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27/07/2008

Après les incidents du Tricastin : le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste le classement officiel des événements nucléaires

Les autorités désinforment les citoyens en classant au niveau 1 ou 0 des événements graves


Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre l'utilisation délibérément trompeuse qui est faite de l'échelle (dite INES) des incidents nucléaire par les exploitants (EDF, Areva, CEA) et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Notons d'ailleurs que l'échelle INES est un simple outil de communication destiné à rendre acceptable des faits et des situations qui ne le sont pas. Il faudrait remplacer cette échelle par une vraie claissification des événements et de leur dangerosité. Les récents événements au Tricastin illustrent parfaitement la situation :

Usine Socatri-Areva
Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008 à l'usine Socatri-Areva, le rejet dans l'environnement de 360 kg d'uranium, même ramené ensuite à 74kg (sans d'ailleurs que personne ne sache vraiment pourquoi), devait être classé bien plus haut qu'au niveau 1 (simple "anomalie").

En effet, en se référant aux documents produits par les autorités elles-mêmes, on s'aperçoit qu'il s'agit au moins d'un "incident grave", niveau 3 ("Rejet "Très faible" avec exposition du public en deçà des limites prescrites") ou même d'un accident de niveau 4 ("Rejet "mineur", avec exposition du public de l'ordre des limites prescrites")

Centrale nucléaire EDF
La contamination de 100 personnes a été classée au niveau... zéro ! Les autorités sombrent carrément dans le ridicule. D'ailleurs, selon leurs propres référentiels (*), il s'agit au moins d'un incident de niveau 1 ("Anomalie en raison d'une défaillance de matériel, d'une erreur humaine ou d'une insuffisance dans l'application des procédures") ou plus sûrement d'un incident de niveau 2 ("Contamination humaine à l'intérieur du site" et "Défaillances importantes des dispositions de sécurité").

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste aussi contre le fait que les conséquences des contaminations (à ne pas confondre avec les irradiations) soient littéralement niées par les autorités, alors qu'elles sont très graves même à des niveaux très faibles de radioactivité.

Une contamination a lieu lorsque des particules radioactives pénètrent dans un organisme vivant, en l'occurrence celui d'un salarié du nucléaire ou d'un riverain. Des particules peuvent alors se fixer dans un organe (en particulier les poumons en cas d'inhalation) et c'est alors un cancer presque assuré, même si c'est vingt, quinze, dix ou cinq ans plus tard.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle aussi que, dès 1990, la très officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) avait admis que "Toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique" (CIPR 1990). Il est donc clair que le discours habituel des indutriels et de l'Autorité de sûreté nucléaire - du genre "Les niveaux de contamination sont inférieurs à la limite réglementaire" - est parfaitement trompeur.

C'est d'ailleurs dans le même but d'abuser les citoyens que les déchets radioactifs sont classés en diverses catégories. Il ne faut surtout pas croire que les déchets dits "à faible activité" ne sont pas dangereux, et il faut savoir que les déchets "à vie courte" peuvent rester dangereux pendant des siècles... voire des millénaires.

Ces terminologies, soigneusement étudiées pour tromper les citoyens, ne grandissent pas les promoteurs du nucléaire lesquels, il est vrai, n'ont jamais hésité depuis 40 ans à employer les méthodes les plus antidémocratiques pour imposer l'atome.

 

(*) http://www.asn.fr/sections/fichiers-joints/fiche-ines/downloadFile/attachedFile_f0/ines.pdf

Source : Réseau Sortir du Nucléaire

26/07/2008

Nouvelle fuite radioactive sur un site nucléaire à Romans sur Isère : Une nouvelle étape du Tour de France des accidents nucléaires ?

Des rejets d'effluents radioactifs ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d'une rupture de canalisation. Comme d'habitude, c'est le porte parole de l'ASN qui a délivré et contrôlé cette information. Réaction de France Nature Environnement.

Dysfonctionnements sur le chantier de l'EPR de Flamanville, fuite d'uranium sur le site Socatri de Tricastin, fuite radioactive à Romans sur Isère….

Pour Arnaud Gossement, porte parole de FNE :
«A chaque fois, l'information est verrouillée par l'Autorité de sûreté nucléaire, et le politique en est réduit au rôle de commentateur sportif de ce tragique Tour de France des accidents nucléaires ! Où est la ligne d'arrivée ?»

France Nature Environnement rappelle que, depuis la loi du 13 juin 2006 mal dénommée « de transparence et de sécurité nucléaire», tous les pouvoirs de gestion de la filière nucléaire sont concentrés dans les mains des 5 dirigeants de l'Autorité de sûreté nucléaire. Tous les fonctionnaires spécialisés sont également sous la tutelle de l'ASN, démocratiquement et juridiquement irresponsable.

FNE demande à ce que des autorités de contrôle indépendantes de l'ASN puissent faire un audit public de ces différents accidents pour que tout citoyen puisse en connaître les causes et les effets. FNE réfléchit aux actions en justice possibles.

Enfin, Arnaud Gossement souligne :
« Ce n'est pas en faisant sauter un fusible, comme le directeur du site Socatri, que l'on résoudra les problèmes d'une énergie électrique à 80% nucléaire ! Il faut abroger la loi du 13 juin 2006, abandonner la relance du nucléaire, promouvoir un nouveau modèle énergétique et imposer des règles démocratiques de base à la filière nucléaire. Aujourd'hui, Le politique a perdu le contrôle du nucléaire !».
 
Source : FNE

18/07/2008

Nouvelle fuite radioactive : la faillite d'Areva et du nucléaire !

