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28/07/2008

Prolongement de l'A16: les associations enfins écoutées!

Mercredi 16 juillet, le ministre d’Etat de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, a publié la décision concernant le tracé du prolongement de l’A16. Le tracé choisi (dit « tracé B »), prend pleinement en compte les recommandations soulevées par les associations lors du débat public. Ce choix significatif témoigne donc bien de l’importance de la démocratie dans les prises de décision concernant l’aménagement du territoire.

Il convient en effet de rappeler que pour ce projet, il n'y avait pas d'obligation pour le maître d'ouvrage de soumettre à la Commission Nationale du Débat Public (CNDP). Le "tracé A" était décidé à travers l'espace agricole de la Plaine de France. Mais suite à la demande des associations locales, France Nature Environnement et le Conseil Régional ont saisi la CNDP qui a permis un débat public. Il a ainsi été possible, durant l’ensemble des réunions, de mettre en avant nos préoccupations telles que la protection des milieux naturels et agricoles. Les associations, les riverains ainsi que les agriculteurs ont pu enfin être écoutés!

Le choix du « tracé B » , tel que mis en avant par les associations, est de plus pleinement compatible avec le projet de SDRIF (Schéma directeur de la région Ile de France) et indique bien un front urbain d’intérêt régional. On peut néanmoins regretter la non prise en compte de l’amélioration nécessaire des liaisons ferroviaires ainsi que la mention faite, une fois de plus, à une possible troisième plateforme aéroportuaire.
 
Source : FNE

18/07/2008

A45 : les incohérences de la politique du tout-routier.

Mercredi 16 juillet, Jean-Louis BORLOO, Ministre d’Etat de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, a signé la déclaration d’utilité publique de la deuxième Autoroute 45 Saint-Etienne-Lyon. Se plier ainsi aux pressions de certains élus locaux, avec le soutien des milieux économiques locaux est d’une incohérence totale avec les politiques affichées du Gouvernement en matière de développement durable!

 

Les associations ont toujours mis en avant des alternatives concrètes et possibles à ce projet d’autoroute. L’autoroute existante A47 doit être requalifiée pour être sécurisée et pour fluidifier le trafic. Les capacités des trains TER Lyon-Saint-Etienne et la qualité des services sont à augmenter. Cette liaison ferroviaire est en effet en plein essor et peut atteindre 70 000 voyageurs par jour !

 

 

Noël Collomb, Co-Président de l’Association de Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais, dénonce :

« Cette déclaration d’utilité publique est une catastrophe, totalement contradictoire avec les engagements de la France en matière de réduction des gaz à effet de serre au niveau international et européen ; et contraire aux conclusions du Grenelle de l’environnement. Pour les Lyonnais, cela implique une augmentation du nombre de véhicules en circulation. Pour les Stéphanois, ce sont des délocalisations d’emplois vers Lyon qui sont en jeu. Et pour les riverains, c’est tout le développement d’une  arboriculture et d’une viticulture AOC de qualité qui est en cause ! »

 

 

Michel Dubromel, responsable transports à FNE, complète :

" Une fois de plus, les collectivités publiques renoncent à financer des solutions d'aménagement du réseau existant ou de réalisation de transports alternatifs. Ils choisissent la solution de facilité : une autoroute, bien que génératrice de pollution, mais avec un financement assuré par un concessionnaire. Une drôle de version du développement durable!! »

 

La fédération France Nature Environnement, avec sa fédération régionale la FRAPNA,  l’Association de Sauvegarde des Coteaux du Lyonnais (SCL), l’association de sauvegarde des Coteaux du Jarez (SCJ) et le collectif DARLY (se Déplacer Autrement en Région Lyonnaise) considèrent que l'A45, conçue à l'époque où le baril de pétrole était à moins de 30 dollars alors qu'il dépassera 200 dollars d'ici la fin 2008, est un projet du siècle passé qui peut et doit être abandonné.

 

Source : FNE

16/06/2008

Monsieur Fillon, le nucléaire ne fait pas rouler les voitures !

Paris, France — Greenpeace s'insurge contre l'idée absurde et saugrenue de construire un nouveau réacteur nucléaire EPR en réponse à la crise du pétrole, avancée par le Premier ministre François Fillon, invité de l'émission À vous de juger, jeudi 12 juin, sur France 2. « François Fillon et tous ceux qui présentent le nucléaire en réponse à la crise du pétrole ne savent pas que le nucléaire ne produit que de l'électricité. Ou alors, ils se moquent des Français au lieu de répondre à leurs inquiétudes concernant la flambée du prix du pétrole et leur pouvoir d'achat », déclare Frédéric Marillier, de Greenpeace France. Greenpeace tient à rappeler quelques vérités au Premier ministre...

Pétrole et atome ne sont pas interchangeables. Les besoins couverts par le nucléaire ne concernent donc que l'électricité, soit environ 17 % de la consommation d'énergie en France (2 à 3 % au niveau mondial). Il est inopérant dans d'autres secteurs fortement émetteurs de CO2. Ainsi les transports, qui représentent plus de la moitié de la consommation française de pétrole. Pour l'instant, le nucléaire ne fait pas avancer les voitures. Et ce n'est a priori pas demain la veille : sur plus de 2 millions de véhicules particuliers neufs immatriculés en 2006, seuls 14 sont électriques.

