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02/12/2008

Environnement : On détricote le Grenelle de l'Environnement au Sénat...!!!

A l'occasion du salon Pollutec 2008, qui se tient à Lyon Eurexpo du 2 au 5 décembre, la FRAPNA, Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, rappelle le rôle moteur qu'ont joué les Associations de Protection de la Nature et de l'Environnement (APNE) dans le Grenelle de l'Environnement.

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Climat et automobile : Un accord qui souffle le chaud et le froid…

Les 27 pays de l’Union européennes viennent de se mettre d’accord sur un compromis en demi-teinte visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre des véhicules particuliers vendus dans les pays de l’Union à partir de 2012.

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31/10/2008

Projet de loi Grenelle 1 : la fin de la suprématie routière est encore loin !

En première lecture du projet de loi Grenelle 1, d’importantes décisions ont été adoptées par les députés en matière de politique de transports. Pour le Réseau Action Climat-France, il s’agit de nets reculs qui laissent (encore) une trop grande place à la route !

Quelques avancées par rapport au texte initial du projet de loi ont été observées (augmentation de la part du non-routier de 14 à 25% d’ici 2022, priorité au réseau ferroviaire existant) mais celles-ci sont très insuffisantes pour atteindre l’objectif de réduire de 20% les rejets de gaz à effet de serre des transports d’ici 2020 (qui représentent aujourd’hui 26% des émissions de gaz à effet de serre de la France).

Concernant les infrastructures de transports, les députés ont suivi l’avis de M. Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports, qui autorise le principe d’une augmentation des capacités routières du pays sous prétextes de sécurité, de points de congestion ou d’intérêt local.
« Ces trois critères, parce qu’ils sont très flous ou difficiles à définir, constituent en réalité des échappatoires derrière lesquelles les partisans du bitume vont pouvoir se réfugier. Qui peut définir objectivement ce que signifie l’intérêt local ? », regrette Olivier Louchard, directeur du RAC-F.


Pour Jean Sivardière, Président de la Fédération National des Usagers des Transports « ces trois critères ont justifié tous les investissements routiers passés. La formulation initiale, « la capacité routière globale du pays ne doit plus augmenter », était nettement plus claire et surtout plus volontariste !.

Quant à la définition tant attendue du futur schéma national des infrastructures, il faudra attendre la loi Grenelle 2 dite d’application, pour en connaître les modalités.

« Une éco-redevance pourra être prélevée sur les poids lourds » : telle est la timide formulation de l’amendement gouvernemental proposé par M. Bussereau et adopté par les députés. Selon Olivier Louchard, « de grosses incertitudes subsistent sur l’efficacité de cette mesure : ainsi rédigé, le produit de la taxe profitera à l’Agence de financement des infrastructures de transport de France, sur la part du réseau routier ce qui est un non sens absolu pour l’environnement ! » (le texte initial mentionnait une affectation sur « la politique durable de transport »).
Autre aberration : des mesures d’accompagnement seront prévues pour les transporteurs et des exceptions de taxe (tarifaire ou géographique) sont d’ores et déjà annoncées afin « d’éviter un impact économique excessif ». Au final, le double objectif de transfert modal (de la route vers le rail et les voies d’eau) et de nouvelles ressources financières (pour financer les alternatives à la route) risque très fortement de ne pas être atteint.

Enfin, dans un secteur où les financements sont très tendus, il est tout à fait regrettable que l’hémicycle ait refusé d’envisager un système de « contribution » financière de la part des compagnies pétrolières dont les profits ont explosé ces dernières années.

 

Communiqué : RACF - Réseau Action Climat France

09/10/2008

M. Sarkozy au Salon de l'Automobile et la voiture électrique

Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle qu'une voiture électrique n'est "propre" (*) que si elle est rechargée avec des énergies renouvelables


Rechargée "sur le secteur", une voiture électrique sera responsable de la production de déchets radioactifs mais aussi de grandes quantités de co2.



M. Sarkozy se rend ce jour au "Mondial de l'automobile pour y promouvoir en particulier les voitures électriques. Le Réseau "Sortir du nucléaire" tient donc à rappeler que, si ses batteries sont rechargées sur le secteur, une voiture électrique est responsable de la production de déchets radioactifs mais aussi de fortes émissions de CO2.

En effet, comme l'ont dernièrement révélé un document du RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) et une étude de l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie), l'électricité produite par EDF est fortement productrice de CO2. Ce phénomène, lié au développement du chauffage électrique, serait aggravé par la mise en place d'un parc de voitures électriques.

L'explication est simple : dès qu'il fait froid, des millions de chauffages électriques démarrent en même temps et la consommation d'électricité est alors telle que les réacteurs nucléaires français, qui sont pourtant au nombre record de 58, sont très insuffisants (**). Du coup, ce sont des centrales thermiques (gaz, fuel, charbon), en France et surtout en Allemagne, qui fonctionnent et dégagent d'immenses quantités de CO2… pour approvisionner les chauffages électriques français.

Ce phénomène se reproduirait inévitablement si les batteries d'un parc de voitures électriques étaient rechargées en se branchant sur le secteur : des millions d'automobilistes rechargeraient simultanément leurs batteries le soir, en rentrant du travail, générant de fortes pointes de consommation et, selon le phénomène décrit ci-dessus, démultipliant les émissions de CO2.

Par ailleurs, en France, l'électricité provient à 80% des centrales nucléaires : rechargée sur le secteur, la voiture électrique est alors clairement responsable de la production de déchets radioactifs, légués aux générations futures, et de rejets dans l'environnement – une enquête scientifique en Allemagne vient de montrer un excès de cancers et de leucémies jusqu'à 50 km autour des centrales. Sans oublier la mise en danger de la population en cas d’accident nucléaire.

Le Réseau "Sortir du nucléaire" souligne néanmoins qu'il est possible, comme c'est le cas par exemple à Clermont-Ferrand ou à Montmelian (***), de recharger avec des énergies renouvelables les batteries des véhicules électriques. De tels projets doivent nécessairement être mis en oeuvre pour recharger les batteries des véhicules électriques, avant qu'il soit possible de parler de démarche écologique.


(*) Attention, il ne s'agit là que du problème du rechargement des batteries. En réalité, toute voiture est globalement polluante (fabrication, pneus, déchets...)

(**) La construction de nouveaux réacteurs nucléaires, au-delà même des problèmes inhérents à cette industrie (risques, déchets, etc) n'est heureusement pas envisageable face à ce problème car il est économiquement et industriellement impossible d'entretenir des réacteurs juste pour couvrir les pointes de consommation... et de les laisser arrêtés le reste du temps.

(***) http://www.montmelian.com/solaire/lasolaire%20ateliers%20municipaux.htm

Source : Réseau Sortir du Nucléaire

 
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