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24/03/2008

Un nouveau site pour combattre Monsanto !

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle.


Les associations Greenpeace, Fondation Sciences Citoyennes, Inf’OGM, ATTAC, Sherpa, Les Amis de la Terre et Via Campesina (représentée par la Confédération paysanne) se sont réunies pour fonder le site « Combat Monsanto ».

Ce site  a pour vocation de relayer et de diffuser les informations révélées par l’enquête de Marie-Monique Robin. Ce site comporte trois entrées principales : "les résistances", "le système Monsanto", "les produits Monsanto".

 

>>> voir le site http://www.combat-monsanto.org/

Le monde selon Monsanto : Réponse à l'apprenti journaliste de Libération

Ecolopresse vous propose de lire la réaction de Marie-Monique Robin suite à un article paru dans libération sur son film Le monde selon Monsanto. >>> Extrait du blog de Marie-Monique Robin : http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto
 
 
"La rédaction du Libération d'aujourd'hui a été confiée  à des "étudiants de Nanterre", clin d'oeil aux événements du 22 mars 1968 qui constituèrent le prélude au "joli mai " de la même année .

Je n'épiloguerai pas sur l'intérêt d'une telle initiative, mais, dans tous les cas, il faut la prendre pour ce qu'elle est: l'occasion de donner la parole à des jeunes, issus de tous les horizons universitaires (qui n'étudient pas le journalisme) pour qu'ils donnent leur point de vue instantané sur l'actualité. L'opération a ses limites, car, bien évidemment, on ne s'improvise pas journaliste en quelques heures...

www.liberation.fr/actualite/ecrans/316874.FR.php

C'est ainsi que j'ai été contactée, hier, sur mon portable (j'aurais aimé savoir comment il avait eu mon numéro),  par un jeune inconnu, dont je découvre le nom, ce matin, dans Libération: "Christopher Chriv licence 3 histoire-géo et anthropologie".

De manière  péremptoire il a asséné:

"Je prépare un article très critique sur votre film, et Libération m'a dit de vous appeler".

Soit. J'étais alors en train de finir la rédaction urgente d'un texte pour mon prochain film, mais j'ai accepté d'accorder quelques minutes à l'inconnu.

"On reproche à votre film de ne pas avoir présenté les avantages que présentent les OGM", me dit-il.

Je lui réponds que mon "film n'est pas sur les OGM, en général, mais sur ceux que produit Monsanto, qui représentent 90% des plantes transgéniques cultivées, aujourd'hui, sur la planète" et que les "autres OGM sont des  produits virtuels, puisqu'il n'existe pas dans les champs". Et donc que "je me suis intéressée aux OGM existants, pas à ceux qui existeront peut-être un jour"...

L'argument de l'inconnu ressemblant étrangement à celui développé par l'AFIS, je lui signale que j'y ai déjà répondu longuement sur mon Blog, ce qu'il semble ignorer...

Je découvre , aujourd'hui, qu'effectivement c'était bien l'AFIS, et précisément Marcel Kuntz qui était derrière les inquiétudes de l'apprenti journaliste.

Interrogé, le scientifique, dont les liens avec Monsanto sont confirmés par la lettre du Dr. Kahn que j'ai postée hier sur mon Blog, ainsi que par une enquête d'ATTAC France, dont j'ai également parlé, ressert le même argument, concernant les "maïs monstrueux" qui inquiètent les paysans mexicains :

«Le film insinue que ces [mutations] aléatoires pourraient survenir par croisements d’une lignée transgénique de maïs avec des variétés non-transgéniques. Ce qui est faux, puisque la lignée transgénique commercialisée possède une seule insertion, qui est stable et ne saute plus aléatoirement dans le génome.» De plus, «la moitié du patrimoine génétique du maïs est formée […] d’éléments génétiques résultant d’insertions de fragments d’ADN, générés par le maïs lui-même, nommés rétro-transposons.»

Malgré la belle assurance de M. Kuntz  ce point est loin de faire l'unanimité, ainsi que je l'ai déjà expliqué dans mon blog, à propos de l'affaire Chapela.

Bien au contraire, un certain nombre de scientifiques, dont les généticien Christian Vélot (Université de Paris Sud) et Pierre-Henri Gouyon (Muséum national d'histoire naturelle) soulignent que la technique d'insertion est aléatoire (elle s'effectue avec un canon!) et qu'elle ne garantit en rien la stabilité du gène inséré dans  la génome hôte.

Mais par delà ces inquiétudes, je note l'arrogance qui sous-tend "l'argument" de M.Kuntz: les paysans mexicains, qui cultivent le maïs depuis la nuit des temps, sont des ignares et le fait qu'ils assurent n'avoir jamais vu de tels monstres dans leurs champs est absolument sans intérêt...
 
L'autre argument sur lequel s'appuie mon jeune détracteur est livré par Jean-Paul Charvet, "géographe à Paris X Nanterre", dont j'ai lu plusieurs livres fort intéressants, lorsque je réalisais mon film sur l'histoire du blé ("Blé : chronique d'une mort annoncée?", diffusé sur ARTE le 15 novembre 2005) :

«L’analyse économico-politique n’est pas mauvaise, ce que je critique en revanche, c’est que l’on met systématiquement en avant les aspects négatifs sans jamais regarder ce que les OGM peuvent apporter.» Un exemple ? «Le semis direct [avec OGM] permet d’économiser une tonne de CO2 par hectare cultivé».

En effet, la technique dite du "semis direct" est étroitement associée aux cultures roundup ready, c'est même l'un des arguments commerciaux récurrents de Monsanto, ainsi que je l'ai expliqué dans un autre film réalisé pour ARTE ( "Argentine: le soja de la faim"  (diffusé  le 18 octobre 2005), et dans mon livre (chapitre 13).

