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26/09/2008

Greenpeace Poitiers interpelle les commerçants sur l’éclairage nocturne

IMG_0029.JPGLe changement climatique est une réalité

Une politique climatique raisonnée doit avoir pour objectif de maintenir la hausse moyenne des températures sous les 2°C. Pour satisfaire cet objectif, les émissions de CO² doivent être réduites d’au moins 50% d’ici 2050, au niveau mondial : un objectif réalisable à condition d’améliorer considérablement nos modes de production et notre consommation d’énergie. Cette démarche s’appuie sur l’efficacité énergétique dans nos équipements et moyens de production, un recours aux énergies renouvelables et la sobriété énergétique dans nos usages individuels et collectifs de l’énergie.

La sobriété énergétique consiste à réduire les gaspillages : par  exemple, profiter au maximum de la lumière naturelle pour s’éclairer, bien régler la température de consigne du chauffage, privilégier les aliments de saison et produits localement et en éteignant la lumière en quittant une pièce … ou son commerce ! Qu'il s'agisse d'électricité, de chauffage ou de transports, tous les usages de l'énergie peuvent et doivent être optimisés. Et la première étape est bien de commencer par supprimer les consommations inutiles, pour ensuite rechercher la manière la plus performante de répondre à nos besoins.


Réduire les éclairages inutiles !

Après une phase d’interpellation des commerçants du centre-ville au cours du deuxième trimestre 2008 (aux résultats encourageants car plus d’une trentaine de magasins ont modifié leurs pratiques en matière d’éclairage), les militants de Greenpeace Poitiers élargissent leur champ d’action aux commerces des zones périurbaines de l’agglomération poitevine.

Ainsi, dans la nuit du 24 septembre et après leur avoir préalablement adressé un courrier, ils ont procédé au rubalisage (en matière biodégradable) des vitrines de plusieurs magasins des zones commerciales du Grand Large et des Portes du Futur qui restent éclairés la nuit, et ont déposé le tract d’information suivant : « Non, il n’est pas trop tard pour réduire notre consommation d’énergie. La sobriété énergétique est l’affaire de tous, il n’y a pas de petites économies. Vous pouvez contribuer à la sobriété énergétique, en éteignant les lumières de votre magasin le dimanche et la nuit et en utilisant des ampoules basse consommation. Optez pour la sobriété énergétique ! Eteignez votre magasin le dimanche et la nuit ! ».

S'il est vrai que l'éclairage nocturne des magasins représente une faible part dans la consommation d'électricité globale, c'est malgré tout un véritable symbole de gaspillage énergétique.

Source : Greenpeace Poitiers

20/09/2008

Energie : « Des solutions existent et ça marche! »

Chantal JOUANNO, Présidente de l’ADEME, nous donne un avant-goût de la Semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et de la maîtrise de l’énergie. L’événement qui se tiendra du 17 au 22 novembre 2008 au CNIT Paris – La Défense, sera l’occasion pour tous de constater que des solutions existent pour réduire nos émissions de CO2 et bâtir un mix énergétique performant.

 

Quelle est cette ère nouvelle dans laquelle l’ADEME nous invite à nous engager ?

CJ : Il s’agit de l’ère nouvelle que le Grenelle de l’environnement a ouverte, celle de l’action qui permettra de produire et consommer l’énergie autrement. Le temps du doute et de l’attentisme est maintenant révolu.

 

Quelle est la clé de ce changement ?

CJ : L’une des solutions, pour réduire nos émissions de CO2 et bâtir un mix énergétique performant, est de développer massivement les énergies renouvelables. Elles sont désormais incontournables, dans le secteur du bâtiment notamment, pour rénover le parc existant et construire des bâtiments à énergie positive. Pour nos régions, les énergies renouvelables représentent un atout considérable pour un aménagement et un développement économique et industriel durables. Elles sont aussi synonymes d’innovation, de créativité et constituent un gisement de métiers et d’emplois nouveaux.

 

Quel est le rôle de l’ADEME dans la réalisation de ces objectifs?

CJ : L’ADEME, forte de son expérience et de sa capacité d’expertise, accompagne cette évolution et souhaite engager une révolution des comportements et des habitudes tant chez les particuliers que chez les professionnels et les collectivités locales.
C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle organise, avec ses partenaires, la Semaine des énergies renouvelables, du bâtiment et de la maîtrise de l’énergie, du 17 au 22 novembre 2008 au CNIT Paris - La Défense.

 

Quel message l’ADEME veut-elle faire passer à travers cette importante opération ?

CJ : L’ADEME souhaite montrer que des solutions existent et que ça marche ! Les 9 colloques et conférences, grands rendez-vous nationaux et européens, feront la part belle aux retours d’expériences et exemples concrets et vécus. L’objectif est aussi de présenter un état des lieux du développement des filières et marchés, de répertorier les moyens et outils à disposition et de mettre en relation décideurs, publics et privés, et professionnels. Ces derniers n’auront qu’à faire quelques mètres pour rencontrer les exposants au Salon international des énergies renouvelables et de la maîtrise de l’énergie, le SIREME, organisé en parallèle des conférences. Surtout, l’ADEME veut contribuer concrètement, au plus près des réalités du terrain, à tracer la voie en délivrant sa méthode et son expérience.

