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20/11/2008

Téléphonie mobile : De la politique hors-sol et virtuelle !

Antennes relais et portables : Un débat qui n’en n’est pas un... pour signer une réglementation qui n’en n’est pas une… incluant des objectifs qui n’en sont pas !

 

Lettre ouverte datée du 19 novembre 2008 à l’attention de Monsieur BESSON,

secrétaire d’Etat au développement de l’économie numérique

 

Faisant suite à la condamnation en première instance de Bouygues Telecom à démonter une antenne relais au nom du principe de précaution, vous avez souhaité mener un débat neutre et objectif afin de trouver des solutions acceptables et acceptées, à même de réduire l’exposition chronique des riverains d’antennes et utilisateurs de portables.

En date du 17 octobre 2008, alors même que les associations dénonçaient leur éviction du débat initié par vos soins, vous avez pris deux engagements, consignés par écrit de votre main :

- Vous vous êtes engagé tout d’abord à recevoir Priartém et Agir pour l’Environnement, associations militant en faveur d’une réglementation contraignante encadrant le développement de la téléphonie mobile « dans les 15 jours ». Le délai de 15 jours est depuis longtemps expiré et nous n’avons toujours aucune proposition de rencontres, et ce malgré nos multiples relances ;

- Vous vous êtes engagé ensuite à nous « associer à une prochaine réunion « plénière » en présence de toutes les parties concernées ». Dès le 17 octobre, vous annonciez par voie de communiqué que cette rencontre aurait lieu le 21 novembre. Or, à ce jour, les associations ne sont toujours pas conviées à y participer.

Cet engagement écrit est, à ce jour, resté lettre morte et nous nous étonnons que votre parole n’ait pas été suivie d’effets, et ce malgré nos multiples relances.


Le non-respect d’engagements pris augure bien mal de votre volonté d’initier un processus de dialogue transparent et d’aboutir à un texte qui puisse satisfaire l’ensemble des parties. Une fois de plus, seule la parole des industriels sera entendue et donc prise en compte. Ceci est d’autant plus préoccupant que l’approche des fêtes de fin d’année est une période pendant laquelle les opérateurs vont faire feu de tout bois pour promouvoir les derniers forfaits à la mode destinés à des publics de plus en plus jeunes, alors même qu’existe aujourd’hui un consensus pour reconnaître la sensibilité particulière des enfants. L’absence de réglementations contraignante, l’exclusion des associations du débat sont autant de signes négatifs à même de satisfaire les opérateurs.


En application du principe de précaution et afin de réduire significativement l’exposition du grand public aux ondes émises par les antennes relais, nous vous demandons de fixer le seuil maximal d’exposition chronique du public à O,6 V/m (contre 41, 58 et 61 V/m, actuellement).

Or, les premières ébauches de guide qui circulent actuellement laissent à penser qu’aucune nouvelle limite du seuil d’exposition n’est prévue et que la vente des portables serait interdite aux enfants de moins de… 3 ans ! Tout ceci dénote une volonté manifeste d’agir sans agir, en optant pour une action politique virtuelle sans conséquence pour le chiffre d’affaire des opérateurs.

Un débat neutre et objectif –sans associer les associations - débouchant sur un guide de bonnes pratiques sans réelles contraintes réglementaires, incluant des objectifs qui n’en sont pas… relève de la prestidigitation politicienne qui ne fait pas honneur à votre statut de responsable politique.

Par cette lettre ouverte, nous tenons à réaffirmer notre volonté de participer pleinement à l’édification d’une réglementation contraignante qui limitera les effets sanitaires potentiels des antennes relais et téléphone mobile. Nous nous tenons à votre entière disposition pour participer à ce dialogue qui nous espérons le plus large possible.

Source : Agir pour l'environnement

18/08/2008

Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande l'annulation du Prix Nobel de la Paix attribué en 2005 à l'AIEA

En avalisant le 1er août 2008 l'accord nucléaire Inde/USA, l'AIEA a bafoué les règles de non prolifération au nom desquelles elle a obtenu le Prix Nobel de la Paix en 2005

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit ce jour lundi 18 août 2008 à la Fondation Nobel pour lui demander de retirer de toute urgence le Prix Nobel de la Paix attribué en 2005 à l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA) et à son Directeur général Mohamed El Baradei "pour leurs efforts visant à empêcher que l'énergie nucléaire ne soit utilisée à des fins militaires".

En effet, le 1er août 2008, en contradiction totale avec les règles de non prolifération au nom desquelles elle a obtenu le Prix Nobel de la Paix, l'AIEA a avalisé l' "Accord 123" lequel, signé en juillet 2007 par l'Inde et les USA, prévoit en particulier la vente à l'Inde de technologies et de matières nucléaires.

L' "Accord 123" prévoit aussi que l'AIEA n'inspectera en Inde… que les installations nucléaires qui ne servent pas à l'élaboration d'armes atomiques. C'est exactement comme si des gendarmes s'engageaient, auprès de voleurs, à ne pas patrouiller aux heures prévues pour les cambriolages.

En accordant de si incroyables dérogations à l'Inde, pays non signataire du Traité de non-prolifération (TNP), les USA et l'AIEA donnent de parfaits prétextes à tout pays qui, ouvertement ou secrètement, tente d'accéder à l'arme atomique. L'AIEA est donc définitivement indigne du Prix Nobel de la Paix qui doit lui être immédiatement retiré.

