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08/03/2008

Monsanto d’or pour le sénateur UMP Jean Bizet

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Greenpeace a décerné son premier Monsanto d’or. C’est le sénateur UMP de la Manche et rapporteur du projet de loi, Jean Bizet , qui est récompensé au palmarès général "pour l’ensemble de son œuvre de promotion des OGM et de sape des principes issus du Grenelle". Alors ce projet de loi a-t-il été adopté pour défendre l’intérêt général et la santé des citoyens ou les intérêts des lobbies et de certains agriculteurs ? Sans vouloir attiser la polémique et adopter un regard partisan, à quelques jours des élections municipales où de nombreux sénateurs se présentent pour garder leur poste de maire, la question peut au moins être posée.
 
« Les industries semencières et biotechnologiques n’auraient pas fait meilleur travail que M. Bizet . Avec un tel représentant à un poste si stratégique, la majorité UMP la plus archaïque est en train de passer au rouleau compresseur sur le Grenelle de l’environnement ! » déclare Arnaud Apoteker. Selon Greenpeace, la perspective des municipales semble justifier le retour dans le champ de la société de doctrines issues des lobbies ruraux les plus archaïques et les plus conservateurs. « Pour de bien tristes raisons électoralistes, incapables d’être en phase avec leur temps, grossièrement anti-écolo, scotchés à une France qui n’existe plus, M.  Bizet et sa clique règnent en maître sur un hémicycle au trois quart vide et règlent leurs comptes avec le Grenelle et ses avancées : concertation, ouverture à la société civile, primauté du principe de précaution… ajoute Arnaud Apoteker. Il est regrettable que les voix éclairées de la majorité UMP, elles sont nombreuses, ne puissent plus s’exprimer. Le Premier Ministre Fillon et le Président Sarkozy doivent rappeler la majorité UMP à ses responsabilités et à ses engagements. »

Pour Greenpeace, Jean Bizet s’illustre depuis des années par son soutien constant et sans faille aux lobbies des industriels, en particulier sur tous les dossiers concernant l’agro-alimentaire. Affaire de la « vache folle » minimisée, déclarations scandaleuses sur l’affaire du poulet aux dioxines (« au moment de l’affaire de la dioxine, les scientifiques ont démontré que 2 tonnes de poulets belges n’étaient pas plus nocives que la consommation d’une cigarette » La Manche Libre, 21 novembre 1999), promotion systématique des OGM au sein du Sénat par l’organisation de colloques pro- OGM en partenariat avec le lobby…

 
Florilège des déclarations du sénateur UMP de la Manche et rapporteur du projet de loi au Sénat, Jean Bizet , les 5, 7 et 8 février 2008.

Sur les OGM : Il nous appartient de faire un nouveau saut technologique.

Sur le maïs : OGM Bt (dont la culture vient juste d’être supendue en France) : Le maïs Bt apparaît de qualité supérieure, en particulier par sa plus grande sécurité sanitaire.

Sur le « droit d’expression » du haut conseil sur les
OGM : Afin d’assurer tout à la fois l’indépendance et la dignité des fonctions de membre du Haut conseil, nous proposons (…) qu’il leur soit fait obligation d’informer le président, dont le rôle de coordination en sera d’autant mieux assis, avant toute prise de parole publique. Le Haut conseil doit tenir un langage clair, qui mette enfin un terme à la cacophonie qui prévaut depuis trop longtemps sur ce dossier.

Justifiant la scandaleuse autorisation de cultures d’ OGM dans les parcs naturels : Si les plants génétiquement modifiés sont dangereux, il faut les interdire partout. En revanche, dès lors que le principe de précaution est respecté, on ne voit pas pourquoi les prohiber dans les parcs naturels… M. Longuet a fort justement expliqué que, si les parcs méritent d’être protégés, il ne faut pas en faire des sanctuaires. Il ne faut pas les ghettoïser et que les créateurs de richesses les désertent.

Sur l’impossible coexistence : J’ai déjà dit que je ne partageais pas cette approche de la contamination. Les prescriptions techniques permettent la coexistence des cultures.

Menace explicite sur le bio : Le maïs Bt a acquis une qualité supérieure au regard de la mycotoxine. Il faudra qu’ils (les agriculteurs bio, ndlr) s’en rendent compte ! Si les producteurs bio n’entendent pas notre message, ils vont se sanctuariser et nous serons obligés de frapper là où ça fait mal, sur le plan des normes sanitaires !

