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11/02/2009

Selon la FRAPNA, "les nouvelles autoroutes ne créent pas d’emplois et détruisent notre qualité de vie"

A l'occasion du CIACT, Comité Interministériel d'Aménagement et de Compétitivité des Territoires, qui a eu lieu ce lundi 2 février à Lyon, la FRAPNA, Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature et sa fédération nationale, FNE, France Nature Environnement, rappellent que les autoroutes ne créent pas d'emplois et qu'elles détruisent considérablement notre environnement!

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17/09/2008

Les associations de protection de la nature déposent un recours au Conseil d'Etat : A 45, inutilité publique!

logoSCL.JPGSuite à la déclaration d'utilité publique de l'autoroute A45 en juillet 2008, la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature), le CORA (Centre Ornithologique Rhône-Alpes), la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) et le GPBR (Groupement de Protection des Busards du Rhône) déposent un recours au Conseil d'Etat afin de faire admettre l'inutilité publique de cet aménagement dispendieux.

 

Soucieuses de ne pas voir la destruction de cet ensemble de milieux naturels et de paysages exceptionnels qu’est le Plateau Mornantais, les associations de protection de la nature plaident pour l'amélioration de la fluidité des transports entre Saint-Etienne et Lyon qui doit demeurer prioritaire pour les usagers autant que pour les riverains de l'A47. Mais au lieu d'appliquer les engagements du Grenelle de l'environnement (réduction des émissions de gaz à effet de serre, abandon du "tout autoroutier", développement des transports en commun…), l'Etat opte pour la moins efficace, la plus coûteuse et la plus polluante des solutions, la construction d'une troisième autoroute reliant la Loire et le Rhône.

 

Parmi les nombreuses atteintes à l'environnement dénoncées dans leur recours, les associations de protection de la nature insistent sur le caractère irréversible et incompensable des impacts sur la biodiversité, en particulier sur des espèces protégées sur le plan européen comme le busard cendré.

 

Source : FRAPNA

08/09/2008

Epandages aériens de pesticides : la FRAPNA dit stop et avance des propositions

La météo maussade de la semaine dernière aura eu du bon. Outre le fait de contribuer au rechargement des rivières et des nappes, elle aura momentanément eu raison des épandages aériens de pesticides prévus en offrant un court répit permettant à l'opinion d'être alertée.

Mais malheureusement et comme nous l'annoncions dans notre communiqué du vendredi 29 août dernier, après cette semaine de pluie, les pulvérisations aériennes de pesticides auront bien lieu. Elles ont déjà débuté en fin de semaine dernière (entre les averses) et se poursuivront ce début de semaine.

Tout d'abord, la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) tient à remercier les agriculteurs qui se sont engagés à ne pas ressemer de maïs l'année prochaine sur les secteurs touchés par la chrysomèle, réduisant ainsi les surfaces à traiter et donc les quantités de pesticides épandues. En effet, la rotation des cultures est la seule solution durable pour éviter la prolifération de cet insecte ravageur.

A la suite de nos visites sur le terrain et pour en finir avec ces épandages aériens de pesticides, voici nos propositions :

Concernant le devenir de la monoculture du mais, il est aujourd'hui nécessaire d'imposer la rotation des cultures dans les zones infectées et d'accompagner les agriculteurs dans cette démarche puisque nombre d'entre eux se retrouvent prisonniers d'investissements ou de contrats d'eau d'irrigation.
Mais il faut aller plus loin : la rotation des cultures doit dès à présent être utilisée de manière préventive sur l'ensemble des secteurs de maïsiculture de Rhône-Alpes.
Nous rappelons à ce sujet qu'environ 40 % des 2 000 hectares de maïs concernés cette année dans le Rhône (sources : services de l'Etat) seront tout de même ressemés et devront être de nouveau traités...
Par ailleurs, les systèmes de monoculture maintenus grâce aux aides publiques ainsi qu'aux énormes masses d'intrants (engrais et pesticides) et d' eau d'irrigation doivent changer de pratiques conformément aux engagements du Grenelle de l'Environnement.
Enfin, il convient également de repenser l'ensemble des filières. Aujourd'hui, l'agriculture française surproduit des céréales (dont le maïs) par rapport à ses besoins et en contre partie dépend à 80 % d'importations pour les protéines (de soja entre autres). Les terres favorables au maïs peuvent tout à fait être ressemées notamment en légumineuses (poids, luzernes, soja…) et contribuer ainsi à une autonomie de l'élevage français et européen. La FRAPNA et FNE, France Nature Environnement, demandent donc une réorientation des aides vers une plus grande autosuffisance alimentaire ainsi qu'une réorientation de la Politique Agricole Commune pour une souveraineté alimentaire en Europe et ainsi que dans chacune des grandes régions du monde.

