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13/12/2008

Scandale financier chez Eco-Emballages : à quand la régulation des éco-organismes ?

Le Conseil d’administration d’Eco-Emballages vient d’annoncer que 60 millions d’Euros (argent public qui lui était confié) étaient actuellement investis dans des paradis fiscaux, sur des placements non sécurisés. FNE rappelle l’urgence de la mise en place d’une instance de régulation des éco-organismes.

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12/12/2008

ECO-EMBALLAGES : 60 millions d'euros placés dans des paradis fiscaux

Paris, le 10 décembre 2008 : le ministère en charge de l'écologie tient en ce moment une réunion de crise suite à l'aveu par Eco-emballages d'un risque de perte lié au placement de 60 millions d'euros dans des paradis fiscaux. Agir pour l'environnement, le CNIID et les Amis de la Terre  part du ministère. jugent inacceptable que cet éco-organisme privé tente de s'enrichir en mettant en jeu des fonds destinés à remplir une mission d'intérêt général et demandent une sanction sévère de la part du ministère.

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02/12/2008

Climat : Les populations affectées par le changement climatique s’expriment

logo_amis_de_la_terre.gifAlors que les rencontres des Nations Unies sur le climat se préparent à Bali (Indonésie), les Amis de la Terre ont publié le rapport « La voix des populations affectées par le changement climatique » [1]. Basé sur les témoignages de populations de 9 pays différents, il relate leurs expériences face aux impacts dévastateurs des changements climatiques.


Au Honduras, au Pérou, au Brésil, au Mali, au Swaziland, aux Etats-Unis, en Australie, en Malaisie et sur l’île Tuvalu, différentes populations (peuples indigènes, femmes, autorités locales, agriculteurs et petits pêcheurs...) décrivent leur vécu face aux dérèglements climatiques. Les transformations radicales de leur territoire, de leurs écosystèmes et de leur mode de vie, provoquées par les dérèglements climatiques les ont obligés à élaborer des stratégies d’adaptation dont ils font part dans le rapport.

Tatiana Roa Avendano, des Amis de la Terre - Colombie, témoigne : « La catastrophe climatique globale est imminente, et bien qu’elles en soient les moins responsables, les populations les plus vulnérables et les plus pauvres, en font déjà les frais. Les changements climatiques ont de lourdes conséquences sociales et environnementales, provoquant déplacements, maladies et destruction des écosystèmes. Pourtant, ces populations font preuve d’une remarquable résistance. » « Peu de mesures concrètes et ambitieuses sont mises en place pour lutter contre les racines-mêmes des changements climatiques. La sur-consommation, tout particulièrement dans les pays industrialisés, est peu remise en cause. Les industries automobiles, minières ou pétrolières genèrent des profits record. Les programmes ambitieux qui permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre et le pillage des ressources naturelles sont rangés au placard. Seule une remise en cause de nos modes de production et de consommation non soutenables, et la promotion d’alternatives telles que les énergies renouvelables et la réduction de la consommation d’énergie pourront avoir des impacts réels et significatifs. »

Joe Zacune, Chargé de campagne Changements climatiques aux Amis de la Terre - International, précise : « Le sort de ces peuples doit être reconnu par la communauté internationale. Nous faisons pression pour que cette dimension fasse partie intégrante de l’accord post-Kyoto de 2012, qui commencera à être débattu à Bali. Les pays industrialisés doivent accepter leur responsabilité. Pour cela, ils doivent réduire drastiquement leurs émissions de gaz à effet de serre pendant les 50 prochaines années et aider les pays pauvres à s’adapter aux changements climatiques. Cette aide à l’adaptation devra s’adresser en premier lieu aux plus pauvres et préserver les écosystèmes et les moyens de subsistance. Elle devra s’appuyer sur les populations locales pour s’assurer que les projets d’adaptation correspondent bien culturellement, socialement et techniquement à leurs besoins. »

Les pays industrialisés devraient évaluer le coût de l’adaptation aux dérèglements climatiques et produire une analyse détaillée sur des nouveaux modes de financement, qui pourraient être basés sur des taxes et des financements publics. Selon la Convention Cadre des Nations Unis sur le Changement Climatique, les pays riches doivent en effet financer l’adaptation des pays en voie de développement (2). Le coût de l’adaptation des pays en voie de développement aux dérèglements climatiques s’élèvera à plusieurs milliards de dollars par an.

(1) Ce rapport est disponible en ligne : http://www.foei.org/fr/publications/pdfs/climate-testimon...

