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20/11/2008

Action locale contre crise mondiale : L’exemple varois du label « Commerce Engagé »

commerce.gifUn label pour fédérer et expérimenter de nouveaux modes de consommation

Pour faire face aux enjeux économiques, écologiques et énergétiques mondiaux, une nouvelle dynamique de consommation des ménages voit le jour sur le territoire du SIVED, dans le centre Var.


Soutenu par l’ADEME et successivement récompensée par la Fondation Nicolas Hulot et l’ARPE, ce programme expérimental vise à fédérer les commerçants et les consommateurs autour du label «Commerce Engagé », sous la houlette d’une Agence Territoriale de la Consommation Durable.

[...]

Fini les emballages couteux pour la planète et le portefeuille !

Dans le cadre de son adhésion au label « Commerce Engagé », le supermarché ATAC Rocbaron accueille le tout premier exemplaire d’un éco-distributeur. Le concept, développé par ECO2DISTRIB, remet au gout du jour les principes du vrac et de la consigne, sérieusement liftés par une bonne dose de technologie !


Avec l’éco-distributeur, exit l’emballage à chaque achat pour les liquides et les poudres : le consommateur revient avec son contenant original, que la machine remplit avec une nouvelle dose. Bien plus qu’un simple distributeur ou qu’une machine à peser, le système dispose d’une technologie lui permettant de garantir l’hygiène du produit, la propreté des lieux (anti-débordement, anti-goutte) ainsi que la justesse du poids facturé grâce à une double mesure.


Les notions d’économie et d’écologie se réconcilient avec ce procédé novateur :

- Diminution du prix des produits de consommation (l’emballage représente jusqu’à 30% du prix),

- Liberté de choisir de petites quantités sans payer le produit plus cher à l’unité,

- Réduction de l’exploitation de ressources fossiles (800 l. de pétrole dans 1 T. de plastique) et de la contribution au changement climatique.

- Suppression des dangers liés à l’élimination du déchet (enfouissement, incinération).


Dans un premier temps, la machine délivrera un vin rosé du « Cellier St Bernard ». Mais la liste des produits possibles est longue et des perspectives à court et moyen terme se dessinent déjà (boissons, céréales, lessives, produits d’entretien, …).

Ce concept signe une innovation de « rupture » au travers d’une nouvelle forme de distribution répondant pleinement aux impératifs économiques et écologiques d’actualité.


Les Commerces Engagés gagnent du terrain

Le label « Commerce Engagé » fédère des commerçants, des élus, des consommateurs et des associations vers un objectif commun : promouvoir des comportements de consommation durable. En diminuant les déchets à la source et en développant des circuits économiques courts, le label doit permettre de tendre vers quatre objectifs essentiels : favoriser l’économie locale, protéger l’environnement, préserver les ressources naturelles et limiter le coût de la gestion des déchets.


Si, à ce jour, 25 commerces ont reçu label « Commerce Engagé », ce sont environ 200 magasins qui sont potentiellement concernés sur le SIVED. A terme, le label « Commerce Engagé », et l’Agence Territoriale de la Consommation Durable associée, seront reconduits sur d’autres territoires en France.

Ils constituent tous deux des outils innovants pour répondre localement à des problématiques globales.


Source : Souffleurs d'Ecume - Ecoscience Provence

EcoWatt en Bretagne : Une opération à généraliser à tout le territoire national

En date du 12 novembre, le Réseau de Transport de l’Electricité, la Région Bretagne et l’Ademe ont invité les citoyens bretons à s’inscrire sur un site www.ouest-ecowatt.com, leur permettant de recevoir une alerte les invitant à reporter certains usages électriques durant les pics de consommation électrique intervenant épisodiquement entre 17h et 20h.

 

 

L’association Agir pour l'Environnement salue cette initiative qu’elle appelait de ses vœux depuis plusieurs années. En agissant en faveur d’un lissage des pointes de consommation, ces institutions tentent ainsi de responsabiliser les consommateurs d’électricité à l’impact climatique des kWh consommés en période de forte consommation. Chaque kWh supplémentaire, en période de forte consommation, consacré à l’éclairage a, par exemple, un bilan carbone avoisinant les 600 à 700 grammes de CO2.

