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12/05/2008

OGM : Jean-Pierre Abelin entendra t-il le collectif viglance OGM ?

Entre trente et quarante membres du Collectif Vigilance OGM 86 étaient présents le samedi 10 mai, vers 10h30, sur le boulevard de Blossac à Châtellerault. Le cortège s'est rendu devant la mairie châtellerauldaise pour l’enterrement symbolique de l’agriculture de qualité avec le message suivant : « fiction ou réalité ? Réponse de nos députés les 13 et 14 mai ». Ils ont souhaité interpeler Jean-Pierre Abelin (député de la Vienne - Nouveau centre) en lui demandant de prendre part au vote à l'assemblée nationale sur la loi OGM contrairement à l'attitude qu'il avait adopté lors du premier vote puisqu'il n'avait pas pris la peine de se déplacer pour particper au débat et au vote.
Ecolopresse

01/04/2008

OGM : Mesdames, Messieurs les Députés, relevez le défi du Grenelle !

5bc67a757308c58830d85faa4d095096.jpgA partir du mardi 1er avril, les députés débattront du projet de loi sur les OGM. Avant cela, le texte a été examiné par la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale. Analyse du rapport de la Commission qui préfigure les débats à venir.

Les associations s’inquiètent de ce que la Commission n’a pas proposé une amélioration du projet de loi voté par le Sénat pour permettre un retour à l’esprit du Grenelle de l’environnement. Au contraire, la Commission maintient ou propose des dispositions regrettables et notamment :

- La liberté de produire avec ou sans OGM est encore consacrée (article 1er),
- Apparition de la notion d’ « intérêt économique légitime » (article 1er),
- Le Haut conseil des biotechnologies comporte (comprend encore) un comité scientifique qui a la prééminence sur (séparé du) le comité de la société civile (article 2), Les conditions même de travail du Haut conseil sont dégradées (article 2),
- (L’amendement anti Sénateur Legrand est maintenu :) il est prévu que le Haut conseil soit présidé par un scientifique, alors que les avis présentés au politique, à qui il appartient de prendre les décisions, doivent intégrer tous les enjeux de société, bien au-delà du scientifique
- Le Chapitre II du projet de loi consacré la notion de coexistence des cultures OGM et non OGM, alors que celle-ci est impossible sans contamination (article 2)
- La définition des conditions techniques de mise en culture dépend toujours du seul Ministre de l’Agriculture après avis du seul comité scientifique du Haut conseil des biotechnologies (article 3)
- Un seuil de contamination par des OGM est très explicitement autorisé (article 3, amendement n°41),
- Le système de responsabilité mis en place par le Sénat n’est pas amélioré (article 5),
- Le registre national des cultures qui devrait permettre la localisation des champs OGM ne sera disponible qu’en préfecture (article add après article 6).

Les associations déplorent que la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale n’ait pas saisi l’opportunité d’une amélioration du texte voté par le Sénat pour garantir l’intérêt général, à savoir l’intégrité de la biodiversité et des territoires à l’origine de nombreuses AOC, le libre choix alimentaire.

Lylian Le Goff souligne : « Nous sommes convaincus qu’un grand nombre de députés, de la majorité et de l’opposition sont conscients qu’il est de leur responsabilité et de leur honneur d’améliorer le projet de loi OGM qui a été maltraité au Sénat. Les députés doivent relever le défi du Grenelle consistant à ne plus sacrifier les intérêts collectifs à ceux d’un développement mercantile. Le Grenelle est une chance ch ance pour le Parlement qui peut ici démontrer son indépendance vis à des lobbies et sa volonté de traduire dans la loi les attentes d’une écrasante majorité de citoyens, de consommateurs et d’agriculteurs qui s’opposent aux OGM en milieu ouvert».

Arnaud Gossement ajoute : « Les députés ont eux aussi un devoir d’enthousiasme vis à vis du Grenelle de l’environnement ! Le Grenelle ne concurrence pas mais est une chance pour la Représentation nationale. Les députés ont aujourd’hui l’opportunité de voter une loi intelligente, protectrice de notre environnement et de notre santé. A la suite du Grenelle, les députés peuvent voter une loi d’apaisement».
 