 

Extrait du site Energie : changeons d'ère !

Source : ADEME

 

 

18/08/2008

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande l'annulation du Prix Nobel de la Paix attribué en 2005 à l'AIEA

En avalisant le 1er août 2008 l'accord nucléaire Inde/USA, l'AIEA a bafoué les règles de non prolifération au nom desquelles elle a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 2005

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit ce jour lundi 18 août 2008 à la Fondation Nobel pour lui demander de retirer de toute urgence le Prix Nobel de la Paix attribué en 2005 à l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) et à son Directeur général Mohamed El Baradei "pour leurs efforts visant à empêcher que l'énergie nucléaire ne soit utilisée à des fins militaires".

En effet, le 1er août 2008, en contradiction totale avec les règles de non prolifération au nom desquelles elle a obtenu le Prix Nobel de la Paix, l'AIEA a avalisé l' "Accord 123" lequel, signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA, prévoit en particulier la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires.

L' "Accord 123" prévoit aussi que l'AIEA n'inspectera en Inde… que les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller aux heures prévues pour les cambriolages.

En accordant de si incroyables dérogations à l'Inde, pays non signataire du Traité de non-prolifération (TNP), les USA et l'AIEA donnent de parfaits prétextes à tout pays qui, ouvertement ou secrètement, tente d'accéder à l'arme atomique. L'AIEA est donc définitivement indigne du Prix Nobel de la Paix qui doit lui être immédiatement retiré.

Il est d'ailleurs tout à fait édifiant de rappeler que c'est après le premier essai atomique réalisé par l'Inde, en 1974, que des mesures ont été prises au niveau international, en particulier avec la création du Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG), afin d'isoler les Etats non signataires du TNP.

La validation de l' "Accord 123" ne se justifie pas plus en 2008 qu'en 1974. Il est avéré que c'est pour de simples raisons mercantiles que les USA s'apprêtent a bafouer les règles de non prolifération, avec la collaboration de l'AIEA. La dignité de la France est de s'opposer à ce véritable scandale.


Source : Réseau Sortir du Nucléaire

14/08/2008

L'EPR contre le pétrole cher : l'erreur nucléaire

La récente fuite d'uranium au Tricastin rappelle à chacun que le nucléaire est une industrie dangereuse et polluante. Pourtant, depuis quelques mois, il est de bon ton de prétendre que, en contrepartie, le nucléaire "assure notre indépendance énergétique". Mais, malgré 58 réacteurs, la France est frappée de plein fouet par la montée du prix de l'énergie, laquelle entraîne une inflation record. Mais où est donc passé le "miracle nucléaire " ?
C'est sous prétexte de réduire la facture énergétique du pays, tout en luttant contre le réchauffement climatique, que M. Sarkozy entend faire construire en France un second réacteur nucléaire de type EPR. Or, il suffit d'ouvrir les yeux pour constater que le nucléaire est une réponse parfaitement inefficace aux graves problèmes du climat et de l'énergie : malgré 58 réacteurs qui produisent 80% de son électricité, la France est frappée comme ses voisins par l'explosion du prix de l'énergie. Les pêcheurs, les automobilistes et bien d'autres catégories sont là pour en témoigner.

Les documents annuels (*) du Ministère de l'Economie sont d'ailleurs limpides : pour 2006, "La facture payée pour un approvisionnement énergétique d’origine étrangère est le double de celle de 2003. Sans elle, le commerce extérieur de la France aurait été excédentaire de 15 milliards d’euros. Avec elle, il est déficitaire de 30 milliards". Pour 2007 : "Hors énergie, la balance commerciale serait excédentaire de 5,6 milliards d’euros ; avec l’énergie, elle est déficitaire de 39,2 milliards."

Les pronucléaires en sont réduits à suggérer que "sans le nucléaire, ce serait pire". Ce qui est à la fois dérisoire – est-ce donc ça le "miracle nucléaire" ? – et faux : c'est avec le nucléaire que c'est pire puisque nous avons à acquitter la facture pétrole-gaz ET la facture nucléaire. Car, certaines déclarations le laissent abusivement croire, le nucléaire n'est pas "gratuit", bien au contraire :
- l'investissement de départ est pharaonique : la France est d'ailleurs très loin d'avoir fini de payer les réacteurs actuellement en service. Si l'argent public investi dans l'atome depuis 50 ans figurait sur les factures EDF, les citoyens verraient bien que l'électricité nucléaire est extrêmement chère. C'est si vrai que, aux USA, c'est seulement parce que l'Etat fédéral offre des substantielles aides publiques aux compagnies privées que certaines envisagent la construction de quelques nouveaux réacteurs.

