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12/11/2008

Fuite de Bore au Tricastin : Le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste les communiqués des autorités

Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre la communication lénifiante mise en place par les autorités suite à la fuite de Bore survenue sur le site du Tricastin, et provenant de l'usine Eurodif-AREVA.

En effet, la Préfecture de la Drôme écrit dans son communiqué : "Dans la Gaffière, à la limite du site, le prélèvement effectué à 18 heures, faisait état d'un taux de 0,2 milligrammes de bore par litre, soit en deçà de la norme sanitaire de potabilité qui est de 1 milligramme par litre".

Mais :

- l'heure et la durée de la fuite ne sont pas révélés : la contamination a pu être bien plus forte que le chiffre annoncé officiellement ;
- une contamination est dangereuse même si elle est "en deçà de la norme sanitaire de potabilité". Il est injustifiable de faire passer cette norme comme une forme d'autorisation de contaminer jusqu'à cette limite.
- il n'est pas impossible que de fortes concentrations de Bore existent ici où là et en particulier dans les puits des personnes privées, comme ce fut le cas après la fameuse fuite d'uranium du 7 juillet.

Par ailleurs, la Préfecture écrit "Il s'agit là d'un événement à caractère chimique et non radioactif" comme si cela rendait la pollution plus acceptable. Or, il est avéré que l'industrie nucléaire est un des pires pollueurs chimiques de France, avec des conséquences non connues... puisque aucune étude globale n'a été menée sur cette question.

Il est d'ailleurs avéré que le Bore peut avoir des effets toxiques non négigeables sur les êtres humains. La communication lénifiante des autorités en est encore plus inacceptable.

Source: Réseau Sortir du Nucléaire

06/11/2008

Nucléaire - Civaux : Greenpeace Poitiers livre une bouteille "d'eau radioactive" à la préfecture de la Vienne

gp_poitiers.jpgLe Centre Nucléaire de Production d’Electricité de Civaux a déposé une demande auprès de la préfecture  de la Vienne afin d’obtenir, entre autres, le droit d’augmenter ses rejets de Tritium dans l’eau de la Vienne, de 80.000 à 90.000 Gbq par an. Il sollicite aujourd’hui un droit permanent à rejeter plus et sans limitation de durée.

Dans le cadre de l’enquête publique ouverte par la préfecture sur ce « renouvellement des autorisations de prise d’eau, de rejets liquides et gazeux, radioactifs et non radioactifs, du Centre Nucléaire de Production d’Electricité de Civaux », et afin d’attirer l’attention de la préfecture sur la situation préoccupante des déchets nucléaires en France et de dénoncer cette demande, des militants de Greenpeace Poitiers ont déposé une bouteille d'eau censée contenir du Tritium à la préfecture. Néanmoins pour des raisons évidentes de radioprotection, la bouteille livrée ne contenait pas une telle eau.

Par cette interpellation symbolique, Greenpeace Poitiers entend susciter une prise de conscience de l’impasse nucléaire : la production de déchets radioactifs, notre incapacité à les traiter, leur très haute nocivité.

Le nucléaire propre et sûr est un mythe. En effet, le plutonium 239 est radioactif pendant plus de 24 000 ans. Quant à l'uranium 238, sa période de radioactivité s'étend sur plus de quatre milliards d'années. Après un demi-siècle d'existence, le nucléaire n'a toujours pas trouvé de solution viable à la gestion de ses déchets. En attendant, les déchets s'accumulent faisant peser une menace de plus en plus grande sur l'environnement et les générations futures. Il est temps de sortir de cette impasse : si l'industrie nucléaire n'a aucune solution viable pour ses déchets, elle doit arrêter d'en produire.

Pour Greenpeace Poitiers, plutôt que de gérer ou réduire ce problème, l’industrie et EDF, le plus gros producteur de déchets nucléaires au monde, n’ont que pour objectif de relancer la machine nucléaire. EDF devrait plutôt s’engager dans une politique réelle de mise en place des énergies renouvelables assortie d'une politique forte de réduction de la consommation d'énergie.

