affirme François Chartier, chargé de la campagne Océans de Greenpeace France.

Un rapport publié en septembre dernier par des experts indépendants juge par ailleurs « inacceptable » la manière dont l'ICCAT a géré jusque-là la pêcherie du thon rouge. « Alors que le quota de pêche alloué par l'ICCAT à l'UE pour 2007 s'élevait à 28 500 tonnes, on sait que c'est plus du double qui a été pêché, soit environ 60 000 tonnes. On est très, très loin des recommandations des scientifiques qui préconisent l'abaissement du quota à 15 000 tonnes de thon rouge par an pour éviter l'effondrement du stock », déplore François Chartier.

« Les ministres sont avant tout préoccupés par la défense des intérêts de la pêche industrielle, même si cela les conduit à ignorer les recommandation des scientifiques et à condamner l'avenir de la pêche », regrette François Chartier.

La question des quotas de pêche en mer Baltique et en mer Noire, ainsi que ceux des espèces de grands fonds est également à l'ordre du jour du conseil des ministres de l'UE. Greenpeace est particulièrement préoccupée par l'état des stocks de thon rouge en Méditerranée et dans l'Atlantique-Est mais aussi par ceux de cabillaud dans la mer Baltique orientale et des espèces de grands fonds les plus vulnérables.

 

Communiqué : Greenpeace

24/10/2008

Devenir semeur volontaire de biodiversité

Il existe plusieurs façons de s’investir pour semer la biodiversité : devenir semeur volontaire, informer, sensibiliser et débattre, initier des actions de semis de blés organisées et entretenues ou mobiliser ses élu-e-s.

DEVENIR SEMEUR VOLONTAIRE DE BIODIVERSITE

Le collectif Semons la biodiversité met à la disposition des collectifs locaux, contre remboursement des frais de transport et participation libre aux frais de fabrication :
- soit des sachets vides destinés à être rempli de semences paysannes reproductibles, bien collectif libre de tout droit de propriété intellectuelle,
- soit des sachets déjà remplis, avec trois types d’inscriptions différentes.

Chacune de ces inscriptions expose des enjeux différents autour des semences :

Le 1er type de sachet montre en quoi les droits de propriété intellectuelle interdisent les Droits des paysans : « Selon les conventions internationales signées par la France, les paysans et les jardiniers ont le droit de conserver, de ressemer, d’échanger, de vendre leurs semences et de les protéger des contaminations par les OGM et du biopiratage. Mais ces droits ne sont à ce jour pas reconnus par la loi française qui ne protège que les droits de propriété intellectuelle. Les droits des citoyens ne s’usent que lorsque l’on ne s’en sert pas. »

Le 2e type de sachet met en avant le caractère non obligatoire du catalogue amateur : « Cette variété a été obtenue par des méthodes de sélection paysanne à la portée de tout agriculteur ou jardinier. Elle ne peut pas être inscrite au catalogue officiel car elle n’a pas été rendue stable et homogène. Il est interdit de donner ces graines ou de les vendre sous la dénomination « semences » si elles sont destinées à un usage commercial. Le lobbie semencier cherche aussi à interdire :
- tout échange de ces graines en vue d’une utilisation pour l’auto-consommation,
- le droit des agriculteurs d’ensemencer leurs champs avec les semences qu’ils ont sélectionnées dans leur jardin. »

Le 3e type de sachet apporte des précisions sur la loi sur les obtentions végétales : « Ces graines appartiennent à une variété paysanne. L’agriculteur qui les a récoltées devient cependant un contrefacteur s’il les sème sans payer de royalties à l’industrie semencière. Selon le projet de loi voté par le sénat, la récolte peut alors être saisie. Il est interdit d’échanger, de donner ou de vendre ces semences. Celui qui les conserve peut être poursuivi pour recel. »

Sachets_rectoverso.pdf

 

LA NON VIOLENCE COMME PRINCIPE D’ACTION

L’action des semeurs volontaires de biodiversité s’inscrit clairement dans un esprit non violent. Cette forme nouvelle de désobéissance civique participe à la construction du futur que nous souhaitons.

