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05/01/2012

La consommation électrique française a baissé de 6,6% en 2011

Selon une estimation effectuée par l'association Agir pour l'Environnement à partir des données disponibles quotidiennement sur le site du Réseau de Transport de l'Electricité, il apparaît que la consommation électrique française a baissé de 6,6% entre 2010 et 2011 pour atteindre 478,9 TWh, soit la plus faible consommation hexagonale depuis 2004.

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27/07/2008

Après les incidents du Tricastin : le Réseau "Sortir du nucléaire" conteste le classement officiel des événements nucléaires

Les autorités désinforment les citoyens en classant au niveau 1 ou 0 des événements graves


Le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste contre l'utilisation délibérément trompeuse qui est faite de l'échelle (dite INES) des incidents nucléaire par les exploitants (EDF, Areva, CEA) et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Notons d'ailleurs que l'échelle INES est un simple outil de communication destiné à rendre acceptable des faits et des situations qui ne le sont pas. Il faudrait remplacer cette échelle par une vraie claissification des événements et de leur dangerosité. Les récents événements au Tricastin illustrent parfaitement la situation :

Usine Socatri-Areva
Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008 à l'usine Socatri-Areva, le rejet dans l'environnement de 360 kg d'uranium, même ramené ensuite à 74kg (sans d'ailleurs que personne ne sache vraiment pourquoi), devait être classé bien plus haut qu'au niveau 1 (simple "anomalie").

En effet, en se référant aux documents produits par les autorités elles-mêmes, on s'aperçoit qu'il s'agit au moins d'un "incident grave", niveau 3 ("Rejet "Très faible" avec exposition du public en deçà des limites prescrites") ou même d'un accident de niveau 4 ("Rejet "mineur", avec exposition du public de l'ordre des limites prescrites")

Centrale nucléaire EDF
La contamination de 100 personnes a été classée au niveau... zéro ! Les autorités sombrent carrément dans le ridicule. D'ailleurs, selon leurs propres référentiels (*), il s'agit au moins d'un incident de niveau 1 ("Anomalie en raison d'une défaillance de matériel, d'une erreur humaine ou d'une insuffisance dans l'application des procédures") ou plus sûrement d'un incident de niveau 2 ("Contamination humaine à l'intérieur du site" et "Défaillances importantes des dispositions de sécurité").

Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" proteste aussi contre le fait que les conséquences des contaminations (à ne pas confondre avec les irradiations) soient littéralement niées par les autorités, alors qu'elles sont très graves même à des niveaux très faibles de radioactivité.

Une contamination a lieu lorsque des particules radioactives pénètrent dans un organisme vivant, en l'occurrence celui d'un salarié du nucléaire ou d'un riverain. Des particules peuvent alors se fixer dans un organe (en particulier les poumons en cas d'inhalation) et c'est alors un cancer presque assuré, même si c'est vingt, quinze, dix ou cinq ans plus tard.


Le Réseau "Sortir du nucléaire" rappelle aussi que, dès 1990, la très officielle Commission Internationale de Radioprotection (CIPR) avait admis que "Toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique" (CIPR 1990). Il est donc clair que le discours habituel des indutriels et de l'Autorité de sûreté nucléaire - du genre "Les niveaux de contamination sont inférieurs à la limite réglementaire" - est parfaitement trompeur.

C'est d'ailleurs dans le même but d'abuser les citoyens que les déchets radioactifs sont classés en diverses catégories. Il ne faut surtout pas croire que les déchets dits "à faible activité" ne sont pas dangereux, et il faut savoir que les déchets "à vie courte" peuvent rester dangereux pendant des siècles... voire des millénaires.

Ces terminologies, soigneusement étudiées pour tromper les citoyens, ne grandissent pas les promoteurs du nucléaire lesquels, il est vrai, n'ont jamais hésité depuis 40 ans à employer les méthodes les plus antidémocratiques pour imposer l'atome.

 

(*) http://www.asn.fr/sections/fichiers-joints/fiche-ines/downloadFile/attachedFile_f0/ines.pdf

Source : Réseau Sortir du Nucléaire

11/07/2008

Rejet d'uranium dans le Vaucluse : CAP21 demande à l'Etat de renoncer à la privatisation de l'atome !

CAP21, parti fondé par Corinne Lepage approuve la décision de l'Autorité de sûreté nucléaire suspendant l'activité de la station de traitement de Socastri dans le Vaucluse suite à la fuite d?uranium dans le milieu naturel et aux nombreuses irrégularités constatées.

