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29/10/2008

Roundup : le mensonge publicitaire de Monsanto confirmé

Les magistrats de la 7ème chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon ont confirmé dans l’arrêt prononcé ce jour, la culpabilité des dirigeants et de la société Monsanto à propos de la publicité du pesticide Roundup. La publicité incriminée présentait le roundup comme étant biodégradable et protégeant l’environnement Selon les magistrats, le mensonge publicitaire résulte pour les emballages d’une « présentation qui élude le danger potentiel du produit par l’utilisation de mots rassurants et induit le consommateur en erreur en diminuant le souci de précaution et de prévention qui devraient normalement l’inciter à une consommation prudente ».

Sur l’utilisation du terme « biodégradable », le caractère trompeur est également assuré car « il est établi que le roundup est constitué de glyphosate et d’un tensio actif et qu’il se dégrade plus lentement que le glyphosate seul. De surcroit, un sous produit de dégradation du glyphosate, l’AMPA, se dégrade lui-même plus lentement ».

Enfin, en ce qui concerne le spot télévisé, celui-ci estime la cour « n’est accompagné d’aucun avertissement sur les précautions d’emploi à respecter et se termine sur des notions d’amour et d’intelligence qui ont pour effet de rassurer le consommateur sur l’innocuité du produit. Il en résulte là aussi que le roundup est présenté sous un jour trompeur d’un produit totalement inoffensif, ce qui ne peut être le cas d’un désherbant même s’il est moins nocif que d’autres pesticides ».

La cour a maintenu les peines d’amendes (2 fois 15000 €) et la publication du jugement dans la presse prononcées en première instance par le tribunal correctionnel de Lyon le 26 janvier 2007.

Eau & Rivières de Bretagne se félicite de la condamnation prononcée par la cour d’appel de Lyon à l’encontre de la société Monsanto et de son dirigeant : les magistrats les ont reconnu coupables d’avoir menti aux consommateurs en prétendant que le roundup était « biodégradable » et « respectait l’environnement ».

Pour l’association dont la plainte en 2000 est à l’origine de ce procès, cette condamnation d’un mensonge publicitaire grossier permet d’ouvrir les yeux des consommateurs sur la dangerosité environnementale et sanitaire du Roundup. L’association relève d’ailleurs que le 7 octobre dernier, une des spécialités commerciales de la gamme Roundup, le « Roundup Allées et Terrasses » a été retiré du marché par décision du Ministre de l’Agriculture (http://ephy.agriculture.gouv.fr/spe/9800037-17887.htm)

Au-delà de cette condamnation symbolique, Eau & Rivières de Bretagne insiste sur les deux mesures urgentes à mettre en oeuvre : limiter la vente des pesticides destinés aux jardiniers amateurs aux seuls magasins spécialisés offrant un conseil aux consommateurs, et interdire leur publicité .

Jean-François PIQUOT, porte parole de l’association estime que « l’engagement du Grenelle de réduire de moitié l’usage des pesticides d’ici 2015 ne sera tenu que si le consommateur est dissuadé d’employer ces poisons et encouragé à désherber autrement ».

 

Communiqué : Eau et rivières de Bretagne

08/09/2008

Epandages aériens de pesticides : la FRAPNA dit stop et avance des propositions

La météo maussade de la semaine dernière aura eu du bon. Outre le fait de contribuer au rechargement des rivières et des nappes, elle aura momentanément eu raison des épandages aériens de pesticides prévus en offrant un court répit permettant à l'opinion d'être alertée.

Mais malheureusement et comme nous l'annoncions dans notre communiqué du vendredi 29 août dernier, après cette semaine de pluie, les pulvérisations aériennes de pesticides auront bien lieu. Elles ont déjà débuté en fin de semaine dernière (entre les averses) et se poursuivront ce début de semaine.

Tout d'abord, la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) tient à remercier les agriculteurs qui se sont engagés à ne pas ressemer de maïs l'année prochaine sur les secteurs touchés par la chrysomèle, réduisant ainsi les surfaces à traiter et donc les quantités de pesticides épandues. En effet, la rotation des cultures est la seule solution durable pour éviter la prolifération de cet insecte ravageur.