Communiqué de France Nature Environnement 

31/03/2008

9 tonnes de maïs livrées à l’UMP : le premier rendez-vous parlementaire du Grenelle ne doit pas être contaminé par Monsanto

Greenpeace a livré cet après midi 9 tonnes de maïs au siège de l’UMP, rue de la Boëtie à Paris, pour demander au parti majoritaire à l’assemblée de défendre une agriculture et une alimentation véritablement sans OGM. Ce maïs sera–t-il l’un des derniers non contaminés ? C’est la question que pose Greenpeace au parti présidentiel alors que les députés UMP se prononceront dès demain sur ce sujet essentiel pour les Français.

A la veille du passage à l’Assemblée Nationale de la loi sur les OGM, Greenpeace appelle l’ensemble des députés à amender en profondeur le projet pour en faire une loi de protection de l’agriculture et de l’alimentation sans OGM, conformément aux engagements du Grenelle mais surtout à la volonté de la très grande majorité des Français. Les premières déclarations de la majorité UMP sont en effet inquiétantes : le parti majoritaire à l’Assemblée Nationale serait-il contaminé par Monsanto pour ainsi tourner le dos à la démocratie ?

« En l’état, le projet de loi ignore le Grenelle et méprise totalement la volonté d’une très large majorité des Français !, s’indigne Arnaud Apoteker de Greenpeace France. La production sans OGM est niée et le régime de responsabilité défaillant. En organisant la contamination de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement par les OGM, ce projet de loi ne sert que les intérêts de Monsanto, des lobbies agricoles et de semenciers inféodés à la multinationale américaine. C’est inacceptable ! Les députés ont la responsabilité de faire primer la démocratie et l’intérêt général en amendant sérieusement le projet. »
 
Communiqué Greenpeace france 

ROUMANIE - Prochaine interdiction du maïs Mon810 ?

Dans le cas ou l’évaluation des risques environnementaux et sanitaires [liés au maïs Mon810] conduite par la Commission de Biosécurité concluerait à des risques réels pour l’environnement et la santé humaine, nous prendrons une décision gouvernementale visant à interdire la culture de maïs Mon810", a déclaré officiellement le ministre roumain de l’Environnement le 17 mars 2008. Au cours d’une rencontre sur l’agriculture biologique organisée conjointement par la Fédération roumaine des agriculteurs biologiques et Greenpeace, le ministre de l’Environnement roumain a donc rendu publique une démarche nationale qui rappelle celle annoncée par le Président Sarkozy en France en décembre 2007. Précisant les choses, le ministre a affirmé être en possession d’études scientifiques récentes "soulevant de sérieux doutes sur la sécurité pour l’environnement et la santé humaine du maïs génétiquement modifié Mon810". Ces études ont déjà servi à d’autres pays européens comme la France, la Hongrie, l’Autriche, la Grèce, la Pologne et l’Italie. Ces pays ont depuis annoncé un moratoire sur ce maïs transgénique. Sur base de ces études, et bien que le maïs Mon810 soit déjà autorisé à la culture dans l’Union européenne, le ministre a annoncé qu’il allait "demander à la nouvelle Commission de Biosécurité, qui sera opérationnelle après le 15 avril 2008, d’étudier les impacts que la culture du Mon810 pourrait avoir sur l’environnement et la santé humaine. Nous avons de gros doutes quant à la culture de ce maïs et, dans ces circonstances, nous ne pouvons donc pas y être favorables". Cette décision correspond à un pouvoir dont disposent les Etats-membres , en s’appuyant sur l’article 23 de la directive 2001/18. Mais le ministre a également voulu aller plus loin en indiquant demander "aux agriculteurs et aux entreprises semencières d’éviter la culture de maïs génétiquement modifié", en 2008, cette demande n’ayant évidemment pas d’obligation légale en l’absence de décision gouvernementale d’interdiction de mise en culture. Au-delà de cette annonce, la question reste posée de savoir si la Commission de biosécurité et le gouvernement auront le temps suffisant d’émettre une opinion scientifique et de prendre une décision en conséquence avant avril ou mai, date de semis des maïs. En 2007, 332 hectares de maïs GM ont été cultivés dans ce pays, ce qui pour le ministre montre "l’absence de motivation spectaculaire" pour cette culture.
 
Communiqué d'Inf'OGM 

 
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