Pour Grégory GIAVARINA, Délégué CAP21 pour le Vaucluse, « Cette annonce est plutôt étonnante et tardive au regard des efforts énormes de communication qui ont été déployés depuis lundi pour tenter de minimiser l'accident. Une fois de plus on ne peut pas dire que la  transparence soit de rigueur en matière de nucléaire»

Par la voix de son président délégué, Eric Delhaye, CAP21 demande au Ministre de l'Ecologie de diligenter les enquêtes nécessaires dans la plus grande transparence et d?enclencher les poursuites judiciaires.

Cet incident très sérieux intervenu dans une filiale de retraitement de déchets du groupe AREVA montre une nouvelle fois que le risque zéro n'existe pas dans la filière nucléaire et que des négligences humaines peuvent conduire à de graves conséquences.

La privatisation du secteur nucléaire que prépare le Président de la République peut nous faire craindre que les impératifs de rentabilité menacent davantage la sécurité des installations en particulier celles liées au retraitement des déchets et au stockage.
 
C'est la raison pour laquelle CAP21 tient à rappeler sa plus vive opposition à la privatisation du secteur nucléaire français. C'est aussi pour cette raison que CAP21 participera au rassemblement européen organisé ce samedi par le réseau Sortir du nucléaire.

Eric DELHAYE
Président délégué de CAP21, parti fondateur du MODEM

24/06/2008

Greenpeace dénonce le grand bluff de l'EPR et empêche la reprise des travaux

Ce matin, une vingtaine d'activistes de Greenpeace ont bloqué l'entrée des trois carrières de Montebourg, Lieusaint et Doville (La Haye-du-puits), trois sites qui approvisionnent en sable et en graviers le chantier de construction du réacteur EPR de Flamanville (Manche), afin d'empêcher le redémarrage des travaux autorisé le 19 juin par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) alors qu'aucun problème touchant à la sûreté du futur réacteur n'a été résolu. *

Vers 5 heures du matin, les activistes de Greenpeace se sont rendus devant chacune de ces trois carrières. À l'aide de chaînes, de cadenas et de fûts lestés, ils ont bloqué les accès et étendus des banderoles dénonçant : « EPR : le grand bluff ».

 




« Nous nous opposons aujourd'hui à la reprise du chantier, en particulier à celle des opérations de bétonnage, pointées du doigt par l'ASN, et pour dénoncer le gigantesque coup de bluff que tentent Areva et EDF avec l'EPR, déclare Yannick Rousselet, chargé de la campagne Énergie à Greenpeace France. EDF et Areva prétendent pouvoir tenir des coûts et des délais irréalistes et être capables de mener à bien un tel chantier. Résultat : devant l'accumulation des malfaçons, l'ASN a fini par stopper le chantier de Flamanville le 21 mai. Mais le bluff continue : il y a une semaine, EDF a été autorisé à reprendre les travaux sur la base de déclarations de bonnes intentions concernant la seule amélioration des contrôles, et sans qu'aucun des problèmes qui avaient entraîné l'arrêt du chantier n'a été réglé sur le fond. »

À ce jour, de nombreuses questions demeurent sans réponse :
- Le béton coulé sans ferraillage a-t-il été cassé et va-t-il être remplacé ?
- Les gâchées (coulées) de béton présentant des défauts de composition (teneur en eau, granulométrie, température) ont-elles été reprises ?
- L'atelier de soudure du « liner » a t-il été dûment homologué ? Les soudures mises en cause par l'ASN pour non-conformité ont-elles été rebutées ?
- Les fissures, qui avaient dans un premier temps été réparées dans des conditions non conformes, ont-elles été finalement rebouchées de manière correcte ?
- Les personnes et entreprises travaillant sur le chantier sont-elles dûment habilitées ?
- Le tableau de bord permettant un suivi de ces incidents, dont Greenpeace a proposé la création à la Commission locale d'information du 12 juin, va-t-il être mis en place ?

« Greenpeace considère que l'ASN, qui avait fait preuve de sérieux en contraignant EDF à stopper les travaux de l'EPR, n'aurait jamais dû autoriser un redémarrage dans de telles conditions, conclut Yannick Rousselet. Le lobby industriel et politique du nucléaire aurait-il eu raison de la volonté affichée de transparence de l'ASN ? »

« En Finlande comme en France, l'industrie nucléaire prétend qu'elle peut mener à bien la construction d'un réacteur EPR, conclut Yannick Rousselet. Nous demandons la France d'abandonner ce projet inutile, hors de prix et dangereux, et de mettre le paquet sur le développement de l'efficacité énergétique et des renouvelables. »

Pour plus de détails, consultez la note de synthèse
 
Source : Greenpeace France

 

 

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