Il est d'ailleurs tout à fait édifiant de rappeler que c'est après le premier essai atomique réalisé par l'Inde, en 1974, que des mesures ont été prises au niveau international, en particulier avec la création du Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG), afin d'isoler les Etats non signataires du TNP.

La validation de l' "Accord 123" ne se justifie pas plus en 2008 qu'en 1974. Il est avéré que c'est pour de simples raisons mercantiles que les USA s'apprêtent a bafouer les règles de non prolifération, avec la collaboration de l'AIEA. La dignité de la France est de s'opposer à ce véritable scandale.


Source : Réseau Sortir du Nucléaire

09/07/2008

Création d’un deuxième EPR : une provocation

Nicolas Sarkozy vient de confirmer la décision de construire un deuxième réacteur de type EPR en France. Réaction de France Nature Environnement.

France Nature Environnement, qui avait formé, devant le Conseil d’Etat, un recours contre l’autorisation de créer un premier EPR à Flamanville déplore cette décision.

Un signal catastrophique pour la présidence française de l’Union européenne

Le jour même de la réunion informelle des Ministres européens de l’Environnement à Saint Cloud, destinée à discuter des priorités de la Présidence Française de l’Union européenne, le Président de la République confirme sa décision de construire un deuxième EPR.

Arnaud Gossement, porte parole de FNE déclare :
« L’annonce présidentielle de la création d’un nouvel EPR est un signal catastrophique pour la présidence française de l’Union européenne. Pour FNE, la lutte contre le dérèglement climatique sert malheureusement d’argument commercial pour promouvoir de faux remèdes comme le nucléaire. »

L’espoir d’une nouvelle démocratie écologie s’éteint

FNE constate en outre que l’Etat ne fait même plus semblant, comme en 2005, de s’embarrasser d’un quelconque débat public, pour défendre les intérêts du lobby nucléaire !

A quoi bon reconnaître le rôle des associations et l’importance de la « décision à 5 » si une décision aussi lourde d’enjeux écologiques, sanitaires et économiques que la création d’un nouvel EPR est prise unilatéralement, sans aucune consultation ni même information des acteurs du Grenelle ? FNE tient à exprimer ici sa très grande amertume.

Enfin, faut-il rappeler les déclarations de Nicolas Sarkozy dans son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, le 26 octobre 2008 ?

- « ça ne signifie nullement que le nucléaire doit être la solution unique au défi climatique. Nullement. Notre première priorité, et c’est l’une des conclusions du Grenelle, notre première priorité c’est de réduire notre besoin d’énergie. »

- « je ne veux pas créer de nouveaux sites nucléaires »

- « Il y aura donc bien une réduction de la part du nucléaire dans notre consommation d’énergie »

La montée en puissance antidémocratique du lobby nucléaire

En conclusion, France Nature Environnement s’inquiète de la montée en puissance du lobby nucléaire dont les intérêts sont défendus au plus haut niveau de l’Etat.

FNE rappelle :

· que la loi du 13 juin 2006 relative à « la transparence et à la sécurité nucléaire » a permis la concentration de tous les pouvoirs de gestion et de contrôle de la filière nucléaire aux mains de quelques personnes non élues et irresponsables juridiquement,

· que par un récent décret du 3 mars 2008 la France vient de faciliter l’accueil de
déchets nucléaires étrangers,

· que le coût exact et les conditions de sécurité du stockage des déchets nucléaires ne sont pas l’objet d’une grande transparence,

· que le recours au nucléaire s’oppose à toute politique énergétique adaptée aux territoires,

· que le gouvernement assure la promotion du nucléaire bien plus efficacement que la réduction de notre consommation d’énergie.

D’une manière générale il est frappant que le Gouvernement s’en tienne à des objectifs pour le développement des énergies renouvelables mais passe très rapidement aux décisions pour le nucléaire.

 

Source : FNE

Accident de Tricastin : l’urgence d’une démocratie nucléaire

France Nature Environnement tire deux leçons de l’accident qui vient de se produire sur le site nucléaire de Tricastin. Primo, nous sommes dépendants d’une information contrôlée par le lobby nucléaire lui-même. Deusio, il n’est pas normal que le choix du tout nucléaire continue de nous être imposé.

Un rejet accidentel de 30 m3 contenant 12 grammes d’uranium par litre s’est produit mardi à Bollène (Vaucluse) sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin. Le rejet s’est produit à 6h30 pendant une opération de nettoyage d’une cuve.

France Nature Environnement rappelle qu’elle s’était fermement opposée au vote de la loi
du 13 juin 2006, dite de « transparence et sécurité nucléaire».
FNE rappelle que cette loi a concentré aux mains des cinq directeurs de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), non contrôlée et juridiquement irresponsable, la maîtrise du contrôle et de l’information en matière nucléaire. Dans ces conditions, FNE s’inquiète de l’exactitude des informations délivrées à propos de l’accident de Tricastin.

FNE souligne qu’au moment où le Président de la République vient de décider de la création d’un deuxième EPR, il est urgent de changer de modèle énergétique pour réduire les risques, les coûts financiers et notre consommation d’énergie.

Arnaud Gossement déclare :
« l’accident du Tricastin démontre que l’Etat fait fausse route en laissant au lobby nucléaire, le choix d’imposer à notre pays, un modèle énergétique dépassé.»
 
Source : FNE

 
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