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06/11/2008

Nucléaire - Civaux : Greenpeace Poitiers livre une bouteille "d'eau radioactive" à la préfecture de la Vienne

gp_poitiers.jpgLe Centre Nucléaire de Production d’Electricité de Civaux a déposé une demande auprès de la préfecture  de la Vienne afin d’obtenir, entre autres, le droit d’augmenter ses rejets de Tritium dans l’eau de la Vienne, de 80.000 à 90.000 Gbq par an. Il sollicite aujourd’hui un droit permanent à rejeter plus et sans limitation de durée.

Dans le cadre de l’enquête publique ouverte par la préfecture sur ce « renouvellement des autorisations de prise d’eau, de rejets liquides et gazeux, radioactifs et non radioactifs, du Centre Nucléaire de Production d’Electricité de Civaux », et afin d’attirer l’attention de la préfecture sur la situation préoccupante des déchets nucléaires en France et de dénoncer cette demande, des militants de Greenpeace Poitiers ont déposé une bouteille d'eau censée contenir du Tritium à la préfecture. Néanmoins pour des raisons évidentes de radioprotection, la bouteille livrée ne contenait pas une telle eau.

Par cette interpellation symbolique, Greenpeace Poitiers entend susciter une prise de conscience de l’impasse nucléaire : la production de déchets radioactifs, notre incapacité à les traiter, leur très haute nocivité.

Le nucléaire propre et sûr est un mythe. En effet, le plutonium 239 est radioactif pendant plus de 24 000 ans. Quant à l'uranium 238, sa période de radioactivité s'étend sur plus de quatre milliards d'années. Après un demi-siècle d'existence, le nucléaire n'a toujours pas trouvé de solution viable à la gestion de ses déchets. En attendant, les déchets s'accumulent faisant peser une menace de plus en plus grande sur l'environnement et les générations futures. Il est temps de sortir de cette impasse : si l'industrie nucléaire n'a aucune solution viable pour ses déchets, elle doit arrêter d'en produire.

Pour Greenpeace Poitiers, plutôt que de gérer ou réduire ce problème, l’industrie et EDF, le plus gros producteur de déchets nucléaires au monde, n’ont que pour objectif de relancer la machine nucléaire. EDF devrait plutôt s’engager dans une politique réelle de mise en place des énergies renouvelables assortie d'une politique forte de réduction de la consommation d'énergie.

Greenpeace Poitiers propose donc de réduire l’énergie nucléaire produite et, par la même, des déchets radioactifs ainsi créés. Par ailleurs, l’organisation demande que la part des sommes allouées à la Recherche Publique en direction des énergies renouvelables soit considérablement revue, au profit par exemple de l'éolien off-shore, la France disposant du meilleur potentiel européen en la matière. Cette démarche doit s’accompagner de normes d'efficacité énergétique strictes pour tous les véhicules, bâtiments et appareils consommateurs d'énergie.

 

Source : Greenpeace Poitiers

 

31/10/2008

Energie renouvelable : Les Amis d'Enercoop

enercoop-electricite-verte.jpgEnercoop est une société coopérative qui fournit de l’électricité 100% renouvelable depuis 2005. Fondée et soutenue par un large réseau associatif et coopératif, elle compte aujourd’hui plus de 2300 clients et 1716 sociétaires.

 

L’association Les Amis d’Enercoop, fondée par des experts et militants très impliqués, a pour but de faire connaître et soutenir la seule alternative écolo et solidaire en France, véritable petit poucet vert du marché électrique hexagonal.

 

Et pour l’heure, Enercoop a besoin d’un large soutien car malgré son succès (Enercoop est le 5e fournisseur d’électricité en France !), le prix, sans cesse plus élevé, de l’énergie, les conditions d’accès aux énergies renouvelables et d’autres distorsions du secteur énergétique, fragilisent dangereusement son avenir.

 

Loin de baisser les bras, Enercoop a décidé de se battre et de prendre les devants.

Pour assurer son avenir, la société coopérative a prévu un développement de son activité en deux temps :

Premier temps : se recapitaliser afin de nous permettre d’acheter de l’électricité hydraulique avec une garantie d’origine.

Second temps : mettre en route ses propres moyens de production coopératifs, d’ici trois ans et se couper ainsi du prix et des contraintes du marché.

 

Pour assurer la pérennité d’Enercoop, nous aussi retroussons nos manches et mobilisons nous !

 

Si, comme nous vous croyez au projet Enercoop, vous pouvez nous aider.

 

Plusieurs possibilités existent (que l’on peut bien entendu cumuler !):

- Devenir consommateur en souscrivant un contrat de fourniture,

- Devenir consommateur et sociétaire en souscrivant une ou plusieurs parts de capital (100 € la part),

 

Vous trouverez toutes les informations nécessaires pour cela sur le site www.enercoop.fr

 

La troisième possibilité, pour ceux qui ne peuvent ou ne souhaitent pas devenir client, c’est de contribuer en faisant un don (ouvrant droit à une réduction d’impôt) aux Amis d’Enercoop. Les amis souscriront ensuite des parts de capital pour aider Enercoop à franchir ce cap difficile.