- la facture nucléaire "aval" (démantèlement des installations, déchets radioactifs) s'annonce elle aussi incommensurable : EDF se veut rassurante en prétendant avoir mis de côté quelques dizaines de milliards d'euros, mais la Grande-Bretagne a fixé à 103 milliards le coût du démantèlement de ses propres installations, pourtant bien moins nombreuses que les notres. Il est évident que, tôt ou tard, il va manquer plusieurs centaines de milliards d'euros... et encore plus si de nouveaux réacteurs sont construits. Nos enfants apprécieront.
Pour enfoncer le clou, rappelons que le nucléaire ne couvre que 2,5% de la consommation mondiale d'énergie : une part si faible qu'elle a une influence quasi nulle sur le climat et sur le prix de l'énergie. Et, contrairement à ce que l'on peut lire ici ou là, cette part va encore décliner : de nouveaux réacteurs vont hélas être construits ici ou là, mais ils seront moins nombreux que ceux qui vont fermer dans les années à venir : la moitié des 435 réacteurs en service sur Terre approchent de leur fin de vie.

Il convient aussi de regarder ce qui se passe en Chine, présentée comme le nouvel "eldorado" de l'atome. Si les Chinois construisent les 40 nouveaux réacteurs annoncés, le nucléaire couvrira royalement... 4% de leur électricité, c'est-à-dire 0,7% de la consommation chinoise d'énergie. Les données sont quasiment les mêmes pour l'Inde. Aux USA, l'atome représente 20% de l'électricité, soit 4% de la consommation totale d'énergie. Et la majorité des 103 réacteurs américains vont fermer dans les 20 ans. L'atome restera dans tous cas une énergie marginale, même dans les pays les plus nucléarisés.

Le nucléaire est donc incapable "d'assurer l'indépendance énergétique" d'un pays, même lorsqu'il couvre 80% de l'électricité comme en France. Et ce d'autant moins que l'uranium, le combustible des réacteurs, est importé à 100%. Son prix a déjà été multiplié par dix en quelques années et ce n'est qu'un début : les différents pays nucléarisés, Chine en tête, ont commencé à se battre pour accéder aux dernières réserves facilement extractibles.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier les tares bien connues du nucléaire, que nous ne développons pas ici :
- risques de catastrophes : on a encore frôlé le pire pendant l'été 2006 à Forsmark en Suède et l'été 2007 lors du séisme de Kashiwasaki au Japon ;
- déchets radioactifs : malgré les belles déclarations depuis 50 ans, aucune solution acceptable n'existe, et une véritable catastrophe est en train de se produire en Allemagne où des déchets ont été stockés dans une mine de sel qui devait pourtant assurer un confinement "parfait". En France, l'Etat recherche actuellement un site pour y enfouir des déchets radioactifs : 3115 maires ont été démarchés... mais personne, à raison, ne veut de ce cadeau empoisonné ;
- rejets dans l'environnement : une grande étude scientifique vient de montrer en Allemagne un excès de cancers jusqu'à 50 km autour des centrales ;
- contamination de l'environnement par les mines d'uranium : la France nucléaire contamine ainsi le Niger, c'est une véritable "délocalisation de la pollution" ;
- prolifération à des fins militaires : la France nucléaire fait d'ailleurs un sale bisness avec des dictateurs comme Kadhafi.

Mais il est une autre vérité à connaître, bien plus réjouissante : sur Terre, les énergies renouvelables produisent beaucoup plus que le nucléaire. D'ailleurs, la seule hydroélectricité produit plus que l'atome : 3000 Twh/an contre 2600. De quoi faire chanceler les idées fausses malheureusement si répandues en France, le seul pays au monde où l'on croit que le nucléaire est indispensable et les énergies renouvelables négligeables.

Les perspectives de croissance de l'énergie éolienne sont exponentielles partout sur la planète, avec des productions d'ores et déjà si massives que sont balayées les objections rétrogrades sur l'intermittence de cette production. Le solaire (thermique et photovoltaïque) lui aussi est en plein envol, en particulier dans les Etats comme la Californie qui ont compris que l'avenir était dans les renouvelables.

En combinant les économies d'énergie et les énergies renouvelables, il est possible d'assurer protection de l'environnement et indépendance énergétique : il y aura toujours du soleil, du vent, du bois, etc. Lorsque se produiront, peut-être plus vite qu'on ne le pense, de graves ruptures d'approvisionnement en pétrole, gaz ou uranium, les grands perdants seront ceux qui auront gaspillé leur argent dans des voies de garage comme le nucléaire, à commencer par ce pauvre réacteur EPR dont les deux chantiers en cours, en Finlande et à Flamanville (France), connaissent de graves déconvenues.
Enfin, il faut rappeler que, contrairement à ce qui est prétendu par ses promoteurs, l'EPR n'est pas conçu pour résister à un crash d'avion de ligne : pour avoir rendu public un document confidentiel défense, issu d'EDF, qui reconnaît cette vulnérabilité, l'auteur du présent article a été arrêté à deux reprises par la DST et risque 5 ans de prison : le nucléaire nuit autant à la démocratie qu'à l'environnement.

Stéphane Lhomme
Porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" (http://www.sortirdunucleaire.org )

 
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