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01/10/2008

Bouygues Telecom condamné au nom du principe de précaution !

L'opérateur de téléphonie mobile vient d'être condamné, en première instance, à retirer une antenne relais au nom du principe de précaution et des effets sanitaires potentiels induits par une exposition aux champs électromagnétiques de la téléphonie mobile.

Les associations se félicitent de ce résultat judiciaire. Cette procédure met en relief l'absence -coupable- de réglementation nationale qui oblige les riverains à faire appel à la justice pour obtenir l'application d'un droit pourtant inscrit dans le préambule de la Constitution.

Les associations appellent le législateur à adopter rapidement une réglementation contraignante afin de réduire l'exposition du grand public à 0,6 volt par mètre contre les 41 et 58 volts par mètre aujourd'hui, valeurs considérées par les Parlement européen comme « obsolètes ».

Alors qu'un certain nombre de scientifiques expriment de plus en plus fortement leurs inquiétudes à l'égard d'une technologie manifestement génératrice d'effets sur la santé, les associations sont scandalisées par les propos tenus par le Président de la Fondation Santé et Radiofréquence considérant certains auteurs du rapport international BioInitiative comme des « tricheurs ». La violence du propos (que les associations considèrent comme outranciers et manifestement diffamatoires) cache mal le malaise saisissant les experts officiels qui ont réussi, pendant longtemps, à maintenir une unanimité de façade qui se lézarde de jour en jour.

Source : Agir pour l'environnement

Règlement européen « Automobile et CO2 » : La France opte pour l'échec de l'Europe !!!

La Présidence française de l'Union européenne vient de proposer aux Etats membres un nouvel assouplissement des objectifs contenus dans le règlement européen « automobile et CO2 » visant, sous couvert d'arguties techniques, à réduire à néant toute ambition en matière climatique.

Ce nouveau renoncement, après l'enterrement du bonus-malus, démontre qu'à l'heure des choix concrets, le Président de la République française opte systématiquement pour les options les plus conservatrices.

Alors que la Commission européenne proposait un projet tablant sur un rejet moyen de 130g de CO2 pour les véhicules commercialisés en 2012, la Présidence française de l'Union européenne propose de repousser à 2015 la mise en ouvre réelle de ce règlement tout en rehaussant constamment les seuils d'émission envisagés.

A l'heure où l'industrie automobile doit se réformer ou sombrer, le renoncement proposé par la France ne rend service ni aux constructeurs ni aux consommateurs qui continueront à payer très cher un carburant en voie de raréfaction, prix de l'inaction politique.

Agir pour l'Environnement déplore que la Présidence française de l'Union européenne privilégie les constructeurs automobiles aux parlementaires européens qui ont eu le courage de tenir tête aux pressions du lobby automobile.

Selon Stéphen Kerckhove, délégué général d'Agir pour l'Environnement, « Nicolas Sarkozy, par cette proposition, révèle sa véritable nature, bien loin de l'image véhiculée pendant le Grenelle de l'environnement. »

Source : Agir pour l'environnement

30/09/2008

Les oiseaux : indicateurs d’une biodiversité en danger

Lors de sa Conférence mondiale*, BirdLife International, dont la LPO est le représentant officiel en France, a présenté son nouveau rapport sur l’Etat des populations d’oiseaux dans le monde**. Cette publication montre le rôle capital des oiseaux comme indicateurs de l’état de la biodiversité, souligne la baisse de leurs effectifs mondiaux et présente les raisons de ce déclin ainsi que les solutions pour y remédier.


Les oiseaux : de précieux indicateurs de biodiversité

Les 10 000 espèces d’oiseaux répertoriées dans le monde sont nos yeux et nos oreilles : ils sont présents et visibles au quotidien pratiquement partout, à terre, en mer et dans quasiment tous les milieux. Ils sont donc un baromètre précis et pratique de la répartition de la biodiversité et du changement de l’environnement mondial.


Un déclin généralisé de l’avifaune

Aujourd’hui, une espèce d’oiseau sur huit est menacée d’extinction (1 226 espèces) et 190 sont « En danger critique d’extinction ». Les espèces les plus menacées sont celles de grande taille ou aux faibles taux de reproduction, comme les albatros (82 %), les grues (60 %), les perroquets (27 %), les faisans (23 %) et les pigeons (20 %).

Les espèces d’oiseaux communs sont également fortement menacées. Ainsi, en Europe, depuis 26 ans, près de la moitié (45 %) d’entre elles subissent un déclin (soit 56 espèces sur 124 étudiées). Les populations de tourterelles des bois Streptopelia turtur ont, par exemple, diminué de 62 % sur cette période. La situation est également difficile pour les oiseaux des régions agricoles, comme le bruant proyé, qui a reculé de plus de 60 % entre 1982 et 2005, et l’outarde canepetière qui a subi un déclin de 90 % durant ces trente dernières années.


Des menaces d’origine humaine

L’expansion et l’intensification des industries agro-alimentaires et halieutiques, l’exploitation forestière, la colonisation des espèces invasives, la pollution, la surexploitation des oiseaux sauvages et le changement climatique constituent des menaces majeures. Les causes de déclin sont également plus profondes : les systèmes économiques qui ne reconnaissent pas l’immense valeur de la nature, les déséquilibres mondiaux en terme de puissance et de richesse, la destruction des ressources naturelles, une démographie et une consommation individuelle en constante augmentation.


