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13/05/2008

Loi OGM : petites manœuvres et grosses lacunes

La veille de la seconde lecture à l’Assemblée nationale et la possible adoption définitive de la loi sur les OGM, Greenpeace rappelle les nombreuses failles de ce texte et appelle les citoyens à manifester contre une loi de contamination le mardi 13 mai à partir de 13h sur l’esplanade des Invalides.Le texte qui s’apprête à être voté n’est ni conforme au Grenelle, ni conforme à l’esprit de la directive européenne qu’il est supposé traduire.

En début de semaine, le président de l’Assemblée nationale, M. Accoyer a refusé qu’un vote solennel soit tenu à l’issue des débats. Sur un sujet d’une telle importance, ce refus constitue un véritable déni de démocratie et de transparence puisqu’il permet aux députés de ne pas assumer le choix d’une loi qui légalisera la contamination génétique. Il est vrai que la carte de la transparence a rarement profité aux organismes génétiquement modifiés…

Comme Greenpeace ne cesse de le rappeler depuis janvier, ce projet de loi présente de graves lacunes :

- Responsabilité défaillante : l’ensemble de la filière n’est pas responsable et les cas les plus fréquents de contamination (transport, stockage) ne sont pas pris en compte ; le seul préjudice permettant réparation est la différence du prix de la récolte ;

- Disparition du sans OGM : une production contaminée jusqu’à 0,9 % pourrait être déclarée sans OGM ;

- Transparence niée : de nombreuses dispositions essentielles (par exemple distance d’isolement) sont renvoyées à des décrets ultérieurs. « L’un des principaux acquis du Grenelle, la liberté de produire et de consommer sans OGM est niée, déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace France. La liberté défendue par ce texte est celle de produire avec et sans OGM… C’est la liberté du renard dans le poulailler ! En prétendant organiser une impossible coexistence entre cultures, cette loi va permettre le développement des OGM au détriment de toutes les autres formes d’agriculture. »

Limiter les dégâts

Le seul point positif a été l’adoption par l’Assemblée en 1ère lecture d’un amendement visant la protection des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières qualifiées sans OGM. Mais cet amendement, qui a rendu furieux le rapporteur du projet de loi et le gouvernement, a été sous-amendé et affaibli au Sénat, De plus, par la règle de l’entonnoir, seul l’article 1, va être rediscuté à l’Assemblée. L’amendement passera-t-il le cap ? L’opacité voulue par M.Accoyer laisse craindre le pire.

Pour Greenpeace, en l’état, sans vote solennel et dans un cadre de discussion limité à l’article 1, la seule façon d’éviter le pire est de garder cet amendement Chassaigne et de remplacer le sous-amendement confus par une définition claire du sans OGM. Sans OGM, c’est sans OGM, c’est-à-dire comme en Allemagne sous le seuil de détection (0,1%). Tout le reste ne peut être que mensonger et trompeur vis-à-vis des Français. Il faut également acter la co-responsabilité sans faute de tous les acteurs de la filière OGM en cas de contamination.

Cuisiniers et vignerons s’engagent pour la protection du sans OGM : la tribune publiée aujourd’hui par Le Monde.
 
 
Communiqué : Greenpeace France

12/05/2008

OGM : Jean-Pierre Abelin entendra t-il le collectif viglance OGM ?

Entre trente et quarante membres du Collectif Vigilance OGM 86 étaient présents le samedi 10 mai, vers 10h30, sur le boulevard de Blossac à Châtellerault. Le cortège s'est rendu devant la mairie châtellerauldaise pour l’enterrement symbolique de l’agriculture de qualité avec le message suivant : « fiction ou réalité ? Réponse de nos députés les 13 et 14 mai ». Ils ont souhaité interpeler Jean-Pierre Abelin (député de la Vienne - Nouveau centre) en lui demandant de prendre part au vote à l'assemblée nationale sur la loi OGM contrairement à l'attitude qu'il avait adopté lors du premier vote puisqu'il n'avait pas pris la peine de se déplacer pour particper au débat et au vote.
Ecolopresse

10/05/2008

Pérou : Une compagnie pétrolière française sur les terres d'Indiens isolés

Le gouvernement péruvien a renoncé à ouvrir les réserves d'Indiens isolés à l'exploration pétrolière. Aucune réserve où vivent des Indiens isolés n'est incluse dans les dernières concessions annoncées cette semaine.