De quoi s'agit-il?
Avant d'ensemencer leurs champs, les paysans doivent les désherber ,  et donc labourer.

Depuis l'avènement des OGM dits "roundup ready" , les promoteurs des plantes transgéniques disent que ce n'est plus la peine de gaspiller du temps et de l'argent (fuel), puisqu'il suffit d'arroser les champs de roundup, puis de semer y compris dans les résidus de leur récolte antérieure.

Cet argument a séduit beaucoup d'agriculteurs, ce qui est bien normal, sauf qu'à l'usage, les bénéfices escomptés ( économie de temps, d'argent, préservation des sols ou réduction de l'émission de CO2) ont été anéantis par un phénomène constaté partout: la résistance des mauvaises herbes, qui fait basculer l'agriculteur dans un cercle vicieux
absolument dévastateur, ainsi qu'a pu le constater, notamment en Argentine, l'agronome Walter Pengue, un collègue de Michel Charvet, qui réalise depuis dix ans un suivi permanent de l'évolution des cultures roundup ready un peu partout dans le monde, et bien sûr dans son pays...

Cette  question étant capitale, j'y consacrerai un message à part, en racontant ce que j'ai vu en Argentine.

En attendant,  je n'en veux pas à Christopher Chriv (!) : son expérience d'un jour confirme que le journalisme est un métier qui suppose de travailler pour éviter de tomber dans des simplifications ou manipulations, surtout quand le sujet qu'on traite représente des enjeux économiques colossaux énormes..."
 
>>> Autres polémiques et réponses sur le blog de Marie-Monique Robin  http://blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do?me...

20/03/2008

Arrêté de suspension du maïs OGM : le Conseil d’Etat confirme la décision du gouvernement

Saisi par Monsanto à la suite de la décision française de suspendre la culture commerciale du maïs génétiquement modifié MON810 (arrêté du 8 février 2008), le Conseil d’Etat a confirmé la légitimité scientifique et juridique de la mesure de suspension.

Ecolopresse 

18/03/2008

Les nanotechnologies ou la chronique d’une invasion programmée

Les Amis de la Terre Europe ont publié le 15 mars 2008 un rapport dans lequel on apprend que des produits nanométriques non testés et potentiellement dangereux peuvent être trouvés, partout en Europe, dans les aliments, les emballages alimentaires et d’autres produits des rayons de supermarchés.

« Nanotechnologies » est le nom donné aux techniques de manipulations de la matière au niveau de l’atome et des molécules. Elles sont utilisées pour la fabrication de compléments nutritifs, de films plastiques alimentaires, d’emballages, de récipients, d’outils de cuisine antibactériens, mais aussi pour la transformation de la viande. On en trouve également dans l’agriculture, dans des boissons chocolatées, et même dans des produits pour bébés. Malgré les craintes que soulèvent les nano-matériaux à cause de leurs risques de toxicité, les citoyens en consomment déjà, des ouvriers les manipulent sans aucune protection et les législateurs sont à la traîne d’une industrie en pleine expansion [1]. En effet, les Amis de la Terre -Europe révèlent dans leur rapport « Du Labo, dans nos assiettes : les nanotechnologies dans l’alimentation et l’agriculture » qu’il existe au moins 104 produits agricoles et alimentaires contenant des nanomatériaux - ou fabriqués par nanotechnologie - en vente actuellement dans l’Union européenne, plusieurs centaines de ces produits étant même en vente sur le marché mondial.

Dans l’Union européenne, comme ailleurs, les règlements et les lois sont totalement inadaptés aux propriétés particulières des nano-matériaux. Les Amis de la Terre-France s’associent à la demande de leurs collègues européens pour que les responsables politiques de l’Union européenne mettent enfin en place une législation complète et réellement basée sur le principe de précaution, pour protéger les citoyens et l’environnement. Nous demandons aussi que l’Union Européenne favorise les agricultures biologiques et paysannes, seules garantes de la protection des citoyens et de l’environnement.

Pour Helen Holder, coordinatrice de la campagne « Alimentation et Agriculture » des Amis de la Terre-Europe : « Il est choquant que les citoyens européens puissent être exposés à des produits potentiellement toxiques, présents dans les aliments ou les emballages alimentaires sans qu’aucune réglementation n’assure leur sécurité. Les responsables politiques doivent arrêter de nous dire que les règlements actuels suffisent et doivent combler de toute urgence les lacunes réglementaires. »

Pour Christian Berdot des Amis de la Terre-France : « D’un côté, on étouffe les petits producteurs avec des règlements sanitaires toujours plus tatillons et coûteux, de l’autre les industriels ont toute latitude pour mettre en danger la santé des citoyens avec des produits potentiellement toxiques sans que le moindre étiquetage, la moindre réglementation ne soient mise en place. Comme pour les OGM, on commercialise d’abord et on fera les études après, l’intérêt des industriels passe avant la protection des citoyens et de l’environnement. »

(1) Voir le rapport complet en anglais à l’adresse suivante : http://www.foeeurope.org/activities/nanotechnology/Docume...Nano_food_report.pdf ou notre traduction partielle à la suite :

(2) Les Amis de la Terre /Friends of the Earth Europe ont analysé les textes juridiques européens suivants : Food Law Regulation 178/2002, Novel Foods Regulation 258/97, Food Additive Use Directive 89/107, Food Packaging Regulation (EC 1935/2004ainsi que les règlements sur les pesticides et biocides (Directive 91/414, Council Directive 79/117, Regulation 396/2005 and Directive 98/8/EC, Directive 76/769/EEC) et ont trouvé qu’ils étaient inadaptés pour gérer les risques liés aux nano-aliments. Pour plus d’informations, voir le rapport en anglais.

Communiqué Les Amis de la Terre 

 
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