Greenpeace Poitiers propose donc de réduire l’énergie nucléaire produite et, par la même, des déchets radioactifs ainsi créés. Par ailleurs, l’organisation demande que la part des sommes allouées à la Recherche Publique en direction des énergies renouvelables soit considérablement revue, au profit par exemple de l'éolien off-shore, la France disposant du meilleur potentiel européen en la matière. Cette démarche doit s’accompagner de normes d'efficacité énergétique strictes pour tous les véhicules, bâtiments et appareils consommateurs d'énergie.

 

Source : Greenpeace Poitiers

 

31/10/2008

"Sciences et Vie Junior" et "Image doc" accusés par le Le Réseau "Sortir du nucléaire" de tromper les jeunes au profit d'Areva

[Selon le Réseau Sortir du Nucléaire] Dans leurs numéros de novembre, les deux magazines font passer des publicités payées par Areva pour des articles ou des jeux proposés par la rédaction.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" exprime sa colère après avoir découvert les numéros de novembre des publications "Sciences et Vie Junior" et "Image doc" qui, l'une comme l'autre, trompent les jeunes lecteurs au profit de la multinationale nucléaire Areva. Dans les deux cas, de véritables publicités, avec le logo d'Areva et des formules comme "Les activités d'Areva contribuent à répondre aux grand enjeux du XXIème siècle", sont présentées de façon à laisser croire qu'il s'agit d'articles de la rédaction.

La mention "publicité" ou "publi-reportage" ne figure pas, alors qu'il s'agit bien de publicités payées par Areva. A sa demande de droit de réponse, le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est même entendu répondre par Images.doc que ce serait payant "puisque Areva a payé". Etrange conception de l'information pluraliste à laquelle devraient avoir droit les jeunes lecteurs.

Les deux magazines ont cosigné les publicités d'Areva, cautionnant donc le contenu et aggravant de fait la tromperie. "Sciences et Vie Junior" a été jusqu'à présenter ces publicités comme un "Jeu-concours". Dans les deux cas, le débat de société est évacué, aucune mention n'est faite des problèmes générés par l'industrie nucléaire et des oppositions qui existent partout où cette industrie est présente.

Quelques précisions :

"Sciences et Vie Junior" présente, avec la mention "Jeu-concours" au lieu de "publicité", trois encarts (quart de page) qui sont disposés au fil des pages, pour finir par une pleine page qui présente le "concours". Il est expliqué que dans le journal "se sont glissés trois petits articles sur Areva". Or, il s'agit bien de publicités, avec le logo d'Areva et des phrases comme : "Areva propose des solutions technologiques pour produire de l'énergie sans co2". Qui peut prétendre que ces extraits de la prose publicitaires habituelle d'Areva relèvent d' "articles" ? Il est clair que le subterfuge du "Jeu-concours" peut tromper des jeunes… ce qui est de toute évidence le but recherché.

"Images doc" contient un quatre-pages central qui ressemble d'autant plus à un dossier "de la rédaction" qu'aucune mention ne signale qu'il s'agit d'une publicité. L'ensemble parait être de caractère "informatif"… mais omet totalement les problèmes liés à l'énergie nucléaire. Si les déchets radioactifs sont évoqués, c'est juste pour affirmer qu'ils sont "emballés dans des caissons en acier ou en béton". Parmi ces "informations", on trouve un encart titré "Qui est Areva ?" et qui apporte la réponse : "Une grande entreprise industrielle internationale qui propose des solutions pour produire de l'énergie sans CO2 et acheminer l'électricité en toute fiabilité." On est loin des informations équilibrées que les jeunes sont en droit d'attendre sur un tel sujet de société. La propagande d'Areva est insidieusement amenée avec la collaboration et la caution du magazine qui appose son logo.