Sur notre site www.lesamisdenercoop.org , vous trouverez des moyens de participer, et notamment un système sécurisé de paiement en ligne.

 

Nous vous proposerons prochainement d’autres actions. Mais n’attendez pas, c’est dès aujourd’hui qu’Enercoop a besoin de votre soutien.

 

Les Amis d’Enercoop comptent sur vous !

 

Bernard Laponche, Président

Frédéric Marillier, Secrétaire

Hélène Gassin, Trésorière

 

Source : Les Amis d'Enercoop

10/10/2008

Energie : Pour Greenpeace l'Europe doit agir !

Tout le monde s'accorde aujourd'hui pour dire que développer un ambitieux programme d'économies d'énergie et de maîtrise de la consommation est la meilleure façon de répondre à la fois au défi de la lutte contre les changements climatiques, aux enjeux de sécurité énergétique et à la nécessité de défendre le pouvoir d'achat. Et pourtant, l'efficacité énergétique reste le parent pauvre de la politique énergétique européenne

Remplissez cette pétition de Greenpeace et faites la signer par vos amis, pour que le président de la République mette l'Europe sur la voie de l'efficacité énergétique et défende en particulier :
- un objectif contraignant de 20% d'efficacité énergétique en Europe pour 2020
- et une version ambitieuse de la future réglementation sur les émissions de CO2 des voitures.

N'hésitez pas jeter un coup d'oeil sur cette vidéo qui montre les responsables politiques français parlant depuis 30 ans d’efficacité énergétique et d’économies d’énergie mais ne faisant rien de concret !

 

Source : Greenpeace France

30/09/2008

Accord nucléaire France-Inde : une transaction qui bafoue les règles de non-prolifération et un investissement inepte pour l'Inde

Par ailleurs, investir dans le nucléaire est un choix inepte de la part des dirigeants indiens

Profitant de la visite en France les 29 et 30 septembre du Premier ministre indien Manmohan Singh, la France et l'Inde ont signé un accord de coopération nucléaire civil qui pourrait déboucher sur la vente par Areva de deux réacteurs EPR.

Cette transaction est irresponsable, survenant à la suite d'un accord qui bafoue toutes les règles internationales de non-prolifération. En effet, le 6 septembre 2008, le Groupe des fournisseurs nucléaires (ou Nuclear Suppliers Group, soit NSG), qui rassemble les 45 pays fournisseurs d'équipements nucléaires, dont la France, a validé un ensemble de dérogations permettant l'entrée en vigueur d'un accord nucléaire, dit "Accord 123", signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA.

Il s'agit d'un évènement d'une gravité extrême car l'Accord 123 prévoit la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires alors que, comme tout pays non signataire du Traité de non-prolifération (TNP), l'Inde est théoriquement exclue de telles transactions. Ce contournement des règles de non prolifération donne de parfaits prétextes à tout pays qui, comme l'Iran ou la Corée du Nord, entend se doter de l'arme atomique.

L'Accord 123 prévoit de façon incroyable que l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) inspectera en Inde… seulement les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller pendant les heures prévues pour réaliser des cambriolages.

Dans le but d'obtenir sa "part du gâteau", c'est à dire de pouvoir vendre plusieurs réacteurs nucléaires à l'Inde, la France a joué, aux côtés des USA, un rôle prépondérant pour que le NSG finisse par accepter l'inacceptable. Lors d'une première session du NSG les 21 et 22 août, l'Irlande, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, l'Autriche et la Suisse ont courageusement résisté. Mais les administrations Bush et Sarkozy ont reconvoqué tout monde début septembre… et arraché les ralliements un à un. Il n'est pas interdit de penser que des menaces de sanctions commerciales ou autres ont été brandies à l'encontre des 6 "gêneurs".

La France attend désormais, pour vendre des réacteurs à l'Inde, que les USA aient formellementa adopté l'Accord 123, ce qui a hélas déjà été fait par la Chambre des représentants le 27 septembre. Il reste encore l'étape du Sénat où de nombreux parlementaires américains essaient courageusement de s'opposer à l'entrée en vigueur de cet accord irresponsable.

Les dirigeant français sont donc ramenés au rang de supplétifs de l'administration Bush, et en sont réduits à attendre leur tour pour obtenir récompense pour leur soumission. C'est à ce prix que Areva va pouvoir vendre des réacteurs nucléaires à l'Inde : il n'y a pas de quoi pavoiser.

Par ailleurs, investir dans le nucléaire est un choix inepte de la part des dirigeants indiens : l'investissement de départ est pharaonique, la production d'électricité n'arraivera pas avant 10 ans, et la dépendance énergétique de l'Inde sera aggravée (car le combustible nucléaire, l'uranium est importé). A contrario, investir dans les énergies renouvelables donnerait des résultats presque immédiats et renforcerait l'indépendance énergétique.
Une fois de plus, il est démontré que le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants, il contamine aussi gravement la démocratie.

Communiqué : Réseau Sortir du Nucléaire
 
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