La déclaration de François Fillon est d'ailleurs d'autant plus scandaleuse qu'elle survient trois jours après que Nicolas Sarkozy a cédé à Angela Merkel au sujet de la réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves, que l'Europe devrait voter d'ici la fin de l'année. Le président de la République a accepté un compromis qui reflète davantage les intérêts des constructeurs automobiles européens, et en premier lieu allemands, que le souci de développer le marché des voitures efficaces, peu gourmandes en carburant et faiblement émettrices de CO2.

Pour l'instant, on ne sait pas construire d'EPR. Les deux seuls EPR qu'Areva tente actuellement de construire rencontrent de grosses difficultés. Le chantier finlandais, entamé en 2005, affiche un dépassement budgétaire global de 1,3 à 2,2 milliards d'euros (pour un prix initial de 3,3 milliards) et se sera terminé qu'avec deux ans de retard au moins (2011 et non 2009). Quant à l'EPR de Flamanville (Manche), tous les travaux ont été stoppés jusqu'à nouvel ordre, le 21 mai, sur injonction de l'Autorité de sûreté nucléaire qui avait relevé de nombreuses anomalies et malfaçons. Par ailleurs, pour la première fois, les responsables du chantier ont reconnu devant la Commission locale d'information, qui s'est réunie jeudi 12 juin, que le chantier prenait du retard.

Il existe une bien meilleure solution : l'efficacité énergétique. Experts du Giec, Agence internationale de l'énergie, Union européenne : tout le monde s'accorde à reconnaître que la priorité des priorités, c'est de mettre en œuvre une politique de maîtrise de la consommation d'énergie beaucoup plus ambitieuse qu'elle ne l'est aujourd'hui. L'efficacité constitue non seulement le meilleur moyen de lutter contre les changements climatiques, mais c'est aussi de répondre aux enjeux d'indépendance énergétique et de réduire la facture des ménages et des États.

Faire des économies est bien plus rentable que d'investir dans le nucléaire. Le Rocky mountain institute a ainsi calculé qu'un euro investi dans des mesures de maîtrise de la consommation et d'économies d'énergie permet d'économiser 7 fois plus d'énergie que ne peut en produire un euro investi dans le nucléaire. « Trente ans après les chocs pétroliers et alors qu'elle s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne, la France doit se dégager de son obsession du nucléaire, aussi irresponsable qu'irrationnelle, et faire de l'efficacité énergétique et de la maîtrise de la consommation sa seule et unique priorité », demande Frédéric Marillier.
 
Source : Greenpeace France 

À Poitiers, Greenpeace se mobilise contre le Koleos, le 4x4 de Renault, arme de destruction massive du climat

Poitiers, le 12 juin 2008 – Alors que Renault lance aujourd’hui sur le marché son premier 4x4 baptisé Koleos, Greenpeace se mobilise à Poitiers, mais aussi dans une vingtaine de villes de France. Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont rendre visite à leur concessionnaire pour « célébrer » avec humour la naissance d’une merveille anti-écologique et « féliciter » Renault comme il se doit pour son engagement en faveur du climat. 

« Le Koleos, c’est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire. Renault va à contresens de l’histoire, déclare Anne Valette, en charge de la campagne Climat à Greenpeace. À l’heure de la flambée du prix du pétrole et de l’urgence climatique, alors que les consommateurs recherchent plus que jamais des véhicules peu gourmands en carburant et faiblement émetteurs de dioxyde de carbone, quelle mouche pique ce constructeur de lancer un 4x4 qui consomme jusqu’à 10 litres au 100 et émet jusqu’à 237 g de CO2/km ? »

Jusqu’à présent, la marque au losange s’était tenue à carreau et ne s’était pas aventurée sur le segment des « Crossover », ces véhicules taillés pour les expéditions tout-terrain mais utilisés pour les virées au supermarché. Mais avec le Koleos, Renault commercialise une véritable arme de destruction massive du climat. Ce croisement entre une berline et un 4x4 affiche des mensurations impressionnantes : il pèse entre 1,5 et 1,7 tonne, présente un moteur très puissant (150 à 175 chevaux), donc très gourmand (7,2 à 9,9 litres/100 km). Résultat : les dix modèles émettent en moyenne 209 g de CO2/km, d’où un malus de 750 à 1 600 €.
 
« Samedi 14 juin, les bénévoles de Greenpeace vont dénoncer avec humour le double jeu de Renault. D’un côté, ce constructeur communique tous azimuts sur son label "Eco 2" et, de l’autre, il commercialise une arme de destruction massive du climat et reste solidaire des constructeurs allemands qui, à Bruxelles, mettent tout en œuvre pour torpiller les négociations en cours sur la future réglementation visant à limiter les émissions de CO2 des voitures neuves », dénonce Anne Valette.

Cette future réglementation européenne constitue l’un des dossiers majeurs qui devrait être bouclé d’ici la fin de l’année sous présidence française de l’Union. Suite au lobbying de l’industrie automobile européenne, constructeurs allemands en tête, l’ambition du texte a été réduite à peau de chagrin. Et l’accord conclu entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le 9 juin fait figure de coup de grâce. D’ici la fin de l’année, les autres États membres de l’UE ainsi que les députés européens examineront le projet de réglementation. Greenpeace les appelle à rejeter le déplorable compromis franco-allemand et à amender le texte qui, pour être à la hauteur du défi climatique, doit notamment :

- limiter la moyenne des émissions à 120 g de CO2/km d’ici à 2012, et à 80 g/km d’ici à 2020 ;

- comprendre des pénalités immédiatement dissuasives (150 € pour chaque gramme de CO2 supplémentaire, pour chaque véhicule vendu), seule garantie que les constructeurs respecteront les nouvelles normes.

Source : Greenpeace Poitiers
 
 
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