Des solutions pour sauver l’avifaune et la biodiversité dans son ensemble

- soutenir d’avantage les travaux de conservation ;
- s’assurer que les engagements internationaux en faveur de la biodiversité sont rapidement mis en pratique ;
- mettre en place une bonne gouvernance environnementale ;
- investir plus et mieux ;
- rattacher la protection de la biodiversité à la subsistance et au bien-être des peuples ;
- développer d’importants groupes d’intérêts pour conduire au changement, comme le font BirdLife et ses représentants dans le monde (c’est le cas de la LPO en France).
- protéger les 10 000 Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux ;
- initier d’avantage de programmes en faveur des espèces menacées…


Bien que les gouvernements du monde se soient engagés à stopper la perte de biodiversité d’ici 2010, un oiseau sur huit est aujourd’hui menacé d’extinction et près de la moitié des oiseaux communs européens sont en déclin. La frilosité des grands mondiaux à engager des sommes souvent insignifiantes au regard de leur budget national indique également que cet objectif ne sera vraisemblablement pas atteint.


Allain Bougrain Dubourg - Président de la LPO



*Conférence mondiale de BirdLife International
Comme tous les quatre ans, elle a rassemblé les représentants internationaux de BirdLife International, alliance mondiale qui réunit plus de 100 associations dans le monde (2,5 millions d'adhérents et 8 millions de sympathisants). Du 22 au 27 septembre, à Buenos Aires en Argentine, parmi les 500 délégués venus de 115 pays, trois représentants de la LPO étaient présents : Michel Métais, son Directeur, Alison Duncan, Chef de la Mission internationale et Julie Riegel, Responsable de programme à la Mission internationale.



**Plus d’informations
Cette publication est le fruit du travail de plusieurs milliers de personnes qui ont récolté des informations sur le terrain, informations qui ont ensuite été traitées par 30 coordinateurs.

La nouvelle publication « Etat des populations d’oiseaux dans le monde : des indicateurs pour un monde qui change » est disponible en brochure (en Anglais, Français et Espagnol) ou consultable sur : http://www.biodiversityinfo.org/sowb/userfiles/docs/SOWB2008_fr.pdf

 

Communiqé : LPO

Accord nucléaire France-Inde : une transaction qui bafoue les règles de non-prolifération et un investissement inepte pour l'Inde

Par ailleurs, investir dans le nucléaire est un choix inepte de la part des dirigeants indiens

Profitant de la visite en France les 29 et 30 septembre du Premier ministre indien Manmohan Singh, la France et l'Inde ont signé un accord de coopération nucléaire civil qui pourrait déboucher sur la vente par Areva de deux réacteurs EPR.

Cette transaction est irresponsable, survenant à la suite d'un accord qui bafoue toutes les règles internationales de non-prolifération. En effet, le 6 septembre 2008, le Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear Suppliers Group, soit NSG), qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements nucléaires, dont la France, a validé un ensemble de dérogations permettant l'entrée en vigueur d'un accord nucléaire, dit "Accord 123", signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA.

Il s'agit d'un évènement d'une gravité extrême car l'Accord 123 prévoit la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires alors que, comme tout pays non signataire du Traité de non-prolifération (TNP), l'Inde est théoriquement exclue de telles transactions. Ce contournement des règles de non prolifération donne de parfaits prétextes à tout pays qui, comme l'Iran ou la Corée du Nord, entend se doter de l'arme atomique.

L'Accord 123 prévoit de façon incroyable que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) inspectera en Inde… seulement les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller pendant les heures prévues pour réaliser des cambriolages.

Dans le but d'obtenir sa "part du gâteau", c'est à dire de pouvoir vendre plusieurs réacteurs nucléaires à l'Inde, la France a joué, aux côtés des USA, un rôle prépondérant pour que le NSG finisse par accepter l'inacceptable. Lors d'une première session du NSG les 21 et 22 août, l'Irlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suisse ont courageusement résisté. Mais les administrations Bush et Sarkozy ont reconvoqué tout monde début septembre… et arraché les ralliements un à un. Il n'est pas interdit de penser que des menaces de sanctions commerciales ou autres ont été brandies à l'encontre des 6 "gêneurs".

La France attend désormais, pour vendre des réacteurs à l'Inde, que les USA aient formellementa adopté l'Accord 123, ce qui a hélas déjà été fait par la Chambre des représentants le 27 septembre. Il reste encore l'étape du Sénat où de nombreux parlementaires américains essaient courageusement de s'opposer à l'entrée en vigueur de cet accord irresponsable.

Les dirigeant français sont donc ramenés au rang de supplétifs de l'administration Bush, et en sont réduits à attendre leur tour pour obtenir récompense pour leur soumission. C'est à ce prix que Areva va pouvoir vendre des réacteurs nucléaires à l'Inde : il n'y a pas de quoi pavoiser.

Par ailleurs, investir dans le nucléaire est un choix inepte de la part des dirigeants indiens : l'investissement de départ est pharaonique, la production d'électricité n'arraivera pas avant 10 ans, et la dépendance énergétique de l'Inde sera aggravée (car le combustible nucléaire, l'uranium est importé). A contrario, investir dans les énergies renouvelables donnerait des résultats presque immédiats et renforcerait l'indépendance énergétique.
Une fois de plus, il est démontré que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants, il contamine aussi gravement la démocratie.

Communiqué : Réseau Sortir du Nucléaire
 
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