La vie en rose : Il n’est pas question d’instituer la domination d’une culture sur l’autre, mais de défendre une agriculture plurielle. Il s’agit aujourd’hui d’un saut technologique, que cette forme d’agriculture fera ou ne fera pas ; n’empêchons pas le développement dans le respect mutuel d’une autre forme d’agriculture.

Sur ses collègues : Je m’efforce, dans ce débat, de retrouver mon calme et mes esprits. M. Desessard nous avait habitués à davantage d’humour et de courtoisie, mais peut-être, comme le suggère M. Charasse, son comportement résulte-t-il d’un excès de consommation de produits biologiques.

Refusant l’étiquetage de la viande issue d’animaux nourris aux
OGM : Une telle obligation d’étiquetage aurait en outre un effet dévastateur sur toutes les filières animales. La majorité du bétail français est nourri aux OGM . Ce serait l’effondrement ! M. Le Cam ne me démentira pas, lui qui connaît bien de quoi est nourri le cheptel breton. Derrière tout cela il y a tellement de fantasmes !

Justifiant le périmètre de 50 m entre OGM et sans OGM : En Angleterre, le périmètre est de 25 mètres, contre 700 à 800 mètres dans certains pays d’Europe centrale et orientale, car les structures parcellaires sont différentes ! Nous n’avons pas à réserver cette technologie novatrice aux seuls agriculteurs qui disposent d’une grande surface.

Sur la transparence du haut comité : Au demeurant, il serait contradictoire de saluer l’attribution de 45 millions d’euros supplémentaires à la recherche en biotechnologies et de fragiliser les industriels en leur imposant de révéler des secrets de fabrication (…) Souhaiter assurer la confidentialité de certaines informations ne relève pas d’une volonté de dissimulation. Le texte, comme la convention d’Aarhus, le reconnaît. Il est illusoire de penser que de telles informations divulguées aux membres du Haut conseil resteraient confidentielles ; et les fuites empêcheraient nos entreprises et nos chercheurs de préserver leurs positions dans la compétition mondiale. Nous voulons tous la transparence. Attention toutefois que son excès ne nourrisse pas les fantasmes (…) Ce n’est pas faire injure au public que de lui refuser l’accès au secret industriel.
 

Greenpeace souhaiterait que M. Bizet applique à lui-même l’une de ses subtiles déclarations faite en séance au Sénat : « Quand on est dans une posture, on est pas loin de l’imposture » et se range aux décisions issues du Grenelle et aux souhaits des français.
 
 
Auteur :  David Naulin
Sources : Greenpeace France et Cdurable.info

05/03/2008

Avec les Centres d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural (CIVAM) une agriculture vivante et solidaire est possible

Vous pensiez qu’une agriculture conciliant respect de l’environnement et du consommateur, souci de solidarité territoriale et rémunération des exploitants était impossible ? Pourtant, c’est ce que font au quotidien les CIVAM.

. une agriculture propre qui respecte les cycles naturels, la biodiversité, évite ou réduit fortement les intrants chimiques industriels et les énergies importées. Une agriculture qui réhabilite les paysages et garantit des aliments sains.

C’est cette agriculture que pratique la ferme familiale des Drouin dans la Sarthe. Producteurs de lait, les Drouin ont revu leur mode d’exploitation en valorisant le pâturage et en substituant le lupin comme complément alimentaire au soja brésilien. Ils bénéficient ainsi d’une plus grande autonomie dans leur production laitière et ont pu réduire leur empreinte écologique par l’arrêt des importations de soja.

. une agriculture citoyenne et solidaire qui favorise le lien social, la consommation locale et respecte les écosystèmes pour les générations futures.

Dans le Vaucluse, le projet de laferme de La Grande Bastide est de produire en respectant l'environnement, de valoriser le patrimoine bâti, de commercialiser en circuits courts, d'accueillir et de sensibiliser à la richesse naturelle.

Dans le Gard, un producteur de viande bovine bio développe une activité de vente directe au consommateur local. En maîtrisant directement sa chaîne de distribution, il a pu concilier viande de qualité, prix attractif et traçabilité des aliments pour le consommateur.

