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22/06/2008

Les deux militants japonais de Greenpeace seront présentés dimanche au parquet

Junichi Sato and Toru Suzuki, deux militants de Greenpeace arrêtés vendredi 20 juin pour avoir révélé un scandale de viande de baleine volée au Japon seront présentés au parquet dimanche 22 juin. Suite à leur arrestation, Greenpeace a lancé une cyberpétition internationale pour demander au Premier ministre japonais leur libération immédiate.

Signez la pétition

Le 15 mai dernier, Greenpeace révélait l'existence d'un trafic de viande de baleine en provenance du NIsshin Maru, le naviral amiral japonais. L'organisation écologiste avait intercepté un colis débarqué du Nisshin Maru contenant 23,5 kilos de viande de baleine. Ce carton, remis aux autorités japonaises par les militants de Greenpeace, devait servir de preuve pour établir l'existence d'un marché noir de viande de baleine, fonctionnant grâce à la corruption. La révélation de ce scandale avait conduit le Procureur du district de Tokyo à ouvrir une enquête.

Vendredi 20 juin, deux militants de Greenpeace ont pourtant été arrêtés par la police japonaise et accusés de vol. Les locaux de Greenpeace Japon ont été perquisitionnés par une quarantaine de policiers qui y ont saisi des documents, des ordinateurs et des téléphones portables. « Ce n'est pas une enquête de police qui est en cours, c'est une entreprise d'intimidation », a dénoncé Jun Hoshikawa, directeur de Greenpeace Japon.

Greenpeace a également été averti de la clôture de l'enquête concernant le colis contenant de la viande de baleine qui avait été remis aux autorités japonaises. Le Procureur du district de Tokyo affirme ne pas avoir de preuve de ce détournement. « Il est clair que cette enquête a été très difficile pour le parquet parce que les niveaux de corruption sont très élevées dans l'industrie baleinière, affirme Jun Hoshikawa. Pourtant de très nombreuses questions restent sans réponse. »

En dépit des protestations internationales, le Japon continue de chasser la baleine à des fins soi-disant scientifiques, programme qui coûte chaque année quelque 500 millions de yens (environ 4,7 millions de dollars) aux contribuables japonais.

Greenpeace demande la libération immédiate de ce deux militants et la fin du programme de chasse soi disant scientifique du gouvernement japonais.
 
Source : Greenpeace france

20/06/2008

Pérou : Une commission gouvernementale enquête sur les Indiens isolés

Pressé d'agir par l'opinion publique internationale qui s’est massivement mobilisée en faveur des Indiens isolés, le gouvernement péruvien vient de dépêcher une mission d’enquête dans une région reculée d'Amazonie.

Cette mission est la réponse du gouvernement péruvien à la récente publication de photos spectaculaires d'Indiens isolés prises au Brésil, près de la frontière péruvienne, qui ont fait la une des médias internationaux.

Il est probable que les Indiens photographiés par les fonctionnaires brésiliens vivent au Brésil de manière permanente, mais cette découverte a suscité de vives inquiétudes quant à l'impact de l'exploitation forestière illégale au Pérou sur les Indiens isolés vivant près de la frontière brésilienne.

On estime qu'environ 500 Indiens isolés vivent dans la région. Les autorités brésiliennes ont indiqué avoir déjà repéré des Indiens péruviens passer la frontière vers le Brésil, fuyant l'invasion de bûcherons illégaux sur leur territoire.

Plus de 1 300 lettres de protestation émanant du monde entier ont été adressées ces dernières semaines au gouvernement péruvien pour l'exhorter à mettre un terme à l'exploitation forestière illégale. Certains fonctionnaires en charge de la protection de cette zone reculée seraient eux-mêmes impliqués dans ce trafic.

Le chef du département péruvien des affaires indiennes (DGPOA) qui a envoyé la mission d’enquête en Amazonie, a déclaré à Survival : "Je tiens à féliciter votre organisation pour son combat en faveur Indiens isolés".

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Le fait que le gouvernement péruvien ait envoyé une mission d’enquête en Amazonie confirme le pouvoir considérable de l’opinion publique sur les gouvernements. Mais nous serons très attentifs aux conclusions de cette enquête afin d'être certains qu'il ne s'agit pas d'un simple effet d'annonce".

Pour en savoir plus sur les Indiens isolés au Pérou : http://www.survivalfrance.org/peuples/indiensisoles
 
Source : Survival

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16/06/2008

Monsieur Fillon, le nucléaire ne fait pas rouler les voitures !

Paris, France — Greenpeace s'insurge contre l'idée absurde et saugrenue de construire un nouveau réacteur nucléaire EPR en réponse à la crise du pétrole, avancée par le Premier ministre François Fillon, invité de l'émission À vous de juger, jeudi 12 juin, sur France 2. « François Fillon et tous ceux qui présentent le nucléaire en réponse à la crise du pétrole ne savent pas que le nucléaire ne produit que de l'électricité. Ou alors, ils se moquent des Français au lieu de répondre à leurs inquiétudes concernant la flambée du prix du pétrole et leur pouvoir d'achat », déclare Frédéric Marillier, de Greenpeace France. Greenpeace tient à rappeler quelques vérités au Premier ministre...

Pétrole et atome ne sont pas interchangeables. Les besoins couverts par le nucléaire ne concernent donc que l'électricité, soit environ 17 % de la consommation d'énergie en France (2 à 3 % au niveau mondial). Il est inopérant dans d'autres secteurs fortement émetteurs de CO2. Ainsi les transports, qui représentent plus de la moitié de la consommation française de pétrole. Pour l'instant, le nucléaire ne fait pas avancer les voitures. Et ce n'est a priori pas demain la veille : sur plus de 2 millions de véhicules particuliers neufs immatriculés en 2006, seuls 14 sont électriques.