A la suite de nos visites sur le terrain et pour en finir avec ces épandages aériens de pesticides, voici nos propositions :

Concernant le devenir de la monoculture du mais, il est aujourd'hui nécessaire d'imposer la rotation des cultures dans les zones infectées et d'accompagner les agriculteurs dans cette démarche puisque nombre d'entre eux se retrouvent prisonniers d'investissements ou de contrats d'eau d'irrigation.
Mais il faut aller plus loin : la rotation des cultures doit dès à présent être utilisée de manière préventive sur l'ensemble des secteurs de maïsiculture de Rhône-Alpes.
Nous rappelons à ce sujet qu'environ 40 % des 2 000 hectares de maïs concernés cette année dans le Rhône (sources : services de l'Etat) seront tout de même ressemés et devront être de nouveau traités...
Par ailleurs, les systèmes de monoculture maintenus grâce aux aides publiques ainsi qu'aux énormes masses d'intrants (engrais et pesticides) et d' eau d'irrigation doivent changer de pratiques conformément aux engagements du Grenelle de l'Environnement.
Enfin, il convient également de repenser l'ensemble des filières. Aujourd'hui, l'agriculture française surproduit des céréales (dont le maïs) par rapport à ses besoins et en contre partie dépend à 80 % d'importations pour les protéines (de soja entre autres). Les terres favorables au maïs peuvent tout à fait être ressemées notamment en légumineuses (poids, luzernes, soja…) et contribuer ainsi à une autonomie de l'élevage français et européen. La FRAPNA et FNE, France Nature Environnement, demandent donc une réorientation des aides vers une plus grande autosuffisance alimentaire ainsi qu'une réorientation de la Politique Agricole Commune pour une souveraineté alimentaire en Europe et ainsi que dans chacune des grandes régions du monde.

D'autre part, l' information locale des populations vivant sur les espaces concernés par les épandages se doit d'être considérablement améliorée. Les habitants des grandes plaines doivent connaître les risques encourus afin de pouvoir se mobiliser.

La FRAPNA souhaite également voir la mise en place de procédures strictes de suivis.
Concernant la qualité de l'air, comme cela avait été fait en 2007, il suffirait à la DDAS (Ministère de la Santé) de réitérer la lettre de commande adressée en 2007 à la COPARLY (antenne lyonnaise du réseau ATMO de suivi de la qualité de l'air). Pour l'instant, aucun souhait de réitération d'un tel suivi n'a été exprimé...
Afin d'en savoir plus sur les impacts réels de ces épandages sur la biodiversité, un suivi des réactions des populations animales, notamment des insectes et autres invertébrés des agro systèmes traités, est également indispensable. En effet, nous rappelons que la deltaméthrine est un insecticide non sélectif c'est à dire qu'il détruit non seulement l'insecte ici visé, mais potentiellement l'ensemble des insectes présents dans les zones traitées : papillons, abeilles et autres espèces utiles.
Etant donnée la forte toxicité de la deltaméthrine sur la faune aquatique, il est aussi nécessaire d' opérer des recensements préalables plus poussés des zones naturelles sensibles et des milieux aquatiques vulnérables, y compris des nappes phréatiques avant tout traitement aérien.

La FRAPNA demande au Préfet de la Région Rhône-Alpes de reprendre ces propositions non seulement pour le Rhône mais aussi à l'échelle régionale.

Source : FRAPNA

27/07/2008

Synthèse du sondage IFOP/Rainett sur les produits ménagers et l'environnement

Pour l’ensemble des achats quotidiens, la principale raison pour laquelle, selon les Français, les comportements de consommation ne suivent pas toujours la volonté citoyenne est tout simplement le fait que ces produits coûtent plus cher que les autres.

L’enjeu environnemental est devenu ces dernières années une préoccupation importante et partagée par un très grand nombre de Français et de manière générale de citoyens à travers le monde. La prise de conscience a eu lieu, des comportements citoyens, à l’exemple du tri sélectif, se sont mis en place.

En terme de consommation, et surtout d’habitude d’achat, les changements de comportements sont toutefois plus lents ou plus difficiles, sauf pour les produits fortement énergivores pour lesquels le critère environnemental traduit en économie d’énergie trouve désormais une place importante dans les critères de choix.Pour l’ensemble des achats quotidiens, la principale raison pour laquelle, selon les Français, les comportements de consommation ne suivent pas toujours la volonté citoyenne est tout simplement le fait que ces produits coûtent plus cher que les autres. En ces temps de contraintes sur le pouvoir d’achat, c’est la principale raison pour 48% des consommateurs, loin devant la difficulté à modifier ses habitudes (12%), un manque d’information sur les impacts environnementaux directs (12%) ou encore la difficulté à trouver les produits (11%).Ce handicap de cherté est notamment mis en avant par les femmes, les 35-49 ans et les professions intermédiaires, les populations qui représentent les plus fortes cohortes de consommateurs dans les rayons de nos magasins.

