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16/08/2008

Pyrénées : Un ours percuté par un minibus en Ariège

Pays de l’Ours-Adet rappelle l’importance des passages « faune »

 

Ce matin, vers 8 H, un minibus a percuté un ours brun sur la Route nationale 20 en Ariège, aux alentours du village de Mérens les Vals, fort heureusement sans faire de blessé.

Le groupe de jeunes de retour de vacances en Andorre a toutefois pu poursuivre sa route vers Fougères en Ile et Vilaine.

 

Chaque année, 30 000 collisions avec des animaux sauvages sont enregistrées sur les routes de France, essentiellement avec des chevreuils, des sangliers et des cerfs. Pour ce qui concerne l’ours, c’est la seconde enregistrée, après celle qui a causé la mort de la femelle Franska l’an dernier.

Fort heureusement, 98% des collisions avec les animaux sauvages ne provoquent aucun dommage corporel aux occupants des véhicules.

 

Du fait de la richesse faunistique du département, la nationale 20 en Ariège est particulièrement concernée. Ainsi, une vingtaine de collisions avec des sangliers a été enregistrée en 2007, et les élus locaux interviennent régulièrement auprès des pouvoirs publics et dans la presse à ce sujet.

 

On sait également que l’ours brun traverse régulièrement les routes de son territoire. Par exemple l’ours Boutxy entre octobre 99 et mai 2002 : grâce à son émetteur de suivi, on a pu constater qu’il a traversé 46 fois cette même nationale 20, dans ce même secteur.

 

Ce phénomène est également constaté dans tous les pays européens abritant une population d’ours : Croatie, Roumanie, Slovénie, Grèce … Tous ont pris des mesures, en particulier la construction de passages à ours et grande faune sur les routes les plus accidentogènes.

 

Pays de l’Ours-Adet se félicite que cet accident n’ait pas provoqué de dommage corporel et attire l’attention des pouvoirs publics et des collectivités sur l’importance d’aménager les routes afin d’assurer la sécurité des hommes comme de la faune.

Des solutions existent, notamment l’aménagement de passages spécifiques sur ces sites de traversée parfaitement connus.

Cette portion de RN20 est particulièrement concernée, comme d’autres secteurs routiers pyrénéens, comme la RN134 en vallée d’Aspe par exemple.

 

Source : Pays de l'Ours Adet

26/07/2008

Pyrénées : Gênée par un début d’été calme, l’ASPAP invente des attaques d’ours pour entretenir la tension

Le début d’été 2008 est calme du point de vue des dégâts d’ours aux troupeaux.

Trop calme sans doute pour l’ASPAP qui a donc décidé d’en inventer afin de maintenir la tension.

L’ASPAP est une association anti-ours réputée pour ses excès, verbaux et physiques.

Son fonds de commerce étant les attaques d’ours, plutôt que se réjouir de la baisse des dégâts au bétail observée cette année, elle préfère en inventer pour faire la Une de la presse.

Et ça marche ! Ainsi la Dépêche du Midi titre en Une ce 21 juillet « Panique sur les estives », alors que les dégâts d’ours sont cette année partout en baisse par rapport à l’an dernier, y compris en Ariège.

Globalement, les pertes dues à l’ours dans les Pyrénées sont environ la moitié de celles constatées l’an dernier à la même époque.
 
 
Balou, nouveau bouc-émissaire


Après Boutxy ces derniers années, l’ours Balou est le nouveau bouc-émissaire de l’ASPAP. Ils n’hésitent pas à lui attribuer 80 brebis tuées en 2008, alors que c’est à peine le chiffre constaté pour l’ensemble des Pyrénées, et donc l’ensemble des ours, depuis le début de l’année!

L’an dernier, 8 bêtes seulement avaient été attribuées à Balou et si le nombre de bêtes qu’il a tué cette année dépasse la dizaine, cela n’en fait pas un animal particulièrement prédateur.


L’ours, une cause de mortalité marginale

Fidèle à son habitude, l’ASPAP « oublie » que l’ours ne représente qu’1% de la mortalité des brebis en montagne. Les maladies, les chutes, les parasites, la foudre, les autres prédations sont infiniment plus meurtrières que l’ours dans les Pyrénées, mais elles gênent le milieu agricole car elles mettent en évidence le manque d’attention et de soins généralement accordés aux troupeaux pendant l’été.

Il est beaucoup plus facile de focaliser sur l’ours plutôt que s’attaquer aux vrais problèmes de l’élevage en montagne. De ce terrain là, l’ASPAP est complètement absente.


Pourquoi tant de haine ?

En focalisant constamment sur l’ours, l’ASPAP trompe tout le monde :

- les éleveurs, car aucun de leurs problème ne serait résolu par l’élimination de l’ours

- les élus locaux qui les soutiennent sans bien se rendre compte qu’à l’instar de Don Quichotte, ils se battent contre des moulins à vent …

- la presse, qui méconnait la réalité et se fie à ces éleveurs dont l’intention réelle est de masquer leurs propres défaillances



Car au fond, ce que le milieu agricole reproche réellement à l’ours, c’est surtout de révéler les dysfonctionnements du système pastoral pyrénéen.
 
 
Sources :  Pays de l’Ours-Adet
 

20/05/2008

Tous les éléments sont réunis pour assurer la cohabitation hommes – grands carnivores en France

Pays de l’Ours-Adet a organisé du 15 au 17 mai 2008 le premier colloque pyrénéen sur la cohabitation hommes – grands carnivores (ours et loups) en Europe.

30 intervenants, de 8 pays différents ont présenté leur expérience et ont échangé avec les 140 participants, venus de 18 pays européens.

Ce colloque a permis de mettre en évidence que la France est pionnière en matière de technique de cohabitation. Aucun autre pays européen n’a de système d’indemnisation des dégâts plus complet et plus rapide. De même, nous sommes en pointe sur les techniques de mise en place et de suivi des chiens de protection et d’aide aux bergers (assistance humaine, moyens de communication, transport de matériel …)

Ce colloque a également consacré le succès des opérations de valorisation des produits pastoraux avec l’image de l’ours menées dans les Pyrénées en collaboration entre des associations environnementales (Pays de l’Ours-Adet, FIEP Groupe Ours Pyrénées) et des associations d’éleveurs. Ces productions rencontrent un succès tel que la demande est très supérieure à l’offre. Les initiateurs de ces actions-pilote souhaitent maintenant obtenir le soutien du Ministère de l’Agriculture pour développer ces filières aux perspectives prometteuses.

Samedi après-midi, l’institut de sondage IPSOS a présenté les résultats de l’enquête d’évaluation menée auprès des éleveurs français ayant bénéficié des actions du programme Life Coex depuis 2004. Les résultats sont très positifs. Eleveurs comme associations demandent aux représentants de l’Etat que ces actions soient pérennisées en 2009, le programme life Coex se terminant à l’automne 2008.

Partout en Europe, la cohabitation hommes – grands carnivores pose des questions, certaines communes, d’autres spécifiques, et demande des efforts. Partout, des hommes travaillent dans l’intérêt général du maintien de l’élevage et de la protection de l’environnement.

Tous les participants au colloque ont affirmé que la cohabitation est possible et ont constaté que tous les éléments étaient réunis en France pour l’assurer, pour autant que l’ensemble des partenaires concernés acceptent d’y travailler ensemble.

Ceux qui s’y opposeraient encore porteraient la responsabilité des retards pris dans la généralisation des techniques de cohabitation, qui sont pourtant dans l’intérêt des éleveurs.

13/04/2008

Faire progresser la cohabitation entre l'homme et les grands carnivores

2da2344d4e40061ddf6648e54d98ce3d.jpgPays de l’Ours-Adet organise du 15 au 17 mai 2008 à Luchon (31) un colloque international intitulé « Des ours, des loups et des hommes : initiatives européennes pour la cohabitation et la valorisation ».

Ce colloque s’inscrit dans le cadre du programme européen « Life-Coex », dont l’objectif est d’améliorer la coexistence entre les grands carnivores et l’agriculture en Europe du Sud.

Du 15 au 17 mai à Luchon, 30 intervenants, de 8 pays différents, présenteront leur expérience et leur réflexion autour de 3 thèmes :

- Cohabitation : prévention des dégâts, protection des troupeaux, renforcement de la présence humaine auprès des troupeaux et un important module sur les chiens de protection.

- Ecotourisme : les expériences françaises et étrangères de développement touristique liée à la présence de l’ours et/ou du loup.

- Valorisation : les expériences françaises et étrangères de valorisation des productions locales liée à la présence de l’ours et/ou du loup (fromages, viande …).

Le colloque réunira des techniciens, responsables administratifs et associatifs de toute l’Europe travaillant sur l’amélioration de la cohabitation hommes-prédateurs en Europe, en dehors de toute position militante.

On attend des participants d’une vingtaine de pays différents, de la Russie au Portugal, en passant par l’Albanie, la Croatie, la Grèce, la Roumanie, l’Italie ...

Une bonne occasion de faire progresser la réflexion, en dehors de la polémique pyrénéenne.

Informations détaillées :

- Télécharger le programme détaillé (http://www.paysdelours.com/documents/Colloque_Life-Coex_Luchon-2008-Fr.pdf)

- le site internet dédié : http://www.symposium2008.paysdelours.fr

- le site du programme Life Coex (http://www.life-coex.net)

 

Communiqué : Association pour le développement durable des Pyrénées

 
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