(2) L’article 4.3 de la Convention Cadre des Nations Unis sur le Changement Climatique stipule que « Les pays développés Parties et les autres Parties développées figurant à l’annexe II fournissent des ressources financières nouvelles et additionnelles pour couvrir la totalité des coûts convenus encourus par les pays en développement » et l’article 4.4 précise que « Les pays développés Parties et les autres Parties développées figurant à l’annexe II aident également les pays en développement parties particulièrement vulnérables aux effets néfastes des changements climatiques à faire face au coût de leur adaptation auxdits effets. »

Source : Les Amis de la Terre

31/10/2008

Principes d’Equateur : BNP Paribas va-t-il s’améliorer ?

BNP Paribas vient d’adopter les Principes d’Equateur, des normes volontaires environnementales et sociales applicables au financement de projets. Les Amis de la Terre se félicitent de ce revirement positif alors que, comme l’a encore prouvé récemment l’implication du groupe bancaire dans plusieurs projets controversés, beaucoup reste à faire. Les Amis de la Terre appellent donc BNP Paribas à élaborer des politiques sectorielles en matière énergétique et climatique (notamment), et à mettre en place un mécanisme de recours pour les populations locales affectées par les projets.

Comme on peut le lire dans le rapport de développement durable 2007 de la banque, BNP Paribas refusait jusqu’alors d’adopter les Principes d’Equateur, signés à ce jour par une soixantaine d’institutions financières dans le monde : « Selon l’analyse faite par le Groupe, les Principes présentent en particulier le risque pour les parties prenantes de confondre un financement de projet proprement dit, dans lequel la banque est en mesure de négocier un grand nombre des conditions liées à l’utilisation des fonds, avec d’autres modes de financement pour lesquels la banque ne dispose pas de cette possibilité. Cette confusion peut être utilisée par certaines organisations pour reprocher aux établissements signataires de ne pas appliquer les Principes à ces autres types de financements, alors même que ces banques ne disposent pas de la faculté d’imposer aux emprunteurs des obligations de respect, ni des moyens de suivi des normes environnementales et sociales conformes aux Principes » (1).

Yann Louvel, chargé de campagne Finance privée aux Amis de la Terre, précise : « BNP Paribas est le dernier acteur majeur dans l’activité spécifique de financement de projets à adopter les Principes d’Equateur, cinq ans après leur lancement (2). Si ce revirement est bien tardif pour le leader mondial de cette activité pour les prêts octroyés en 2007, il est le bienvenu et constitue une victoire due notamment à la pression de la société civile, qui a isolé la banque dans plusieurs projets controversés comme la centrale nucléaire de Belene, en Bulgarie. BNP Paribas s’est tristement illustré récemment dans d’autres projets controversés comme le projet pétrolier et gazier de Sakhaline II en Russie et le projet d’expansion du barrage de Theun-Hinboun au Laos ».

Le respect des Principes d’Equateur est cependant loin de constituer une réponse suffisante aux enjeux sociaux et environnementaux auxquels BNP Paribas doit répondre. Sébastien Godinot, coordonnateur des campagnes aux Amis de la Terre, analyse : « Les Principes d’Equateur ne couvrent que l’activité de financement de projets, soit 1 % environ des activités de la Banque de Financement et d’Investissement. En outre, ils pêchent en matière de transparence, ne correspondent pas aux meilleures pratiques internationales, et n’offrent aujourd’hui aucun recours supplémentaire aux populations affectées par les projets financés (3). La priorité est surtout l’adoption de politiques spécifiques dans les secteurs à risque. Nous proposons depuis un an une politique sectorielle climat-énergie (où les Principes d’Equateur n’apportent rien), incluant le calcul des émissions de gaz à effet de serre induites par les activités bancaires (4). Plusieurs banques ont déjà agi en la matière, comme la Caisse d’Epargne avec l’élaboration de la méthodologie de l’étiquetage « climat » de ses produits aux particuliers. Nous invitons BNP Paribas à rejoindre cette initiative qui va s’étendre rapidement à d’autres acteurs financiers ».


(1) Rapport développement durable 2007 de BNP Paribas.

(2) D’après le dernier classement annuel des League Tables du magazine Project Finance International.

(3) Voir notamment les rapports du réseau BankTrack, dont les Amis de la Terre sont membres : « Equator Principles Re-Launched on 6 July 2006 », Juillet 2006, « Unproven Principles ; the Equator Principles at year two », Juin 2006, et « Principles, Profits or just PR ? », Juin 2004, accessibles en ligne sur la page Internet du site de BankTrack.

(4) Rapport « Banques françaises, banques fossiles ? », Les Amis de la Terre, Mars 2007.

Source : Les Amis de la terre

 
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