Au delà de cette difficulté à changer ses habitudes dans les achats quotidiens en raison de cette cherté perçue, reste à aider les consommateurs à repérer les produits davantage respectueux de l’environnement. S’agissant particulièrement des produits d’entretien ménager, le premier élément qui permet au consommateur d’être convaincu consiste à lui apporter une caution par la présence d’un label environnemental (24%), suivi, tout simplement, de mentions telles que « écologiques » ou « bon pour l’environnement » mises en évidence sur l’étiquette (16%), ou de recommandations de proches ou d’amis (15%). Nous observons qu’auprès des maîtresses de maison, principales acheteuses de la catégorie de produits, le premier critère est celui de la mention des vertus environnementales sur le pack (22%) suivi de la présence du label (21%) alors que l’écart se creuse nettement à la faveur du label (41%) après de la cible CSP+, dont nous savons qu’elle est à la fois plus préoccupée par l’enjeu environnemental, plus sensibilisée, et plus « experte ».Ces critères de réassurance sont donc tout à fait différents, sans doute complémentaires : Nous sommes à la fois sur une demande de réassurance neutre et objective à travers la caution apportée par le label, et face à un besoin de repérage du produit au sein de l’offre. Ceci est révélateur du double besoin exprimé par les consommateurs : aidez-moi à valider les réelles qualités environnementales mises en avant par les marques ; aidez-moi à repérer les produits davantage respectueux de l’environnement au sein de l’ensemble de l’offre.

La préoccupation environnementale est souvent autant locale, c’est à dire proche de moi (pollution de l’air, de l’eau .. .) que lointaine (déforestation, fonte des glaces …). Si l’on parle souvent de la santé de la planète, l’étude Ifop/Rainett révèle à quel point la santé humaine est aussi directement concernée : lorsque les consommateurs sont interrogés sur les risques éventuels occasionnés par les produits d’entretien, ils sont 93% à estimer qu’ils présentent un risque pour l’environnement/la nature (dont 60% à en être convaincus) ; ils sont 82% à estimer qu’ils présentent également un risque pour la santé des consommateurs (dont 43% à en être convaincus).

Le sentiment est donc clairement établi sur les risques potentiels, savent-ils pour autant quel est la nature et l’explication de ce risque : pas vraiment : seuls 7% estiment savoir parfaitement quels sont les composants des produits d’entretien qui représentent un risque ; 47% la savent vaguement, et 46% ne le savent pas. Nous établissons donc clairement ici, d’une part, le fort besoin d’information et de pédagogie à mener à destination du grand public, d’autre part que cette méconnaissance laisse bien sur la place aux idées reçues et aux approximations à travers lesquelles le consommateur, faute d’expertise, va évaluer les produits dits respectueux de l’environnement. C’est également un élément explicatif du fait que pour bon nombre de consommateurs, vigilants sur le discours des marques, la première demande est une demande de validation et de crédibilité devant leur difficulté à évaluer par eux-mêmes ces qualités environnementales.

Désireux, au delà de cet handicap prix, à intégrer ce critère environnemental, l’étude révèle, et c’est très important, une perception spontanée positive de la valeur environnementale des produits d’entretien identifiables comme « écologiques » : 78% des Français sont d’accord pour dire que ces produits respectent davantage la santé et l’environnement que les autres produits d’entretien. Ils le pensent d’ailleurs d’autant plus qu’ils sont convaincus des méfaits des produits d’entretien sur la santé humaine et l’environnement. Ces produits d’entretien « écologiques » le sont donc bel et bien. Le sont-ils au détriment de leur efficacité ? non : A défaut de les estimer plus efficaces (6%), ils sont convaincus qu’il sont aussi efficaces que les autres (78%). Soit 84% à les estimer plus ou aussi efficaces, et seulement 16% à penser qu’ils puissent l’être moins.Les produits écologiques doivent donc, en premier lieu pour définitivement séduire les consommateurs, être attractifs en terme de prix, ce n’est pas le cas aujourd’hui et cela pose un problème d’accessibilité de l’offre pour des consommateurs en prises avec des difficultés de pouvoir d’achat. Ils doivent ensuite être à la fois crédibles (via la caution d’un label) et repérables (via les annonces on pack).

En revanche, les produits d’entretien « écologiques » ne sont pas perçus comme moins efficaces. C’est très important pour un consommateur qui n’est pas prêt à sacrifier ses acquis en terme de bénéfices produit pour le seul bénéfice environnemental. Dans une logique de « marketing géologique », le bénéfice environnemental doit être « un plus ».Convaincus des risques environnementaux, pour la santé humaine et celle de la planète, que peuvent occasionner les produits d’entretien, les marques doivent aujourd’hui éduquer et former les consommateurs sur les facteurs de risques, aider ses consommateurs à repérer l’offre davantage respectueuse de l’environnement, et apporter des éléments de réassurance aux clients les plus sensibilisés et informés.

Alain RENAUDIN, Directeur Général Adjoint, Ifop

 

09/07/2008

Enterrement de la directive sur les sols pollués : il ne reste plus beaucoup de temps pour lutter pour la santé publique et le principe pollueur payeur !

La Présidence française de l’Union européenne s’oriente vers un enterrement de première classe de la proposition de directive sur les sols en dépit d’enjeux sanitaires et environnementaux majeurs. Réaction.

