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31/03/2008

ROUMANIE - Prochaine interdiction du maïs Mon810 ?

Dans le cas ou l’évaluation des risques environnementaux et sanitaires [liés au maïs Mon810] conduite par la Commission de Biosécurité concluerait à des risques réels pour l’environnement et la santé humaine, nous prendrons une décision gouvernementale visant à interdire la culture de maïs Mon810", a déclaré officiellement le ministre roumain de l’Environnement le 17 mars 2008. Au cours d’une rencontre sur l’agriculture biologique organisée conjointement par la Fédération roumaine des agriculteurs biologiques et Greenpeace, le ministre de l’Environnement roumain a donc rendu publique une démarche nationale qui rappelle celle annoncée par le Président Sarkozy en France en décembre 2007. Précisant les choses, le ministre a affirmé être en possession d’études scientifiques récentes "soulevant de sérieux doutes sur la sécurité pour l’environnement et la santé humaine du maïs génétiquement modifié Mon810". Ces études ont déjà servi à d’autres pays européens comme la France, la Hongrie, l’Autriche, la Grèce, la Pologne et l’Italie. Ces pays ont depuis annoncé un moratoire sur ce maïs transgénique. Sur base de ces études, et bien que le maïs Mon810 soit déjà autorisé à la culture dans l’Union européenne, le ministre a annoncé qu’il allait "demander à la nouvelle Commission de Biosécurité, qui sera opérationnelle après le 15 avril 2008, d’étudier les impacts que la culture du Mon810 pourrait avoir sur l’environnement et la santé humaine. Nous avons de gros doutes quant à la culture de ce maïs et, dans ces circonstances, nous ne pouvons donc pas y être favorables". Cette décision correspond à un pouvoir dont disposent les Etats-membres , en s’appuyant sur l’article 23 de la directive 2001/18. Mais le ministre a également voulu aller plus loin en indiquant demander "aux agriculteurs et aux entreprises semencières d’éviter la culture de maïs génétiquement modifié", en 2008, cette demande n’ayant évidemment pas d’obligation légale en l’absence de décision gouvernementale d’interdiction de mise en culture. Au-delà de cette annonce, la question reste posée de savoir si la Commission de biosécurité et le gouvernement auront le temps suffisant d’émettre une opinion scientifique et de prendre une décision en conséquence avant avril ou mai, date de semis des maïs. En 2007, 332 hectares de maïs GM ont été cultivés dans ce pays, ce qui pour le ministre montre "l’absence de motivation spectaculaire" pour cette culture.
 
Communiqué d'Inf'OGM 

30/03/2008

Premières malfaçons sur le chantier de l'EPR à Flamanville : Greenpeace craint un scénario catastrophe « à la finlandaise »

Greenpeace tient a attirer attirer l'attention sur un courrier adressé par l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN) au directeur de l'aménagement du site EDF de Flamanville (Manche) et qui fait état de malfaçons sur le chantier du réacteur EPR. Alors que les travaux commencent à peine, l'ASN pointe déjà du doigt de nombreuses malfaçons dans la réalisation des premiers bétons. Greenpeace tire la sonnette d'alarme sur ce qui ressemble à s'y méprendre à ce qui se passe en Finlande, où le chantier de construction du premier EPR tourne à la catastrophe.
Dans une lettre datée du 12 mars, qui fait suite à une inspection du chantier de l'EPR à Flamanville réalisée le 5 mars, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dresse une longue liste de malfaçons et met en demeure le directeur de l'aménagement du site EDF de prendre des mesures correctives sous un délai d'un mois.

Problèmes de béton et surcoût : un air de déjà vu...
Non conformité des ferraillages, incohérence entre les plans d'armatures et les plans de méthode, défauts de surveillance de positionnement de platine, modification de la cinétique de bétonnage, etc. : la liste des problèmes est longue, pour un chantier qui démarre tout juste et où les premiers bétons viennent tout juste d'être coulés. Rappelons qu'il s'agit de béton dit « de qualité nucléaire », qui constitue le fondement du réacteur et doit assurer directement la sûreté du réacteur et du stockage des combustibles irradiés.
Par ailleurs, lors d'une conférence, le 20 février dernier, Pierre Gadonneix, le PDG d'EDF, reconnaissait publiquement, que l'EPR de Flamanville allait coûter plus cher que prévu, sans toutefois indiquer le surcoût.

« Problèmes de malfaçons sur le chantier et dépassement budgétaire : le chantier de Flamanville a à peine commencé qu'il prend déjà la même tournure que celui de l'EPR finlandais », déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie de Greenpeace France.

En Finlande, où la construction du premier EPR a commencé mi-2005. Depuis le départ, il tourne au désastre. Le contrat prévoyait une connexion du réacteur EPR au réseau finlandais pour le premier semestre 2009. En réalité, ce ne sera fait au plus tôt qu'en mai ou juin 2011. Le dépassement budgétaire est désormais évalué à 1,3 milliard d'euros. En clair, au lieu des 3,3 milliards d'euros convenus au départ, l'EPR finlandais devrait coûter au moins 4,5 milliards d'euros. Sans parler du bon millier de violations des règles de qualité et de sûreté relevées par l'Autorité de sûreté finlandaise !