D'autre part, l' information locale des populations vivant sur les espaces concernés par les épandages se doit d'être considérablement améliorée. Les habitants des grandes plaines doivent connaître les risques encourus afin de pouvoir se mobiliser.

La FRAPNA souhaite également voir la mise en place de procédures strictes de suivis.
Concernant la qualité de l'air, comme cela avait été fait en 2007, il suffirait à la DDAS (Ministère de la Santé) de réitérer la lettre de commande adressée en 2007 à la COPARLY (antenne lyonnaise du réseau ATMO de suivi de la qualité de l'air). Pour l'instant, aucun souhait de réitération d'un tel suivi n'a été exprimé...
Afin d'en savoir plus sur les impacts réels de ces épandages sur la biodiversité, un suivi des réactions des populations animales, notamment des insectes et autres invertébrés des agro systèmes traités, est également indispensable. En effet, nous rappelons que la deltaméthrine est un insecticide non sélectif c'est à dire qu'il détruit non seulement l'insecte ici visé, mais potentiellement l'ensemble des insectes présents dans les zones traitées : papillons, abeilles et autres espèces utiles.
Etant donnée la forte toxicité de la deltaméthrine sur la faune aquatique, il est aussi nécessaire d' opérer des recensements préalables plus poussés des zones naturelles sensibles et des milieux aquatiques vulnérables, y compris des nappes phréatiques avant tout traitement aérien.

La FRAPNA demande au Préfet de la Région Rhône-Alpes de reprendre ces propositions non seulement pour le Rhône mais aussi à l'échelle régionale.

Source : FRAPNA

26/07/2008

Avis défavorable pour le projet de l'OL Land à Décines : enfin une décision écologiquement cohérente!

Le Commissaire enquêteur vient de donner un avis défavorable à l'enquête publique relative au Plan Local d'Urbanisme dans le secteur du Montout à Décines relative à l' implantation du projet de stade de l'OL.

 

Même si les raisons avancées ne portent que sur les aspects d'accessibilité au site et d'investissements publics, la FRAPNA se réjouit de cette décision qui va dans le sens des enjeux du Grenelle de l'Environnement.

 

Nous tenons à rappeler ici (comme nous l'avions fait dans notre contribution à l'enquête publique) que le projet, outre les raisons évoquées ci-dessus, est aussi une menace pour l'environnement.

 

En effet, il est en contradiction totale avec les objectifs du SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale de l'agglomération lyonnaise) à savoir la pérennisation de la trame verte,  le maintien de la continuité des espaces naturels et agricoles avec les coeurs verts de l'agglomération, la protection du foncier agricole dans les documents d'urbanisme et l' ancrage de l'agriculture périurbaine.

 

D'autre part, le SCOT précise également que la valeur de ces espaces naturels a conduit les communes à renforcer leur protection dans les plans locaux d'urbanisme si bien que la mise en valeur de certains de ces espaces a d'ores et déjà été amorcée (Anneau bleu, branche sud du V vert).

 

Au delà même des limites de l'agglomération, le Grand stade et la LY6 entraînent la rupture écologique entre le V vert nord et les espaces agricoles situés à l'Est, l'Isle Crémieu puis le Bugey.

 

Enfin, encore riche d'une grande biodiversité sur certains secteurs, l'Est lyonnais abrite des espèces remarquables liées au paysage agricole (Moineau friquet, Caille des blés, Oedicnème criard pour ne citer que des oiseaux). Le projet, s'il devait avoir lieu, menacerait le maintien de dizaines d'espèces présentes sur ce site aux portes de Lyon.

 

Par conséquent, la France, qui a une obligation de résultats envers l'Union Européenne notamment en terme de conservation des espèces de la Directive Oiseaux, et surtout les élus locaux, doivent tout mettre en oeuvre pour que ce projet, néfaste pour l'environnement et la conservation de la biodiversité, ne voit pas le jour à cet endroit. En effet, il s'insèrerait en outre dans le périmètre d'un Espace Naturel Sensible, à proximité d'un site Natura 2000 et pourrait mettre en péril, à la faveur d'infiltrations mal maitrisées, la nappe aquifère de l'Est Lyonnais, vitale pour l'agglomération, car précisons-le, le Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau de l'Est Lyonnais (SAGE, document provisoire n°2, juin 2007) insiste sur la nécessité de « maintenir le V vert non urbanisé » afin de préserver la ressource en eau.

 

Source : FRAPNA Rhône

 
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