Un enjeu de santé publique

FNE souligne que la présence de polluants et produits toxiques comporte des risques sanitaires pour les populations exposées. Une législation draconienne qui permet un inventaire précis des sites, une caractérisation de leurs risques et une obligation de dépollution est un impératif de santé publique. Nous sommes toutes et tous concerné(e)s !

Dans une communication du 22 septembre 2006, la Commission européenne a lourdement insisté sur l’enjeu de santé publique que représente la protection des sols :
« une action au niveau de l'Union Européenne aura également une valeur ajoutée en contribuant à la protection de la santé des citoyens européens qui peut être affectée de différentes manières en raison de la dégradation des sols, par exemple en raison d'une exposition aux contaminants du sol par ingestion directe (dans le cas d'enfants dans une plaine de jeux) ou par absorption indirecte (consommation d'aliments ou d'eau potable contaminés). Les glissements de terrain aussi peuvent faire des victimes. »

La proposition de directive précise elle-même dans son exposé des motifs :
« La dégradation des sols peut affecter de diverses façons la santé des européens, notamment par exposition directe ou indirecte aux contaminants. Des pertes humaines sont également à craindre en cas de glissements de terrain. »

Du principe pollueur payeur au principe victime payeur ?

FNE souligne que le coût du dépistage des sites doit être à la charge du pollueur pas des
victimes !

La communication de la Commission du 22 septembre 2006 souligne :
« Il est largement prouvé que la plupart des coûts liés à la dégradation des sols ne sont pas supportés par les utilisateurs immédiats des terres, mais généralement par la société dans son ensemble et par des acteurs géographiquement éloignés des sites en cause. »

Pourtant, la France bloque la proposition de directive sur les sols

- 22 novembre 2006 : la Commission européenne présente une proposition de directive sur les sols

- 14 novembre 2007 : le Parlement européen vote la proposition de directive relative à la protection des sols présentée par la Commission européenne,

- 14 décembre 2007 : la France et l’Allemagne, sous la pression intense de certains lobbies industriels, votent contre la proposition de directive sols,

- Depuis décembre 2007 : aucune véritable concertation n’est organisée sur la directive sols pour garantir la relance de sa négociation lors de la présidence française.
Au contraire, les services du MEEDDAT font circuler une version amendée de la proposition qui vide le texte de sa substance,

A l’heure actuelle, en l’état des informations dont dispose FNE, la France renonce à relancer la discussion du texte : le texte n’est toujours pas inscrit (de manière certaine) à l’ordre du jour du conseil des Ministres de l’environnement de l’Union européenne d’octobre.

Si le texte ne passe pas au Conseil d’octobre, il n’y a aucune chance qu’il passe à celui programmé en décembre dont l’ordre du jour est déjà surchargé en raison de la conférence de Poznan. Pour que le texte passe en octobre, il faudrait multiplier en amont les réunions préparatoires dont celles du COREPER (comité des représentants permanents qui prépare les réunions du conseil des ministres). Or, aucune réunion préparatoire n’est prévue sur les sols.

 

En tout état de cause, à supposer que la France inscrive la discussion de ce texte à l’ordre du jour du Conseil des ministres, sa proposition très peu ambitieuse n’a que peu de chances de permettre un accord politique. FNE déconfidentialise aujourd’hui la proposition de directive que la France pourrait présenter :

· aucune obligation d'identifier les sites contaminés (juste une obligation d'identifier les sites potentiellement pollués),

· aucune obligation de publier les informations sur les sites pollués,

· le concept d'inventaire (public) des sites pollués a disparu,

· rien sur la méthodologie à suivre, chaque Etat fait ce qu’il veut,

· pas d’échéances pour l'identification des sites contaminés,

· aucune obligation de dépollution,

· aucune obligation de définir une stratégie nationale de dépollution (elle est devenue volontaire)

· une grande réduction du champ d'application du rapport sur l’état des sols.

Pour Arnaud Gossement, porte parole de France Nature Environnement :
«Le silence qui entoure cette directive fondamentale pour la protection de sols est assourdissant ! Pourtant, l’enjeu pour la santé publique et le principe pollueur payeur est majeur ! Pour répondre à l’urgence écologique, parler d’objectifs c’est bien, définir des moyens c’est mieux. FNE interpelle l’Etat français pour qu’il agisse enfin contre les lobbies et en faveur de ce texte fondamental pour la protection de la santé publique et de l’environnement ! ».

Les demandes de France Nature Environnement

FNE demande très concrètement :

- La rédaction, au terme d’une véritable réunion de concertation des acteurs du Grenelle, d’une directive ambitieuse et contraignante,

- La garantie que ce texte soit inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres du mois d’octobre,

- Qu’un accord politique soit préparé en amont.
 
Source : FNE
 
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