Plus à l’Ouest, en Corrèze, la ferme des Bertrandy accueille toute l’année des enfants de banlieue parisienne afin de favoriser de nouveaux échanges entre ville et campagne. Retisser le lien entre citoyen des villes et citoyen des champs, c’est à cela que sert aussi l’activité agricole.

. une agriculture productive et rémunératrice qui permet une meilleure autonomie des systèmes de production et une valorisation du travail et des emplois.

Les frères Gosselin, installés en élevage laitier en Basse Normandie (Calvados) ont réussi à concilier activité rémunératrice, réduction des coûts tout en se préservant du temps libre : en baissant le rendement technique des animaux (de 7 200 litres à 6 500 litres de lait par vache), ils ont pu améliorer leur revenu, maintenir une production de haute qualité et mieux profiter de leur temps libre. Pour conforter leur démarche, ils ont rejoint le réseau CIVAM depuis 6 ans pour échanger sur leurs pratiques avec d’autres agriculteurs. Ce partage entre agriculteurs est l’une des richesses du réseau CIVAM.

. une agriculture à dimension humaine qui favorise les échanges, la mutualisation et l’initiative.

M.r et Mme Follet Sinoir (84 / Vaucluse) produisent sur 27 hectares des céréales (blé, orgeorge) et des légumes diversifiés dans leur ferme. Ils accueillent, par ailleurs, les touristes dans un gîte Panda et ont le projet de recevoir des artistes en résidence pour un essayer de faire se rapprocher agriculture et art. Leur leitmotiv : produire en respectant l'environnement, valoriser le patrimoine bâti, commercialiser en circuits courts,accueillir et sensibiliser à la richesse naturelle.

Nés il y a un demi-siècle, les CIVAM ont grandement contribué à la modernisation de l’agriculture et de ses campagnes. Aujourd’hui soutenu par le WWF-France, le réseau CIVAM représente près de 10 000 exploitants agricoles sur le territoire français. Conciliant respect de l’environnement, qualité des produits, ces acteurs du développement des territoires sont au cœur de l’agriculture de demain.

 

Source : WWF 

22/02/2008

OGM : Le monde selon Monsanto

Suite à une enquête qui a duré trois ans, du continent américain à l’Inde en passant par l’Europe, Marie-Monique Robin a réalisé un documentaire qui fait froid dans le dos, intitulé "Monsanto, une entreprise qui vous veut du bien". Ce film exceptionnel présente un empire industriel devenu l’un des premiers semenciers de la planète.

Leader mondial des OGM, Monsanto est à l'origine de nombreux produits controversés (le PCB, l'agent orange hormones de croissances bovine et laitière).

Pressions sur les scientifiques, les politiques et les médias : l’enquête dévoile les méthodes du géant de l'agriculture. La réalisatrice Marie-Monique Robin livre des exemples de pressions dans la sphère scientifique mais aussi à la Maison Blanche, où se sont succédé d'anciens ou de futurs dirigeants de Monsanto.

 

A ne pas manquer : Mardi 11 mars à 21h00 sur Arte



Pour en savoir plus sur le documentaire de Marie-Monique Robin, vous pouvez consulter le site d’Arte

Ecolopresse

21/02/2008

Abeilles : Un nouveau pesticide qui ne fait pas l'unanimité

d0860c9859b72939b615b298e86949fd.jpgLe Ministère de l'Agriculture vient d'autoriser la commercialisation d'un nouveau pesticide dénommé le Cruiser fabriqué par Syngenta. Une décision qui ne fait pas l'unanimité.
 
Selon le Mouvement pour le Droit et le Respect de Générations Futures (MDGRF), cette autorisation permettrait à un insecticide extrêmement dangereux pour les abeilles d'être répandu dans l'environnement au mépris du principe de précaution.
 
Par ailleurs, l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) a décidé de déposer une requête en annulation devant le Conseil d'Etat pour protester contre cette autorisation de commercialisation. Selon l'organisation, ce produit serait nocif pour les abeilles et pourrait mettre en danger la survie de l'espèce.
 
Le Ministère de l'Agriculture rappelle que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) a donné un avis favorable pour le Cruiser en l’assortissant de préconisations d’usage. Ainsi, son autorisation est limitée à 1 an suivie d’une nouvelle évaluation et une limitation de la période d’utilisation avant le 15 mai.

Ecolopresse
 
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