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16/04/2008

Kalahari : De l'eau pour les diamants, pas pour les Bushmen

Au Botswana, dans la réserve naturelle du Kalahari central, plusieurs puits ont été creusés en prévision de l’exploitation d'une mine de diamant alors que les Bushmen qui vivent sur place n'ont pas le droit d'utiliser leur propre puits.

Les puits exploratoires ont été créés dans le cadre de l’évaluation environnementale qui précède la construction par Gem Diamonds d'une mine de diamants de 2,2 milliards de dollars à Gope, une communauté bushman située à l'intérieur de la réserve. Plusieurs puits seront nécessaires au bon fonctionnement de la mine qui nécessitera d’importants volumes d'eau.

Depuis que le gouvernement a détruit leur unique puits – Monthomelo situé dans la Réserve – pour les « encourager » à partir dans les camps de relocalisation, les Bushmen n’ont cessé de demander aux autorités de leur permettre de le réouvrir. Ce puits était leur principale source d'eau avant que le gouvernement ne les expulse illégalement de la réserve.

Les Bushmen ont légalement obtenu le droit de retourner chez eux en décembre 2006 mais le gouvernement continue de les en empêcher en leur refusant d'exploiter leur puits dans cet environnement aride et inhospitalier.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd'hui : "Il n’y a qu’une seule explication au fait que le gouvernement autorise les compagnies minières à creuser autant de puits qu'ils le désirent et empêche les Bushmen d'en utiliser un seul - la terrible vengeance d'un gouvernement déterminé à éloigner les Bushmen de leur territoire ancestral et à les faire payer leur victoire devant la Haute Cour. Les diamants de cette mine seront un gage de haine et non d'amour".


Pour en savoir plus sur les Bushmen :
http://www.survivalfrance.org/peuples/bushmen

 

Communiqué : Survival 

05/04/2008

Ecologie : La ligue ROC et Hubert Reeves ouverts mais vigilants

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Pour la ligue ROC et Hubert Reeves, il faut désormais entrer maintenant dans la phase de mise en œuvre des travaux du Grenelle. Selon eux, elle doit durer le temps du mandat présidentiel et de la législature, soit jusqu’en 2012. La ligue ROC et Hubert Reeves invitent à l’action en construisant un nouveau site internet « Biodiversité 2007 ». Ils assurent être guidé par une attitude ouverte et vigilante à l'égard de la mandature de Nicolas Sarkozy.

Ecolopresse vous propose de découvrir une petite vidéo à ce propos... 

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01/04/2008

OGM : Mesdames, Messieurs les Députés, relevez le défi du Grenelle !

5bc67a757308c58830d85faa4d095096.jpgA partir du mardi 1er avril, les députés débattront du projet de loi sur les OGM. Avant cela, le texte a été examiné par la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale. Analyse du rapport de la Commission qui préfigure les débats à venir.

Les associations s’inquiètent de ce que la Commission n’a pas proposé une amélioration du projet de loi voté par le Sénat pour permettre un retour à l’esprit du Grenelle de l’environnement. Au contraire, la Commission maintient ou propose des dispositions regrettables et notamment :

- La liberté de produire avec ou sans OGM est encore consacrée (article 1er),
- Apparition de la notion d’ « intérêt économique légitime » (article 1er),
- Le Haut conseil des biotechnologies comporte (comprend encore) un comité scientifique qui a la prééminence sur (séparé du) le comité de la société civile (article 2), Les conditions même de travail du Haut conseil sont dégradées (article 2),
- (L’amendement anti Sénateur Legrand est maintenu :) il est prévu que le Haut conseil soit présidé par un scientifique, alors que les avis présentés au politique, à qui il appartient de prendre les décisions, doivent intégrer tous les enjeux de société, bien au-delà du scientifique
- Le Chapitre II du projet de loi consacré la notion de coexistence des cultures OGM et non OGM, alors que celle-ci est impossible sans contamination (article 2)
- La définition des conditions techniques de mise en culture dépend toujours du seul Ministre de l’Agriculture après avis du seul comité scientifique du Haut conseil des biotechnologies (article 3)
- Un seuil de contamination par des OGM est très explicitement autorisé (article 3, amendement n°41),
- Le système de responsabilité mis en place par le Sénat n’est pas amélioré (article 5),
- Le registre national des cultures qui devrait permettre la localisation des champs OGM ne sera disponible qu’en préfecture (article add après article 6).

Les associations déplorent que la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale n’ait pas saisi l’opportunité d’une amélioration du texte voté par le Sénat pour garantir l’intérêt général, à savoir l’intégrité de la biodiversité et des territoires à l’origine de nombreuses AOC, le libre choix alimentaire.

Lylian Le Goff souligne : « Nous sommes convaincus qu’un grand nombre de députés, de la majorité et de l’opposition sont conscients qu’il est de leur responsabilité et de leur honneur d’améliorer le projet de loi OGM qui a été maltraité au Sénat. Les députés doivent relever le défi du Grenelle consistant à ne plus sacrifier les intérêts collectifs à ceux d’un développement mercantile. Le Grenelle est une chance ch ance pour le Parlement qui peut ici démontrer son indépendance vis à des lobbies et sa volonté de traduire dans la loi les attentes d’une écrasante majorité de citoyens, de consommateurs et d’agriculteurs qui s’opposent aux OGM en milieu ouvert».

Arnaud Gossement ajoute : « Les députés ont eux aussi un devoir d’enthousiasme vis à vis du Grenelle de l’environnement ! Le Grenelle ne concurrence pas mais est une chance pour la Représentation nationale. Les députés ont aujourd’hui l’opportunité de voter une loi intelligente, protectrice de notre environnement et de notre santé. A la suite du Grenelle, les députés peuvent voter une loi d’apaisement».
 
Communiqué de France Nature Environnement 

31/03/2008

9 tonnes de maïs livrées à l’UMP : le premier rendez-vous parlementaire du Grenelle ne doit pas être contaminé par Monsanto

Greenpeace a livré cet après midi 9 tonnes de maïs au siège de l’UMP, rue de la Boëtie à Paris, pour demander au parti majoritaire à l’assemblée de défendre une agriculture et une alimentation véritablement sans OGM. Ce maïs sera–t-il l’un des derniers non contaminés ? C’est la question que pose Greenpeace au parti présidentiel alors que les députés UMP se prononceront dès demain sur ce sujet essentiel pour les Français.

A la veille du passage à l’Assemblée Nationale de la loi sur les OGM, Greenpeace appelle l’ensemble des députés à amender en profondeur le projet pour en faire une loi de protection de l’agriculture et de l’alimentation sans OGM, conformément aux engagements du Grenelle mais surtout à la volonté de la très grande majorité des Français. Les premières déclarations de la majorité UMP sont en effet inquiétantes : le parti majoritaire à l’Assemblée Nationale serait-il contaminé par Monsanto pour ainsi tourner le dos à la démocratie ?

« En l’état, le projet de loi ignore le Grenelle et méprise totalement la volonté d’une très large majorité des Français !, s’indigne Arnaud Apoteker de Greenpeace France. La production sans OGM est niée et le régime de responsabilité défaillant. En organisant la contamination de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement par les OGM, ce projet de loi ne sert que les intérêts de Monsanto, des lobbies agricoles et de semenciers inféodés à la multinationale américaine. C’est inacceptable ! Les députés ont la responsabilité de faire primer la démocratie et l’intérêt général en amendant sérieusement le projet. »
 
Communiqué Greenpeace france 
 
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