RISQUES JURIDIQUES

Ces sachets sont reproductibles à condition de respecter l’intégralité de la note juridique explicative à destination des collectifs. Elle est téléchargeable ici : Legitimite_des_droits_des_paysans_et_des_jardiniers.pdf

A QUOI CES SACHETS SONT-ILS DESTINES ?

Ces sachets sont destinés à organiser des actions symboliques de désobéissance civile : remise publique à des personnalités, aux autorités (préfets, maires, présidents des conseils généraux et régionaux, élus...), aux directions locales de la répression des fraudes ou du GNIS, à des ventes symboliques sur les marchés publics avec distribution de tracts... Ils ne sont pas destinés à se substituer aux actions de diffusion de la biodiversité déjà organisées par ailleurs, associatives ou commerciales, mais ils peuvent les accompagner afin de mettre en première ligne, en cas de répression, les associations et la société civile et non des agriculteurs ou jardiniers isolés.

COMMENT SE PROCURER DES SACHETS DE SEMENCES PAYSANNES ?

Merci d’écrire à initiatives@semonslabiodiversite.org et de préciser l’action que vous souhaitez initier.

 

Extrait du site : http://semonslabiodiversite.org

 

 

 

23/10/2008

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à manifester samedi à 14h30 à Tricastin

- Un nouvel évènement grave est en cours depuis le 8 septembre à la centrale du Tricastin
- Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à manifester avec le Collectif antinucléaire 84



Depuis le 8 septembre, suite à l'ouverture de la cuve du réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Tricastin, deux barres de combustible nucléaire sont accrochées sous le couvercle de cette cuve et restent depuis suspendues au dessus des 155 autres barres du coeur du réacteur. Cette situation, totalement anormale, est porteuse de dangers importants. (**)

Par ailleurs, les évènements de cet été, comme la fameuse fuite d'uranium du 8 juillet, ne sont pas à ranger parmi les affaires classées : la menace nucléaire est plus présente que jamais… au Tricastin et partout où se trouvent des installations nucléaires.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à manifester avec le Collectif antinucléaire 84 le samedi 25 octobre à Tricastin. En participant à cette initiative, il s'agit de rappeler que les incidents et accidents nucléaires qui ont frappé la France et l'Europe ces dernières semaines (***) sont des avertissements : une véritable catastrophe, comparable à celle de Tchernobyl, peut se produire à chaque instant.

Par ailleurs, l'industrie nucléaire produit continuellement des déchets radioactifs qui vont rester dangereux pendant des millions d'années et qui, avec le démantèlement des installations nucléaires, représentent une facture immense… qui va être en grande partie léguée à nos enfants.

Enfin, le nucléaire n'est jamais demandé par les peuples mais est au contraire promu principalement par des dictateurs ou des dirigeants politiques habitués à imposer leurs choix : Bush, Poutine, Hu Jintao (Chine), Amaninedjad (Iran), Kadhafi, Berlusconi, Sarkozy, etc. Le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie.



(*) Marche Tricastin-Bollène - Rassemblement 14h30 devant la centrale nucléaire du Tricastin

(**) Le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé aux autorités de rendre publique la date de l'intervention très risquée d'EDF mais, une fois de plus, la "transparence" n'existe pas dès qu'il s'agit de nucléaire.

(***) Belgique : accident de niveau 3 le 24 août à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Espagne : important incendie le 24 août à la centrale nucléaire Vandellos II. Allemagne : contamination de grande ampleur à Asse dans une mine de sel où sont stockés 126 000 fûts de déchets nucléaires. Autriche : incident le 3 août dans les laboratoires de l'AIEA. Ukraine : une fuite d'eau radioactive à la centrale nucléaire de Rivné le 10 juin. Slovénie : une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne.


Communiqué du réseau Sortir du Nucléaire

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu