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20/09/2008

Fiscalité écologique : halte au feu !

Les déclarations prêtées au Premier Ministre sur la fiscalité écologique mettent le feu. FNE ouvre le robinet.

Les bonnes questions. Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « La question n'est pas de savoir s'il faut sauver le soldat Borloo, la question est de savoir si tous les acteurs du Grenelle ont ou non le courage de porter le compromis qu'ils ont signé le 26 octobre 2007, plutôt que de faire pression sur les parlementaires pour reprendre d'une main ce qu'ils ont donné de l'autre. La question n'est pas de savoir si le bonus malus est remis en cause mais comment il va s'appliquer intelligemment secteur par secteur. La question n'est pas de savoir qui va gagner la bataille de la communication ou aller à Matignon, la question est de savoir comment faire en sorte que le Grenelle change la vie des français ».

La concertation a eu lieue. Arnaud Gossement, porte parole de FNE souligne : « Demander de la concertation à propos de mesures fiscales qui ont fait l'objet l'an dernier, lors du Grenelle, de milliers d'heures de négociations et de bien des nuits blanches est tout simplement ubuesque ! La concertation entre acteurs doit aujourd'hui faire place à un débat parlementaire serein ».

Oui au pouvoir d'achat écologique. Arnaud Gossement poursuit : « Déclarer que la fiscalité écologique peut être contraire au pouvoir d'achat est tout simplement malhonnête / La fiscalité écologique est celle qui donnera la liberté au consommateur de choisir des produits moins chers, plus sains et plus respectueux de l'environnement. »

Le devoir d'honnêteté. Pour FNE, les anti-Grenelle devraient avoir le courage d'assumer leur défense d'un modèle économique ruineux pour l'environnement et injuste socialement. Faut-il encore rappeler que ce sont les plus modestes qui sont les premières victimes de la crise écologique ?

Source : FNE

 

Taxe Pique nique : la seule taxe pour laquelle la fraude est encouragée !

Les récents propos tenus par des membres de la majorité gouvernementale et de l'opposition contre cette taxe sont inquiétants parce qu'ils remettent en cause une mesure dont le sens et la portée ne sont pas toujours compris. Analyse de FNE.

Ces personnalités remettent en cause des engagements du Grenelle (244, 245…) et font preuve d'un conservatisme inquiétant pour notre société qui a besoin de modifier ses modes de production et de consommation pour faire face à la crise économique qui se profile sous fond de pénurie et/ou de cherté des ressources.

La décidemment mal nommée « Taxe-pique- nique » ne vise que des produits fortement générateurs de déchets et pour lequel des alternatives existent.

« L'industrie plasturgiste met aujourd'hui sur le marché des assiettes et des gobelets réutilisables qui, de fait, constituent une alternatives aux assiettes et gobelets jetables. Les gobelets réutilisables sont par ailleurs utilisés par les agents de différentes administrations dans le cadre de la démarche d'Etat éco-responsable ! », ajoute Gaël Virlouvet, administrateur de FNE.

« Soyons clairs : il ne s'agit donc pas d'une taxe qui frapperait uniformément tous les gobelets et assiettes : seuls les produits à usage unique seront concernés. Ainsi, personne ne sera obligé d'acheter ces produits et donc de s'acquitter de cette taxe », précise Bruno Genty, administrateur de FNE.

Enfin, nous sommes choqués par les propos tenus par certains parlementaires qui, dans les médias, se sont moqués de cette mesure en indiquant qu'elle n'était pas digne de l'action d'un gouvernement. Nous dénonçons ce mépris accordé à la « vie concrète » des citoyens et dont la consommation quotidienne fait partie. Ces mêmes citoyens sont plus soucieux d'actions concrètes que de postures idéologiques et politiciennes.

Même si la taxe pique-nique n'est qu'une amorce en vue d'une économie plus soutenable, FNE soutient le principe d'une taxation des produits fortement générateurs de déchets.

Source : FNE

02/09/2008

Pour des voitures plus économes

La Parlement européen s’apprête à voter une loi sur la réduction des émissions de CO2 par les automobiles. Cette loi manque d’ambition. Chacun peut réagir pour la rendre plus efficace.

En 1948, la première Coccinelle consommait 7,5 litres d’essence aux 100 km. En 2008, la nouvelle Coccinelle consomme… toujours 7,5 litres d’essence aux 100 km. Certains constructeurs mettent sur le marché des véhicules moins polluants et gourmands en essence que d’autres. Mais, globalement, ces efforts restent nettement insuffisants. Avec de plus en plus de véhicules sur les routes :

- Les voitures contribuent encore et toujours plus à la pollution, aux émissions de CO2, et donc au réchauffement climatique.
- Nos portefeuilles flambent : plus les voitures consomment, plus elles nous coûtent !

Saviez-vous pourtant que les députés européens ont entre leurs mains un projet de loi qui pourrait faire qu’en 2012, toutes les automobiles sur le marché émettraient en moyenne 25% moins de CO2… mais que le lobby industriel résiste farouchement ?

Si vous aussi souhaitez pouvoir acheter des voitures plus économes, ou vous sentez concernés par les changements climatiques, poussez vos eurodéputés à adopter une loi de réduction des émissions de CO2 vraiment efficace.

Pour agir, rendez-vous sur le site www.pourdesvoituresmoinspolluantes.org

Source : Les Amis de la Terre

28/07/2008

L'environnement, dernier alibi de l'Union européenne ?

Trois ans après le non français au référendum sur le Traité constitutionnel, le peuple irlandais vient de refuser la copie quasiment conforme du traité de Lisbonne. Si, pour certains optimistes comme le Premier ministre polonais M. Donald Tusk, il ne s'agirait que d'un « incident référendaire », beaucoup de commentateurs estiment que la construction européenne est en panne. Mais la réalité est bien pire. Il serait plus juste d'admettre que cette nouvelle étape ne fait qu'aggraver une crise profonde dans laquelle les institutions communautaires s'enfoncent un peu plus chaque jour. S'il en était besoin, le vote irlandais prouve une nouvelle fois que l'Union européenne ne fait plus illusion. Libérale, atlantiste, antidémocratique, l'Europe que l'on construit sous nos yeux n'est définitivement pas celle des peuples. Dans ces conditions, que reste-t-il pour sauver les apparences ? Bien peu de choses, sans doute. A moins de trouver une crise plus grave encore que celle de la construction européenne. Un problème majeur, d'avenir, grâce auquel l'Europe pourrait facilement redorer son blason... Un problème comme celui du changement climatique.


Rien de tel que l'écologie, en effet, pour faire oublier le désastre social des politiques européennes et laisser croire au citoyen que l'on se soucie de son bien-être et de celui des générations futures. M. José Manuel Barroso ne dit pas autre chose lorsqu'il estime le sujet « important sur le plan politique, parce que cela peut réconcilier l'Europe avec les nouvelles générations qui parfois ne se reconnaissent pas dans notre action »i. C'est ainsi que les délégués européens, puisant leur inspiration dans le succès de M. Al Gore, ne ménagent pas leur peine pour paraître « en pointe du combat pour le climat » à chaque sommet où ces questions figurent à l'ordre du jour. Il y a fort à parier que le camouflet du traité de Lisbonne annonce un redoublement d'activité en la matière, et ce dès le début de la présidence française de l'Union.


Malheureusement, les déclarations d'intention ne peuvent se substituer à un bilan objectif des politiques menées. Et c'est bien là que le bât blesse. Si l'Europe avait à subir un audit environnemental, ce dernier montrerait à quel point ses choix ont contribué à la destruction des écosystèmes en donnant une priorité absolue à la concurrence libre et soi-disant non faussée.

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Auteur : Aurélien Bernier - Secrétaire National du Mouvement politique d'éducation populaire

 
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