 

 

Agir pour l'Environnement constate avec enthousiasme que le Réseau de Transport de l’Electricité est en train d’effectuer sa mue en prenant enfin en compte l’intérêt écologique et économique à mieux rationaliser les infrastructures existantes en lissant les pics de consommation.

 

 

Les pointes de consommation électrique nécessitent le recours à de vieilles centrales fioul et charbon, particulièrement climaticides, aptes à suivre ces brusques pointes de consommation et imposent un surdimensionnement des capacités de production et infrastructures de transport de l’électricité et ce pour quelques heures par an.

 

 

La France consomme en moyenne annuelle 60.000 MW tout en étant dotée de capacités de production dépassant les 110.000 MW. En lissant les pics de consommation tout en menant à bien une grande politique de maîtrise de l’énergie, l’inutilité de nouvelles capacités de production électronucléaires (fournissant à notre pays une électricité de base déjà largement excédentaire) apparaîtra avec encore plus d’acuité.



Agir pour l'Environnement appelle le Ministre de l’Ecologie ainsi que les Régions à généraliser le plus rapidement possible cette initiative à tout le territoire national. L’association espère que les collectivités locales auront à cœur de suivre cet exemple en adoptant des arrêtés municipaux limitant les éclairages inutiles et publicités lumineuses en cas de pointes de consommation.



Agir pour l'Environnement appelle également l’ensemble des citoyens à limiter, dès à présent, les consommations électriques inutiles, tout au long de l’année et ce afin d’adopter un comportement écologique responsable.

 

 

Source : Agir pour l'environnement

 

31/10/2008

Les Apprentis Z'ecolos : la dosette de café

D’après l’agence de l’environnement, une dosette de café, c’est 10 fois plus d’emballage, et donc 10 fois plus de déchets. Démonstration...

03/10/2008

Eco-emballages ou l'art de tromper le consommateur

Eco-emballages a annoncé dans un communiqué de presse du 30 septembre que la signalétique du Point vert sur les emballages serait dorénavant plus précise et permettrait de lever l'ambiguïté de ce fameux symbole, alors même que le groupe de travail sur l'harmonisation de la signalétique et des consignes de tri se réunissait pour la première fois le même jour. L'écoorganisme n'a donc pas attendu les conclusions du groupe en court-circuitant sciemment le processus du Grenelle, pendant lequel le projet du nouveau Point vert avait été vivement critiqué par les parties prenantes.

Le Cniid et Agir Pour l'Environnement dénoncent ce nouveau dispositif proposé par Eco-emballages puisqu'il ne donne aucune indication sur le geste de tri : seule une adresse de leur site internet figure à côté du point vert et de la mention « à trier ou pas? », quel éclairage ! Le consommateur est invité à se rendre sur leur site pour découvrir si l'emballage doit être trié ou non. Hélène Bourges, chargée de la campagne Alternatives au Cniid précise : « en plus d'exclure les personnes n'ayant pas accès à internet, cette mesure ne répond pas au besoin des citoyens au quotidien : les français ne vont pas s'asseoir tous les jours un quart d'heure devant leur ordinateur avec leurs déchets à portée de main pour vérifier la destination de chacun d'entre eux. Eco-emballages maintient les citoyens dans le flou et n'apporte aucune information utile sur le tri. » Clara Osatdchy, coordinatrice des campagnes d'Agir pour l'Environnement souligne « que cette fausse rénovation du point vert s'apparente plus à une énième campagne de communication de l'écoorganisme qu'à une volonté d'informer le consommateur. » Le Cniid et Agir pour l'Environnement s'interrogent donc aujourd'hui sur la pertinence de maintenir un groupe de travail sur l'harmonisation de la signalétique et des consignes de tri puisque certains acteurs font fi des réflexions collégiales.

Le nouveau Point vert est présenté alors même qu'un rapport confidentiel du cabinet KPMG(1) met en avant les dérives financières d' Eco-emballages, qui rappelons-le est une société privée agréée par les pouvoirs publics. Le Cniid et Agir pour l'Environnement demandent une condamnation ferme du ministère en charge de l'environnement et exigent une structure de régulation vraiment indépendante. C'est le fonctionnement même d'Eco-emballages qui doit être remis en cause : l'Etat osera-t-il aller à l'encontre de ce puissant secteur industriel ?

Source : CNIID

 
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