Conclusion :

Le Réseau "Sortir du nucléaire" s'est toujours déclaré favorable à ce que la question du nucléaire soit étudiée par les jeunes, que ce soit dans le système scolaire ou dans des magazines. Encore faut-il que les arguments du débat de société soient présentés de façon équilibrée, ce qui n'est bien sûr pas le cas quand seuls les arguments pronucléaires sont présents, et encore moins lorsqu'il s'agit de publicités déguisées en articles ou en jeux.

Les manœuvres d'Areva, avec la complicité de "Sciences et Vie Junior" et "Image doc", sont d'autant plus choquantes qu'elles visent des jeunes qui n'ont pas forcément les moyens et l'expérience pour détecter la tromperie. De toute évidence, après les graves évènements du Tricastin, Areva tente par tous les moyens de redorer son image. Il est très inquiétant de voir des magazines réputés participer à de telles manœuvres.

Communiqué : Réseau Sortir du Nuléaire

23/10/2008

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à manifester samedi à 14h30 à Tricastin

- Un nouvel évènement grave est en cours depuis le 8 septembre à la centrale du Tricastin
- Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à manifester avec le Collectif antinucléaire 84



Depuis le 8 septembre, suite à l'ouverture de la cuve du réacteur n°2 de la centrale nucléaire du Tricastin, deux barres de combustible nucléaire sont accrochées sous le couvercle de cette cuve et restent depuis suspendues au dessus des 155 autres barres du coeur du réacteur. Cette situation, totalement anormale, est porteuse de dangers importants. (**)

Par ailleurs, les évènements de cet été, comme la fameuse fuite d'uranium du 8 juillet, ne sont pas à ranger parmi les affaires classées : la menace nucléaire est plus présente que jamais… au Tricastin et partout où se trouvent des installations nucléaires.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle les citoyens à manifester avec le Collectif antinucléaire 84 le samedi 25 octobre à Tricastin. En participant à cette initiative, il s'agit de rappeler que les incidents et accidents nucléaires qui ont frappé la France et l'Europe ces dernières semaines (***) sont des avertissements : une véritable catastrophe, comparable à celle de Tchernobyl, peut se produire à chaque instant.

Par ailleurs, l'industrie nucléaire produit continuellement des déchets radioactifs qui vont rester dangereux pendant des millions d'années et qui, avec le démantèlement des installations nucléaires, représentent une facture immense… qui va être en grande partie léguée à nos enfants.

Enfin, le nucléaire n'est jamais demandé par les peuples mais est au contraire promu principalement par des dictateurs ou des dirigeants politiques habitués à imposer leurs choix : Bush, Poutine, Hu Jintao (Chine), Amaninedjad (Iran), Kadhafi, Berlusconi, Sarkozy, etc. Le nucléaire ne nuit pas seulement à l'environnement et aux êtres vivants mais aussi à la démocratie.



(*) Marche Tricastin-Bollène - Rassemblement 14h30 devant la centrale nucléaire du Tricastin

(**) Le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé aux autorités de rendre publique la date de l'intervention très risquée d'EDF mais, une fois de plus, la "transparence" n'existe pas dès qu'il s'agit de nucléaire.

(***) Belgique : accident de niveau 3 le 24 août à l'Institut des radioéléments (IRE) de Fleurus. Espagne : important incendie le 24 août à la centrale nucléaire Vandellos II. Allemagne : contamination de grande ampleur à Asse dans une mine de sel où sont stockés 126 000 fûts de déchets nucléaires. Autriche : incident le 3 août dans les laboratoires de l'AIEA. Ukraine : une fuite d'eau radioactive à la centrale nucléaire de Rivné le 10 juin. Slovénie : une fuite radioactive le 4 juin à la centrale nucléaire de Krsko a entraîné une alerte européenne.


Communiqué du réseau Sortir du Nucléaire

 
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