Ce geste semble répondre au flot de critiques exprimées par Survival et les organisations indiennes péruviennes. En raison du danger que représente l’exploration pétrolière pour ces Indiens, Survival avait exhorté le gouvernement péruvien à interdire l’exploration pétrolière dans ces territoires.

Cette décision représente un revirement radical pour Perupetro, la compagnie pétrolière d'Etat responsable des droits d'exploration. Un porte-parole de Perupetro avait en effet récemment prétendu que les Indiens isolés n'existaient pas et qu’en conséquence, l'exploration pétrolière sur leurs territoires serait autorisée.

Perupetro a annoncé cette semaine qu'aucune des nouvelles concessions ne porterait sur les "réserves des Indiens isolés afin d'éviter les confrontations avec les communautés locales et les organisations écologiques".

Pourtant, des Indiens isolés vivent sur une partie de l'une des nouvelles concessions (mais ces terres ne sont pas reconnues comme réserve), et l'exploration du gaz et du pétrole demeure une grande menace pour les Indiens sur l'ensemble du territoire péruvien. La compagnie française Perenco vient d'acquérir des droits d’exploitation dans le nord de l'Amazonie péruvienne où vivent au moins deux groupes d'Indiens isolés et les compagnies Repsol-YPF, Petrolifera ainsi qu'un consortium mené par Pluspetrol exploitent des zones habitées par les Indiens.

Stephen Corry, directeur de Survival, a déclaré aujourd'hui : "La décision de Perupetro est la bonne, à la fois sur le plan légal et humanitaire, et nous espérons qu’elle sera définitive. Pourtant, l'exploration pétrolière qui a toujours cours dans d'autres régions habitées par des Indiens isolés doit être interdite et les compagnies devraient s'en retirer, conformément au droit international ".

Pour en savoir plus sur les Indiens isolés au Pérou :
http://www.survivalfrance.org/peuples/indiensisoles
 
Communiqué : Survival 

Paraguay : un Indien isolé meurt après son premier contact

Un Indien paraguayen qui avait vécu sans contact avec le monde extérieur jusqu'en 1998, vient de mourir de la tuberculose.

Le destin de Parojnai, un Indien ayoreo-totobiegosode, a basculé en 1998 lorsque la déforestation massive du Chaco l'a forcé, avec sa femme et leurs enfants, à entrer en contact avec le monde extérieur. Ils venaient de passer plusieurs années à fuir les bulldozers qui détruisaient leur forêt.

Parojnai avait expliqué à Jony Mazower, chargé de campagne de Survival, "Nous fuyions d'un endroit à l’autre pour échapper au bulldozer, c’était comme s’il nous suivait. J'ai dû abandonner mes affaires, mon arc, mes flèches, pour courir plus vite... Nous pensions que le bulldozer avait découvert notre jardin et qu’il venait manger nos fruits – et nous dévorer aussi".

Parojnai et sa famille ont finalement approché le conducteur d'un bulldozer. Ils se sont rendus dans sa maison, l'ont salué et lui ont dit dans leur langue : "N'aie pas peur de nous, nous sommes de bonnes gens". Bien que terrifié, l’homme leur a donné de la nourriture et de l'eau, puis il a tendu son maillot de foot à la femme de Parojnai.

"Quand j'ai rencontré Parojnai pour la première fois, il était déjà très malade. Mais j'ai vu des photos prises de lui le jour suivant son premier contact et il semblait alors alerte et en parfaite santé", rapporte Jony Mazower qui a rencontré Parojnai et sa famille en 2003 et en 2007.

"Pour moi, a déclaré Jony Mazower, le destin de Parojnai symbolise celui des Indiens d’Amérique depuis l’arrivée de Christophe Colomb. La spoliation de son territoire lui a fait perdre son indépendance et le contact avec le monde extérieur l'a rendu malade et l'a finalement tué. La tragédie qu’ont vécue les premiers peuples d’Amérique il y a 500 ans se répète de nos jours avec ces Indiens, qui sont parmi les derniers peuples isolés au monde."

Parojnai ne connaissait pas son âge, mais il devait avoir une cinquantaine d’années.
 
Communiqué : Survival 

 
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