La déclaration de François Fillon est d'ailleurs d'autant plus scandaleuse qu'elle survient trois jours après que Nicolas Sarkozy a cédé à Angela Merkel au sujet de la réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves, que l'Europe devrait voter d'ici la fin de l'année. Le président de la République a accepté un compromis qui reflète davantage les intérêts des constructeurs automobiles européens, et en premier lieu allemands, que le souci de développer le marché des voitures efficaces, peu gourmandes en carburant et faiblement émettrices de CO2.

Pour l'instant, on ne sait pas construire d'EPR. Les deux seuls EPR qu'Areva tente actuellement de construire rencontrent de grosses difficultés. Le chantier finlandais, entamé en 2005, affiche un dépassement budgétaire global de 1,3 à 2,2 milliards d'euros (pour un prix initial de 3,3 milliards) et se sera terminé qu'avec deux ans de retard au moins (2011 et non 2009). Quant à l'EPR de Flamanville (Manche), tous les travaux ont été stoppés jusqu'à nouvel ordre, le 21 mai, sur injonction de l'Autorité de sûreté nucléaire qui avait relevé de nombreuses anomalies et malfaçons. Par ailleurs, pour la première fois, les responsables du chantier ont reconnu devant la Commission locale d'information, qui s'est réunie jeudi 12 juin, que le chantier prenait du retard.

Il existe une bien meilleure solution : l'efficacité énergétique. Experts du Giec, Agence internationale de l'énergie, Union européenne : tout le monde s'accorde à reconnaître que la priorité des priorités, c'est de mettre en œuvre une politique de maîtrise de la consommation d'énergie beaucoup plus ambitieuse qu'elle ne l'est aujourd'hui. L'efficacité constitue non seulement le meilleur moyen de lutter contre les changements climatiques, mais c'est aussi de répondre aux enjeux d'indépendance énergétique et de réduire la facture des ménages et des États.

Faire des économies est bien plus rentable que d'investir dans le nucléaire. Le Rocky mountain institute a ainsi calculé qu'un euro investi dans des mesures de maîtrise de la consommation et d'économies d'énergie permet d'économiser 7 fois plus d'énergie que ne peut en produire un euro investi dans le nucléaire. « Trente ans après les chocs pétroliers et alors qu'elle s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne, la France doit se dégager de son obsession du nucléaire, aussi irresponsable qu'irrationnelle, et faire de l'efficacité énergétique et de la maîtrise de la consommation sa seule et unique priorité », demande Frédéric Marillier.
 
Source : Greenpeace France 

À Poitiers, Greenpeace se mobilise contre le Koleos, le 4x4 de Renault, arme de destruction massive du climat

Poitiers, le 12 juin 2008 – Alors que Renault lance aujourd’hui sur le marché son premier 4x4 baptisé Koleos, Greenpeace se mobilise à Poitiers, mais aussi dans une vingtaine de villes de France. Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont rendre visite à leur concessionnaire pour « célébrer » avec humour la naissance d’une merveille anti-écologique et « féliciter » Renault comme il se doit pour son engagement en faveur du climat. 

« Le Koleos, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Renault va à contresens de l’histoire, déclare Anne Valette, en charge de la campagne Climat à Greenpeace. À l’heure de la flambée du prix du pétrole et de l’urgence climatique, alors que les consommateurs recherchent plus que jamais des véhicules peu gourmands en carburant et faiblement émetteurs de dioxyde de carbone, quelle mouche pique ce constructeur de lancer un 4x4 qui consomme jusqu’à 10 litres au 100 et émet jusqu’à 237 g de CO2/km ? »

Jusqu’à présent, la marque au losange s’était tenue à carreau et ne s’était pas aventurée sur le segment des « Crossover », ces véhicules taillés pour les expéditions tout-terrain mais utilisés pour les virées au supermarché. Mais avec le Koleos, Renault commercialise une véritable arme de destruction massive du climat. Ce croisement entre une berline et un 4x4 affiche des mensurations impressionnantes : il pèse entre 1,5 et 1,7 tonne, présente un moteur très puissant (150 à 175 chevaux), donc très gourmand (7,2 à 9,9 litres/100 km). Résultat : les dix modèles émettent en moyenne 209 g de CO2/km, d’où un malus de 750 à 1 600 €.
 
« Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont dénoncer avec humour le double jeu de Renault. D’un côté, ce constructeur communique tous azimuts sur son label "Eco 2" et, de l’autre, il commercialise une arme de destruction massive du climat et reste solidaire des constructeurs allemands qui, à Bruxelles, mettent tout en œuvre pour torpiller les négociations en cours sur la future réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves », dénonce Anne Valette.

Cette future réglementation européenne constitue l’un des dossiers majeurs qui devrait être bouclé d’ici la fin de l’année sous présidence française de l’Union. Suite au lobbying de l’industrie automobile européenne, constructeurs allemands en tête, l’ambition du texte a été réduite à peau de chagrin. Et l’accord conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 9 juin fait figure de coup de grâce. D’ici la fin de l’année, les autres États membres de l’UE ainsi que les députés européens examineront le projet de réglementation. Greenpeace les appelle à rejeter le déplorable compromis franco-allemand et à amender le texte qui, pour être à la hauteur du défi climatique, doit notamment :

- limiter la moyenne des émissions à 120 g de CO2/km d’ici à 2012, et à 80 g/km d’ici à 2020 ;

- comprendre des pénalités immédiatement dissuasives (150 € pour chaque gramme de CO2 supplémentaire, pour chaque véhicule vendu), seule garantie que les constructeurs respecteront les nouvelles normes.

Source : Greenpeace Poitiers
 
 
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