« La France doit tirer les leçons du désastre de l'EPR finlandais et des premiers déboires du chantier de Flamanville pour stopper ce projet inutile et si coûteux, reprend Yannick Rousselet. L'EPR de Flamanville est censé fournir une vitrine pour qu'EDF, Areva et Nicolas Sarkozy, le VRP de l'industrie nucléaire, vendent un maximum d'EPR à l'étranger. Que les pays auxquels ils font les yeux doux regardent de près ce qui se passe en France, car ils peuvent encore changer d'avis et opter pour des choix porteurs d'avenir, comme la mise en place d'une vraie politique d'efficacité énergétique et le développement des renouvelables, seules sources d'énergie propres, sûres et porteuses de paix. »

Pour consulter le courrier envoyé par l'Autorité de sûreté nucléaire au directeur de l'aménagement du site EDF de Flamanville, cliquez ici
 
Communiqué de Greenpeace France 

27/03/2008

OGM : Pas de débat à Chauvigny (Vienne)

Le collectif Vigilance OGM de la Vienne souhaitait organiser le 3 avril un débat contradictoire sur les OGM à Chauvigny (Vienne) afin de permettre aux citoyens de s’approprier cette question mais le maire M. Gérard Herbert a refusé. 

 

En réponse au communiqué du collectif Vigilance OGM, M. Gérard Herbert a répondu qu’aucune salle n’est libre à cette date et qu'aucune autre date n'a été demandée. Selon le collectif, lorsque le secrétariat de mairie a répondu à leur demande de salle, aucune justification claire n’a été donnée. Par ailleurs, un de ses membres rappelle qu’il s’est rendu directement à la mairie de Chauvigny le samedi 16 février où 2 salles étaient libres pour le 3 avril.

 

M. Gérard Herbert dit accepter le débat et pour preuve de sa bonne foi rappelle qu'il a répondu au questionnaire de Greenpeace Poitiers sur l’écoresponsabilité dans le cadre des municipales. Cependant, il faut bien avouer qu'il n'a jamais répondu dans le cadre des législatives au collectif Vigilance OGM 86 sur la question précise du moratoire sur le MON810 un an plus tôt. 

 

Ecolopresse

Autoroute A 65 : Protégeons les espèces menacées,

Le Conseil National de Protection de la Nature vient d’émettre un avis négatif à la demande d’autorisation de destruction de plusieurs espèces de faune et de flore protégées, dont le Vison d’Europe, qui serait nécessaire aux 150 kilomètres de l’autoroute A 65 Pau-Langon. Les associations demandent à Jean-Louis Borloo de ne pas passer outre l’avis du CNPN et de s’opposer à une telle destruction.


Philippe Barbedienne, directeur de la SEPANSO souligne « Pour les associations engagées depuis des années contre ce projet d’autoroute, la survie du Vison d'Europe est un argument fort de plus en faveur de l'abandon immédiat d’un projet aussi inutile et destructeur de l'environnement qu'il s'avèrera à terme ruineux pour la collectivité. On fait fausse route… Le Ministre peut et doit porter un coup d'arrêt à cette folie. On ne peut pas attenter ainsi à la biodiversité pour les besoins d’un projet inutile et aujourd’hui complètement obsolète ».

Arnaud Gossement, porte parole de FNE ajoute « L’A65 est une folie qu’il faut arrêter ! Autoriser la destruction d’une espèce protégée pour les besoins d’une autoroute inutile serait un mauvais coup porté à une gouvernance soucieuse de l’avenir du vivant dans notre pays. Arrêter cette autoroute serait une décision courageuse de nature à redonner du souffle au Grenelle dont la crédibilité serait renforcée. Nous devons remettre à plat la politique des transports de ce pays : des alternatives existent comme au goudron en général et à l’A65 en particulier ! »

Pour la Ligue Roc : « alors que l'aménagement intelligent de l'itinéraire actuel Pau-Langon est une alternative réaliste, l’élimination par l'A 65 de milliers d’hectares d'espaces naturels et d’espèces est une atteinte manifeste à la biodiversité dont les humains font partie et dépendent. La poursuite de tels projets destructeurs est comme une fuite en avant qui emmène les humains vers l’appauvrissement de la nature donc de leurs conditions de vie. »

En tout état de cause, le coût de l’abandon de ce mauvais projet restera toujours largement inférieur à celui de sa poursuite jusqu’au bout…

Pour FNE et toutes ses associations, il est inimaginable que les intérêts privés du lobby des constructeurs d’autoroutes puissent encore aujourd’hui seul primer, comme au siècle dernier.


Quand on veut mettre en place un développement durable, c’est l’intérêt général bien compris qui doit prévaloir.

 

Communiqué de presse de la fédération France Nature Environnement 

 

 
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