Une nouvelle fuite sur un site nucléaire d'Areva, à l'usine FBFC de Romans-sur-Isère (Drôme), a été détectée hier. Une rupture de canalisation, qui daterait de plusieurs années, en est à l'origine. Pour Greenpeace, une semaine après Tricastin, ce nouvel accident illustre de nouveau le danger et les graves problèmes de pollution que pose l'industrie nucléaire dans son ensemble, des centrales nucléaires aux sites de traitement et de gestion des matières et déchets radioactifs. Derrière ces incidents à répétition se dessine la faillite de toute une filière dangereuse, coûteuse et inutile.

« A l'heure où l'on nous présente le nucléaire comme la planche de salut pour l'indépendance énergétique et le climat, et quelques jours à peine après l'annonce du de la construction d'un nouvel EPR, les accidents de Tricastin et de Romans-sur-Isère viennent une rappeler une réalité toute simple : le nucléaire est une énergie polluante et dangereuse et mal maîtrisée ! » déclare Frédéric Marillier, chargé de campagne Nucléaire et énergie à Greenpeace France.

Depuis des années, Greenpeace dénonce et documente ces pollutions, qu'elles soient accidentelles ou liées à un fonctionnement normal. L'usine de retraitement de La Hague (Manche) est par exemple autorisée à rejeter en moyenne, chaque jour, plus de 11 000 fois ce qui a fui à Tricastin. La nappe phréatique située sous le centre de stockage de la Manche est donc affectée par une pollution permanente. Les mesures effectuées par Greenpeace en 2006 montrent une concentration de 18 000 becquerels/litre, soit 180 fois la norme sanitaire européenne.

Greenpeace prend acte des déclarations du Ministre d'Etat Jean-Louis Borloo visant à évaluer les impacts de l'industrie nucléaire, mais regrette vivement que cette préoccupation soit si tardive et opportuniste. « Messieurs Borloo et Sarkozy aurait du penser à ce problème avant d'annoncer la construction d'un deuxième EPR, poursuit Frédéric Marillier. Il est inconcevable de relancer le nucléaire alors que l'on se rend compte aujourd'hui qu'on ne maîtrise pas cette technologie et qu'on redécouvre qu'elle pollue. »

Source : Greenpeace France

LES EOLIENNES SOUMISES A LA PROCEDURE ICPE : UN PROJET DE DECRET INCOMPREHENSIBLE ET INADMISSIBLE !

Les pouvoirs publics s’apprêtent à soumettre par décret les parcs éoliens à la procédure d’autorisation des « installations classées pour la protection de l’environnement » (ICPE) qui encadre les équipements présentant les dangers et les risques de pollution les plus importants. Si ce projet aboutissait, une seule éolienne de 2 MW serait soumise à des contraintes et à des pénalités financières équivalentes voire supérieures à celles d’une centrale thermique (gaz, charbon ou fioul) de 500 à 1 000 MW !


Alors que leur vocation même est de produire une énergie non polluante, classer les éoliennes parmi les installations susceptibles de créer, par danger d’exploitation ou d’émanation de produits nocifs, les risques les plus graves pour la santé et l’environnement serait totalement aberrant : c’est ce qui avait conduit les participants au Comité Opérationnel du Grenelle sur les énergies renouvelables à rejeter ce projet à l’unanimité (hors représentants de l’Administration qui s’étaient abstenus).


Aucun pays au monde n’a jamais mis en oeuvre, ni même envisagé, un encadrement aussi rigide : l’énergie éolienne est partout considérée comme une énergie évidemment renouvelable, participant à la lutte contre le changement climatique, sans risque, sans production de déchet ni de CO2, appelée à jouer un rôle éminent dans les politiques de développement durable et de protection de l’environnement. Elle est par ailleurs plébiscitée par nos concitoyens : 90 % des Français sont favorables à son développement (sondage de septembre 2007).
L’éolien est indispensable pour atteindre les objectifs français en 2020 contenus dans le projet de Directive européenne et retenus par le Grenelle de l’environnement : au moins 20 % d’énergie renouvelable dans la consommation d’énergie.


Comptant pour près d’un quart dans l’accroissement de la part des énergies renouvelables, il constituera à cette échéance le principal contributeur à l’objectif de production d’électricité renouvelable du Grenelle de l’Environnement. Avec 8 000 éoliennes en fonctionnement, l’éolien permettra d’éviter l’émission annuelle de 16,5 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de huit millions de voitures.

Le développement des parcs éoliens est déjà très encadré : ils sont nécessairement installés dans des Zones de Développement de l’Eolien (ZDE - instituées par la loi de programme du 13 juillet 2005) qui sont proposées par les communes et définies par le Préfet. Les parcs éoliens sont également soumis à une étude d’impact, à un permis de construire délivré par le Préfet et à une enquête publique (loi du 3 janvier 2003). Faisant l’objet d’études acoustiques (sous contrôle de la DDASS), d’études paysagères et d’études sur la faune et la flore, soumis à de nombreuses réunions publiques et à un avis de la commission des sites, ils ont, en outre, l’obligation de constituer des garanties financières pour leur démantèlement et la remise en état du site (loi du 2 juillet 2003).

Sans apporter aucune garantie supplémentaire à un encadrement déjà très poussé, la mise en place de la procédure ICPE, lourde, longue et sujette à des règles de contentieux très pénalisantes aurait pour seul résultat de remettre en cause l’objectif du Grenelle de l’environnement et du « paquet Énergie-climat » en cours de discussion.

La France, qui vient de prendre la Présidence de l’Union européenne, a fait du « paquet Énergie-climat » sa priorité absolue et compte aboutir à un accord permettant d’atteindre 20 % en moyenne d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique de l’Union européenne en 2020 (23 % pour la France compte tenu de ses potentiels). Il serait paradoxal et pour tout dire incompréhensible que la filière éolienne soit simultanément soumise aux procédures administratives les plus contraignantes.

Source : RACF

 
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